La personne handicapée vieillissante

Selon l’Unapei, environ 30 000 personnes handicapées vieillissantes sont aujourd’hui sans véritable solution d’accueil. Une situation dramatique pour les familles qui n’arrivent plus à faire face.

Comment faire face au vieillissement des personnes en situation de handicap ?

Patrick Gohet a présidé le Conseil national consultatif des personnes handicapées de 2009 à 2012, Il a remis un rapport à Michèle Delaunay et Marie-Arlette Carlotti, ministres chargées respectivement des personnes âgées et handicapées.. « On espère que ce document permettra de mettre fin à l’immobilisme des pouvoirs publics face aux situations dramatiques que vivent de très nombreuses familles », explique Christel Prado, la très dynamique présidente de l’Union nationale des associations de parents de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei). « Cela fait plus de dix ans que nous alertons sur une situation devenue intenable. Aujourd’hui, on estime que 30 000 personnes handicapées mentales vieillissantes se retrouvent sans solution d’accueil, ni d’accompagnement », ajoute-t-elle.

Les effets du vieillissement chez les personnes handicapées

Les effets du vieillissement peuvent se traduire chez les personnes handicapées par la survenue de handicaps ajoutés, de maladies dégénératives, de déficiences sensorielles et d’incapacités fonctionnelles impactant leur autonomie. Ils peuvent également se traduire par l’accroissement des difficultés antérieures.

De plus, le processus de vieillissement peut s’avérer plus complexe ou plus précoce pour certaines personnes handicapées , avec des situations très différentes selon le type de handicap, les pathologies associées et le parcours de vie.

Deux principales aides financières peuvent aider les personnes handicapées vieillissantes à financer des interventions d’aide à domicile :

  • La PCH (prestation de compensation du handicap) destinée aux personnes qui ont besoin d’une aide dans la réalisation des actes de la vie quotidienne du fait d’un handicap. Pour pouvoir en bénéficier, il faut soit :
    • être âgé  de moins de 60 ans lors de la première demande ;
    • être âgé de moins de 75 ans et avoir rempli les conditions d’accès à la PCH avant 60 ans ;
    • être encore en activité professionnelle, même au-delà de l’âge légal de départ à la retraite.
  • L’APA (allocation personnalisée d’autonomie) destinée aux personnes âgées de 60 ans et plus et en perte d’autonomie.

Dans les forêts de Sibérie

Dans les forêts de Sibérie est un récit autobiographique de Sylvain Tesson publié le 1er septembre 2011 et ayant reçu le prix Médicis essai la même année.

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Images à scandale

Emmanuel Pierrat est avocat, spécialiste des libertés publiques et également auteur. Au micro de Jean-Pierre Jusselme.

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Quinzaine des Tiers Lieux (Saint-Etienne-42) pour les Nuls

La quinzaine des Tiers lieux  s’ouvre le 7 avril. Elle se clôturera le 18 avril. Elle se déroule au Comptoir Numérique, au Fil et à  la Cité du Design. Comme les Tiers lieux ont leurs lot de langage d’initiés, de concepts abscons et de logiques hermétiques ( en avance, en retard, Pourparlers ne prend pas position). Pourparlers vous livre une notice, « La Quinzaine pour les Nuls. ». Et ses recommandations. Read More « Quinzaine des Tiers Lieux (Saint-Etienne-42) pour les Nuls »

Heraldo de Madrid : Quand le web fait renaître le papier

75 ans après avoir été fermé par les franquistes, le journal Heraldo de Madrid ressort le 30 mars en kiosques pour un numéro unique. Read More « Heraldo de Madrid : Quand le web fait renaître le papier »

Start up week end : Ils sont fous…ou géniaux ?

Startup Weekend c’est 54h pour créer une Startup à partir d’une idée. Pour cela nous réunissons des développeurs, des entrepreneurs, des gourous du marketing, des graphistes, des artistes …. Puis nous les enfermons pendant un Weekend. L’événement est ouvert à tous ceux qui vivent dans l’état d’esprit Startup Weekend, vieux baroudeurs de la Silicon Valley comme étudiants imberbes. Les participants partent d’une idée qu’ils choisissent et qu’ils veulent transformer en projet de société. A chacun d’apporter ses compétences et sa passion afin de remplir ce challenge en un week-end (c’est intense !).

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Panda en colère contre le barrage des plats

La colère du panda, symbole du WWF est réelle. Le barrage des Plats est une ineptie au 21 eme siècle comme le démontrait notre enquête. Read More « Panda en colère contre le barrage des plats »

Gael Perdriau rend hommage aux arméniens

Recueillement1 24 avril 2014, Journée de commémoration du génocide des Arméniens, Gaël Perdriau joue le rôle de médiateur

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Ca veut dire quoi être Charlie en aout 2015 ?

jpj au cigareCe discours aux vœux du Club de la presse de la Loire ne m’a pas valu que des amitiés. Il a le mérite d’être l’exact reflet de ma pensée et de la direction que je souhaite impulser à Pourparlers V 2 😛 

Ca veut dire quoi être un Charlie collectif  OJD à Saint-Etienne? Moi, je crois que que la 1ere vraie question est entre liberté d’expression et le sens des responsabilités.. Personne ne peut faire Tartuffe là-dessus. L’actualité récente stéphanoise offre des exemples où des questions se posent de cette dialectique entre liberté d’expression et une certaine éthique de la responsabilité. Comment est-ce qu’on traite l’interdiction du spectacle de Dieudonné ? Comment est-ce qu’on aborde la volonté de dépeindre le Géant ? Comment on analyse les réactions à l’article du Monde ? Comment on lit l’article de Loic Todesco sur transparence sur le prix des vœux du Maire ? Ou de Florence Banrolla sur le Prix du concert de France Bleue au Zenith ? On ne peut pas faire comme si ce débat n’était pas aussi ici. En plus ce débat, il n’est pas qu’interne aux rédactions, ni en dialogue avec les élus. C’est un triangle où les citoyens dans leur diversité doivent être entendus. Mon 1er sentiment est qu’au delà du devoir d’informer, on nous demande d’être dans de la pédagogie, et dans la vigilance un peu comme des instituteurs de la République qui armés de la fameuse devise liberté, égalité, fraternité serait aussi capable de dire là au nom des valeurs de la République « On s’indigne »! Sans tomber dans le « Tous pourris ».  Il me semble qu’il y a  beaucoup de questions à se poser sur le sentiment d’insécurité par exemple ! Il y a une pédagogie de la Liberté d’expression et de la responsabilité à avoir au service du vivre ensemble ! Sur quelle pédagogie, sur quelles valeurs, on s’appuie là-dessus ? Les fameuses bonnes nouvelles, c’est la demande d’une partie du lectorat.

Ca veut dire quoi d’être Charlie aujourd’hui dans la Loire ? Devoir d’insolence, d’ irrévérence, devoir d’esprit critique. C’est une tradition de la presse d’aller gratter là où il y a du pouvoir, du secret, des combinazione. Il faut avoir les reins solides. Certains journalistes savent ce que c’est que d’avoir des pressions, d’avoir attaqué un nœud de pouvoir, ou égratigné un Lobby. Ca peut aussi être un devoir d’avoir aussi un peu d’humour. J’ai pensé à Michel Clavel qui avait payé sa place pour un titre « Saint-Etienne affiche ses parties zénithales ». Jusqu’où les « puissants » locaux peuvent-ils accepter d’être éventuellement brocardés ou titillés ? A Lyon , ils ont les Potins d’angèle, héritier de Guignol. On a eu le Chat Botté à Saint-Chamond. Jusqu’où est-on prêt tous collectivement à relever ce défi ? Les journalistes individuellement peuvent-être courageux. Est-ce que les rédactions sont prêts à les suivre, quitte à devoir assumer un procès en diffamation ?

Ca veut dire quoi d’être Charlie aujourd’hui dans la Loire ? Est-ce que ce n’est pas oser aussi l’indignation ? Révéler ce qui peut être scandaleux ? Je pense Le scandale n’est jamais là où on l’attend. Il y a le scandale de provocation et le scandale de révélation qui ouvre les yeux, amène à un progrès des consciences, peut-être un progrès social parfois. Pour moi au quotidien, à Saint-Etienne, dans ma rue, il y a le scandale de voir des enfants dans les rues de saint etienne vider des poubelles. C’est mon scandale à moi ! Chacun aura son scandale de provocation ou de révélation ! Si je peux dire je suis Charlie, c’est à la suite de Charlie Pour dire comme disait Hessel « Indignons nous » !

Ca veut dire quoi d’être Charlie aujourd’hui à Saint-Etienne ? Je vais être très clair là-dessus. Les images de « Charlie » étaient scandaleuses pour une partie de nos concitoyens. C’est une réalité qu’on ne peut gommer ! Beaucoup de jeunes des quartiers n’étaient pas à la Marche blanche. Pourquoi ? La société est très clivée. Est-ce que nos médias reflètent bien la diversité de la population ? Est-ce qu’au moins on est capable de dialoguer avec ceux qui ne pensent pas comme nous ? Et surtout sur quelle base ? Quelles tribunes donner ? Quelles réactions avoir ? Alors, moi, bien modestement et de là où je suis, je propose qu’on se pose, journalistes, communicants, élus républicains, mandataires de l’autorité de l’Etat avec quelques questions. Quel sens de la responsabilité de la presse ? Quels moyens pour assurer une vraie indépendance de ton ? Quel soutien à la diversité des médias ? Quel seuil de tolérance et à quoi ? Comment être en prise avec le pays réel ? Peut-être cela peut-il s’insérer dans les assises de la démocratie locale.

Discours aux vœux du Club de la presse de la Loire le 22 janvier 2015

Sim city, c’est pour maintenant !

Pour cette 10e édition anniversaire du forum, les Interconnectés avaient invités  les élus et dirigeants des collectivités françaises les 2 et 3 décembre 2013 à Lyon. 800 visiteurs représentant 600 collectivités ont été pointés aux Interconnectés 2013, un événement soutenu par le Grand Lyon depuis 2004.

interconnectes Sim city, cest pour maintenant !

Lyon, en tête du palmarès des villes françaises « intelligentes » sur www.zdnet.fr. et siège des Interconnectés accueillait ce Forum. Céline Colucci et Lise Pinard sortent de leur tour de France fatiguées mais optimistes. Depuis 2004, elles ont étoffé leur carnet d’adresse et leur expertise/veille sur ces territoires qui s’emparent du numérique pour en faire un outil de développement. L’enjeu ? Partager les expériences, stratégies et visions pour penser l’avenir de l’homme dans sa collectivité. Pendant 2 jours des échanges, des conférences et des ateliers pratiques sont organisés à destination des collectivités locales pour s’approprier les nouvelles technologies et développer les usages numériques efficaces pour leur territoire.Les labels donnent une visibilité à une multitude d’initiatives et une belle photographie des innovations numériques appliquées aux territoires et aux politiques publiques. Ouvert aux élus, aux décideurs, aux agents des collectivités et aux entreprises expertes, le forum offre un scénario complet pour découvrir et comprendre les technologies qui préfigurent la collectivité de demain ! La carte ci-dessous offre cet inventaire à la Prévert.


Les territoires labelisés 2009-2010-2011-2012

 

Le Petit Prince de Sim City

Dans Sim city, notre guide geek, c’est Christophe Batier. Le Petit prince geek a posé ses valises sur la Planète des Territoires innovants du 10ème Forum des Interconnectés le temps d’un break stratosphérique.  Il a installé une web TV et a enchainé plus de 35 ITW sur le Forum. Notre sujet du jour : la participation et la gouvernance à l’heur du web 3.00.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

La plate-forme de diffusion sur smart data offre des données sous licences ouvertes, et d’autres plus destinées aux professionnels permettant de développer des services innovants. En vue de la ville intelligente de demain !

Zoom sur
smart data grand lyon 300x150 Sim city, cest pour maintenant !

Dans notre pèlerinage, il nous a été donné de voir une démo de  la table développée par Dassault System et Veolia associés à des starts-ups et spin off. Il s’agit d’une table connectée en temps réel à des banques de données ( notaires sur les prix de l’immobilier, stations de Vélos, etc ) et des objets connectés (immeubles intelligents envoyant leurs flux de consommation,  ce qui donne en temps réel une vision des flux d’énergie et d’échanges de l’écosystème, …). « C’est un bel outil permettant d’objectiver les outils de prospectives et de décisions publiques » plaident t-ils. Elle permet notamment de modéliser les flux de trafics au sein de la Ville. Avec un zoom très performant, on peut ainsi entrevoir ce qui se passe à l’échelle d’un ilot ou d’un quartier. Comment se la procurer ? Une estimation faite sur un coin de table : 60 000 euros pour établir les couches et la modélisation de la Ville ou de l’agglomération ensuite souscrire à une licence d’utlisateur pour la collectivité. A ce jour Singapour, Shangai et le Grand Lyon ont fait cette démarche auprès des industriels.

 Les questions de la démocratie minute

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Patrice Carré est le directeur scientifique d’ une association « Décider ensemble » autour de la concertation et des principes généraux de la démocratie participative. Ce think tank vient de publier plusieurs études en lignes. « Les élus sont à la recherche de connaissances, mais aussi ils apprennent à utiliser le numérique autour de l’utilisation du numérique appliqué aux rapports avec les citoyens ». Ce sont les questions de la démocratie minute !

Premier Forum pour la transition citoyenne

Démocratie, finances solidaires, agricultures, alimentation, énergie : autant de sujets qui seront mis à l’ordre du jour du 1 er Forum pour la transition citoyenne, une sorte d’auberge espagnole où chacun vient avec ses idées et ses expériences avec l’espoir de passer ensuite à l’action collective.

Le Samedi 15 novembre de 8h30 à 18h30,  à l’ancienne école des Beaux Arts (saint-etienne) 25 Associations du Collectif lancent un Forum ouvert  pour une Transition Citoyenne Loire. Qu’est ce qu’un forum ouvert ?   C’est une façon dynamique de travailler ensemble dans un cadre convivial. Chaque participant apporte ses idées ou son expérience pour initier ou développer des initiatives, des projets collectifs et réalisables sur notre territoire dans un climat de créativité, de respect et de responsabilité.L’objectif  « se regrouper autour des projets et mettre en mouvement nos quartiers et nos territoires vers la transition » Et ils placent le Forum sous de hauts augures et patronnages : “Au cours de l’histoire, il vient un temps où l’humanité est appelée à élever son niveau de conscience, à définir un nouveau cadre moral. Un temps où nous devons dissiper la peur et nous offrir de l’espoir. Ce temps est venu. Ce temps est celui de notre génération, devant l’Histoire et face à notre conscience”  Wangari Maathaï ( 1ere femme africaine à avoir reçu le Prix Nobel de la Paix)

Forum de 9h pile à 18h 30 Renseignements Complémentaires :  Babeth  bassinstephanois@colibris-lemouvement.org     ou     Joël   loireentransition@gmail.com

 Zoom sur quelques associations du Collectif

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BIOCOOP Les Artisons, Dans le cadre de l’Economie Sociale et Solidaire et dans une perspective de développement écologique local, la Coopérative  BIOCOOPLes Artisons propose une épicerie tous produits Bio :avec priorité affirmée aux produits de producteurs bio locaux (objectif 30% et plus), une boulangerie artisanale Bio (Développement de variété de pains au levain avec farine de Blé bio paysanne produite à St Paul en Jarez),et des paniers bio (fruits et légumes) fournis par les Jardins de Cocagne de St Rambert « Oasis ».

