Emmanuel Brun, le poète à la lame sonore

Les « Brun de Saint Etienne » sont nombreux. Au sein de cette généalogie des Bruns,  visite guidée avec Philippe Beau du destin familial peu ordinaire des Bruns et de la lame sonore qui rencontra Yehudi Menuhin.

Le brunophone est un piano mécanique inventé par la famille Brun à Saint-Étienne, breveté en 1908 et utilisé jusque vers les années 1940.

Source Wikipédia

Comme dans de nombreuses familles, le petit dernier est souvent le chouchou, le « petit préféré à sa maman », Emmanuel ne dérogera pas à la règle. Il faut souligner que ses débuts dans la vie seront marqués très tôt par la maladie. Il devra garder la chambre et s’instruira grâce au cours par correspondance. Ce n’est que bien plus tard qu’il reprendra le chemin normal de l’école. Certainement que cette lourde épreuve de santé a accentué sa connivence avec sa mère.

De l’escrime à la scie

Vers 14 ans le jeune Emmanuel découvre l’escrime. Toute sa vie ce sera pour lui son sport de prédilection, même si d’autres lui apporteront plus de médailles et c’est toujours empreint de nostalgie qu’il aimera raconter ses débuts d’escrimeur, ses rencontres, ses combats et surtout ses victoires.

Athlète infatigable, Emmanuel « le touche à tout », pratiquera de front plusieurs sports. Finaliste, vainqueur de nombreux tournois d’escrime, il se distingue en même temps, à  la fin des années 40, en haltérophilie et en judo. La liste des honneurs et mérites sportifs reçus par Emmanuel Brun est trop longue à dresser; il est d’ailleurs officiellement reconnu comme étant « l’homme aux 1500 récompenses ». Retenons tout de même qu’il fut, notamment, en escrime, vainqueur du tournoi de Vichy en 1948 et Champion de la Loire en 1961. En 1962, il devint ceinture noire 1ère dan au judo. Mais ses victoires les plus retentissantes seront obtenues au tir sportif. Il découvre et commence à pratiquer cette discipline sur la fin des années 50 et sera sans cesse récompensé. Citons les plus importantes: champion de la Loire et du Lyonnais à la carabine en 1956, champion de France au pistolet en 1961, champion de France à la carabine en 1964, reconnu en 1969 comme tireur d’élite et élu entraîneur national. Mais toutes ces médailles ne nourrissent pas notre homme, heureusement maman est là.bEmmanuel collabore donc au magasin familial, après avoir suivi des cours de technique et d’électricité. Il s’occupe de l’entretien et des réparations des radios et électrophones. En même temps, il s’est réservé un coin du magasin ou il propose, accompagné d’excellents conseils, un grand choix d’armes à feu. Carabines et pistolets semblent faire bon ménage avec les accordéons et les trompettes.

La scie musicale à la sortie de la messe

Même s’il l’ignore encore, la fibre musicale est bien en lui. Le déclic se fera par hasard un dimanche matin, à la sortie de la messe. Ce jour là, sur le parvis de l’église, un pauvre hère essaie d’attirer l’attention des fidèles en jouant quelques notes sur une scie musicale. Le son si particulier et si mystérieux de l’instrument séduit en un instant Emmanuel. Il reste là, planté devant le musicien en hardes, comme envoûté par ces ondes musicales, envahi par l’émotion. A cet instant, Emmanuel ne sait pas qu’une grande histoire d’amour vient de naître entre lui et la lame sonore. Plus tard, un autre fait du hasard va l’entraîner cette fois à la pratique de l’instrument. Un client de passage au magasin, lui demande un essai de scie musicale avant de l’acheter. Cet essai ne sera pas du tout « transformé » et le client repartira comme il était venu.

La scie musicale ; sa grande complexité dans la pratique.

