« Les nôtres avant les autres » : l’Action française s’implante à Saint-Etienne

En réaction à l’implantation à Saint-Etienne de l’Action française et de la venue de son Président, le comité des « Antifas » de Saint-Etienne invite à un rassemblement  vendredi 27 avril à 18h00 place Jean Jaurès (Saint-Etienne).

« Alors que le contexte actuel est tristement chargé – nouvelles frappes en Syrie, expulsion militaire de la ZAD, réformes contre la fonction publique et l’éducation, loi Collomb sur l’immigration, … – certain.e.s se mobilisent, d’autres en profitent pour conforter leurs positions ou passer à l’offensive.

Dans plusieurs villes de France, notamment Paris, Lyon, Marseille et Strasbourg, le Groupe Union Défense et d’autres groupuscules d’extrême-droite ont adopté une nouvelle facette : le Bastion Social. A partir de la question du logement et des sans-abris, ces groupes qui se qualifient de nationalistes-révolutionnaires cherchent à se donner une image d’utilité publique en s’emparant des questions sociales – sans faire oublier leur valeur « Les nôtres avant les autres ». Vocabulaire étrange de la part de groupes qui parlent dans d’autres contextes d’épuration ethnique …
Cette stratégie n’est pas nouvelle en Europe. Bien qu’elle n’en soit qu’une pâle copie, elle s’inscrit dans la lignée du mouvement Casapound en Italie, revendiquant lui-même son attachement à l’idéologie mussolinienne.

Ailleurs, ces groupes se manifestent par des actions violentes : attaque des occupants de l’université à Montpellier, rassemblement anti-occupation et expulsion d’un squatt à Crest, agressions ciblées et ratonnades régulières … Ces actions restent peu médiatisées contrairement aux opérations de séduction du Bastion Social qui bénéficient d’une image positive dans les journaux locaux et nationaux. A quoi jouent les médias ? Pourquoi parle-t-on des actions bienfaitrices de ces groupes sans parler de leur idéologie ? Pourquoi y a-t-il plus d’articles en quelques mois sur les rares immeubles ouvert par le Bastion Social que sur les lieux d’accueil ou logements occupés par les multiples associations et collectifs depuis des années ? Loin de l’image violente véhiculée par les groupuscules d’extrême-droite, l’étendard du Bastion Social tente de redorer l’image de l’idéologie nationaliste et identitaire. Mais malgré la confusion à laquelle contribue les médias, rappelons-nous que derrière le masque du Bastion Social il s’agit bien de fascisme.

Beaucoup diront que dans la sainte République, chacun.e est libre d’avoir l’opinion qu’il.elle veut. Mais peut-on défendre cette conviction face aux idées d’un Charles Maurras, penseur nationaliste et antisémite ? Ancien dirigeant de l’Action Française et défendant une monarchie anti-parlementaire, il a apporté au mouvement ses orientations royalistes et la notion de « nationalisme intégral ». Depuis quelques temps, l’Action Française refait surface et semble adopter une stratégie nationale. Elle tente de se rendre visible sur le territoire à travers des actions coordonnées dans différentes villes. A Saint-Etienne, elle organise une « soirée de lancement » le vendredi 27 avril avec une conférence de son président Stéphane Blanchonnet. Le lieu de l’événement est tenu secret et communiqué de façon privée.

Stéphane Blanchonnet est Président du Comité directeur de l’Action Française mouvement nationaliste fondé en 1898 par Henri Vaugeois et Maurice Pujo. Sous l’influence de Charles Maurras, l’Action française devient monarchiste.

Partout en France et en Europe nous sommes nombreux.ses pour nous organiser et défendre de réelles valeurs sociales et de solidarité. Nous devons toujours refuser que de telles idéologies occupent une place politique, qu’elle soit publique ou souterraine. Nous appelons donc ce vendredi 27 avril à un rassemblement massif et unitaire à 18h à Jean Jaures. Soyons mobilisé.e.s pour réagir face aux tentatives d’implantation de l’extrême-droite. Nous ne laisserons pas grandir les idées fascistes, ni ici, ni ailleurs ! »

Comite Antifas

Pourparlers est son troisième enfant numérique. Après une webradio éphémère, « Radio Libertés », et une régie mulitmédia « CPC 3.00 », l’heureux papa est ravi de partager la venue au monde de www.pourparlers.eu. Ce dernier venu entre sur la Toile et fait ses 1eres dents. Il passe déjà en mode « rebelle ». A suivre…

  • Pourparlers est son troisième enfant numérique. Après une webradio éphémère, "Radio Libertés", et une régie mulitmédia "CPC 3.00", l'heureux papa est ravi de partager la venue au monde de www.pourparlers.eu. Ce dernier venu entre sur la Toile et fait ses 1eres dents. Il passe déjà en mode "rebelle". A suivre...