S.E.L. Le SEL DE L’ONDAINE est une association basée sur des échanges de savoirs, de savoir-faire, de compétence, de services, d’objets, ou simplement de moments de convivialité. Ces échanges se font avec une monnaie virtuelle ‘le babet’. L’objectif principal est de créer du lien social. La devise en serait : le lien vaut mieux que le bien. Le Sel de Montbrison (SEL du Forez) fait partie des plus anciens systèmes d’échanges locaux de France. Il n’a cessé de défendre des valeurs de partage, de solidarité et de convivialité où le slogan des SEL : « LE LIEN EST PLUS IMPORTANT QUE LE BIEN » reste la valeur la plus haute. Bourses d’échanges, rencontres, échanges de services, accueil, tout est possible au Sel du Forez. mail de contact : selforez@gmail.com

ATTAC-Loire-sud Attac, Association pour la taxation des transactions financières et l’action citoyenne,  a propulsé en France l’altermondialisme (avec notamment les forums sociaux mondiaux)… Spécialisée dans l’éducation populaire sur le dévoilement de la prise de tous les pouvoirs par la finance à l’occasion de la « mondialisation néolibérale », elle a beaucoup fait pour populariser l’impératif et pointer les priorités pour « reconquérir les espaces perdus par la démocratie ». Sa mission de fond, d’alerte et de popularisation des armes pour comprendre et exiger le désarmement de la finance reste plus que jamais d’actualité. mail de contact: loire@attac.org

Loire en Transition et Montbrison en Transition ( réunion le premier lundi du mois, à 19h au centre social de Montbrison). La transition est un mouvement né au milieu des années 2000 en Angleterre et en Irlande. Il s’agit d’inciter les citoyens d’un territoire (village, commune, ville, quartier, territoire… à prendre conscience du pic pétrolier et du changement climatique et de leurs conséquences profondes. Le collectif LOIRE en TRANSITION, constitué d’associations et de citoyens motivés, est un groupe de ressources et de mise à disposition de divers outils susceptibles d’aider, accompagner et encourager au démarrage d’initiatives de transition locale.

N.E.F. Loire coopérative de finances solidaires exerce une activité de collecte d’épargne et d’octroi de crédit pour participer à la construction d’une économie responsable selon une vision résolument humaniste : la personne humaine est au centre des systèmes économiques et financiers dans une perspective de transformation sociale. Les financements sont accordés pour soutenir la création et le développement d’activités professionnelles et associatives à des fins d’utilité sociale et environnementale. mail de contact : guy.dumas8@wanadoo.fr

transitionEntrePote fait la promotion d’un modèle économique coopératif et autogestionnaire qui respecte l’humain. Elle crée des liens avec d’autres structures identifiées comme étant compatibles avec ses valeurs. L’organisation d’EntrePote est de nature horizontale, et constitue de fait un pouvoir collectif. Actuellement, EntrePote développe son action autour de plusieurs activités : Une épicerie bio , un jardin partagé de 1.2 hectare, un bar associatif et un service de restauration, des débats et projections, des ateliers culturels (théâtre, musique, expositions, peinture, jeux).

Artisans du monde Artisans du Monde a pour but de changer les règles du commerce international en promouvant le commerce équitable. A Saint-Etienne, nous tenons un magasin de produits équitables (17 rue Michel Servet). Nous faisons aussi de la sensibilisation à la consommation auprès des scolaires et du grand public. Enfin, nous relayons avec d’autres associations des campagnes de pression auprès des multinationales ou des gouvernements en vue de faire respecter les droits humains dans les transactions commerciales.

Colibris du bassin stephanois Le groupe local « colibris 42 Bassin stéphanois » relaye les actions nationales du Mouvement Colibris national, et notamment la (R)évolution des colibris. Notre ambition est d’être un accélérateur de transition sur notre territoire en menant des ateliers de réflexion et des actions sur le terrain seul ou en partenariat avec d’autres associations sur les principaux thèmes suivants : l’éducation, l’agriculture, la démocratie, l’énergie, la santé et l’économie. mail de contact : bassinstephanois@colibris-lemouvement.org

MLCC 42 L’association pour la mise en place d’une monnaie locale complémentaire et citoyenne sur le territoire de Saint Etienne et son bassin économique se situe dans la transition économique. Il s’agit d’orienter les consommateurs vers des achats de proximité et/ou éthique. Pour cela le titre d’échange se nommera le LIEN et sera adossé à 1 Euro. Il sera échangeable contre des biens et services chez des prestataires qui adhéreront à la charte.

Oasis Jardin de Cocagne Association d’insertion par l’activité du maraichage biologique, nous accompagnons 20 personnes vers un retour à l’emploi durable. Oasis est aussi un lieu d’accueil et d’animation pédagogiques dans les domaines de l’éco-construction, de l’environnement et de promotion de l’agriculture bio. Nous distribuons 300 paniers hebdomadaires à un réseau d’adhérent consom’acteurs.

Egalement Collectif Roosevelt , KaleïdoscopOCIVELORue du Développement Durable G.R.A.I.N.E.S. Openscop Zoomacom Lerpt Environnement

Revue de presse : 5e Assises de la coopération solidaire en Rhône-Alpes

Pourparlers est membre du réseau Devreporter Network. Les 5e Assises de la coopération solidaire en Rhône-Alpes ont eu lieu les 27 et 28 juin 2014 (voir notre article à ce sujet). Retour sur l’événement grâce à la revue de presse made in RESACOOP DevReporter Network.

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Game au Thrones dans la Silicone Vallée rhône-alpes

A 19h32, dans la boite mail de la ministre de l’économie numérique, le mail de Gal Perdriau maire de Saint Etienne et Président de saint etienne métropole, est tombé. Spam ou pas ? Et une belle histoire racontée….

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We like « Swing Buddy »

« Swing Buddy » est un projet de découverte du swing qui aura lieu à Saint-Etienne au mois d’octobre 2014. L’objectif de cet événement est de faire connaître l’univers du swing à des publics variés à travers les mots, les arts visuels, la danse, la musique… et leur rencontre avec des artistes. Partenaires du projet  Collectif JazzMine, Ville de Saint-Etienne, Université Jean Monnet, Conservatoire Massenet, Remue-Méninges, Rhino Jazz(s), Secours Populaire.

Duo de filles

Ce projet débutera par une exposition de dessins de Jeanne Gavillet et de photographies de Pauline Bayard, deux artistes qui portent un regard poétique et émouvant sur le swing.Exposition, 3 au 31 octobre, Le Remue-Méninges, 59 Rue Désiré Claude, Saint-Étienne

 

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Les limbes jeanne gavillet

Après avoir étudié les Arts Plastiques Jeanne Gavillet se spécialise dans un Master Professionnel Edition d’art – Livre d’artiste. Elle a déjà exposé à deux reprises ses photos à la Galerie Bernard Ceysson (2011-2013) avec sa promotion de l’université Jean Monnet. Elle a également exposé en novembre 2013 à La Galerie associative Les Limbes ses travaux personnels (dessin et photo). Depuis 2012, Jeanne Gavillet collabore en tant qu’illustratrice à la revue DJAM.Jeanne Gavillet présente une série de dessins dont le socle est le Jazz et le Swing. C’est l’image de cette musique qui l’inspire plus que la musique elle-même. Pour construire sa série, elle s’inspire d’archives et les mixe avec sa propre représentation de ce courant, avec l’imagerie commune. Elle dessine une sorte de petite mythologie contemporaine dont les musiciens feraient partis. À elles-deux, elles proposent une exposition tendant entre réalité et imaginaire collectif, dans lequel le swing est le personnage principal.


Pauline Bayard est une jeune fille aussi curieuse que talentueuse.Pratiquant dès son plus jeune âge la danse contemporaine et la photographie, elle se passionna très vite pour le cinéma, qu’elle étudie aujourd’hui à l’Université Lyon II, dans une double licence « Lettres Modernes » et « Cinéma ». Cette jeune artiste fut nommée Ambassadrice du Cinéma d’art et d’essai par Le Méliès à Saint-Etienne pour l’année 2012-2013 puis sélectionnée en août dernier par le parlement Européen, Europa Cinéma et Cineuropa pour participer à l’action « 28 times cinéma » au Festival de Film de Venise. Férue de photographie, elle est depuis octobre 2012 photographe pour la salle de concert Le Fil, qui publie ses photographies sur son site internet.

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Pauline Bayard Swing Buddy

 

Récemment, elle fut aussi figurante sur le tournage de Geronimo, prochain film de Tony Gatlif et assistante caméraman et monteuse sur le court métrage Artificial Landscapes réalisé par Jérémy Tran, réalisateur et danseur au CNSMD de Lyon.  (www.artificiallandscapesmovie.com)

Pauline Bayard réalise une série photographique dans laquelle elle insère le rythme brûlant du swing dans un univers plus contemporain. A travers des mises en scène et des rencontres imprévues, elle vise à mettre en lumière la façon dont le swing produit un certain impact corporel chez des musiciens, des danseurs, des anonymes et donne naissance à des instants de joie où le langage du corps est au centre même des individus.


Focus

Jazzmine, le mien le notre

Un bœuf Swing du collectif de musiciens JazzMine ouvrira l’aventure par un « prélude musical » avant d’être rejoint sur scène par tous les musiciens qui le souhaitent. L’idée est de créer un moment d’échange et de complicité entre des musiciens amateurs, des musiciens professionnels et le public.

Bœuf swing, 1er octobre à 20h30, Le Remue-Méninges, 59 Rue Désiré Claude, Saint-Étienne

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Le collectif Jazzmine, créé en en septembre 2011 association loi 1901, est un collectif de musiciens de jazz de Saint-Etienne et de sa région désireux de promouvoir cette musique, fédérer les énergies et dynamiser les échanges entre musiciens venus d’horizons multiples. Pour cela, ils commencèrent par mettre en place un bœuf du mercredi soir qu’ils efforcèrent de rendre le plus ouvert possible, que ce soit en termes de styles musicaux ou de convivialité. Ils se donnèrent aussi comme but de mettre en valeur les différents musiciens qui forment ce collectif et de donner de la visibilité au vaste réseau de groupes et projets musicaux qu’ils essaiment autour d’eux. Enfin, ils souhaitent mettre en œuvre une activité de création musicale qui soit propre au collectif sous la forme d’un orchestre à géométrie variable qui sera le laboratoire vivant de leurs travaux et de leurs expériences.Initiation

Les primaires de Fauriel

Une action pédagogique a été mise en place avec la classe de CM2 de l’école primaire Fauriel.

De septembre à octobre dans le CM2 Primaire Fauriel

Elle débute en septembre intra-muros avec une initiation des élèves présentation par Mme Pascale Prévosto, institutrice de l’histoire du jazz, de sa structure musicale, de l’improvisation, aux Big Bands et à la voix ; atelier (exercices ludiques sur la voix, le rythme et l’improvisation, techniques de soundpainting).d’une heure animé par Yannick Prudent (contrebassiste) et Anne-Laure Correnson (chanteuse de Jazz) ; découverte de l’exposition avec Pauline Bayard et Jeanne Gavillet(photographe et Les dessinatrice de l’exposition « Swing Buddy ») ; travail plastique avec les enfants qui vreeont leurs œuvres présentées lors de l’exposition et iparticiperont au vernissage musical avec deux chansons accompagnés d’un chœur amateur et du Trio Anouman. : capatation video, un cahier pédagogique sera une trace du projet « Swing Buddy ».

Anne-Laure Correnson, animant l’atelier pour la classe scolaire et chanteuse du « Trio Anouman » qui se produira lors du vernissage musical. Après un Master I à « The University of the West of Scotland » à Ayr en Ecosse, Anne-Laure effectua un Master II Recherche « Musique et Musicologie » entre Saint-Etienne et Glasgow et termine aujourd’hui un Master II « Administration et Gestion de la Musique » à Saint-Etienne. Après un stage de cinq mois à l’Opéra Orchestre national Montpellier Languedoc-Roussillon, elle vient obtenir le poste de médiatrice culturelle dans cette structure pour la saison prochaine. Elle a suivi une formation de piano classique, d’analyse musicale, d’histoire de la musique, de danse classique et jazz et de création chorégraphique. Elle se découvre une passion pour le chant à la faculté de musicologie, qu’elle pratique aujourd’hui au sein de différents projets intégrant aussi bien de la musique classique que du jazz.


Rencontres débats

Fusions

Afin de proposer un temps de parole autour du swing, deux rencontres/débats avec le guitariste Simon Rochetain qui évoquera les thèmes de Django Reinhardt et le percussionniste et DJ/Producteur « Kaffe Crème » (Victor Dijoud), quant à lui, abordera les différents liens existant entre le swing -et plus largement le Jazz- et la musique électronique depuis ses débuts.

Rencontres/débats, 9 octobre de 14h à 16h, Maison de l’Université, Rue Tréfilerie, Saint-Étienne

De 1935 jusqu’à sa mort en 1953, Django Reinhardt créa et enregistra plus de quatre-vingt thèmes. Ceux-ci s’échelonnent ainsi sur une période charnière de l’histoire du jazz, marquée par le passage du swing au be-bop. Django perçoit ces différents courants et la transition entre ces deux périodes à travers ses yeux de musiciens français (et manouche), faisant également preuve de curiosité envers la musique « classique » ou « exotique ». Ses thèmes se trouvent ainsi caractérisés par différentes esthétiques dont le regroupement en différentes catégories permet de souligner certaines inspirations ou choix esthétiques clairs chez Django.Cette conférence permettra de mettre en évidence une incroyable diversité d’influences dans la musique de Django que nous pouvons retrouver à travers ses différents thèmes, ainsi qu’une capacité d’assimilation hors du commun. Nous ferons ainsi écho lors de cette rencontre à la musique d’Armstrong, de Parker, mais aussi à celle de Bach, Ravel, ou encore à la chanson française ou à la musique cubaine.