Résultat de recherche d'images pour "le brunophone"Imaginez un instant ce battant d’Emmanuel mis « au tapis » en quelques secondes par cette  « tranche de métal » ; lui le sportif de haut niveau à qui rien ne résiste, médaillé comme un militaire d’exception et reconnu par ses pairs. Armé d’une méthode du commerce, Emmanuel entreprit son long et difficile entraînement. La scie musicale où, plus noblement lame sonore, est un instrument qui se différencie de beaucoup d’autres par sa grande complexité dans la pratique. Sur cette plaque souple d’acier, en forme de scie égoïne, point de repère, de touche ou de bouton pour en jouer ; il faut être sûr au moment où vous frôlez l’archet sur sa tranche, d’être au bon endroit afin d’obtenir la note voulue. Egalement, la torsion appliquée à la lame doit être d’une justesse exemplaire pour donner le vibrato ou l’amplitude musicale souhaitée. Certes la théorie d’une méthode apporte les éléments de base mais, ce n’est qu’un travail assidu et surtout une grande sensibilité musicale, « l’oreille » comme on dit habituellement, qui font la différence entre tel et tel musicien.

Acharné : Fine lame !

« Je venais d’apprendre un nouveau morceau de musique, se souvient Norbert Brun qui, étant jeune, prenait des cours de piano. Tout fier de moi je m’arrêtai au magasin cours Victor Hugo et m’empressai de le dire à Emmanuel qui s’y trouvait. Joue le moi, me dit-il. Je me souviens, c’était une composition de Beethoven, alors je me mis au piano et à toute allure, comme si j’avais peur de manquer un rendez-vous, j’expédiai le morceau illico presto. Emmanuel s’en rendit compte et me dit: c’est bien mais tu l’as joué trop vite. Montre moi le « la » sur le clavier. » Il faut souligner qu’Emmanuel n’avait pas appris la musique, du moins de façon traditionnelle avec le solfège. Il jouait uniquement d’instinct, par « oreille » et quelle oreille !  » A peine installé devant le clavier, après lui avoir indiqué la note demandée, il se mit à jouer le morceau que j’avais eu tant de mal à apprendre, totalement dans le rythme, de A jusqu’à Z, alors qu’il ne l’avait entendu qu’une fois. Cette mémoire musicale était hallucinante. Je crois bien que c’est ce jour là que j’ai décidé d’arrêter le piano !…Sachez, ajouta-t-il, que sur la fin de sa vie, mon oncle avait un jeu à la lame qui était au maximum de la pureté musicale et d’une grande justesse. Pourtant, suite à une otite mal soignée étant jeune, il était devenu pratiquement sourd. »
Au départ, Emmanuel s’acharne littéralement sur l’instrument, essayant tant bien que mal à en extraire les sons les plus mélodieux. Il répète sans relâche, à tel point que l’entourage familial crie haro sur la scie musicale. Pour la première fois il se décourage, ne sentant pas réellement de progrès. L’instrument est alors remisé pendant plusieurs mois. Puis, on ne sait pourquoi, un jour il le reprend. Peut être à ce moment là se trouvait-il dans un autre état d’esprit, dans des dispositions plus favorables qui allaient enfin le mener jusqu’à la perfection de son art. A partir de cet instant, il ne cesse de progresser, sa maîtrise est époustouflante, il entre en totale communion avec l’instrument et offre à son auditoire une grande et belle envolée de poésie musicale. « Fine lame » à l’escrime, il venait d’en dompter une autre.

Yehudi Menuhin

Résultat de recherche d'images pour "le brunophone"Au tout début des années 60, Emmanuel fait une rencontre capitale qui va bouleverser sa vie. Un jour, il voit entrer dans le magasin de musique une jeune et jolie jeune fille qui vient chercher une corde neuve pour sa guitare. Le hasard vient de placer sur sa route la ravissante Paule Sagne. Elle manifestera le désir de s’initier au tir. Les essais furent concluants et notre novice décrocha rapidement ses lettres de noblesse. Mais cette discipline ne lui convenait pas parfaitement. Elle confia même son ennui à la pratiquer. Par contre, suivant les conseils de la prestigieuse pianiste Yvonne Lefébure, elle excella et se donna sans compter à la musique, devenant vite une virtuose au piano. Le clavier rencontre ainsi la lame sonore. Véritable symbiose que cette union musicale de Paule et Emmanuel, accord parfait entre deux artistes.

