Alternative reality game (ARG) made in Iram (Loire)

Hello world ! C’est à écouter, à lire et à commenter. Pourparlers lance sa 1ere émission « webradio ». Un format de 25 minutes ! Un générique écrit par des étudiants du Conservatoire. Une régie technique soft et mobile. Une journaliste néophyte : Aurélie Berland. Et un vrai sujet contemporain : un reality game . Merci à notre partenaire IRAM.

Alternative reality Game (ARG)

« L’imagination est maîtresse d’erreur et de fausseté » disait Pascal. Pourtant, c’est elle qui est à l’origine des idées les plus originales que l’homme peut avoir – c’est elle qui produit le meilleur divertissement dont on puisse profiter.

Les stéphanois disposent largement de cette imagination, et les Master 1 d’Informations-Communications de Jean Monnet l’ont montré lorsqu’ils ont mis sur pied un ARG – autrement dit, un Alternate Reality Game. Ce « jeu en réalité alternée » propose une alliance entre réalité et fiction – c’est une sorte de course grandeur nature, organisée à l’échelle de la ville. Ludique, pédagogique, elle offre une nouvelle perspective d’une ville que l’on côtoie tous les jours, elle permet de porter un nouveau regard sur des éléments que l’on ne voit plus à force de les voir. Elle innove de par sa manière de raconter les histoires – ce n’est pas un simple conte, une banale histoire qui met en scène des individus dans une trame narrative, c’est davantage que ça : c’est une nouvelle manière de vivre les histoires. On n’est plus un spectateur impuissant, on devient un protagoniste acteur de son destin.

Alternative reality game made in IRAM by Pourparlers on Mixcloud

Alternative reality game made in IRAM by Pourparlers on Mixcloud

L’ARG est une expérience interactive, qui utilise tous les moyens de communication possibles – on se sert autant de Twitter, de Youtube, des mails, que du portable ou même des lettres. Ces pratiques favorisent une immersion totale dans le scénario, et brouillent les frontières entre imagination et réalité, entre fiction et réel. Pendant le temps d’un ARG, on adopte une nouvelle identité, on revêt un rôle singulier, et surtout, on se laisse prendre au jeu en oubliant notre part civile et existante. On devient quelqu’un d’autre, on s’oublie dans un imaginaire.

Ce concept allie de ce fait l’aspect divertissant et l’aspect ludique. Car l’ARG est un moyen de mettre les participants en relation, de les faire communiquer entre eux. Il incite à former une réflexion à plusieurs, à faire se confronter et se compléter des esprits et des modes de pensée divergents. Ainsi, il s’avère être un relais entre les individus, capable de créer une communauté unie durant un temps défini, capable de constituer un groupe solidaire et convivial.

Mais l’ARG organisé par les Master 1 d’Informations-Communication se révélait ludique par son essence même : il s’inscrivait dans le cadre de leur formation, et a permis de cristalliser les idées et la créativité des étudiants.

Cette liberté dans la conception du projet leur a permis de réaliser un scénario riche, original et aboutit : ils ont investis chacun des participants de la mission urgente et prioritaire de réduire le groupuscule des « Anomimes » à l’impuissance. Ce nom étrange cache une organisation néfaste et dangereuse, invention des organisateurs, qui cherche à annihiler la liberté d’expression et la pluralité des médias ; leur patronyme est l’association de deux termes chers à leur idéologie : « Anonyme » et « Mimes ». En permanence masqués, ces bourreaux de l’information prônent une pensée unique et effacent entièrement la parole de leur conception du monde ; ils ne communiquent que par signes, par « mime ». Vêtus en noir et blanc, ils éliminent la couleur de leurs usages. C’est un groupe criminel technophobe qui vise à supprimer la pluralité des médias, à imposer leur idéologie dans l’esprit de la population. Ils ne sont pas sans rappeler le Big Brother que George Orwell nous présentait dans 1984, cherchant à instaurer leur dictature et à museler la parole – à museler toute parole.

Les participants de l’ARG quant à eux appartenaient au groupe rival, l’IRAM. Agents secrets employés par ce pôle universitaire rattaché à la faculté de Sciences Humaines et Sociales de Jean Monnet et destiné à former les Master Informations-Communications à la pratique du numérique, ils avaient pour objectif de contrer les plans machiavéliques de leurs ennemis Anomimes.

Pour parvenir à l’aboutissement de leur mission, ils bénéficiaient des indices et du soutien de l’IRAM – des énigmes à résoudre, des codes à déchiffrer… Le scénario comprenait des problèmes diversifiés à démêler. Les étudiants de Jean Monnet ont cherchés à rendre leur ARG réaliste, crédible, et surtout amusant et stimulant. C’est un pari réussi :

« Le fait de recevoir un premier mail en me disant que j’étais détective, que je devais résoudre des enquêtes, que je devais rechercher certaines choses, le fait après de recevoir des indices, m’a permis de vraiment me prendre au jeu. C’était super intéressant ! »

Perrine Villien, participante

Le choix a été fait de ne pas promouvoir – ou très peu – cet ARG ; ainsi, le nombre de participants étant restreint, l’organisation et le déroulement en a été facilité. Les Master 2 et les Licences 3 d’Informations-Communication ont tous été invités par mail à participer, même si certains ont préféré décliner la proposition. Ainsi, deux groupes de 7 personnes chacun se sont formés spontanément au gré de l’avancement du scénario, chacun ayant une destination différente : l’un se rendait à la Cité du Design tandis que l’autre se dirigeait à la gare de Carnot. Tous se sont finalement retrouvés au siège de l’IRAM après des pérégrinations faites en suivant les indices donnés, pour détruire définitivement la menace Amomime.

Ce projet s’est soldé par de bons souvenirs de la part des participants autant que de celle des organisateurs. De déambulements joyeux dans les rues de Saint-Etienne en moments de doute et d’interrogations face aux problèmes rencontrés, cet ARG a satisfait tous les partis. Tout le monde s’accorde à dire que ce serait une belle aventure à renouveler. Faire de la réalité un champ des possibles, n’est-ce pas en effet quelque chose que l’on devrait appliquer plus souvent ?

Pourparlers est son troisième enfant numérique. Après une webradio éphémère, « Radio Libertés », et une régie mulitmédia « CPC 3.00 », l’heureux papa est ravi de partager la venue au monde de www.pourparlers.eu. Ce dernier venu entre sur la Toile et fait ses 1eres dents. Il passe déjà en mode « rebelle ». A suivre…
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    Pourparlers est son troisième enfant numérique. Après une webradio éphémère, "Radio Libertés", et une régie mulitmédia "CPC 3.00", l'heureux papa est ravi de partager la venue au monde de www.pourparlers.eu. Ce dernier venu entre sur la Toile et fait ses 1eres dents. Il passe déjà en mode "rebelle". A suivre...

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