The Liminanas : Musique Pierrafeu

Voici l’histoire, non pas de Bonnie and Clyde, mais de deux Gaulois, dont le point de départ, est l’amour. D’abord celle d’un couple, mais surtout d’un amour viscéral du riff. Voilà arrivé le temps de la relève pour tous les frappadingues, les détraqués de la musique Pierrafeu.

Marie & Lionel Liminana’s sont deux fanatique du riff, qui sortent tout droit de la ligne du héros- punk New Yorkais, Johnny Thunders. Lionel applique à la lettre la maxime de Thunders, « je coupe, je contracte, je taille pour atteindre l’évidence ».

 » Il est temps d’aller ce baigner »

1540-1La pochette des Liminanas est une claque. Une cover très sixties-garage largement inspiré de band tels que The Seeds mener par Sky Saxon ou du dandy australien Nick Cave, mélangé à un un lettrage et un décor digne des grands Tarantino.
L’album attaque pleine bourre avec un morceau instrumental mené par une rythmique progressive proche des Monkees, accompagné d’une voix languissante. La « plage » d’après, on retrouve ses fabuleuses déclamations musicales, ses chansons narrées nonchalamment voire presque Gainsbourgienne par le vercingetorix moderne, Lionel ( « El Beach », « Zippo », « Kostas » ). De son côté, Marie a la batterie, bat ses fûts de façon minimaliste et brut pour donner un son purement rock, comme le fait si bien le Dex Romweber Duo. Sa chanson  » Garden of Love » avec Peter Hook, donne seulement envie de s’abandonner dans ce fameux jardin paradisiaque au son de sa voix envoûtante et des arrangements oniriques.
Ce n’est pas un album, mais de la vitamine C en barre, une dose d’adrénaline d’une heure, un fixe de rock garage pur, prêt à vous faire décoller vers d’autre cieux (en plus de cela c’est 100% français et à consommer sans modération). Une musique chamanique qui accumule les couches d’instruments, de riff,de voix progressivement au fur et à mesure, pour donner une bouquet d’explosion de guitare et de batterie. Un petit bijoux réalisés par les soins de Peter Hook ( ex bassiste de Joy Division et de New order ) et Pascal Comelade.
« Ça m’a fait l’effet d’un déclic/Comme une décharge électrique/ Comme une secousse magnétique » voici ce qu’est cet album comme le dit si bien Lionel dans « Prisunic ».

 » On a même monté des Toges Partie à Perpignan »

pop-francaise-la-percee-fulgurante-de-the-liminanas,M235626 87-the-limianas-pascal6389tx-tt-width-1600-height-1067-crop-1-bgcolor-000000-nozoom_default-1-lazyload-0-responsive-1Marie et Lionel Liminanas habitent tout près de Perpignan, dans une maison qui leur sert de studio, lieux créatif and co. Ils ont tenu un disquaire au nom de « Vinyl Maniac » pendant cinq ans de 1995 à 2000. Un couple shooter au vinyl, qui choisit ses vacances en fonction des bons disquaires qu’ils peuvent trouver sur place. Puis ils ont commencé à organiser des concerts suite à de la demande de Jean Luc Jostone, pour faire jouer les Country Teaser à Perpignan. Le premier concert est organisé à l’arrache dans le sous sol d’un PMU, La Source. La belle histoire va se poursuivre avec des concerts des Oblivians, Revelators, Bantam Rooster… Les groupes logeaient chez eux ce qui leur a permis de tisser des liens forts. Lionel ne laissait jamais repartir un groupe sans qu’ils aient vu  » Les Valseuses « . Un indispensable avant de quitter le territoire français. Lionel continue de monter des groupes, le nouveau se prénomme les Bellas et le groupe se fait trimballer par sa femme Marie. Jusqu’au jour où elle commence à s’acharner à la batterie pour faire naître avec son mari, Lionel, The Liminanas. La putain de relève du rock français.

Ps: Restez connecter, en préparation un morceau avec Anton Newcombe, le leader prolixe du Brian Jonestown Massacre.

Photo du profil de Simon Pernin
Simon, 20 ans, brun, pas très grand, affublé de lunettes, boulimique de musique, addict à la lecture, arrive tout droit de la cité des papes. Je suis étudiant dans la petite province Lyonnaise à l’ISCPA, une école de journalisme. Pourparlers m’accueille au sein de sa rédaction pour la durée de deux mois. J’aurai donc le privilège d’écrire pour vous cher lecteur.
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    Simon, 20 ans, brun, pas très grand, affublé de lunettes, boulimique de musique, addict à la lecture, arrive tout droit de la cité des papes. Je suis étudiant dans la petite province Lyonnaise à l'ISCPA, une école de journalisme. Pourparlers m'accueille au sein de sa rédaction pour la durée de deux mois. J'aurai donc le privilège d'écrire pour vous cher lecteur.

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