Résultat de recherche d'images pour "le brunophone"Alors rapidement vont s’enchaîner les créations, les improvisations, les enregistrements, les concerts et les rencontres. Séduit par la qualité artistique du couple et intrigué par la sonorité envoûtante et angélique de la lame, l’immense violoniste Yehudi Menuhin leur témoignera une fervente admiration. Ils ne manqueront pas de se rencontrer lors de spectacles et entretiendront une correspondance régulière empreinte d’un respect mutuel. Le lamiste Jacques Keller et auteur d’une méthode d’apprentissage pour la lame sonore, félicitera également le couple et soulignera bien sûr en connaisseur la pureté de jeu d’Emmanuel. De même le pianiste concertiste Jean-Rodolphe Kars. Mais la liste des honneurs et reconnaissances serait bien trop longue à relater. Leur succès dépassa même nos frontières en voguant sur les flots durant une croisière musicale sur le Mermoz.

Le Brunophone chez les brocanteurs

Résultat de recherche d'images pour "le brunophone"La notoriété ne leur fit pas oublier la région stéphanoise où ils se rendent volontiers sur les scènes locales avec choeurs et orchestre, remplissant d’émotion l’intimité d’une petite chapelle. Des concerts privés sont même organisés dans leurs appartements où on se serre en dérangeant quelque peu la grande pièce principale. Emmanuel a toujours plaisir à expliquer son art et comment rester de marbre à l’écoute du Maître dans « l’Avé Maria » de Gounod ? Faudrait-il n’avoir point d’âme, nulle sensibilité pour ne pas ressentir d’émotion lorsque vibre cette lame, subtile « feuille d’acier » qui fend le coeur…
Au début des années 70, l’heure est venue de baisser une dernière fois le rideau de fer du 25 cours Victor Hugo. En effet, les affaires ne sont plus ce qu’elles ont été et même le commerce d’arme d’Emmanuel n’est pas d’un franc succès. C’est avec un goût d’amertume, de regret d’une gloire passée que la société Brun cesse toute activité. C’est lors d’une triste journée que, dans un fracas de vieux cartons et d’instruments divers, jetés en hâte dans des camions, le magasin et l’entrepôt du cours Jovin Bouchard sont vidés manu militari. Tels des vautours sur une carcasse encore fumante, les brocanteurs entassent sans précaution quelques « Brunophone » rescapés. Ces pauvres pianos, qui ont fait la gloire et le bonheur de toute une génération, se retrouve humiliés au grand jour. Ils semblent sortir d’outre tombe et paraissent en contradiction totale avec cette époque seventies.  Je ne sais si Jean-Marie Brun surveillait du haut de son étoile le balai funeste qui se déroulait ce jour là alors qu’une page de l’histoire de la ville se tournait pour toujours.  Oui, une lumière de bonheur musical venait de s’éteindre à jamais dans le ciel Stéphanois.

Elle lutta constamment pour la sauvegarde de cet « Empire » qu’ils avaient construit de leurs mains.

ImageEn 1975, Louise Brun s’éteignit après une vie bien remplie, toujours proche de sa famille. Elle a souhaité jusqu’au bout, avec ses enfants, faire vivre dans l’honneur et la dignité la mémoire de son mari et de son beau-père. Elle lutta constamment pour la sauvegarde de cet « Empire » qu’ils avaient construit de leurs mains. Tous la pleurent, Emmanuel, sans doute le plus proche, gardera toujours en lui cette disparition comme une blessure profonde. Louise restera aussi un personnage marquant de la dynastie, par son charisme, sa fermeté, sa discipline inflexible dans les affaires. Toujours accompagnée au magasin par ses chiens fidèles, mais dont l’un d’entre eux avait la fâcheuse habitude, paraît-il, de mordre les clients. Jean continuera seul quelques années encore la même activité mais évidement dans un autre magasin, rue Badouillère, jusqu’à sa disparition en 1981. Louis tiendra son magasin jusqu’au début des années 80. Quant à Gaston, il quittera ce bas monde peu de temps après sa mère, en 1978. La vie est capricieuse quelquefois, sur les quatre fils de Louise et Joseph, un seul aura une descendance, Louis, qui aura deux enfants, dont Norbert.