Simon Rochetain, animant la rencontre/débat sur les thèmes chez Django Reinhard et guitariste du « Trio Anouman » qui se produira lors du vernissage musical : Simon Rochetain étudie laguitare jazz au Conservatoire de Saint – Etienne avec Jean – Paul Hervé. Il joue dans diverses formations musicales et enseigne la guitare au sein de différentes structures en Loire et Haute – Loire. Il est membre du collectif « Jazzmine ». En 2013, il termine un Master II Recherche « Musique et Musicologie » dans lequel il consacre son mémoire au musicien Django Reinhardt.

Yannick Prudent, animant l’atelier pour la classe scolaire et contrebassiste du « Trio Anouman » qui se produira lors du vernissage musical.Titulaire d’une licence de musicologie, Yannick a suivi une double formation en contrebasse au Conservatoire de Saint-Etienne : classique et jazz. Il joue au sein de plusieurs formations : Corps à Cordes (chanson jazz), La machine à guincher (guinguette), Musica (orchestre symphonique), etc


Live

Kaffe Creme, Trio Anouman

Un vernissage musical clôturera les rencontres de l’après-midi, avec la complicité du trio de Jazz vocal  « Trio Anouman » et du jeune DJ/Producteur « Kaffe Crème » qui interprètera un set swing spécialement conçu pour la soirée. Ce vernissage sera aussi l’occasion de rencontres et d’échanges entre les différents publics de « Swing Buddy », les acteurs du projet -artistes et partenaires-, mais aussi les amateurs de jazz, de musique électronique, ou simples curieux souhaitant découvrir le swing et passer un beau moment.

Vernissage musical le 9 octobre à 20h, (Le Remue-Méninges, 59 Rue Désiré Claude)

Victor Dijoud / « Kaffe Creme », animant la rencontre/débat sur les liens entre le swing et la musique électronique et DJ interprétant le set électro/swing du vernissage musical

Originaire de Saint–Etienne, composé d’une chanteuse, d’un contrebassiste et d’un guitariste, le Trio Anouman joue une musique jazz au sens large du terme, adapté au son particulier de leur effectif. Leur nom est issu d’un morceau de Django Reinhardt : Anouman. Ce titre pourrait être inspiré par le dieu hindou Hanuman, faisant ainsi référence aux origines manouches de Django. Une autre signification pourrait s’ajouter à celle-ci, puisqu’il pourrait également s’agir de l’orthographe reinhardtienne de l’anglais « A new man », montrant la volonté de Django au début des années 1950 de jouer une musique « nouvelle », fortement marquée par le be-bop. L’alliance de ces deux significations du mot Anouman fait écho pour les membres du trio à la manière dont ils envisagent leur musique. Ils gardent toujours à l’esprit l’origine du jazz, c’est-à-dire une musique populaire, dans la manière dont ils ont construit leur répertoire ainsi que dans leur façon de le jouer. Quelques standards de jazz réarrangés pour le son original de leur trio se mêleront à l’énergie d’airs tziganes. A chaque fois, que ce soit par les arrangements proposés ou par l’ajout de titres plus récents aux accents soul et groove, ils s’efforcent d’apporter une touche de modernisme et de jouer une musique en lien avec celle de leur temps Pour écouter c’est ici https://soundcloud.com/trio-anouman Après un DEM de percussions classiques au Conservatoire de Saint Etienne, Victor Dijoud est aujourd’hui étudiant au Cefedem de Lyon. Curieux et passionné, il choisit de s’investir dans de nombreuses formations musicales du Jazz au Hip Hop en passant par le Rock et la Funk. Il y a six ans, il débute son projet électronique « Kaffe Crème » en se servant de ses différentes inspirations pour créer un style musical unique et coloré. Avec lui, pas de doute : le groove et la danse sont des invités permanents !

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Design citoyen à Saint-etienne

L’agglomération de Saint-Etienne relève le défi des pratiques collaboratives à travers le design. Par Emmanuelle Gallot Delamaizière.

 

Design participatif 300x143 Design citoyen à Saint etienneDesign participatif paru dans Traits d’agenceTransport, consommation, travail, projets urbains, NTIC… Les pratiques collaboratives impactent l’ensemble de la société. Elles apparaissent comme des alternatives aux systèmes productif, politique et décisionnel traditionnels ébranlés par la crise. Elles amènent à réinterpréter le lien social, le rapport à l’usager, les modalités de diffusion de l’information et de l’expérimentation. Elles inspirent désormais les collectivités locales, àl’image de Saint-Etienne et de la mise en œuvrede sa stratégie de développement positionnantl e design comme levier écono- mique, mais aussi territorial et social, dans le cadre de démarches pilotes mettant au cœur des process la co-conception, l’innovation et le partage d’expériences.

L’écosystème

La mise en œuvre de cette stratégie semble s’être construite par étapes autour de plusieurs phases successives ou concomitantes : amorce de la dynamique fortement portée politiquement et marquage du territoire par la construction d’objets architecturaux singuliers; acculturation du milieu local – politique, technique, économique – par le projet ; quête de visibilité extérieure et démarche de marketing territorial… Elle a de plus bénéficié de la concordance de plusieurs éléments moteurs : la présence historique d’une école supérieure d’Art et de Design ; la création

d’un centre d’innovation et de recherche, la Cité du Design, avec ses dispositifs d’accompagnement spécifiques Living Lab ou Laboratoire des usages et pratiques innovantes ; une source de financementdes projets permise dans le cadre d’un Grand Projet  Rhône-Alpes ; une reconnaissance et une ouverture aux réseaux extérieurs acquises à travers la Biennale, l’adhésion au réseau Unesco « villes créatives » ; l’intégration par la collectivité d’une fonction de design management dans la conception et le déploiement des politiques publiques.
La création d’un véritable écosystème autour du design
L’ensemble de ces paramètres permet de construire un véritable écosystème local autour du design, susceptible d’être source d’attractivité. Un des défis à surmonter aujourd’hui est sans doute l’appropriation de cette dynamique par les habitants. Depuis cinq ans, des expériences innovantes de col-laboration collectivité/habitants usagers sontmises en place, réinterrogeant les manières de concevoir le projet et la prise en compte de la participation citoyenne. Elles s’articulent autour du design de service public et du design participatif et visent à positionner le territoire stéphanois comme un laboratoire d’expérimentation dans la prise en compte de l’innovation par les usages.

Les collectivités locales dans la boucle
Depuis 2013, les collectivités locales se sont saisies du design pour réinterroger la place de l’innovation dans leur fonctionnement interne. La démarche s’est focalisée sur la prise en compte de l’usager, à la fois raison d’être des services et élément suffisamment fédérateur et consensuel pour impulser le changement. Elle s’est déclinée en projets prenant en compte la notion d’expertise d’usages pour améliorer la fonction d’accueil d’un lieu public, avec le projet « Hôtel de ville de demain » et en actions de réflexion collective autour du design d’action public comme les « Managériales », « Ré-enchantez l’action publique» ou « la Manufacture d’action publique ».

Démocratisation culturelle

Design citoyen 300x219 Design citoyen à Saint etienne

Depuis 2010, plusieurs projets participatifs à l’initiative des institutions locales ont vu le jour. Ils visent notamment la création d’espaces publics éphémères comme la « Cartonnerie » co-construite par et pour les habitants ou pérennes comme l’aire de jeux du Parc François Mitterrand réalisée en collaboration avec le Conseil municipal des enfants.
Ils contribuent à la rénovation par étapes d’écoles stéphanoises en faisant travailler côte à côte équipes pédagogiques, enfants, designers et services techniques municipaux dans le cadre de « Je participe à la rénovation de mon école ». Ils investissent les quartiers « en creux », ne bénéficiant pas de l’éclairage de grands projets urbains, en associant les compétences design à l’élaboration de projets co-conçus avec les habitants dans le cadre des conseils de quartiers (Design dans les quartiers). Des projets qui permettent également une démocratisation culturelle du design auprès des Stéphanois.

Muséomix, les geeks inventent le MIA

Pour sa troisième édition, le Muséomix, manifeste voulu par un groupe d’amis lyonnais pour un Musée « read and write », a ouvert son modèle et essaimé.

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Forum démocratie locale : une porte entrouverte

Au Centre des Congrès, l’équipe municipale a officiellement lancé les Assises de la démocratie locale samedi 8 novembre, une gestation de 9 mois jusqu’ en juin 2015. Proximité vaut-il participatif ?

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« Paul » en « Amar »

Le journaliste qui a présenté le journal télévisé de France 2, animé les soirées électorales et animé l’émission Revu et corrigé, a publié « Blessures » (Taillandier) à la fin de l’été. Il raconte son enfance en Algérie, son adolescence à Villeurbanne et ses premiers pas dans le journalisme comme correspondant de guerre.  Dans un entretien avec des journalistes du Club de la Presse de Saint-Etienne Loire à l’occasion de sa venu à la Fête du livre de Saint-Etienne, il exprime son inquiétude face à la montée du racisme et de l’antisémitisme.

Paul Amar, vous avez 64 ans, vous êtes né en Algérie et vous venez de publier un livre intitulé « Blessures ». Paul Amar, aujourd’hui vous êtes en colère ou vous êtes blessé ?Blessé. Et inquiet. Blessé car, vous aurez remarqué que je parle de moi à la 1re personne pour la première fois en 40 ans. Si je raconte mon histoire c’est que j’ai envie de raconter notre histoire, qui est celle du pays. Et si, par exemple, j’évoque mon enfance c’est parce que d’une façon très troublante la situation en France aujourd’hui me renvoie à ma propre enfance. C’est cela qui me trouble et m’inquiète.AMAR Paul 300x200 Paul en Amar

Parlez-nous de votre enfance en Algérie…

Je suis né en 1950. La guerre d’indépendance éclate en 1954. Je reste en Algérie jusqu’en 1961. Nous quittons l’Algérie alors que j’ai 11 ans et je suis né Français. C’est une enfance de douleur, une enfance épreuve où ma famille est confrontée à un double antisémitisme. Un antisémitisme que je qualifierais de salon, mais meurtrier. Il y a la Shoah pour les juifs d’Europe et les lois raciales pour les juifs d’Afrique du Nord. Mon père, qui est fonctionnaire de la SNCF , perd son emploi à cause des lois raciales de Pétain. Et d’ailleurs si les Alliés n’étaient pas intervenus à temps (Les Alliés ont débarqué le 8 novembre 1942 sur les cotes du Maroc et d’Algérie, NDLR) je ne serais pas là à vous parler : les Allemands commençaient à lister les juifs d’Afrique du Nord pour procéder à leur déportation.

Il y a ces traces-là dans la famille Amar ?

Complètement. Il y a une grande pudeur dans la famille, ce n’est que plus tard que j’ai appris que mon père avait perdu son emploi et que mes sœurs ont été virées du collège Condorcet comme juives. De 4 à 11 ans je ne connais qu’une situation d’enfant : ce sont les attentats, les bombes, les foules hurlantes. Des deux côtés d’ailleurs : « Algérie algérienne » contre « Algérie française », avec la peur au ventre des assassinats.  Sur le chemin de l’école c’est : « sale Français, retourne chez toi ! ». Je ne comprenais pas car moi je suis né en Algérie ! L’Algérie c’est mon pays. Et « sale juif ». Et des insultes, des crachats, des jets de pierres. D’ailleurs on m’apprend à marcher de trois quarts le long du mur en regardant en arrière, littéralement en rasant les murs. J’ai même été victime touché lors d’un attentat La situation aujourd’hui me renvoie à cette enfance.

La théorie du chaos

C’est la première fois que vous assumez  votre judéité ?

Absolument. Je n’ai jamais pris la posture du juif dans ma vie publique, sociale, professionnelle. Comme correspondant pour France Inter au Cambodge puis aux Etats-Unis, à aucun moment je ne rencontre la question juive et deuxièmement… je l’oublie. Et voilà tout d’un coup un homme, Jean-Marie Le Pen, qui me cite dans ses meetings, puis plus tard un autre homme, Dieudonné, et le journal Minute qui m’appelle le « rabbin Amar ». Sartre a écrit un livre très pertinent intitulé Réflexions sur la question juive où il dit : « si le juif n’existait pas, l’antisémite l’inventerait ». Eh bien c’est ce qui m’est arrivé, j’en suis la preuve vivante !

Est-ce un piège pour la communauté ?

Mon livre n’est pas du tout un livre écrit pas un citoyen juif, mais un livre écrit par un Français, né français, de profession journaliste, de conviction humaniste, et j’irai même plus loin : laïc et universaliste. En écrivant ce livre je tente de ne pas tomber dans le piège tendu par les antisémites : ghettoïser la communauté juive, l’inciter à se replier sur elle-même, se poser des questions sur sa propre identité, d’avoir peur et de ne plus se considérer comme français à part entière En réalité c’est la République qui est attaquée dans ses valeurs fondamentales.

Au cours d’un déjeuner avec l’ambassadeur d’un pays arabe, on essaie de comprendre le score de Marine Le Pen aux dernières élections où elle fait 25 % des voix aux Européennes. Il me donne cette information en me disant : « savez-vous que dans les cités il y a eu un mot d’ordre des islamistes auprès de leurs ouailles pour appeler à voter Marine Le Pen ? » Je suis sidéré. Je téléphone à un copain qui est à SOS Racisme et qui connaît très bien les cités. Il me le confirme. Il me dit même qu’il y a une expression qui s’appelle la « théorie du chaos ». Autrement dit il y a une alliance objective actuellement entre l’extrême droite et les islamistes pour mettre le bazar dans le pays. C’est pour cela que je dis que dans ces attaques, si on veut vraiment avoir une lecture politique, ce qui est important ce ne sont pas ces attaques en elles-mêmes mais leur objectif ultime qui est de déstabiliser la République.

Vous n’avez jamais été confronté à cette question juive ?

Afficher l'image d'origineJ’ai vécu mon adolescence bonheur à Villeurbanne où mes voisins du 4e sont Italiens, mes camarades au collège  sont aussi enfants de Portugais, d’Espagnols, d’Italiens qui ont fui la crise et le chômage dans leur pays quand, nous, avons fui la guerre. Je découvre ce qu’on appelle aux Etats-Unis un melting-pot, un creuset magnifique où la France rassemble ses enfants de tout bords, de toutes origines et en fait des Français républicains, laïcs, universalistes, humanistes. C’est Le Pen qui va exhumer cette question juive dans les années 1980. Quand Le Pen est accueilli à l’Heure de Vérité, je dirigeais alors le service politique d’Antenne 2.  L’Heure de Vérité est complètement autonome de la rédaction. Le Pen dit, en répondant à une question qui ne lui était pas posé : « j’ai le droit de ne pas aimer Chagall, Mendès-France et Simone Veil ». C’est à ce moment qu’il fait entrer le poison dans le champ politique. Parallèlement le journal d’extrême droite Minute m’attaque régulièrement. Pas seulement moi mais aussi Ivan Levaï, Anne Sinclair, en supposant notre identité juive.

