J’ai un « Coopek » en poche

Le 3 octobre 2016 une nouvelle monnaie complémentaire numérique baptisée MONNAIE COOPEK est lancée en France. Ouverte à tous (citoyens, collectivités, associations et entreprises) et à parité avec l’Euro, elle vise à mettre en place une économie nouvelle, plus juste, plus respectueuse de l’environnement et moteur d’une société plus durable.

manifeste
Le manifeste pour les monnaies locales

Gérée par une Société Coopérative d’Intérêt Collectif, la monnaie complémentaire COOPEK se différencie de l’Euro par sa volonté de renforcer le maillage territorial avec des partenaires en lien direct avec la réalité terrain où toutes les organisations et les particuliers échangent pour assurer la création de valeur locale. Sans commission, ni intérêt, ni placement à terme, la monnaie COOPEK est une monnaie d’échange ou de consommation et un outil d’investissement.

Pourquoi une nouvelle monnaie complémentaire ?

« 98% de la monnaie existante dans le monde sert aux échanges boursiers ou financiers. Donc, seulement 2% servirait à l’économie réelle, celle des flux de produits et de services ! La raison voudrait que tout cela s’arrête. Une raison plus grande encore consiste à imaginer des solutions alternatives et complémentaires" explique Gérard Poujade, co-fondateur de la monnaie COOPEK et DG de la SCIC
Une monnaie nationale, aKtrice de l’économie locale
La monnaie COOPEK va couvrir les différentes régions de France avec un déploiement qui va s’étendre géographiquement au fil des mois et des années à venir. Le réseau COOPEK doit être constitué durablement avec les particuliers et
les professionnels usagers. Tout en étant une monnaie nationale, cet outil vise à favoriser les échanges et plus encore les investissements locaux. Cela contribuera à développer et maintenir le tissu socio-économique local afin d’éviter la délocalisation des entreprises. Le Crédit COOPEK inter-entreprises à taux 0% fait partie des solutions pour les structures souhaitant investir dans les territoires.

« Le nom est volontairement accrocheur, il permet de mettre en avant l’idée d’une monnaie et l’idée de coopération, de partage (COOP pour Coopérative et EK pour Economique, Ecologique, Equitable). Facilement mémorisable, le nom dispose d’une forte symbolique et d’un zeste d’humour. »

Pourquoi une monnaie nationale ? « Pour permettre l’échange. Une très faible part des achats des entreprises de négoce est locale. La monnaie COOPEK est basée sur le modèle du WIR en Suisse ou du RES en Belgique qui ont une place dans leur PIB national. Sa rotation permettra de générer de l’activité grâce à ce PIB supplémentaire et par conséquent des emplois. » explique Gérard Poujade, co-fondateur de la monnaie COOPEK et DG de la SCIC

Une monnaie complémentaire au système actuel
1 COOPEK = 1 EURO. La monnaie COOPEK n’a pas vocation à remplacer le système actuel mais bien à apporter un système complémentaire qui profite aux plus engagés pour un développement plus durable et une société plus équitable. L’objectif est de créer une monnaie au service de « l’économie réelle » qui ne soit pas susceptible de devenir une monnaie de spéculation. Pourquoi à parité avec l’euro et pourquoi 100% numérique ? « Pour éviter la spéculation. La monnaie COOPEK est un nouveau moyen d’échange 2.0, elle est 100% dématérialisée,100% traçable et bien sûr 100% sécurisée. Le fait d’être numérique, nous permet de proposer des crédits inter-entreprises aux professionnels. » explique Gérard Poujade, co-fondateur de la monnaie COOPEK et DG de la SCIC


Pour changer l’économie, ils relocalisent la monnaie

31 août 2016 / Baptiste Giraud (Reporterre)

