Abdellah Nouioua en route pour 2020

Abdellah Nouioua, militant actif qui veut devenir maire de Saint-Etienne

« Je suis un homme de terrain, une personne qui ne se laisse pas faire, qui va au bout des choses et qui a soif de justice » pose Abdellah Nouioua. Stéphanois -né en 1969 dans les « crassiers » populaires- Abdellah Nouioua Bensalem monte une liste de gauche pour les élections municipales de 2020, et part à la rencontre des quartiers populaires. Militant associatif « actif » comme il aime se définir, il est fier de parler de ses combats. Que ceux-ci aient été des victoires ou des défaites, il a toujours su en tirer des leçons. « Les adjectifs, ça se colle et ça se décolle. Quand une personne comme moi ne plait pas, on lui colle tous les adjectifs dévalorisants comme celui d’être agressif, imprévisible, virulent… » .

Formé au militantisme par les communistes

La lutte, Abdellah Nouioua l’a reçu en éducation et en héritage par son père mineur, gueule noire, qui est arrivé en France dès la fin de la Seconde guerre mondiale pour reconstruire le pays et Saint-Etienne (Loire). Il a grandi à Tarentaize, où la solidarité et l’éducation populaire sont des socles « C’est au contact des anciens,  résistants communistes pendant la guerre de 39/45, que j’ai été initié et formé au militantisme. » Abdellah Nouioua commence à travailler dès dix-sept ans, comme aide-moniteur pour l’association stéphanoise « Soleil et neige ». Abdellah Nouioua occupe également un poste de vacataire à la Comédie de Saint-Etienne où il monte, démonte les décors et participe aux jeux de lumière.

Dans le social auprès des travailleurs et des familles.

En 1988, Abdellah Nouioua entre à l’Amicale laïque de Chapelon en temps qu’animateur. Il y reste deux ans et passe le diplôme de surveillant de baignade avec le Sauveteur Sécurité Stéphanois ( S.S.S.).

Objecteur de conscience, en 1989, Abdellah s’engage auprès de la Fédération des Oeuvres Laïques de la Loire pendant deux ans. Affecté à Roanne, il y rencontre son épouse avec qui il aura deux enfants. Cette expérience le confortera dans sa volonté d’être utile aux autres.

En 1993, Abdellah obtient son diplôme d’aide-éducateur tout en travaillant dans l’évènementiel. En 1997, Abdellah Nouioua décide de s’inscrire dans la sécurité et milite pour les droits des agents. En 2001, Abdellah Nouioua est licencié brutalement de sa fonction dagent de sécurité-incendie au Palais des festivals de Canne « pour avoir été franc avec un adjoint au maire de la ville ».

En 2009, Abdellah Nouioua fait condamner son employeur l’enseigne Castorama de Cannes ainsi qu’un agent de police pour avoir fichage illégal, ce qui est une première en France. Abdellah Nouioua a reçu le soutien du MRAP, de la Ligue des Droits de l’Homme et du syndicat F.O qui se sont tous portés partie civile. « C’est une victoire. J’ espère que cette condamnation sera un frein pour les pratiques discriminatoires patronales ». Suite à cette condamnation, les fichiers  ont été plus encadrés et plusieurs lois de protection des citoyens ont été votées.

Racisme d’Etat

Ancien Président du MRAP de la Loire, Abdellah s’inquiète aujourd’hui de la montée de l’islamophobie et de ce qu’il pense être du « racisme d’Etat ». Abdellah milite pour la fin des violences policières et fait partie du collectif « Notre police assassine ».

« Depuis quelques années, j’ai constaté une libéralisation de la parole raciste. Il y a des risques de passage à l’acte dans notre département. » Apprécié par les habitants de Tarentaize et par la communauté algérienne, il a été décoré en 2015 par le député de la communauté algérienne établie à l’étranger par  « l’Aietiraf », médaille de la reconnaissance.

Pour la prochaine élection municipale : « Je veux défendre les quartiers populaires qui ont été abandonnés depuis de trop nombreuses années. Ils sont mal représentés et les actions contre la précarité sont insuffisantes. On veut porter la voix de ces habitants. Les citoyens doivent reprendre le pouvoir » explique t-il. « Je suis un homme de terrain, une personne qui ne se laisse pas faire, qui va au bout des choses et qui a soif de justice » explique t-il.Son programme ne se résume pas à la défense des quartiers. En effet, Abdellah veut redonner du sens à la devise républicaine « Liberté, égalité, Fraternité » et aux traditions et valeurs stéphanoises.

Juriste, blogueuse engagée, « tout le monde a droit à cinq minutes de gloire »

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