Le mur des fusillés de Dieudonné

Afficher l'image d'origineDieudonné va à son tour polluer le débat et faire pire que Le Pen. Dans son petit théâtre, pas loin de chez moi d’ailleurs, Dieudonné cite sans arrêt une liste de personnalités supposées juives J’appelle cela son « mur des fusillés » car il les place sur son mur à lui,Dieudonné m’attaque sur Internet, mais dans son théâtre surtout, il dit : « vous savez ce que dit Amar de moi ? » en me prêtant un propos qui n’est pas de moi. « Amar dit que je suis malade, alors moi je vais vous parler d’Amar. Amar dit aussi qu’il n’aime pas les Arabes ». Vous vous rendez compte du risque qu’il me fait prendre ? Il peut tomber sur quelqu’un d’un peu fêlé qui l’écoute.

Vous portez plainte à ce moment-là ?

J’ai hésite à porter plainte contre Dieudonné. Mon avocat l’incitait à le faire, mais je ne le fais pas parce que je pense que c’est lui faire de la publicité et c’est amplifier le problème. Mais je continue à faire partie de ses cibles. C’est aussi pour cela que j’ai écrit le livre. D’ailleurs bien avant cette histoire de « Amar a dit que je suis malade », il me citait déjà. A un moment il cite plusieurs noms : le mien, celui du président du Crif (Conseil représentatif des israelites de France, ndlr) et Gad Elmaleh. Dans le livre je demande « quel est le lien ? ». J’essaie de démontrer l’absurdité de ces attaques car il n’y a absolument aucun lien entre nous : un représentant d’une institution, un humoriste et moi qui suis journaliste.

Propos recueillis par Club de la presse


Paul Amar passe le Rubicon

C’est un fait : Paul Amar journaliste a longtemps rongé son frein. Aujourd’hui il livre un constat sur le système médiatique complice de la montée des extrêmes.

Au cours de ces années vous n’avez jamais exprimé publiquement votre désarroi ou votre inquiétude ?

Ce trouble je le garde en moi des années et des années pour la raison que je suis en fonction : j’anime les soirées électorales, je présente le 19-20, je présente le 20 heures. Jusqu’au jour où je commets un geste très très insolite (chargé d’animer contre son gré un débat qui oppose Jean-Marie Le Pen et Bernard Tapie sur Antenne 2, Paul Amar sort des gants de boxe d’un sac pour les proposer aux deux adversaires, NDLR). Ce trouble je l’ai exprimé de cette façon

J’ai reçu des milliers de lettres, certaines pour ne pas comprendre d’autres pour comprendre, d’autres pour m’approuver, etc. Et je reçois une lettre magnifique d’un collectif d’enseignants qui me dit : « vous avez été surréaliste sans le savoir. Avec ces gants de boxe vous avez posé ce qu’André Breton appelle un objet signifiant. Ils m’ont envoyé la photo de la couverture du livre sur laquelle figurait une paire de gants de boxe. J’ai donc été surréaliste sans le savoir, ou hyperréaliste en le sachant, je ne sais pas. En tout état de cause j’ai répondu avec ce geste insolite et ensuite je l’ai gardé pour moi. Et là aujourd’hui, comme je n’ai plus d’émission depuis un an et demi, j’ai éprouvé le besoin de l’écrire pour expliquer ce geste. Mais cela ne fait que 10 lignes sur 300 pages de mon livre.

Vous sentez-vous à l’aise dans le système médiatique français ?

Afficher l'image d'origineIl pose problème. Dans mon livre je revisite l’histoire politique de notre pays. Je revisite aussi l’histoire médiatique et je dis qu’aujourd’hui, notamment les chaînes de télévision, mais aussi une certaine presse, devraient réfléchir sur les conséquences de tel ou tel comportement. Je reviens aux années 1980 pendant lesquelles certains journalistes étaient fascinés par Le Pen qui était manifestement la meilleur orateur de sa génération, le plus charismatique, friand de très bons mots ou de mots très sales mais qui connaissait la presse. Du coup il y avait cette fascination/répulsion qui faisait que Le Pen a pris une place médiatique extrêmement importante. Si on devait comparer la place médiatique à cette époque avec la place politique en termes de représentativité électorale, on constaterait un décalage énorme.

Vous pensez que le thermomètre est responsable de la maladie ?

Non ce n’est pas les médias qui ont fait Le Pen, mais ce sont les médias qui l’ont amplifié, qui l’ont fait exister. Il existait déjà dans la IVe République, mais ce sont les médias qui ont contribué à l’ « héroïser, à en faire la vedette des années 1980 comme Marchais avait été la vedette des années 1970, c’est très clair. Quand je parle des médias, j’ai aussi ma part de responsabilité.

Le clash avec Elkabash, une rivalité ancienne sur fond d’éthique

Invité de l’actu, le journalistePaul Amar répond à son tour à Jean-Pierre Elkabbach, qu’il estime partiellement responsable de la montée du Front national en France et dont il réaffirme qu’il l’a licencié pour avoir refusé de se plier au pacte qu’il aurait passé avec Nicolas Sarkozy. Ce retour du refoulé marquerait deux conceptions du journalisme.

Vous n’avez pas pu, vous, changer cette donne en tant que responsable de la télévision. C’était difficile de dire « non on en fait trop » ?

Afficher l'image d'origineJ’ai été convoqué par la Haute Autorité de l’audiovisuel (ancêtre du CSA, Ndlr) qui m’a reproché de ne pas en faire assez. On était en 1983, avant les élections européennes, et il y avait certains médias comme L’Heure de Vérité, comme Elkabbach sur Europe 1, qui l’invitaient sans arrêt. Michèle Cotta me convoque, elle me dit : « voilà Le Pen a écrit à François Mitterrand qui nous a transmis la lettre et on vous demande d’inviter plus souvent Jean-Marie Le Pen que vous le faites. » j’étais… choqué ! Ça se passe à l’automne 1983 (Michèle Cotta n’a d’ailleurs pas réagi à mon livre). Elle me dit : « vous avez un devoir de service public et vous devez inviter tous les partis ». Je lui réponds que je suis chef du service politique, que j’anime les soirées électorales et que je n’ai jamais été pris en défaut d’impartialité. Je dis : « je veux bien l’inviter mais du coup je serai hors-la-loi », et je dis cela à la Haute Autorité ce qui est un comble. En effet il y a une loi qui nous oblige à inviter les représentants des partis politiques et à leur donner un temps de parole en fonction de critères extrêmement précis : une double représentativité, d’abord parlementaire, et ensuite électorale.

A l’époque l’extrême droite ne faisait que 2 % des voix soit  200 000 électeurs. Aujourd’hui Marine Le Pen c’est 6 millions d’électeurs. Mais je dis que les journalistes ont une grande responsabilité dans l’émergence ou la résurrection, comme on voudra, de l’extrême droite en France.

Vous pensez que les médias sont responsables ?

Il y a une responsabilité des médias. Je suis ultra minoritaire en disant cela. Aujourd’hui les médias disent dans leur majorité : « on est désolé, on est là pour dire tout ce qui se passe. On est là pour entendre tous les points de vue. On est là pour dépeindre, on est là pour tout raconter. » Moi je dis : « attention, il y a une démarche pédagogique dans ce que l’on fait. Il y a une responsabilité au regard de l’histoire. Il y a une mémoire, il y a l’histoire d’un pays qui est fragile. Ce sont des démocraties qui sont aujourd’hui attaquées, donc on ne peut pas faire n’importe quoi. »

Heureusement, quand ils reçoivent une vidéo de l’Etat islamique destinée à effrayer les populations avec l’image d’un homme décapité, ils font preuve de responsabilité, et considèrent à juste titre qu’en montrant cette décapitation ils se font les alliés objectifs des salopards, des barbares et ils contribueraient, s’ils devaient montrer la décapitation, à effrayer les populations et accentuer ce sentiment de peur et donc de désordre, etc. Pourquoi ne font-ils pas preuve de la même responsabilité dans la diffusion des mots qui peuvent être aussi terribles que les images ?

Pourtant Jean-Luc Mélenchon utilise les mêmes ressorts en montrant de l’agressivité à l’égard des journalistes. On ne peut pas dire que cela lui a été bénéfique jusqu’à présent…

Afficher l'image d'origineLa différence entre sa posture poujadiste et celle de Marine Le Pen est capitale : le FN a déjà trouvé son public qui vote pour elle. Mélenchon n’a pas son public, c’est-à-dire son électorat. Actuellement Marine Le Pen répond à un besoin, clairement exprimé par l’électorat. René Rémond, qui a été l’un de mes maîtres quand j’étais jeune journaliste, a dit que Jean-Marie Le Pen avait réussi à répondre à toutes les préoccupations des Français, mêmes contraires. Il a surfé sur ces préoccupations-là et c’est comme cela qu’il a capté un électorat très divers, des anciens communistes jusqu’à un électorat de droite. Et aujourd’hui même des ouvriers qui ont voté Hollande en 2012. Mélenchon n’a pas réussi à faire cela.

On reproche à Eric Zemmour et son Suicide français d’être pessimiste, mais vous n’offrez vous-même pas beaucoup de possibilités d’espérer en l’avenir…

Afficher l'image d'origineLa différence entre Zemmour et moi est essentielle. Moi je décrypte une situation, je tente d’en cerner les raisons, je dis mon inquiétude, mais aussitôt j’affirme du haut de mes convictions républicaines, laïques et humanistes qu’il doit y avoir une résistance. Je dis aussi que la France des droits de l’homme à laquelle je rends hommage est, Dieu merci, encore majoritaire.. Mon devoir est évidemment d’informer, et avec lucidité et honnêteté en disant que la situation est grave. Mais aussitôt j’ai le devoir d’apaiser et de rendre hommage à ce qui est bon chez l’homme. Zemmour fait exactement l’inverse, c’est pourquoi je suis extrêmement sévère avec Zemmour qui a tapis rouge. Il est invité dans des émissions à très fortes audiences et dans des émissions qui mélangent information et divertisseme Zemmour fait son numéro, parfois sans être contredit, ni même contrarié.

Et Zemmour attise, jette de l’huile sur le feu. Je considère que Zemmour est un garçon dangereux. Et je dis même qu’il faut qu’il fasse son coming out, qu’il prenne sa carte au FN, comme Robert Ménard (ancien secrétaire général de Reporters sans frontières, élu maire de Béziers en étant soutenu par le Front national, Ndlr), et qu’il dise qu’il fait partie de ces supplétifs-là qui tentent de faire accéder Marine Le Pen à la présidence de la République.

Propos recueillis par le Club de la Presse Saint-Etienne Loire

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Saint-Etienne en tête des villes où déménager.

Saint-Etienne a depuis une trentaine d’années une démographie négative. Le classement de « changer de ville » casse cette image d’Epinal. Saint-Etienne arrive en tête des villes de moins de 200 000 habitants auprès de la communauté de ceux qui souhaiteraient changer de ville et de vie. Entretien à propos de ce gap avec Cyril Esnos gérant de « Changer de ville ».

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« Musulmans de la Loire », les raisons de la colère

 Le collectif « Les Musulmans de la Loire » lance un appel au boycott de Maurice Vincent pour le second tour des élections municipales. Peu repris et commenté,  comment analyser ce post rageur ? Signe d’un basculement vers le vote à droite  des musulmans ? Ou groupe ne représentant que lui ? Analyse des reproches faits.

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La révolution Cloud Loire

L'intelligence du Cloud

Le 3 avril 2015, la planète informatique, télécoms et téléphonie avait rendez-vous au stade Geoffroy Guichard. Le Cloud Loire était baptisé et les leaders équipementiers, Aastraa, Cisco, Microsoft venaient soutenir leurs protégés « Cloud Loire ».

Microsoft France est un soutien de poids pour Cloud Loire.  « Microsoft a adhéré en trois semaines au projet » explique Thierry Veyre. Le baptême du Cloud s’est passé sous les meilleurs augures. Microsoft et Aastra avaient délégués des cadres pour adouber le projet Cloud Loire.  Numelink et Saint-Etienne métropole étaient également présents au salon, conscients des enjeux pour la Loire.  Dominique Paret,  directeur SEM et ingénieur Télécom,  a pu exprimer le souhait de développer des zones industrielles à forte valeur ajoutée numérique. Pour la Loire comme territoire, c’est l’occasion de  soutenir un partenaire innovant, axé sur les usages :  « L’important n’est pas de vendre du débit mais des usages », explique Caroline Nigdelian, responsable de la communication d’Axione.

La solution Cloud

Cloud Loire est une  offre de service porté par le consortium de Services 2i, TDP-IP et e-liance. Ce service permet aux entreprises d’accéder, via des liaisons fibre optique sécurisées et sans limite de débit, à des services numériques ( téléphonie, télécoms et informatique) hébergés à distance.  Grâce à l’alliance des trois métiers de la téléphonie, des télécoms et du numérique, l’offre Cloud devrait permettre le travail collaboratif entre les entreprises  et simplifier la gestion de leur système d’information en virtualisent leurs outils informatiques. Un atout pour la Loire avec ce Cloud pur produit de Région.  Les data centers (salles d’hébergement) sont en effet situés à Roanne, mais aussi à Limonest, Valence et Villeurbanne.

Que va t-il sortir du laboratoire du Cloud ?

 L’intelligence stratégique de Cloud Loire et Cloud Expert est de partir de scénarios d’usage. Pour cela, ils ont travaillé avec une vingtaine de clients tests.  Le laboratoire « Cloud « intéresse les usages modernes des entreprises qui partagent des fichiers lourds et veulent des processus fiables et évolutifs.

Cloud loire 3 300x225 Météo sereine pour le Cloud Loire
Cloud loire. Photo Michael Dias

« Cloud Loire » offre une sérénité avec un label et des processus. Les avantages du Cloud Loire  sont évidents pour le client : continuité entre les usages de téléphonie, de télécoms et de numérique, réponse et interlocuteur unique, expertises métiers. La brique de bureau virtuel est hébergé chez un serveur à Roanne ou à Lyon. "On peut lui faire poser les mains sur le serveur. On domine le système. On vend du cloud palpable » explique Thierry Veyre, Président de Services 2i qui souhaite « rapatrier le Cloud en Région et  le rendre palpable ».


