65 % des salariés favorables au télétravai

[:fr]Depuis le 22 mars 2012, la loi Warsmann précise les droits et obligations des télétravailleurs, et de leurs employeurs. Pour le secteur public, une loi similaire a été adoptée à l’unanimité le 8 février 2012.  Petit regard sur cette révolution impossible.

Depuis plus de trois années, le télétravail est entré dans le Code du Travail. Un télétravailleur est un salarié qui a les mêmes droits que les autres.  Porte ouverte sur la pratique.

 Expériences
Rural, urbain, communautés : autant de visages du télétravail

L’Atelier des Médias et le Comptoir Etic. existent à Lyon pour rompre l’isolement. Quid des TIC à Saint-Etienne ?

Le Comptoir Etic a été créé pour soutenir les acteurs du développement durable. La location se fait sur différentes périodes, mais surtout le Comptoir Etic cherche à créer des liens avec d’autres  espaces du même genre (en France mais aussi en Europe). L’Atelier des Médias est une association qui existe grâce au soutien de la Macif. Il propose beaucoup d’espaces ouverts et s’adresse à tous les télétravailleurs, quel que soit leur métier. Chacun paye un loyer et les bénéfices générés sont ré-injectés pour améliorer le lieu (aspects logistiques notamment).

Le PILAT

A  Saint-Etienne, à quelques centaines de mètres, dans la quartier créatif de Carnot,Le Zen It et le Comptoir numérique.   affirment deux business models différents. « Le télécentre Zen It a été pensé pour accueillir des travailleurs salariés, explique Nathanael. Alors que le comptoir numérique a pris naissance au contact d’indépendants et d’entrepreneurs et du co-working. »

Analyse

Le Télétravail, une révolution transition impossible

Flexibilité et productivité accrue, limitation des risques psychosociaux, attractivité et fidélisation des employés, gain de temps et économies d’espaces : le télétravail est un véritable atout pour les entreprises. La France est stigmatisée comme frileuse en ce domaine : retard à l’allumage en équipements, problème de culture du management, administration frileuse. Pourparlers ouvre le débat avec un match comparatif Lyon/Saint-Etienne.

Col’inn à Grenoble, le comptoir Etic à Vaux en Velin, la Cordée à Perrache, l’Atelier des médias sur les quais du Rhône près des Terreaux… La France est-elle sur le point de se réveiller ? La loi sur le télétravail a plus d’un an. Pour autant, et dans le concret, la mise en application patine. Les collectivités peinent. Le télétravail est une zone grise, car 66% des personnes qui le pratiquent, le font en dehors de tous cadres.

Les militants du télétravail

«Le télétravail est une réalité qui correspond à un vrai besoin social. On doit repenser le travail  et l’inscrire dans un contexte plus large, dans un vrai mouvement » explique Lionel Thomasson avocat du droit du travail. De fait, le télétravail peut être une solution à quelques questions sociétales  : temps libre et aménagement de son temps entre vie privée et travail, développement durable, rapports hiérarchiques plus horizontaux….

Cette révolution est attendue comme le montre le sondage d’Opinion Way :  76% des salariés d’Ile de France (sondage Opinion Way) souhaiteraient télétravailler, chiffres qui atteignent les 98% pour les diplômés.

Un business public/privé juteux

Le télétravail est aussi un enjeu de modèle. Une carte mentale s’impose : espace public numérique numérique (EPN), business lounge, cafés Wi-Fi, espace de co-working, télécentre, centre d’affaires. L’option est dans l’esprit du lieu, et dans l’existence d’une communauté de travail. « Le télétravail ne doit pas être un business, mais une révolution sociale partagée » explique Yoan Duriaux de Zoomacom. Le gâteau est rond pour les entreprises, mais est-il partageable pour la société ? Quels sont les clefs du développement de cette innovation sociale ? Les fées sont au-dessus du gâteau du télétravail. Une nouvelle ligne budgétaire de la Région est écrite. Où iront les fonds ? 11 millions d’euros ont d’ores et déjà été alloués par   la DIACT (Délégation Interministérielle à l’Aménagement et à la Compétitivité du Territoire) pour aider les collectivités à vivre cette transition vers le télétravail. Numélink, cluster d’entreprise du numérique est « l’opérateur de confiance » et l’expert de référence dans cette mutation. Numélink a reçu une subvention de 120 000€ du Conseil général de la Loire pour orchestrer la transition. Résultat des courses ? Une réalisation immobilière : le Zen It ! Cet espace de télétravail, situé dans le bâtiment des Nouvelles technologies, est une mise à disposition de 3 places sont occupées par intermittence, bradées à des travailleurs indépendants en mal de bureaux équipés, et de cité d’affaire pratique. Était-ce nécessaire de le faire financer par des subventions ?

Groupama expérimente

Groupama Rhône-Alpes (2000 collaborateurs) a démarré en 2009 un projet de télétravail sous la responsabilité de Blaise Barbance, RH Groupama Rhône-Alpes.  Pendant un an, l’expérimentation a été menée avec 8 volontaires (des profils « informatique » ou «  comptabilité»). Une fois l’année écoulée, il a été décidé de poursuivre et d’étendre l’expérience en diversifiant, cette fois, les profils (gestionnaires, conseillers en assurances…) mais toujours sur le principe du volontariat et d’une démarche gagnant-gagnant, une des clés du succès. De 8 personnes, ils sont passés à 15.“Les clients ne se doutent même pas que certains conseillers Groupama sont chez eux quand ils les appellent”, déclare Blaise Barbance.  Un accord syndical a donc été signé pour trois ans. Aujourd’hui, le groupe compte 35 employés en télétravail et leur nombre grandit chaque année : 20 nouvelles personnes par an rejoignent le dispositif.

Merci à Xavier de Mazenod, Ze Village, site de référence du télétravail ; Openscop, coopérative stéphanoise spécialisée dans les usages des TIC et création d’espaces de travail alternatif. BMG Worlklab, société de conseil en télétravail et en Tiers lieux qui édite le site Néo Nomade qui liste tous les tiers lieux en France.

 

 

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Pourparlers est son troisième enfant numérique. Après une webradio éphémère, « Radio Libertés », et une régie mulitmédia « CPC 3.00 », l’heureux papa est ravi de partager la venue au monde de www.pourparlers.eu. Ce dernier venu entre sur la Toile et fait ses 1eres dents. Il passe déjà en mode « rebelle ». A suivre…
  • Pourparlers est son troisième enfant numérique. Après une webradio éphémère, "Radio Libertés", et une régie mulitmédia "CPC 3.00", l'heureux papa est ravi de partager la venue au monde de www.pourparlers.eu. Ce dernier venu entre sur la Toile et fait ses 1eres dents. Il passe déjà en mode "rebelle". A suivre...

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