Nasser, médecin dans l’enfer gelé du dispensaire

Editonly, maison d’édition stéphanoise, a présenté au « Le Bruit des Vagues »  vendredi 25 Mars 2016 « Le dispensaire et autres nouvelles » de Nasser Soltane, écrivain-médecin.

https://i2.wp.com/www.editions-editonly.info/nasser25mars.jpg?resize=290%2C412Serrés comme des frères d’âmes dans la bouquinerie le Bruit des vagues. Une trentaine d’auteurs, amis et habitués de la librairie. Une lecture raisonnée du Dispensaire de Nasser Soltane. Composé de trois nouvelles, l’auteur  prouve qu’après son premier livre Furano, il n’est pas en manque d’inspiration pour tenir son lecteur en haleine. En situation de huit clos, des hommes luttent progressivement contre leur folie. Un climat inquiétant qu’a su retranscrire Marielle Garcia, comédienne, lors d’une intense lecture. Lors de cette interprétation, les auditeurs ont découvert une représentation de la frustration humaine face à une nature imprévisible. Le dispensaire est un bouquin inquiétant qui pourtant n’a pas terrifié les invités. Une fin de journée agréable où partage d’expérience et échange bienveillant étaient les principales thématiques.Créé il y a quelques années à Toulouse, Editonly est un petit « baraquement éditorial » -langage crypté compris de qui comprendra- associatif installé aujourd’hui à Saint-Etienne.  Les deux responsables soignent vraiment leurs auteurs qui signent dans trois collections  : Les nouvelles illustrées Les « polars localisés » Les carnets de mémoires sociales Editonly travaille avec un imprimeur lyonnais qui lui permet de faire des petites séries d’une centaine de tirages, un imprimeur sur les flancs de la Croix rousse lyonnaise, of course.

Nasser Soltane s’est confié à Pourparlers

« Au départ, je ne suis pas soltaneécrivain, je suis médecin chez SOS Médecins, cependant la littérature m’a toujours passionné, et ce depuis le lycée. C’est en 2004 que j’ai publié Furano, mais cela faisait plus d’une dizaine d’année qu’il était enfuit dans mon placard. Quand j’ai appris la création d’Editonly, j’ai envoyé le manuscrit à Yves Meunier qui a de suite accepté ma proposition. Il est vrai dans ces deux livres mes protagonistes sont plutôt sombres voire instables psychologiquement. Je m’inspire beaucoup de mon métier et du secteur de la santé pour créer ces tensions et ces personnages douteux. J’en suis qu’à mes débuts en tant qu’écrivain, je souhaite évidemment produire d’autres œuvres tout en améliorant mon style rédactionnel. »

« Trois amateurs d’escalade, cernés par la montagne et la rivière, voient leurs pires cauchemars se réveiller. La chronique de la fragmentation d’une personnalité dans un dispensaire improbable broyé par l’hiver mongol. Un fléau oublié des hommes qui s’invite dans la chambre 19 de l’hôpital Saint Vincent de Paul. »

Aussi au catalogue.

Les chansons d’Igor

« Avec la parution du cinquième et dernier tome de ses polars/poèmes intitulé Chute de têtes rue Robespierre, Igor Sévitch, oiseau voyageur et inclassable, clôt sa balade en vers et noir dans la Ville rose. A l’arrivée, un ovni polardo/poétique, illustré de chansons et joliment présenté, un petit plaisir rare et singulier… » écrivait Michel Dargel, dans Intramuros en octobre 2009.


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Maxime Lafforgue originaire de Bordeaux. Après des études de communication, il suit une formation de journaliste à l’Université Jean monnet. Il est stagiaire à Pourparlers
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    Maxime Lafforgue originaire de Bordeaux. Après des études de communication, il suit une formation de journaliste à l'Université Jean monnet. Il est stagiaire à Pourparlers

One thought on “Nasser, médecin dans l’enfer gelé du dispensaire

  1. Maxime a très bien parlé du livre. Je le dévore avec avidité. La première nouvelle marque une évolution intéressante dans le style de l’auteur. A suivre dans un prochain ouvrage.

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