Les dirigeants de Cloud Loire Thierry Veyre, Thierry Chapelon et Thomas Hernandez au micro de Jean-Pierre Jusselme


Ces trois entreprises fédérées réalisent ensemble un CA de 4,5M d’€.  Leur discours marketing est bien rôdé. "Avec une solution globale informatique, téléphonie et télécoms, le Cloud Loire vend de la sérénité » explique Thierry Veyre. « Nos concurrents sont des généralistes alors que nous offrons un service hyper pointu et en même temps une offre complète". Le Cloud est donc une opportunité réelle de croissance, estimée à + 20% . La proposition de valeur est immédiate  pour les clients finaux «  une offre qui évite  l’effet ping-pong entre les prestataires ».  Les partenaires clefs sont  des entreprises du numérique en Rhône-Alpes et le groupe Axione sur 17 plaques très haut débit.  

 
 

 

 

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La révolution Cloud

Lénine disait « la Révolution, c’est les soviets et l’électrification ». La révolution Cloud, c’est les services externalisés  de la téléphonie, des télécoms et du numérique et des outils plus collaboratifs, productifs et sécurisés.  « Choc de simplicité » et offre de service « complet ».

Cloud Loire garantit l' ATAWAD » :  Anywhere, Anytime, Any device.  N’importe quand, de n’importe où et avec n’importe quel terminal. Le travail en commun des trois briques métier assure une stabilité de sécurité. « On veut apporte un choc de simplification » explique Thierry Veyre.


Sur le salon au micro de Jean-Pierre Jusselme,  Caroline  Nigdelian d’Axione/Lotim , Bernard Ourghanlian (Microsoft France), et Didier Berger (Client)


« Cloud Loire nous a accompagnés pour centraliser l’informatique de nos sites sur nos serveurs hébergés dans un datacenter sécurisé et accessibles par fibre optique haut débit, " explique Emmanuel Peyron, responsable informatique d’ALIANTIS. Pour nos 80 collaborateurs, c’est un gain de confort et d’efficacité majeur. Ils partagent les dossiers et les fichiers, utilisent une messagerie unique, accèdent à leurs documents depuis leur bureau, chez les clients ou en déplacement. Nous avons créé de nouveaux services comme l’accès des clients à leur comptabilité et à leurs documents. Les liens vers le datacenter ( 6 points, dont aucun à Saint-Etienne ndlr) sont fiables et stables. Et des liaisons de secours existent en cas de problème majeur.  »

 

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« Il faut inscrire les traboules de Saint-Etienne au Plan local d’urbanisme » Muriel Decitre-Demirtjis

Avec Muriel Decitre-Demirtjis, on dépoussière les ruelles obscures et les arrières cours privatisées, témoins d’un passé glorieux. Et on pousse un coup de sirène pour leur protection.

Publié aux éditions Actes Graphiques, l’ouvrage de Muriel fait la part belle aux photographies de Patrice Barrier et aux sténopés de Jacques Prud’homme pour dévoiler un patrimoine architectural caché. Cette professeur de droit et d’architecture à l’école Condé de Lyon révèle notamment le déficit de communication autour de ce patrimoine. A travers une déambulation dans des cours et arrière cours, elle vous dévoile les chefs d’œuvre architecturaux méconnus :  cours alchimiques, rubanière, traboules liées au travail de la soie, périodes sombres de la Résistance…, escaliers du XVIe au XXe siècles.

 

St etienne insolite 1 Il faut inscrire les traboules de Saint Etienne au Plan local durbanisme Muriel Decitre Demirtjis

La préface est signée Jacques Stribick, ancien conseiller en charge de la valorisation de l’image de la Ville comme un plaidoyer pour une gestion raisonnée de ce patrimoine unique. « On ne peut classer les traboules, mais préserver un cheminement en les inscrivant au plan local d’urbanisme pour éviter qu’elles soient détruites par des immeubles modernes. » explique Muriel, qui insiste également pour étendre aux cours intérieures  » la zone de protection architecturale à la la zone sud ».  Muriel Decitre-Demirtjis, souhaite transmettre le fruit de ses découvertes historiques et architecturales à tous les amoureux de leur ville. L’auteure nous emmène à la découverte des traboules.

St etienne insolite 1 300x168 Il faut inscrire les traboules de Saint Etienne au Plan local durbanisme Muriel Decitre Demirtjis

Les traboules, notre réseau

Une parmi d’autres, la traboule qui fait le passage de la rue Léon Nautin à la rue José Frappa héberge aujourd’hui l’entreprise « Un centième », atelier de Designer pluridisciplinaires et d’architectes. L’équipe de  a rénové l’atelier BALP, spécialiste d’armes blanches, resté longtemps une friche. Il abrite aujourd’hui sur deux étages les activités de ce collectif talentueux.


Les cours : Notre grotte de Lascaux !

Au 25 rue de la Ville, avec façade 19eme, une cour renaissance. Galeries, escalier en vis et des descentes d’eau : Notre grotte de Lascaux !

Les escaliers, prouesse d’architecte

Situé 5 place du Peuple, l’hotel particulier (17eme siècle) avec jour central de la famille de Rochetaillée

Enquête de Culture pour saint-etienne

 Pourparlers lance à la rentrée un portail dédié à la scène locale : « Sainté Live 42″.  Au programme : archives inédites, webradio, gonzo reports, catalogue exhaustif. Nous voulons que Saint-Etienne ait sa place sur la Toile. Et vous ?

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Autrement. Mais pourquoi?

On a tous un autrement dans la tête. Etre autrement parents. Grandir autrement. Epargner autrement. Voyager autrement. Vieillir autrement. Jardiner autrement. Chanter autrement. Produire autrement. Divorcer autrement. Pourquoi cet « autrement » apparait-il à chaque carrefour ?

Les psys ont leur réponse oedipale. Les historiens des mentalités en font un ressort du mouvement dialectique de l’Histoire. Les publicitaires l’utilisent dans leurs fonds de commerce comme instinct de distinction. Certains philosophes en ont fait le centre de leurs recherches. Les associations leur Graal et leur panache de ralliement. Les ingénieurs travaillent leur méthode comme outil de productivité. Au delà d’une supposée essence, l’autrement est l’être en marche. Et c’est tant mieux !

Autrement dit, Pourparlers aime cet adverbe qui fait signe vers l’alterité, la liberté du choix, les futurs possibles. Il est la pierre philosophale. Et notre ligne éditoriale.

Les 5 bonnes raisons de lire Les vies liées de Lavilliers

Commencer 2013, en relisant un livre paru en 2010. Est-ce bien être dans le move de l’actu ? Oui ! Pourparlers assume et aime « Les vies liées de Lavilliers » (Flammarion) Parce qu’aujourd’hui plus que jamais on a besoin d’enquête cousue main. Parce que le savoir faire manufacturier d’un artisan journaliste ligérien est précieux. Pourparlers décerne le « Made in Loire » à cette bio qui poursuit ses chemins de traverses sur le blog de MK . Et vous met en ligne quelques inédits de BL.

 

Michel Kemper est un journaliste old school

Michel Kemper est un journaliste old school style. Lunette serrées, débit heurté, il n’a jamais emprunté les voies faciles du métier, jamais cédé aux complaisances du métier de journaliste cultureux. Et s’il savoure quelques places VIP dans les festivals « pour mieux faire mon métier » s’excuse t-il, il sait aussi se faire des ennemis dans le métier, ce qui est un gage de crédibilité. Sur son blog dédié à la chanson française, MK a trouvé une terre d’asile et devient juge des élégances de la chanson français. Pourquoi lire les Vies liées de Lavilliers et s’abonner au site http://nosenchanteurs.eu/ La réponse en 5 raisons majeures.

1ere raison Une bio en forme de bataille. Ma bio, mon combat. Michel Kemper a payé le prix pour cette bio. Cet ancien du défunt magazine Chorus a mené de 2004 à 2010 une enquête serrée de 300 pages sur Bernard Lavilliers. Ce livre aurait du s’écrire à deux voix. Sans doute aurait-elle été autre. Bernard Lavilliers était censé dévider dans l’oreille complice de son ami journaliste ses secrets intimes pour la collection Chorus/Fayard. En octobre 2006, Lavilliers signifiait qu’il se retirait du projet. MK ne veut pas lacher l’affaire, son travail d’enquête le prend aux tripes. En janvier 2009, le livre est signé par le PDG de Fayard, Claude Durand. Fin novembre 2009, le contrat est dénoncé par Olivier Nora, son successeur. Les éditeurs ne se bousculent pas au portillon. La faute à des menaces non dissimulées de procès ? Lavilliers fait-il peur ? Est-ce le poids dans l’empire Barclay-Universal ( 600 000 albums vendus en moyenne) ou des supposés gros muscles de boxeur de Nanar ? Que peut peser le travail d’un obscur journaleux de province face à Lavilliers ? Les éditeurs lui proposent alors des contrats léonins, laissant à la charge de l’auteur les frais d’éventuels procès. CQFD. « Je ne voulais pas transiger. Certains éditeurs ont eu peur du procès, et m’ont abandonné. » explique Michel Kemper. La bio sera finalement prise chez Flammarion.

Les vies liées de lavilliers by Pourparlers on Mixcloud

Les vies liées de Lavilliers

2eme raison. Une bio qui résiste au système médias…Les vies liées est le miroir tendu au système médiatique. La bio non autorisée sortait en novembre 2010 en même temps que Causes perdues et musiques tropicales Devinez si les journalistes et les médias ont préféré le mythe à la réalité ? Bien évidement Le Monde, L’Humanité, Le Nouvel Obs, Le Grand journal de Canal+, Le Fou du roi, Libération, Serge, France 2, France-Inter France 3, France 5, RTL, Europe 1 ont préféré le mythe fait homme ! Lors des interviews précédant le retour à Saint-Etienne de Lavilliers, alors parrain de Paroles et musiques, les consignes du manager aux journalistes étaient claires : ne lui parlez pas du livre de MK, sinon pas d’ITW. Cette omerta est confirmée par les attachés de presse de Flammarion. « Le sérail des journalistes parisiens a boycotté ce livre » déplore Michel Kemper. Lavilliers depuis ses débuts en 1965 a su apprivoiser la presse. « Lavilliers a vite compris comment se servir d’une presse qui ne vérifie pas ses sources. Comme il est un bon client, les journalistes l’aiment bien. Mais en trois ou quatre feuillets on ne risque pas d’aller fouiner dans le passé ou de vérifier des infos. On s’en tient seulement à ce que Lavilliers dit, sans distance aucune, ni sans aller explorer les doutes existants et les incohérences du parcours. » Le blog épingle L’air du temps (diffusée en décembre sur France5), véritable panégyrique de Lavilliers. Cette émission, produite par P6 productions, reconnaît avoir « été supervisé par Lavilliers, rectifié et validé par Frédéric Vinet, le manager et bras droit de Lavilliers ». Les gardien de temple veillent !

Un 1er inédit de Lavilliers ( enregistré à l’époque mais jamais gravé sur galette)

3eme raison. Des révélations sur les plagiats…….Et la mythomanie de Lavilliers.

Lavilliers dans les années 60
Lavilliers dans les années 60

Les plagieurs de Gainsboug à Trenet sont légions dans la chanson. Lavilliers est sans doute leur maitre à tous. MK a relevé pas moins de 25 chansons douteuses.Et de citer des emprunts à Saignée piquée à Joyce Mansour, ou Au Petit matin à Claude Roy Contrefaçons ? Plagiats ? Emprunts ? Ressemblances caractérisées comme le signale la Sacem ?  « Mais son travail d’écriture est avant tout un exercice de réappropriation de textes et poésies, qu’il arrange à sa légende » explique MK.

Deux chapitres examinent les bobards de Bernard Lavilliers. Lavilliers n’a pas été au Brésil dans les années 1960. Il n’a jamais fait de prison ni été en maison de correction. Il n’a jamais été boxeur professionnel. Il n’a jamais eu de bateau nommé Corto Maltese. Lavilliers a été précurseur en s’inventant sa vie. Les Vies liées décrypte ce storytelling, invention de Michel Martig, son manager au début des années 1970. « Lavilliers porte nos fantasmes face à nos vies médiocres : se casser de l’usine, faire l’amour avec femmes brésiliennes et un bras d’honneur a une vie médiocre..» commente Michel Kemper.

Un antidote certain, la chanson cultissime des Fatal Picards où le grand Nanar met de l’humour dans sa légende en apparaissant en invité guest star :

Indulgent avec l’artiste. MK tacle les médias complices. « Toujours lui faire vivre cette vie, jamais le contredire. C’est à peine le chanteur qui s’en vient mais le frère de lait d’Indiana Jones, le manuel de survie de MacGyver, le Cendrars bien Loti, le coup de crayon de Pratt…, on reçoit une icône, la projection de nos fantasmes, la matérialisation de nos envies. Lavilliers échappe à son humaine condition : il est largement ailleurs, en constante représentation, rivé à ses vies rêvées. » Les vies de « Corto lavilliers » ou « Bernard maltese » s’imbriquent jusqu’au plus ridicule. Jusqu’à provoquer l’emphase pathétique chez les journalistes « Tout jeune, il a quitté Saint-Étienne, il a quitté la zone. Il est parti pour le Brésil riche de ses seuls rêves. Né trop tard pour être flibustier, il est devenu auteur-compositeur-interprète-voyageur-aventurier-chasseur de tigres… » (A/R-mag, magazine de voyages ). Le blog ancré dans les réactions des gens du métier et de ceux qui ont croisé Lavilliers est un fabuleux contre-poison à cette logorhhée pathétique : http://nosenchanteurs.eu/index.php/tag/les-vies-liees-de-lavilliers/

un second inédit, en mode Ferré/Brassens

4eme raison. Une biographie chorus qui donne vie au saint-etienne culturel des années 60. Les vies liées de Lavilliers traite principalement de la genèse de l’artiste et de son mythe, jusque dans les années 1980 et les succès commerciaux. Les Vies liées de Lavilliers est une bio chorus. Elle grouille comme toute bio sérieuse de la vie « antichambre » de l’artiste. Saint-Etienne des années 60 est le second personnage. Michel Kemper est allé chercher le Lavilliers qui prend forme, corps et voix dans le quartier de Chavanelle et de la Manu.

5eme raison Une bio assortie d’inédits. Avec son acolyte, le chanteur Éric Guilleton, Kemper a déniché des chansons inédites de Bernard Lavilliers (Jeannette, Sur les bords de l’Allier, L’homme en bleu, Whisky-Club, Ça en fait des croix…), chansons tirées de son époque stéphanoise (1965-1966) jamais gravées dans la cire. Et à lire l’extrait de la bio qui traite du mystère d’Edgar de Lyon.