Décès le 16 janvier 2004

Résultat de recherche d'images pour "le brunophone"Emmanuel, plus que jamais, va se consacrer à la musique et aux concerts avec Paule, jusqu’à cet hiver tragique de 2004. Souffrant depuis quelques années de crises d’asthme, son état grippal de décembre 2003 inquiète un peu son amie. Cette dernière le fait donc hospitaliser en urgence mais son état empire et la vie l’abandonne brutalement le 16 janvier 2004 en fin d’après-midi.  Paule et tout son entourage sont effondrés. Rien ne prédisait une fin si brutale, alors tous de lui rendre hommage, en soulignant l’homme d’exception qu’il était, cet ami, ce musicien poète au grand coeur. Aujourd’hui, mon immense regret, est d’avoir commencé trop tard mes recherches sur la famille Brun, j’ai comme une impression de rendez-vous manqué avec Emmanuel. « Vous devriez contacter Paule Sagne », me dit un jour Norbert Brun. Elle vous donnera certainement des renseignements intéressants sur la famille. »

Véritable symbiose que cette union musicale de Paule et Emmanuel, accord parfait entre deux artistes.

Résultat de recherche d'images pour "le brunophone"Oui bien sûr, j’y avais déjà songé, très tôt dans mes recherches, dès que j’eus connaissance de sa complicité avec Emmanuel Brun. Curieusement, j’avais hésité, peut être impressionné par ses titres pompeux de « pianiste, concertiste et compositrice. » Allait-elle bien accueillir ma démarche ? N’allais-je pas déranger et peiner encore plus en remuant des souvenirs ? Puis, un jour je me décide, il me faut tenter une première approche, en douceur, histoire de « prendre la température ». J’écris un courrier explicatif dans un premier temps.

Résultat de recherche d'images pour "le brunophone"Peu de temps après cette lettre envoyée, un après-midi, je reçois un appel d’une jeune femme se présentant comme étant la filleule musicale de Paule Sagne.  Elle me remercie au nom de sa marraine pour ma missive et pour l’intérêt que je porte à la famille Brun. J’étais très heureux de ce coup de téléphone et rassuré en l’entendant m’expliquer tout cela. Elle ajouta que Paule me recevrait avec plaisir ultérieurement car, très fatiguée et encore éprouvée par la disparition d’Emmanuel, cela ne lui était pas possible dans l’immédiat. Le temps passait et j’attendais impatiemment l’appel qui pouvait déclencher un rendez-vous. Un jour, n’y tenant plus, je cherche dans l’annuaire le numéro de Paule et le compose nerveusement. Au bout de trois sonneries, une voix fluette me répond. Je me présente, me confonds en excuse pour l’éventuel dérangement et enchaîne par un flot de questions sur la famille Brun. Me rendant compte qu’il était difficile de tout expliquer par téléphone, je me risque à une demande de rendez-vous.

Paule témoigne d’Emmanuel

Arrivé devant la maison, mon regard fut attiré par une large plaque portant l’inscription « Emmanuel Brun » et, juste à côté, une superbe reproduction de lame sonore était aussi apposée sur la façade. Lorsque l’on rentre chez Paule Sagne, on ne rentre pas dans un appartement, on pénètre dans un autre monde, dans un univers féerique où se mêlent rêve et réalité. Curieusement, Paule m’est apparue telle que je l’imaginais, tout en prestance, parée de soie et de bijoux, une diva divine à la voix apaisante. La grande pièce où je me trouvais n’était qu’éclat et mystère, entre tapis et tentures, statuettes africaines, tableaux et vitaux, l’amateur d’antiquités et d’art en général que je suis était aux anges. Evidemment toutes les questions que j’avais soigneusement préparées se sont emmêlées dans ma tête et mon entretien est devenu un gros « n’importe quoi ». Heureusement, l’excellent savoir-vivre de Paule et quelques pirouettes de ma part ont pu me permettre de sauver la face. Le même soir, je fis la connaissance de sa filleule, Karine, et de son ami, Michel. Deux êtres absolument délicieux qui furent tout comme Paule, séduits par mon idée de réhabiliter la mémoire d’une prestigieuse famille stéphanoise. Ce premier entretien m’apporta beaucoup de renseignements, déjà largement distillé dans ce récit et, à peine sorti, je me languissais déjà du prochain. C’était passionnant et ça l’est toujours, d’entendre Paule parler d’Emmanuel, de leur complicité et de leur harmonie musicale.  Je me souviens lors d’une autre rencontre, avoir demandé à Paule de me dépeindre Emmanuel en quelques mots, indéniablement sont revenus les mêmes qualificatifs: « extraordinaire, généreux et d’une très grande sensibilité. »

