Pauvre mineur, mineur joyeux avec Jean-Paul Gaschignard

A la suite de l’exposition « Poèmes et chansons de la mine » présentée en 2014 et 2015, le Musée de la Mine édite un coffret de deux ouvrages et un disque, pour un voyage inhabituel et passionnant à la découverte des imaginaires de la mine et des mineurs au XIXe siècle.

Le Puits Couriot / Parc-musée de la Mine édite un coffret de deux ouvrages et un disque présentant trois années de recherches scientifiques initiée par Jean-Paul Gaschignard, conservateur-en chef des bibliothèques qui travaille depuis 2008 au service scientifique du Parc-musée de la mine. Cette anthologie littéraire de 800 pages occupera sans aucun doute une bonne place dans les rangées des bonnes bibliothèques foréziennes.

Epopée du pays noir

la-mine-2
Jean-Paul Gaschignard

Le volume consacré à l’anthologie présente cent chansons et poèmes parus entre 1815 et 1914. La grande saga des ténèbres, l’épopée du pays noir ressuscite le mineur dans son quotidien, ce seigneur reconnu et respecté du monde ouvrier, ce héros des profondeurs. Jean-Paul Gaschignard étudie les différentes représentations des mineurs ( pauvre mineur, mineur joyeux, mineur héros…), leurs évolutions et leurs variantes, et les facteurs qui ont influencé leur écriture : conditions de vie des auteurs, opinions sur la société ou engagements divers, modèles littéraires, systèmes de représentations, grèves ou catastrophes minières… Les encarts informatifs donnent de nombreuses informations, en particulier sur les terribles catastrophes minières du bassin, particulièrement meurtrières entre 1871 et 1891, ainsi que sur les grèves des mineurs. Une chronologie et un index aident à s’orienter facilement dans les deux volumes. Le volume de commentaires analyse les textes rassemblés tout au long du travail de recherche, soit en tout près de deux cents chansons et poèmes.

Un prix Nobel

Ces textes sont accompagnés à chaque fois de notices sur les auteurs, et d’encarts informatifs qui permettent de les situer dans l’histoire du bassin minier et dans l’histoire culturelle. Ces notices constituent une sorte de galerie de portraits ou dictionnaire des auteurs stéphanois du XIXe siècle. On retrouve ainsi soixante-dix chansonniers et poètes stéphanois, et des sommités  comme Théodore de Banville, Sully Prudhomme ou Jules Jouy qui ont osé « jeté un œil » sur cette sombre vallée où « Aucun oiseau n’y prend plus sa volée / Arrêtez-vous ! C’est l’enfer, c’est la mine ! » D’autres sont des chanteurs de rues qui seront accueillis à bras ouverts par « le Caveau stéphanois » ou lors de grandes kermesses de charité pour recueillir des fonds de soutien à la suite d’une catastrophe.

la-mine-1Le disque contient les enregistrements de quinze de ces chansons et poèmes, mis en musique, dits et chantés par la compagnie stéphanoise Trouble théâtre (Béatrice Moulin, Philippe Grenier, Didier Pourrat, Nathalie Fortin et Jacques Tribuiani).

Gaschignard (Jean-Paul) Pauvre mineur, mineur joyeux … Chansons et poèmes sur les mines et les mineurs de la Loire 1815-1914 2016 ISBN 9791092523218 37,00 euros Préfaces Gaël Perdriau et Philippe Peyre publié en deux tomes : Anthologie de textes du XIX° siècle (407 pages) et Commentaires de Jean-Paul Gaschignard (377 pages) accompagné d’un CD de 15 titres. Le CD 15 titres, avec son livret, peut être acheté séparément au prix de 12€.

NB : Lire aussi de Jérôme Sagnard et Jo Berthet Loire terres de mineurs (Editions Alan Sutton dans la collection Témoignages et récits) avec une anthologie de textes, poèmes et chansons autour de la mine dans le bassin houiller de la Loire.

Aux Archives départementales (rue Barrouin, Saint-Etienne)  exposition consacrée à Louis-Antoine Beaunier fondateur de l’Ecole des Mines de Saint-Etienne

Louis-Antoine Beaunier est issu d’une famille ancienne de notables de Melun. Diplômé de l’École des mines de Paris, il  arrive à  Saint-Etienne  en 1812 avec une mission : mettre de l’ordre dans l’exploitation des mines stéphanoises qui sont depuis longtemps le théâtre d’extractions désordonnées. Il prend alors la direction de la rédaction de la « Topographie extérieure et souterraine de Saint-Etienne et de Rive-de-Gier ». Le résultat est un atlas de 46 feuilles, dénommé Atlas Beaunier, un registre de nivellement et un volume de texte. Il établit ainsi une oeuvre importante qui reste utile à l’administration encore aujourd’hui.

En 1816, Louis-Antoine Beaunier propose Saint-Étienne comme lieu idéal pour installer une nouvelle école. Plusieurs raisons ont amené cette proposition : insuffisance d’instruction des directeurs d’exploitation, grande connaissance du bassin houiller par Beaunier lui-même, importance de la production de charbon du bassin stéphanois, et enfin le développement de l’industrie métallurgique sur place. Par ordonnance du 2 août 1816, l’école des mineurs de Saint-Étienne est créée. L’enseignement sera pratique et élémentaire dans le but de former des maîtres-mineurs. Le 19 août 1816, Louis-Antoine Beaunier est nommé directeur de l’école. Il le restera jusqu’à sa mort.

Jusqu’au 16 décembre, visite libre du lundi au vendredi de 8h30 à 17h (fermeture de 12h et 13h durant les vacances scolaires.)

Enregistrer

Pourparlers est son troisième enfant numérique. Après une webradio éphémère, « Radio Libertés », et une régie mulitmédia « CPC 3.00 », l’heureux papa est ravi de partager la venue au monde de www.pourparlers.eu. Ce dernier venu entre sur la Toile et fait ses 1eres dents. Il passe déjà en mode « rebelle ». A suivre…
  • Article By :
    Pourparlers est son troisième enfant numérique. Après une webradio éphémère, "Radio Libertés", et une régie mulitmédia "CPC 3.00", l'heureux papa est ravi de partager la venue au monde de www.pourparlers.eu. Ce dernier venu entre sur la Toile et fait ses 1eres dents. Il passe déjà en mode "rebelle". A suivre...

Laisser un commentaire