Jean-Pierre Jusselme

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Madame Petiot fait trembler François Perol, patron de la BPCE

Madame Petiot fait trembler les banques françaises. Depuis son perchoir de Saint-Just-Malmont, la passionaria altiligérienne harangue les banques. Et celà marche ! Notre « Cantonna » malmontaise inquiète. Analyse.

Cliente toute ordinaire de la Caisse d’épargne, Madame Petiot est très préoccupée de morale bancaire. Elle refuse que son épargne soit placée dans les « paradis fiscaux. » Alors, Madame Petiot trouve tout naturel de leur demander des comptes. Où est placé mon argent? La banque peut-elle garantir de ne pas avoir des placements dans des paradis fiscaux? Pour muscler son questionnement, la passionaria s’arme de l’outil http://www.taxjustice.net qui est l’outil majeur pour décrypter l’opacité des banques. Mais Madame Petiot n’est pas une va-t-en-guerre. Elle suit scrupuleusement la voie hiérarchique. Sa requête remonte par étapes de la caisse locale à la caisse régionale puis enfin à François Pérol, big Boss du 2ème groupe bancaire français. Cette catho de gauche est à bonne école. Elle est membre du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement/Terre solidaire ( CCFD) qui est la première ONG de solidarité française très en pointe sur les questions des plaidoyers contre l’opacité bancaire et les paradis fiscaux! On peut imaginer que cette implication lui ouvre les oreilles des financiers à défaut de la transparence de leurs écrans. Les résultats de son compte de campagne tombent positivement. Pied à pied, l’opacité recule.

Interroger l’économe diocésain

Avec une responsabilité élargie aux marchés publics et aux traitements de leurs employés, la vaguelette pourrait devenir un raz de marée sur les côtes ligériennes et altiligériennes.Et comme, il n’est d’action efficace sans relais collectif, un groupe CCFD fait la tournée des popotes municipales avec une question. Pouvez vous nous dire où vous mettez notre argent ? Le groupe demande un écrit sur l’honneur. L’opération ne s’arrête pas là. « Dix sept régions sur 22 sont engagés dans cette dynamique » note madame Petiot. Les économes des diocèses sont aussi passés à la question par cette vague « bottom-up ». Au final, l’écrémage passé, trois banques sortent de la nasse : la banque postale, le crédit coopératif et la Nef

Jean-Pierre Jusselme

 

 

Pourparlers prédit la fin d’un monde

Quelques centimes de plus à la pompe sur les carburants et l’alerte est déjà à son comble. Le blocage des carburants n’y feraient rien, car la vaguelette des prix à la pompe cache mal le tsunami énergétique prêt à déferler sur nos économies. Le pic pétrolier est devant. il nous oblige à une transition raisonnable et raisonnée soit une « résilience ». Les gaz de schiste rebattront-ils les cartes ?

Loire en transition from Pourparlers on Vimeo.

Pourparlers prédit la fin d’un monde ! Celui définitif et programmé du pétrole abondant. L’or noir, moteur et soutier énergétique de la croissance, est en passe de devenir le plomb de nos économies. Nous voici dans l’univers du Monde fini, et comme le prônait déjà ATTAC dans les années 80, Pourparlers invite à « Penser global et agir local » ».

Les énergies renouvelables ne feront pas la soudure

Si la transition a son ministère et sa ministre, avec sa feuille de route et ses cinq thèmes  n’est-elle pas autant celle du « bottom-up » au plus près des réalités locales ? L’initiative de Loire en Transition s’inscrit dans cette démarche. Né à la suite d’une prise de conscience de Rob Hopkins, le mouvement se revendique de la permaculture. Le mouvement des territoires en transition cultive une certitude : le temps de l’énergie pétrolière abondante est derrière nous. «  Le pic pétrolier conventionnel a débuté en 2008. Avec le ballon des autres pétroles dont les gaz de schiste, on atteindra un épuisement des ressources en s2015/2020″, explique Joel Marty. Les énergies renouvelables ne feront pas la soudure. »

Logique Bottom up

Cette prise de conscience a essaimé partout dans le monde. Il y aurait ainsi « 2000 initiatives de transition dans le monde et entre 100 et 150 en France » selon Joel Marty. Ce cadre d’entreprise n’est pas dupe.  » Loire en Transition s’inscrit dans la logique du bottom-up, donc de la mobilisation des citoyens. Mais nous ne pouvons rien faire sans les entreprises, ni les autorités locales. » Les acteurs du mouvement ne méconnaissent pas le scénario Mégawatt (logique des trois tiers) mais invitent dans une logique « bottom-up »  les citoyens à l’action locale.

 

Des viaducs et des ponts

La démarche de « Loire en transition » est donc de préparer les esprits à ce choc, et de poser les bases d’alternatives multiformes. Laboratoire de réflexion et d’information locale,  Loire en transition est en mode projet. Les groupes locaux souhaitent poser des « ponts » entre des citoyens avides de sobriété et le monde des décideurs locaux… » Nous essayons d’être des constructeurs de ponts entre les amaps, les sels, le covoiturage, les ressourceries. Et au delà des ponts, on essaie de construire des viaducs, vers des univers du numérique qui a des clefs du futur, l’univers des entreprises et des instituitonnels. » Reste à écrire la partition locale de cette musique (1). Tout un vade-meccum de la mobilisation est disponible sur http://loireentransition.com/quelques-outils/

 

Jean-Pierre Jusselme

Entretien

« L’exploitation des gaz de schiste est absurde »

 

 Entretien avec Joel Marty, membre d’un groupe local de Loire en transition

Loire en transition Pourparlers Jean pierre jusselme by Pourparlers on Mixcloud

Loire en transition est un laboratoire de réflexion et/ou d’expérimentation?

Nous sommes dans une démarche citoyenne dite du « bottom-up ». La réflexion des groupes « territoires en transition » est largement partagée  par d’autres associations ou mouvements comme Le Pacte civique, le mouvement Roosevelt 2012, l’institut Momentom, la Frapna, le mouvement des colibris. On procède selon la méthode « Learning by doing  » et « doing by learning ». Nous sommes prêts à informer les élus locaux, avec le souci de partager de son futur et de celui des générations futures.

Quel est le modèle de sortie de crise?

Loire en transition parle de résilience locale. La résilience est une notion bien connue pour les ingénieurs des matériaux et au niveau psychologique avec Boris Cyrulinik. C’est la capacité d’un territoire à absorber une crise en restant fidèle à lui-même.

Si on se projette sur le territoire de la Loire, cela passe t-il par des schémas de mobilité différents?

La démarche « territoires en transition » se conçoit au niveau et à l’échelle d’un village et d’une petite ville, voir d’un quartier de ville.

Le rapport Gallois laisse la porte ouverte aux recherches sur les gaz. Peut il être ballon d’oxygène pour l’économie?

Les Etats-Unis ont commencé les forages depuis une 10 d’années. Ils se rendent compte que c’est une absurdité. Un forage apporte 2 ans de production. Il faut donc multiplier les forages, et cela ne retarderait le problème de l’énergie au mieux que d’une vingtaine d’années. Son impact écologique est démesuré. Il suffit de voir les vidéos d’avions survolant le dakota du Nord, et il n’y a plus du tout de nature. Nous n’avons pas d’autres alternatives.

 Propos recueillis par Jean-Pierre Jusselme

 

Futurible

Le Crêt de Roch un quartier en transition?

Le quartier du Cret de roch par l’énergie de matière grise qui s’y concentre et le modèle d’économie sociale et solidaire est sans doute le « prototype » d’un territoire urbain en transition.


En septembre 2012 à l’occasion de la quinzaine thématique Territoires en Transition, l’association Zoomacom, la société coopérative Openscop et leurs partenaires ont souhaité faire découvrir aux acteurs associatifs, élus, collectivités, citoyens, des manières et des outils innovants pour agir localement.

« La seule solution est une démocratisation des choix scientifiques »

Pourparlers rencontre Jacques Testart. Auteur avec Catherine Bourgain et Agnès Sinaï de « Labo Planète« . Ou comment 2030 se prépare sans les citoyens. » (Fayard), le président de la Fondation science citoyenne revient sur les enjeux éthiques d’aujourd’hui.

Amandine fête ses 31ans en 2012. 20 000 couples font appel aujourd’hui à la procréation médicalement assistée sur 200 000 naissances. La FIV est entrée dans les mœurs et dans la pratique ?

Oui. Tout le monde connaît des couples ou des enfants concernés. De 2 à 3 % des enfants naissent aujourd’hui de procréation assistée. Les parents en général ne cachent pas aux enfants les circonstances de leur conception. Il y a eu des débats autour des réticences pour déconnecter la conception de l’acte sexuel. Ces débats sont derrière nous.

 

De nouveaux problèmes arrivent avec de nouvelles techniques….

Les problèmes éthiques ne sont pas forcément reliés aux techniques les plus sophistiquées. A mon avis, une vielle technique comme le recours au donneur pose un vrai problème éthique. Le lobby des banques de sperme (CECOS) a imposé la pratique de l’appariement du couple reproducteur. En résumé, c’est une enquête génétique sur papier demandant aux hommes qui « produisent » le sperme les pathologies dans leur famille. Les CECOS posent la même question à toutes les femmes demandeuse de sperme. Les CECOS s’arrangent ensuite pour ne pas mélanger les mêmes facteurs de risque. Cela dépasse les motivations explicites de la FIV. C’est une médicalisation eugénique dans la façon de faire des enfants.

Comment sortir du dilemme ?

Une technique très sophistiquée comme l’I.C.S.I peut être une solution éthique à ces techniques très frustes du don de sperme. L’I.C.S.I a été inventé par les Belges en 92. J »ai fait le 1er bébé en 1994. On peut réaliser l’insémination avec un seul spermatozoïde injecté dans l’ovule. Cela marche très bien, fait des enfants normaux, et évite les donneurs de sperme.

La loi néanmoins autorise ce tri notamment pour éviter des « maladies graves » et handicapantes. Plus loyaliste que le législateur ?

Oui c’est pour moi un problème d’éthique sociale. Qu’est-ce qu’une maladie grave ? Qu’est-ce que cette quête de la perfection sans arrêt ? Aujourd’hui, on élimine en France tous les enfants porteurs de Trisomie 21. En Angleterre, depuis 1990, on sélectionne grâce au Diagnoscti préimplantatoire ( DPI) les embryons porteurs d’un marqueur strabisme. Les parents ayant ce problème dans leur famille demandent l’accès à la fécondation in vitro, alors qu’ils ne sont pas stériles pour avoir un tri de leurs embryons et enlevés tout ceux qui porteraiten ce gêne.Trois équipes en France pratiquent le DPI. L’équipe de Strasbourg a innovés en mettant dans la catégorie des maladies particulièrement graves le risque de cancer. Or c’est un risque et pas une certitude ! Cette espèce de dérive autour de la notion de « maladie grave » me paraît vachement inquiétant. Si vous autorisez la recherche étendue de pathologies « particulièrement graves » avec des centaines de paramètres et si vous produisez des centaines embryons, vous faites un screening de la production embryonnaire, C’est une pratique librement consenti, mais grave.

 Alors que proposez-vous ?

J’ai propose de ne plus jouer sur la gravité -qui est subjective- mais sur le nombre de pathologies recherchées. La loi peut limiter la recherche lors du DPI sur une seule pathologie. Tous les couples ne feront pas la même demande. On évitera la dérive du « portrait-robot » et de l’eugénisme soft.

La venue d’Amandine a inauguré le débat sur l’éthique. Quel regard portez-vous 30 ans après ?

En 1971, l’éthique biomédicale se ramenait à avoir une attitude morale, propre, déontologique, à ne pas faire quelque chose qui soit contraire au bien public et d’avoir le consentement des patients ou des usagers. On ne réfléchissait pas aux conséquences sociales ni à l’emballement technologique. Le Comité d’éthique que Mitterrand a créé un an après la naissance d’Amandine était le début d’une prise en compte social. Hélas, il est aujourd’hui en perte de vitesse. Il a tendance à être remplacé par l’Agence de Biomédecine, qui est un outil aux mains de professionnels, alors que le comité d’éthique était pluriel. Je trouve assez redoutable de lui confier tous les pouvoirs, au point qu’il est prévu de ne plus revoir régulièrement les lois de bioéthique. Les politiques se défaussent sur l’Agence de biomédecine comme instance de régulation

Quels sont les acteurs de cet « eugénisme soft » ?

Bien sûr, les assurances seraient intéressées d’avoir la carte génétique des enfants. Pour la sécurité sociale ce serait très économique de ne pas avoir de grosses pathologies, Il y a surtout l’idéologie d’un homme parfait. Il y a une grande mystification à partir de la découverte de l’ADN, qui dit que l’ADN c’est la vie, qui laisse croire qu’en contrôlant l’ADN on va donner des pronostics sur le devenir de chaque individu et éliminer les individus indésirables.

Est-ce qu’on peut être choqué des orientations de la recherche fondamentale plus orientée vers le business que les progrès de l’Humanité ?

La mystique génique est identique sur les OGM. On nous promet des plantes exemplaires, résistantes à toutes les maladies ou à la sécheresse, poussant dans les terrains salés….

Ca permet à des marchands de plantes de déposer un brevet et d’occuper de plus en plus de parts dans le marché de l’alimentation mondiale On impose des OGM, qui n’ont aucun intérêt pour les gens. Les produits sont toujours aussi cher à l’étalage et pas de meilleure qualité. Ce n’est pas l’intérêt public.

La seule solution est une véritable démocratisation des choix scientifiques, en amont de l’innovation pour définir les choix de recherches et les répartitions de crédit. La rationalité financière dicte notre façon de vivre. On voit déjà des dérives mercantiles à propos de femmes qui vendent leurs embryons ou louent leur ventre. C’est interdit en France, mais permis à 100 km à Bruxelles ou à mille kilomètres à Valence (Espagne) et avec la complicité de médecins français qui recommandant leurs patients à leurs collègues espagnols en contravention avec la loi française et ce qui à mon avis relève du Conseil de l’ordre. Tout arrive à passer parce que ce serait pour le bien des couples. C’est la misère qui impose les mère porteuses.

Propos recueillis par Jean-Pierre Jusselme

Liberté j’apprends tes codes

Qui peut se targuer d’avoir tes taux de croissance de 20 et 30%? Le secteur des logiciels libres ! (Rapports Pierre Audoin Consu). Parce que ce continent en expansion est à la portée  du 1er mohican venu, Pourparlers dialogue avec Alolise et vous livre le vade-mecum de la migration. Alolise partage  une seconde  question ( à faire tourner ! via vos réseaux sociaux ou non) : quels sont les freins au passage dans les entreprises ?

 

Quels freins dans les entreprises pour passer aux logiciels libres from Pourparlers on Vimeo.