Karine Safar

« Il croquait la vie à pleines dents, aimant la fête et les bons repas entre amis. C’était un homme qui avait su rester simple malgré son succès et il était d’une grande bonté. J’ai véritablement vécu 44 années de bonheur à ses côtés. »

« Le don lui est venu » Tels sont les propres mots de Paule à propos de Karine Safar. Même si celle-ci a baigné durant une partie de son enfance et adolescence dans l’union du piano et de la lame, en aucun cas elle n’a appris a jouer avec Emmanuel. Elle fut très tôt prise en charge par Paule mais dans le but de parfaire son éducation musicale au piano. Certes, elle a longtemps observé le Maître, quelquefois questionné, mais sans plus et de toutes façons, les réponses apportées par Emmanuel sur l’art du jeu de la lame sonore étaient toujours très évasives. « Joue avec ton coeur, il faut que tu ressentes les vibrations de la lame dans ton corps » disait-il.
Le 1er juin 2006, Paule et Karine étaient quelque peu tendues. La soirée concert hommage à Emmanuel Brun était sur le point de débuter. La soirée se déroula au coeur de la superbe église Sainte Marie à Saint-Etienne, église haute en couleur et de belle architecture. Le public avait répondu présent à l’invitation. La lame sonore de concert d’Emmanuel Brun vibra à nouveau et cette fois sous l’archet de Karine. L’incomparable jeu pianistique de Paule soutenait les vibratos de la « feuille d’acier ».

Une rue au nom d’Emmanuel Brun sur les hauts de Saint-Etienne, en bordure de La Ricamarie

Résultat de recherche d'images pour "le brunophone"Une rue au nom d’Emmanuel Brun fut inaugurée en juillet 2006, dans un lotissement neuf, sur les hauts de Saint-Etienne, en bordure de La Ricamarie.  Si Paule ne cacha pas une certaine déception sur le choix du lieu, une certaine émotion se lut dans son regard à l’instant où glissa le morceau de velours bordeaux qui masquait la plaque. Pour clore en beauté l’instant, Karine interpréta superbement deux morceaux à la lame sonore dont le célèbre « Ce n’est qu’un au revoir » qu’elle dédia bien sûr à Emmanuel. Marie, une amie de la famille, originaire de la Haute Volta, reprit la chanson en vocalise. La douceur de cet après-midi d’été ajouta une touche supplémentaire de mélancolie à ce tableau touchant, et chacunde se souvenir de l’homme, de son oeuvre, et d’échanger encore une dernière anecdote afin de prolonger un peu plus ce moment de bonheur et de retrouvailles.

Documents photographiques (Collection privée Philippe Beau)
Association le renouveau de la lame sonore (Paule Sagne & Karine Safar )
Documents d’archive (Archives municipales de Saint Etienne, le Chambon Feugerolles, Saint Romain les Atheux et Félines, archives départementales de la Loire et de la Haute Loire)

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Pourparlers est son troisième enfant numérique. Après une webradio éphémère, « Radio Libertés », et une régie mulitmédia « CPC 3.00 », l’heureux papa est ravi de partager la venue au monde de www.pourparlers.eu. Ce dernier venu entre sur la Toile et fait ses 1eres dents. Il passe déjà en mode « rebelle ». A suivre…
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    Pourparlers est son troisième enfant numérique. Après une webradio éphémère, "Radio Libertés", et une régie mulitmédia "CPC 3.00", l'heureux papa est ravi de partager la venue au monde de www.pourparlers.eu. Ce dernier venu entre sur la Toile et fait ses 1eres dents. Il passe déjà en mode "rebelle". A suivre...

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