Mon « Précieux »… Gollum est-il rock ?

Le groupe Stéphanois Resistenza sortait son premier album, « Precious » vendredi dernier. Retour sur la relevasse party qui lança le départ… Une release quoi ??

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Mon Précieux est donc une rose et non pas un anneau… Bon. Pour une fois il faisait beau. Vous vous en fichez sûrement, mais c’est tellement rare dans le coin que c’était impossible de ne passer à côté, comprenez. Sainté Rock City, vous connaissez ? Ah, vous n’êtes pas du coin,   M’sieur Dame ? Bon, laissez moi vous raconter… Ça se passait un vendredi soir et le groupe Resistenza faisait sa release party. Leur premier album éponyme venait juste de sortir et fallait bien marquer le coup.  » Precious », tel était et est le nom de la galette. Le Méliès Café se situe juste à côté du cinéma, et on remarque vite l’expo avec Jim Morrison et Marilyn. Plus loin un mélange d’Andy Warhol et Roy Lichtenstein, bref, un mélange hommage à l’art pop. Bon, ok, je ne me souviens plus du nom de l’artiste, mais y’avait du style. Ça commençait donc bien. A l’intérieur du café, je tombais sur Jill, qui, comme je l’apprendrais plus tard, est le guitariste-manager-esclave-bref, homme à tout faire du groupe. Cette fois-ci, il osa m’aborder d’une chaleureuse poignée de main. Il m’avait fait rire en me disant qu’il m’avait déjà vu à des soirées, mais il n’avait jamais osé venir taper la discut’. Comme il me l’avait sorti, ça avait  un peu donné l’impression du fan intimidé. Mais en fait, non. C’était juste que j’étais occupé à discuter – et pas forcément avec une blonde à forte poitrine, ou alors une blonde avec de la mousse- et qu’il n’avait pas voulu me déranger. Enfin, ça me servait de prétexte à le charrier.
En tout cas, l’accueil était sympa et je serrais également la pogne aux autres membres du groupe avec mention spéciale à Guillaume, batteur-man du band, toujours le mot pour rire, mais à qui je dû expliquer la terrible malédiction tombant sur les batteurs depuis le culte « Spinal Tap« , film eighties parodique des groupes aux longs cheveux permanentés – Europe, Guns’n Roses et consorts -dans lequel les batteurs meurent les uns après les autres, soit après un curieux accident de jardinage, soit par combustion spontanée, soit, enfin, étouffé dans son vomi… Mais on s’éloigne du sujet, et après une bise à Maria the ultimate soul singer – j’en fais trop ? naaaa ! – direction la Fnac pour acheter dont j’ai bien trop honte de dire lequel… mais c’était pour l’anniversaire d’un gosse de dix ans, alors, forcément… Et puis j’ai accompagné ça d’un cd des Blues Brothers, histoire que plus tard le môme ne sorte pas un truc du genre  » mon premier cd c’était S…. « . Blues Brothers ça le fait quand même mieux, non ?
Retour au Méliès Café. Là je suis avec Grégoire, le boss du lieu. Le mec, hum, on dirait un type tout droit sorti  de Californie. Mince, casquette vissée à l’envers, short, manque plus que le skate, la radio, la plage et les filles. Merde, ça fait beaucoup. Mais le gars est cool, on se fabrique un stand avec deux trois tables et la musique de Resistenza crache dans la sono. Dans la soirée, je tombe tout d’abord sur Harold qui m’annonce qu’on pourrait faire une dédicace lors du Disquaire Day, dans son mag, Forum, pour le 19 avril. Hop, ça, c’est fait. Puis débarque Marc Chassaubéné, boss en pause du Petit Bulletin, journal d’infos sur Sainté. J’apprends qu’il va se présenter sur la liste de droite de Gaël Perdriau, le conçurent du maire actuel, Maurice Vincent, PS. Paraît que la course entre les deux cadors est plutôt serrée avec un FN autour des 15 % qui va jouer le rôle d’arbitre, selon toute vraisemblance. Marc est un mec plutôt cool et je m’étonne de le voir partir en politique, quand on sait l’état de la politique actuelle. Mais il m’affirme que ces dernières années roses stéphanoises l’ont quelque peu irrité, et c’est peu dire. Selon lui, trop de structures culturelles qui explosent les unes après les autres. Ne cessant de râler, pester, il se dit que c’est bien beau de bougonner dans son coin, mais ça ne fait pas avancer les choses. Pour lui, il est temps d’assumer, d’y aller et merde pour ce qu’on dira