Echanges autour de la pratique du logiciel « open source »

Quelle est la porte d’entrée pour le néophyte ? Passer sous Linux? Aller voir avec son moteur de recherche : logiciels libres?

Il existe sous Mac os ou Windows  des logiciels libres en applications. Les développeurs font en sorte que cela puisse tourner lors de la compilation sous tous les systèmes d’exploitation. L’équivalent « libre » de Photoshop est Gimp et il tourne aussi sous Windows. On peut faire retouche photos, éditions sans changer son système d’exploitation. Ceci dit, l’installation de Linux est plus facile que celle de Windows car il n’y a pas l’étape d’activation de la clef. Après on change d’environnement donc il faut s’adapter.

Vous êtes basé à Saint Priest en Jarez. Est-ce que localement la révolution se fait aussi près de chez nous ?

À Tatou Juste, les personnes sont sensibles à cela. La confusion vient entre logiciel gratuit et logiciel libre. On essaie de mettre en avant le partage de la connaissance, avant la gratuité. Au niveau de l’association, on parle d’art libre, de videos et même d’électronique libre

Est-ce qu’il y a des bugs dans les « logiciels libres »?

C’est commun à tous les univers informatiques y compris les logiciels privatifs. Il y a des mises à jour constantes sur les systèmes d’exploitation. On découvre des failles de sécurité. On installe des anti-virus.

On connait tous Google map et google earth. Le monde du logiciel libre développe Openstreet map. Est-ce que vous n’affrontez pas directement avec ce projet les instituts de cartographie français et le monstre Google ?

La problématique est la donnée cartographique. Les instituts détiennent la donnée et la revende donc le particulier ne peut en faire usage. Avec google map, vous ne pouvez pas  librement imprimer la carte et la passer à quelqu’un d’autre. Vous devriez demander cette autorisation à Google

L’idée est de prendre des données libres d’utilisation comme le cadastre et de rajouter de l’information possédée par les utilisateurs. On rajoute des couches d’informations aux cartes. Les citoyens vont préciser les données du quartier via les outils de géolocalisation.   Ils rajoutent l’emplacement des boîtes postales, les dépôts de verre. Des sociétés étudient la migration de leurs outils vers open street map. Cela dépend de la mobilisation des gens, et des communautés.  On s’est promené autour de la gare SNCF de Chateaucreux, et on a commencé la cartographie.

Quels sont les freins à la progression de ce monde de la transparence?

Les entreprises vous démarchent. Le libre c’est une démarche de curiosité !

Propos recueillis par Jean-Pierre Jusselme

Liberté j’écris ton code

Les « alolise » ne sont pas une secte secrète, ni une tribu de joyeux geeks anonymes. Ni d’ailleurs un club fermé d’acolytes dithyrambiques. Informaticiens, ils sont les promoteurs du logiciel « open source », et défrichent les contours d’un continent en expansion.

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Rencontres journalisme et humanitaire

Un reporter, présent sur le terrain fait face à une misère et un paysage désolants. Parvient-il à garder son objectivité et son calme ? C’était l’un des points centraux de discussions lors de la conférence « Journalisme et Humanitaire » organisée par l’Université Lumière de Lyon 2.

Un reporter reste un être humain, doté de sentiments et de compassion. Réussit-il, malgré un contexte difficile, à fournir des écrits qui reflètent vraiment la réalité de la situation ? Ou alors se laisse-t-il influencer par ce qu’il voit et entend ? Ethiquement, un journaliste a un devoir d’objectivité et doit normalement rapporter des informations basées sur ce qu’il voit et non sur son propre ressenti. Il est tout aussi juste de s’interroger sur l’emploi de journalistes par des ONG. Ceux-ci, soucieux de donner des rapports et photos chocs, privilégient maintenant l’envoi d’anciens grands reporters et photojournalistes sur le terrain. Des personnes d’expérience, plus à même d’amener la phrase ou la photo choc. Courrier International précise d’ailleurs que les unes des grands journaux viennent de plus en plus d’ONG. Comment remplir ses fonctions de journalistes aujourd’hui ? Peut – on faire objectivement son travail dans une zone et un contexte difficiles ?

Pierre Micheletti évoque quant à lui la sacro-sainte domination des journaux occidentaux. Pourquoi serait-ce eux les plus lus et les plus écoutés, souvent cités comme référents ? Slate Afrique constate que la plupart des grandes agences de presse internationales ont un représentant pour 10 ou 15 pays d’Afrique. Constat regrettable si on considère la diversité présente dans les pays africains que ce soit au niveau ethnique, linguistique ou économique. L’école journalistique occidentale est-elle donc la meilleure  et la plus fiable ? Pourquoi ne pas privilégier aujourd’hui l’emploi de correspondants locaux qui seraient plus à même de couvrir des évènements et d’avoir des informations utiles? Ne devrait-on pas plus être à l’écoute des journalistes locaux, potentiellement plus aptes à comprendre et analyser une situation qu’ils connaissent mieux ? Des journalistes qui ont passé leur vie dans ce pays et non pas 5 jours n’auront –ils pas des propos plus nuancés et plus approfondis ?

 

Des correspondants locaux peuvent-il être des humanitaires ? Peuvent-ils dans leur position aborder de façon ajustée la situation qu’ils côtoient quotidiennement ? Est-ce que un humanitaire peut être à la fois acteur et rapporteur d’informations ? Un journaliste de formation ne serait –il pas plus à même de faire ce travail ? Philippe Ryfman regrette  le croisement de ces deux fonctions. Les « plaidoyers » de ces ONG pour chercher du financement en Europe peuvent-ils être rédigés par des journalistes et surtout publiés dans des médias ? Où est la limite entre ces gens qui sont un coup journalistes, un coup humanitaires ? Quand certains pays expulsent certaines ONG les soupçonnant de divulguer des informations à la presse, que faire ? Quelle est la priorité ? Prendre le risque que les humanitaires soient évacués de pays qui ont grand besoin de leur aide ? Ou alors renseigner la communauté internationale sur la situation du dit pays ?

Olivier François

Pourparlers s’invite à la caisse

Suite et fin du feuilleton sur l’euro vs la monnaie locale complémentaire. Parce que Pourparlers aime informer, questionner mais aussi réfléchir et prendre position, Pourparlers vous livre son analyse. A charge d’en débattre…

La création d’une monnaie locale complémentaire est une affaire sérieuse, pleine de bons présages, mais qui peut aussi faire pschitt.

Il y a deux gros avantages à utiliser une monnaie compémentaire locale (MCL) : le premier est de relocaliser les transactions financières. Chaque unité de monnaie locale est échangée contre un euro qui est alors placé dans des projets éthiques (lutte contre l’exclusion ou projets ayant recours au microcrédit). Ainsi, pendant que la monnaie locale circule, l’euro remplacé se rend utile. C’est le double effet kiss-cool. A noter

Le second réside dans la logique du réseau. La monnaie locale a plus de valeur que ce qu’elle affiche, elle tisse le lien social. Acheter ses légumes ou payer le coiffeur avec des monnaies locales, crée la communication autour de la monnaie et de ce qu’elle véhicule. Cela engage une boucle vertueuse de responsabilité sociale et d’ implication éthique.

L’initiative a besoin d’air. Pour que l’initiative soit viable il est nécessaire en effet d’avoir rapidement des boucles économiques. En gros que les artisans, producteurs locaux, administration et commerçants jouent le jeu et passent une partie de leur activité et donc de leur comptabilité en monnaie locale. Jusqu’aux impôts et aux services publiques qui pourraient entrer dans la danse. En d’autres termes, il faut une boucle, et cela doit se planifier.

Au delà de ces deux pré-requis, deux questions fondamentales restent donc. Quelle est la taille critique qui permettra à une monnaie de passer de l’état de “gadget bobo” à celui de vecteur économique réel ? Quelle est la place dans, et le mode d’accès des populations dites défavorisées, à ces nouveaux circuits locaux ?

Jean-Pierre Jusselme

Pourparlers questionne son banquier

Pourparlers livre la seconde partie de son feuilleton sur l’euro. Entretien avec une tribu d’irréductibles qui met la main à la poche pour battre monnaie locale. Quels sont les ingrédients de cette potion magique de finance complémentaire en ébullition?

Etes vous prets à passer a une comptabilite en monnaie locale from Pourparlers on Vimeo.

Battre une monnaie locale, un projet réactionnaire ?

Non, c’est retrouver un sens. A l’origine, l’argent a permis de fluidifier les relations entre les personnes et d’accompagner les échanges et donc l’activité économique. Mais aujourdhui, 97% de la masse monétaire ne sert qu’à la spéculation et seulement 3% à faire tourner l’économie humaine. Cette situation est une catastrophe, un gâchis sur le dos des populations. La monnaie locale est un micro-pouvoir qui permettra de servir des artisans, etc….On veut qu’elle serve l’économie locale et les échanges locaux. On a besoin de partenaires et d’un large réseau de consomm’acteurs.

Vous allez battre monnaie en lieu et place de l’etat régalien ?

Il y a un vide juridique. Il existe des circulaires des Trésoriers payeurs notamment de Toulouse et les services fiscaux qui encadrent les projets de monnaies locales complémentaires, un peu sur le modèle des tickets restaurants. La monnaie locale a le droit de circuler car elle est dans un réseau fermé. On ne « bat » pas monnaie, mais on a une contrepartie à l’euro prête, ce que n’a pas l’euro qui n’est pas gagé. La monnaie en équivalence sera imprimée et circulera dans un réseau. Elle aura une contrepartie dans une banque éthique.

Encarter la monnaie dans un système fermé, n’est-ce pas revenir au troc ?

Le circuit de sa circulation sera défini par des valeurs communes. On va écrire une charte qui encadrera les entrées dans le réseau. Il y a des énergies autour nous. Des agriculteurs qui veulent s’installer. On aura toujours besoin des composants électroniques fabriqués à l’étranger. Sans occulter l’Europe ni le monde.

S’agira t-il simplement de payer quelques artisans militants ? Comment faire que la boucle ne soit pas fermée ?

Des mairies peuvent décider de payer 10% des salaires en monnaie locale si les salariés l’acceptent….Dans une région d’Autriche, on paie ses impôts locaux en monnaie locale.

Quelle est la position de Bercy ?

On attend des réponses de Bercy. Sur des monnaies électroniques, où ce serait moins contrôlable, l’Etat émet de solides réserves mais sur des monnaies circonscrites, cela semble possible.

Quel est le levier bureaucratique et la politique publique qui correspondent à ces initiatives ?

On est à côté de l’euro. C’est un projet dans la démocratie participative, dans l’économie sociale et solidaire. On ne veut pas écrouler l’euro et on a bien conscience des enjeux affectifs autour de la monnaie qui structure notre quotidien.

Est-ce que l’échiquier politique ne se recompose pas aussi autour de ces questions là ?

Nous on est pas dans le politique.

Est-ce que votre réflexion n’est pas au fond une réflexion au bord du gouffre. L’hypothèse du crack n’est pas absurde ?

7% de l’euro seulement est couvert. Si tout le monde venait retirer son argent, il fermerait les banques, les distributeurs, la monnaie électronique. Avec mes petits billets, je continue d’acheter mon pain et mon fromage. On retire une partie des euros d’un système qu’on considère comme toxique.La diversité des monnaies permet de résister plus facilement aux crises, comme dans un champs planté par une diversité de plantes. Cela nécessite un cul de sac pour ne pas être échangé contre des euros in fine.

Acheter demain à la FNAC avec ma MLC, est-ce possible ?

Il faudrait qu’elle entre dans l’association et cela dépendrait des garanties que pourrait nous donner la grande distribution sur ses circuits financiers ou ses relations avec ses salariés….

Comment allez vous combattre les faux monnayeurs ?

Ceux qui ont crée ces monnaies ne nous donnent pas leurs secrets. A Toulouse, ou à Romans, il y a un système à bulle, avec un lecteur qui analyse ces microbulles. C’est difficilement falsifiable. Quoi qu’il en soit un faux monnayeur ne le fera pas en monnaie locale

Et le contrôle de la masse monétaire ?

Tout l’argent qui circule est gagé, donc la masse monétaire est contrôlée !

Propos recueillis par jean-Pierre Jusselme

 

Pourparlers vire ses euros

François Baroin a essuyé la tempête. Ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’État en mars 2010, puis en juin 2011,  ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, durant la tourmente des monnaies de la zone euro, le député-maire de Troyes le serine à longueur d’entretiens : le « Black swan » est encore à deux pas de nos Bourses, et de nos marchés financiers. L’aile noire d’un crack financier plane encore sur notre zone euro. Alors, l’arrivée d’une monnaie locale complémentaire n’est-elle pas un heureux présage ? Pourparlers ouvre le porte monnaie de la réflexion.

Sera-t’il possible de payer sa piscine en monnaie locale from Pourparlers on Vimeo.

Au salon Tatou Juste, Ginette serre ses € dans sa poche. Elle vient de rencontrer les penseurs du CAC 8, et coure vite vers son bas de laine. « Imaginez, ils veulent abolir l’€ » glisse t-elle effrayée. Alors, direction ces effrayeurs de veille dame. Avec l’idée de bien défendre les valeurs de l’€, et les privilèges de l’Etat régalien.

Wikipédions et scoopons le concept

Un petit coup de smartphone, avant de débouler dans les travées et on découvre que l’affaire est sérieuse. Quand on « scoop it », on découvre une floraison inouïe de monnaie locales en France et dans le monde. Ginette pourrait avoir dans sa poche des sols, des abeilles, des cigalons. Autant de monnaies aux noms poétiques et aux vertus fichtrement éthiques. En fait, 5000 monnaies locales s’échangent dans le monde. La Suisse, patrie de l’argent roi et du chocolat, héberge depuis 1934 « dans un réseau d’entreprise » une masse monétaire de 1M500 en équivalents francs suisses en monnaie locale. Tiens, tiens. La France -Etat régalien s’il en fut- biberonne une cinquantaine de ces projets locaux. Depuis plusieurs mois, Toulouse, avec un réseau de 800 membres autour de sa monnaie locale complémentaire, arrive en tête des capitales régionales de la révolution. Plusieurs initiatives sont en phase de lancement, telle la monnaie Heol sur le Pays de Brest, l’Epi pour l’agglomération du Havre ou encore “Les 2 lions” pour l’agglomération de Rouen. Une autre est à l’étude à Boulogne-sur-Mer. La Région Rhône-Alpes fait les yeux de Chimène à cette initiative, qui était inscrite dans les programmes d’EELV. Huit projets seraient en couveuse. Les TPG sont à la manœuvre, (re) calant les créations de monnaie locales complémentaires sur le modèle et l’exception des « chèques restos ». Soit ! Allons donc au contact du CAC 8.