"C’est en effet le paradoxe actuel des MLC. De plus en plus d’associations se créent pour lancer des monnaies locales. Depuis la première en France, l’Abeille de Villeneuve-sur-Lot en 2010, plus d’une trentaine sont entrées aujourd’hui en circulation (carte). Et encore une trentaine en préparation, dont une à Paris, en collaboration avec la mairie. Sans compter leurs cousines, autres monnaies sociales et systèmes d’échanges locaux (SEL) aux fonctionnements différents [1]. « En très peu de temps, les MLC ont pris finalement pas mal d’ampleur dans notre pays. Cela veut dire qu’il y a une mobilisation citoyenne tout à fait impressionnante », analyse Christophe Fourel, coauteur du rapport D’autres monnaies pour une nouvelle prospérité et chef de la mission Analyse et stratégie au ministère des Affaires sociales et de la Santé. Parmi les succès notables, la monnaie du Pays basque, qui compte 3.000 adhérents, 600 entreprises et 460.000 euskos en circulation. Mais dans un grand nombre de cas, les groupes locaux peinent à atteindre un nombre suffisant de participants pour lancer une vraie dynamique économique.

« Pour qu’une MLC fonctionne vraiment bien, il faut trois acteurs : des citoyens utilisateurs, des prestataires et commerçants, et des collectivités locales », selon Jean-François Ponsot, maître de conférence en sciences économiques à l’université Grenoble Alpes. Or, aujourd’hui, le 3e ne joue pas le rôle moteur qu’il aurait si les salaires versés par les collectivités locales, leurs achats, et les impôts prélevés, étaient en monnaie locale."

Extrait de reporterre


JPEG - 213.2 ko
« Imaginée comme un outil d’investissement pour lutter contre la précarité énergétique, à la co-construction du projet, d’autres valeurs sont apparues, complémentaires et pertinentes dans un développement harmonieux. Le COOPEK défend les valeurs de l’économie sociale et solidaire. » explique Gérard Poujade, co-fondateur de la monnaie COOPEK et DG de la SCIC.

La monnaie de la transition

Inédit en France, la monnaie COOPEK est un outil de financement des 4 transitions : énergétique, carbone, alimentaire et sociale.

cp-lancement-national-monnaie-coopek1pictocp-lancement-national-monnaie-coopek1picto2Les Crédits COOPEK inter-entreprises accordés seront orientés vers des investissements durables. Le principe des COOPEK Solidaires (5% offerts lors des échanges d’euros en monnaie COOPEK) permet de soutenir, via un Fonds de Dotation, des associations à but non lucratif. Chaque citoyen est aKteur du changement en choisissant le projet qu’il souhaite financer. Les fonds nantis au sein d’une ou plusieurs banques partenaires permettent d’orienter des financements en faveur de projets durables à fort impact sociétal.

Consommer en monnaie COOPEK, c’est consommer responsable et avoir un impact positif sur la société ! Le particulier bénéficie de bonus (conditions commerciales révisables tous les 6 mois) pour améliorer son pouvoir d’achat. En échangeant des euros en monnaie COOPEK, son compte est crédité de +10% (+5% en pouvoir d’achat et +5% en COOPEK Solidaire pour financer des associations à but non lucratif). Les entreprises peuvent accéder à des crédits mutuels inter-entreprises et utiliser la monnaie comme un moyen de fidéliser sa clientèle. Chaque usager peut cumuler des COOPEK supplémentaires en parrainant un proche.

La SCIC SA COOPEK
Créée en juin 2016 dans le Tarn (81), la SCIC SA COOPEK (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) fonctionne en directoire et conseil d’administration, et regroupe aujourd’hui 9 salariés. Les sociétaires sont répartis actuellement en 4 collèges :
- Les fondateurs/financeurs
- Les aKtiveurs (usagers ayant un rôle de promotion de la monnaie sur le territoire)
- Les usagers (salariés de la SCIC, entreprises, associations et particuliers)
- Les collectivités

 

Enregistrer

Enregistrer

  • Photo du profil de Jean-Pierre Jusselme
    Article By :
    Pourparlers est son troisième enfant numérique. Après une webradio éphémère, "Radio Libertés", et une régie mulitmédia "CPC 3.00", l'heureux papa est ravi de partager la venue au monde de www.pourparlers.eu. Ce dernier venu entre sur la Toile et fait ses 1eres dents. Il passe déjà en mode "rebelle". A suivre...

One thought on “J’ai un « Coopek » en poche

Laisser un commentaire