« We can be Heroes Just for one day » – Crédit Jacky Mazein – Stemp MagMon Précieux... Gollum est il rock ?
« We can be Heroes Just for one day » – Crédit Jacky Mazein – Stemp Mag

Marc, son seul souci, c’est qu’il a peur d’être trop jeune. C’est vrai quoi, il n’a que 29 ans et il y briguerait le coin culturel stéphanois – l’occasion pour moi d’en remettre une couche sur la fête du livre et les auteurs locaux pas vraiment contents, voyez. Je lui rétorque que ce qui compte, l’ami, c’est pas l’âge, mais les compétences. Un mec de cinquante piges peut être complètement à la rue question culture, faut pas croire, hein. Et puis, lui, ça fait sept ans qu’il est dans le journalisme stéphanois, alors, bon… D’ailleurs en parlant de journalisme, il y a également Hélène, de STEMP MAG…et qui est la colistière de Marc pour ce qui est de la culture. Hum Hum. Il y a une contamination de journalistes ou quoi ? Serais je le prochain à tomber ? Mon bien aimé gourou dieu du cigare JP Jusselme rédac-chef adoré – à quand tu me files de la thune d’ailleurs ? – va-t’il s’attaquer un jour à la mairie ? Y’aura t’il un jour des filles nues qui sniffent de la coke dans le bureau du maire ?
De tout ça, Resistenza est loin. S’en fichent. Ils ont bien raison. Sont dans leur monde, un monde qui oscillerait entre jazzy et rock. Les titres – Ashes of a girl  » – soit : les centres d’une fille, hum hum, tout un programme – ou  » The Perpetual Wave – s’enchaînent et la foule tapote du pied ci et là : ouais, on ne peut pas toujours forcément se lâcher comme on voudrait. Mais la musique fait son effet. En plus pour la Release Party, le groupe a eu la bonne idée de lâcher les bières et le vin pour quiconque en voudrait. Entendez par là que les invités boivent à l’oeil lesdits breuvages. Resistenza, clair et net :  on n’a toujours pas fait mieux.

Happy boys and DJ – Crédit photo Jacky Mazein -Stemp Mag Mon Précieux... Gollum est il rock ?
Happy boys and DJ – Crédit photo Jacky Mazein -Stemp Mag

 

Peu après voilà qu’arrive Jacky, from…well, eh bien, Stemp Mag pour changer…on se retrouve autour d’un verre, et on se met à parler du Brésil. Ouep, le garçon m’explique qu’il a passé une bonne partie de sa vie à Rio et que les favelas c’est pas plus craignos que certains quartiers de ta ville. Qu’on a foutu une étiquette sur ces endroits, et une étiquette bien collante en plus. Je suis à deux doigts de me mettre à genoux pour le supplier de m’amener avec lui à la coupe du monde, mais je me retiens, il y a trop de monde, et merde, mon ego ne supporterait pas. D’ailleurs, j’ai bien fait, car il m’a dit qu’il  n’irait pas. Les tarifs ont explosé avec la coupe du monde, et c’est bien vrai, fait chier. Surtout qu’il n’y aura pas Messi – le meilleur joueur de foot de tous les temps, soit dit en passant- en France en 2016, forcément. Le temps de serrer la pogne et de faire causette- encore ouais – à John Speed – aussi membre des Dandy Freaks, oui le rock à Sainté est partout – qui m’explique que son set de DJ est un à-côté du groupe, et que oui, faut bien vivre.
La soirée se terminait avec Jérémie et Chayma…. les deux m’ont l’air cool et étudiants. Lui prétendait ne pas être bourré, mais on jurait que si pourtant. Sans doute une autre came, allez savoir  – ah ! les jeunes ! – N’empêche, le salaud a sauté sur la nana qui s’intéressait à mes livres. Bordel. Il lui a balancé que si elle venait avec lui dans la rue pour qu’il puisse tirer du fric au guichet, il lui achèterait deux de mes livres. Bon, elle a plongé, elle a suivi. Et….et je ne les ai plus revus ! J’ai supposé qu’ils avaient fini la soirée au pieu, mais après tout c’était peut être également un sérial killer du genre  » American Psycho » et son cadavre, à l’heure ou j’écris ces mots, est encore à l’état de décomposition.
Mais peut-être pas, en fait.

 

Pascal Pacaly n’est pas un écrivain comme les autres. Tombé dans la musique depuis qu’il est tout gosse, il a sillonné les routes de France pendant des années, à la rencontre des groupes de rock français. Proche de ces artistes hors normes, fasciné par ces parcours et ces histoires de sueur et de chair, il a recueilli des centaines de confidences exclusives, en traînant dans les concerts, les festivals, les bars, s’invitant même chez les musiciens… Le résultat ? Une incroyable série de récits sur les débuts de ces futures stars en herbe, et une plongée vertigineuse dans le destin de ces chanteurs qu’aucun obstacle ne pouvait détourner de leur but. On rit, on pleure, on plane, et surtout on comprend. On comprend ce qui fait, et fera toujours, la différence entre ceux qui rêvent leur vie… et ceux qui accomplissent leur rêve. Anaïs, Ange, Banane Métalik, Barrio Populo, BB Brunes, Bruno Cali, Cocoon, Emma Daumas, Fatals Picards, Guerilla Poubelle, Joseph d’Anvers, Justin(e), Kiddie Coke, Métal Urbain, Jipé Nataf/Les Innocents, No One ls Innocent, Olivia Ruiz, Pep’s, Prohom, Shaka Ponk, Silent Alice, Sliimy, The Arrs, The Penelopes, Thiéfaine, Ultra Vomit, Zaz : bienvenue dans le rock’n’roll circus made in France !
Biographie de l’auteur
Ecrivain et poète, Pascal Pacaly est né en 1977, près de Saint-Etienne. La plupart de ses livres sont des récits sur le rock français et international. Très ancré dans ce milieu, il a déjà publié Histoire(s) de mon groupe de musique en 2007, et Rock Stories voL 1 et 2, en 2009, avec la participation de Melle K, Dionysos, Matmatah et Didier Wampas.
  • Pascal Pacaly n'est pas un écrivain comme les autres. Tombé dans la musique depuis qu'il est tout gosse, il a sillonné les routes de France pendant des années, à la rencontre des groupes de rock français. Proche de ces artistes hors normes, fasciné par ces parcours et ces histoires de sueur et de chair, il a recueilli des centaines de confidences exclusives, en traînant dans les concerts, les festivals, les bars, s'invitant même chez les musiciens... Le résultat ? Une incroyable série de récits sur les débuts de ces futures stars en herbe, et une plongée vertigineuse dans le destin de ces chanteurs qu'aucun obstacle ne pouvait détourner de leur but. On rit, on pleure, on plane, et surtout on comprend. On comprend ce qui fait, et fera toujours, la différence entre ceux qui rêvent leur vie... et ceux qui accomplissent leur rêve. Anaïs, Ange, Banane Métalik, Barrio Populo, BB Brunes, Bruno Cali, Cocoon, Emma Daumas, Fatals Picards, Guerilla Poubelle, Joseph d'Anvers, Justin(e), Kiddie Coke, Métal Urbain, Jipé Nataf/Les Innocents, No One ls Innocent, Olivia Ruiz, Pep's, Prohom, Shaka Ponk, Silent Alice, Sliimy, The Arrs, The Penelopes, Thiéfaine, Ultra Vomit, Zaz : bienvenue dans le rock'n'roll circus made in France ! Biographie de l'auteur Ecrivain et poète, Pascal Pacaly est né en 1977, près de Saint-Etienne. La plupart de ses livres sont des récits sur le rock français et international. Très ancré dans ce milieu, il a déjà publié Histoire(s) de mon groupe de musique en 2007, et Rock Stories voL 1 et 2, en 2009, avec la participation de Melle K, Dionysos, Matmatah et Didier Wampas.

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