Le CAC 8 se réunit dans l’Ondaine

On retrouve donc sur notre stand Patricia et Catherine, toutes deux membres du CAC 8, conseil d’administration collégial. Les deux apprenties financières alpagent les chalands sur la même travée que les SELS et que l’Hebdo « Alternatives économiques » ou le périodique « L’âge de Faire ». Tiens, tiens, on est dans le produire locale et autrement du salon Tatoo Juste. Nos deux matamores n’ont pas des faces de « gnomes de Berlin ». Encore moins d’anarchistes libertaires. Mais qui sont-elles ? Catherine et Patricia, nos guides, sont deux gentilles « pédagos ». Patricia et Brigitte nous montre leur feuille de route précise, avec des étapes, et des acteurs à convaincre. Sur leur table, un appel à créativité pour donner une effigie et un nom à cette future monnaie locale. Patricia et Catherine sont soucieuses d’emploi local et de proximité. Loin des critères de Bâle ou du Traité de Francfort ou de Lisbonne, elles ont une feuille de route, bien modeste et pragmatique ( ce qui n’exclut pas les valeurs, bien au contraire!). Les membres du CAC 8 planchent sur la monnaie locale. Ici, on parle de monnaie locale complémentaire. On ne rigole pas avec l’argent !La monnaie locale complémentaire est portée par un collectifs de citoyens et d’associations actives. On trouve Coop en Liens, Coop les Artisons, Secours Catholique, Villes en transition, SEL de l’Ondaine, Colibris, Oxygène pour l’Ondaine, ATTAC, SEL des 7 Collines, Réseaux citoyens de Saint-Etienne, Artisans du monde. On note l’absence de mutuelles ou de banques coopératives au tour de table. On coche également l’absence de collectivités, acteurs majeures de la réussite de projets de MLC. ( voir analyse) « On a encore du travail pour convaincre » expliquent d’autres acteurs du projet. Voir questions sur le droit d’entrée de la piscine.

 

Levier de l’économie locale

La tribu partage une philosophie de relocalisation de l’économie, de développement durable, de “vertu” sociale et économique (tels le bio et le développent durable), de rejet de la spéculation, de construction identitaire.

Alors Pourparlers est bien revenu de ses a-prioris. La monnaie complémentaire locale n’est pas une monnaie scoute. Elle a sa logique et ses raisons. Cette révolution à pas de velours n’est pas non plus un jeu de Monopoly. L’argent est hyper-sécurisé circulant dans un réseau avec une contrepartie éthique. On est aussi loin des Facebook credits, tentative avortée d’une démarche enfermante de la communauté des facebookiens. On est loin des « pétro-dollars ». La MLC est comme un vermifuge contre la spéculation. Ici un sou est un sou, tracé et pisté à la ligne prêt, dans un réseau de gens certifiés éthiques, garanties au centimes prêts. La monnaie locale, bien arrimée sur l’économie locale, peut être un levier. C’est décidé, Pourparlers vire donc ses euros et fait entrer dans son fonds de capital la monnaie locale de l’Ondaine.

Jean-Pierre Jusselme

Geb-Nout pique du blé à Monsanto

Rencontre avec Geb-Nout, et leur coin d’Eden près de la Chaise Dieu. Pourparlers a découvert là des « révolutionnaires en mode soft ». Pas des partisans du grand soir, mais des expérimentateurs essayant de développer d’autres modes culturales.Et parce que Pourparlers est le site du débat, réagissez aux  questions videos  d’Antoine au monde agricole et aux boulangers.

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General Elektriks foudroie Pourparlers

Aux termes d’ une tournée de trois années qui les a mené de la Chine au Brésil, GE a posé ses cables au Fil. Lettre ouverte à Hervé Salters, leader de GE. Read More « General Elektriks foudroie Pourparlers »

Les secrets du Vatican

Vatileaks, Opus dei, secret de fatima, da vinci code Le Vatican a ses secrets, que la morale de la transparence réprouve. Cet « obscur objet du désir médiatique » est sous les feux de l’actualité avec le Vatileaks. Pourparlers revient sur ces clairs-obscurs avec Bernard Lecomte, ancien grand reporter à la La croix et à l’express, ancien rédacteur en chef du Figaro magazine et auteur de deux ouvrages sur « Les secrets du Vatican »( Perrin). Retrouvez Bernard Lecomte sur son blog http://lecomte-est-bon.blogspirit.com/

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Zola face aux RG

Gordon Zola – contraction de Zola et de Flash Gordon- est éditeur ( Le Léopard démasqué) et auteur ( la série des Guillaume Suitaume et des Saint-Tin). Gordon Zola est un chantre du roman drolatique dans la lignée de Frédéric DardAlphonse AllaisRené FalletAprès la série des Guillaume Suitaume avec Le Dada de Vinci ou C’est pas sorcier, Harry !, il s’attaque en 2009 à Tintin. Les affaires se corsent.

25 tomes de 160 pages… Les 24 albums de Tintin sont parodiés. Vous vous attaquez à un Trésor mondial. Quel est ce projet ?

J’ai décidé de parodier l’intégrale de l’oeuvre de albums en faisant des petits romans totalement drolatique avec Saint-Tin et son ami Lou, fils présumé de Tintin. C’est un tout cohérent avec la quête du père. Saint-Tin fait le tour du monde, entouré de personnages truculents comme Margarine pour Tournesol, Yng et Yang pour les Dupond ou Aiglefin pour Haddock.

Quelle a été la réaction des gardiens du Temple ?

Cinq mois après la sortie des premiers opus, j’ai eu une descente de police pour contrefaçon. Les héritiers m’ont enmené au tribunal. En 1ere instance, le Léopard Masqué a été condamné à une amende de plus de 70 000 € pour parasitisme. Début 2011, la 2e Chambre de la Cour d’Appel de Paris a déboute totalement Moulinsart SA, rejetant l’accusation de préjudice commercial.

Sur quels fondements ?

Les héritiers sont éditeurs, et n’ont pas intérêt aux exégeses ni aux parodies. Mais en France, il y a la loi d’exception de parodie avec des codes de parodie. Quand on parodie, on doit détourner les codes de l’oeuvre inventant un nouvel humour autour de l’oeuvre.

Alors, Tintin gay ? Ou Tintin et la question de la filiation ?

L’ homosexualité de Tintin n’a aucun fondement. Tintin a généré beaucoup de carrière de journaliste. Il est papas de nombreuses fois. Alors Saint-Tin port part en recherche de cette filiation. Au bout du 25e roman, on saura s’il est le fils de Tintin.

Le léopard démasqué, une parodie de maison d’édition ?

Le léopard démasqué publie toutes les formes de littératures drolatiques. Tintin est une œuvre au delà du monde la BD. Astérix a vendu 300 millions d’albums, et Tintin 250 millions. Et pourtant Tintin travaille davantage l’imaginaire et les analyses.

Propos recueillis par Jean-Pierre Jusselme

 

 

Il manque un business plan.

Où est le business plan du futur ouvrage ? Pourparlers a posé la question à Marc Petit et à l’Etat. Les réponses ont été soit négatives soit évasives. Alors Pourparlers partage ses interrogations sur le coût de fonctionnement du futur ouvrage, avec l’intention de faire avancer la transparence et le débat public. Décryptages sur fond de crise des finances publiques locales. En attente d’être contredit….

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Remous à Fraisses, eaux plates ailleurs

Dans le dossier du barrage, la démocratie locale a parlé. Les différentes communautés – conseil municipal, syndicats, conseils généraux – se sont exprimés. Pourparlers fait l’appel des maires « pour » et des maires « contre », et pose quelques questions.
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Les « Vu » sur l’autorisation préfectorale donnent les coalitions en présence. Brêve revue des troupes. Un franc « oui » sur Saint Genest Malifaux. La commune -pour mémoire intégrée au territoire du Parc régional du Pilat donc à priori soucieuse d’écologie- est sensible aux dimensions « mémorielles et touristiques de l’ouvrage ». Elle enmène dans sa trace un avis très favorable de Jonzieux, soucieuse de bénéficier d’une « réserve incendie ». On n’est pas étonné de trouver également un « Oui » également très favorable de Jean Gibert, maire de Marlhes et proche de collègue du conseiller général Marc Petit. A noter que Jean Gibert est le conseiller général en charge des questions de développement durable. Il a arraché du Conseil général de la Loire une subvention d’investissement de 300 000 €. Pourparlers pose deux questions : au nom de quelle compétence et de quelle rationalité ? Au nom de quel intérêt général écologique autoproclamé ?

Les communes du Pilat, membres du syndicat des eaux de la Semène, se rangent en bon soldats derrière les chefs de file. Claude Maritan, maire de Saint-Romain-les-Atheux a obtenu le vote de son conseil avec un argumentaire classique et légitime.
« Ce barrage constitue pour le territoire des Monts du Pilat un réservoir d’eau potable indispensable pour la sécurité sanitaire des populations. C’est également une ressource pour la réserve incendie. Enfin, l’attrait touristique lié à l’eau peut aussi être un atout pour le développement du territoire. Par ailleurs, ce barrage remis en eau aura un faible impact environnemental sur le milieu. »
La Chapelle d’Aurec vote derrière son maire François Berger « la réhabilitation du barrage est la plus sûre ». Dixit les études d’impact sanitaire sur l’environnement ainsi que les risques. Fermeture du ban. A Saint-Victor Malescours, Jo Champavert, le maire, argumente  rassurant les élus sur les impacts et les coûts.

A Fraisses, démission de Bernadette Grando

 

Christophe Faverjon opposé au projet
Christophe Faverjon opposé au projet

A Fraisses, en revanche les débats ont été plus corsés. Ce projet a provoqué la démission de la conseillère Bernadette Grando (présidente d’O2). Joseph Sotton, maire de Fraisses, a obtenu un vote majoritaire, soutenant contre son voisin unieutaire « que l’augmentation du prix ne serait que de l’ordre de 8 à 9 centimes le m3 acheté par la commune »
Il se range à l’argumentaire de « l’indépendance contre la privatisation du service de l’eau. » Le vote a été acquis à bulletin secret avec une majorité de15 votes «pour» sur 21 votants, quelques voix s’élevant pour regretter de ne pas « avoir pu étudier plus sérieusement les solutions alternatives ». Christophe Faverjon est le chef de file des élus « tous les élus ne sont pas d’accord avec le projet. » Il peut compter sur le soutien du dernier des maire de Pont-Salomon, Michel Reymond, opposé à la réhabilitation. Ils proposent le puisage de l’eau au Pertuiset pour les communes du syndicat des barrages des Plats et la vente du barrage pour un euro au Syndicat de la Semène (43) Avec un argument : le syndicat des eaux de la semène sera au fond le principal bénéficiaire de la réhabilitation.

Jean-Pierre Jusselme

le lion et le moucheron

Isabelle autissier "le barrage c'est du passé".
Isabelle autissier « le barrage c’est du passé ».

Va-t-en, chétif Insecte, excrément de la terre. C’est en ces mots que le Lion Parlait un jour au moucheron ….

La fable de la Fontaine illustre notre démonstration.
Récit et morale de la Fable. Avec en prime en écoute la prise de position d’Isabelle Autissier.
Que pèsent les mouches du coche face aux poids lourds de la politique locale ?
Au printemps dernier, à quelques jours d’intervalle, un quarteron d’élus de l’Ondaine et du Pilat auront fait le pied de grue au ministère de la rue de Grenelle.
Cet instant est crucial, car le dossier doit être plaidé en Coderst de la Loire le 7 mai et l’imprimatur ministérielle est gage de viatique et de bon poids devant les techniciens. Christophe Faverjon écrit à NKM, ministre de l’écologie pour lui demander l’arrêt du projet de réhabilitation du barrage des Plats.
Dino Cinieri, député de la 4e circonscription, contre-attaque et organise une réunion le 20 juillet au ministère de l’Ecologie. Il monte au front avec le ban et l’arrière-ban de la classe politique concernée. On voit ainsi une curieuse sainte alliance autour du député qui au détour d’une rodomontade adoube pour l’occasion son adversaire aux municipales affichant une « totale confiance en les élus du syndicat des barrages et du syndicat des eaux de la Semène, réunis autour des présidents Marc Petit et Yves Serrano, maire de Saint-Ferreol-d’Auroure. »
Cette opération « coup de poing » largement relayée par la presse montre une image toute irénique d’une union sacrée autour du Barrage. Les opposants sont moins sous les feux énamourachés des « opérations de com » en direction de la presse locale. Christophe Faverjon a pu dialoguer en catimini avec une représentante de la ministre.
L’intervention « en force » à Paris, cet été, des élus (maires, sénateurs et députés Loire/Haute-Loire) auprès de la ministre de l’Écologie et du Développement durable, Nathalie Kosciusko-Morizet, portera ses fruits : l’Etat assure le Syndicat des barrages de son accord et de sa participation financière via l’Agence de l’eau. L’escarmouche pourrait prêter à sourire, ou inquiéter. La bataille de l’eau des Plats est politique. Comme celle des lignes à très hautes tensions ou des tracés de TGV.

Couts Marc Petit from Pourparlers on Vimeo.

Si on n’était dans le Pilat et dans l’Ondaine, on se croirait en Palestine ou en Jordanie: contrôlez l’eau et vous aurez le pouvoir !

Jean-Pierre Jusselme

L’IVG du Grenelle

barrage des Plats Situé sur la commune de Saint-Genest-Malifaux, le barrage est en cours de réhabilitation à l’emplacement de l’ancien barrage-voûte des Plats, édifié en 1958. Il est destiné à sécuriser la ressource en eau des communes du barrage des Plats et alimenter la dizaine de communes du Syndicat des Eaux de la Semène. Pourparlers ouvre le 1er acte avec le feuilleton de la gouvernance. Read More « L’IVG du Grenelle »

Et si les experts étaient expertisés?

L’enquete du professeur Seralini est sous les feux de l’actualité. Elle révèle un mouvement de fond porté par la Fondation Sciences Citoyennes, et une opposition farouche de la technoscience. La propostion de de loi sur la défense des donneurs d’ alerte et sur la déontologie de l’expertise vient d’être retoquée par le Sénat. Pourparlers ouvre le dossier. Avec Jacques Testard, président de la Fondation http://sciencescitoyennes.org

Le Sénat retoque l’expertise indépendante

En Rhône alpes, la Fondation s’était opposée à la fermeture du Registre des Malformations congénitales de Rhône-Alpes (REMERA). Sur un de ses combats de longue haleine,  la Fondation Sciences Citoyennes vient d’essuyer un revers sévère. Mardi 9 octobre, la commission du développement durable du Sénat a en effet retoqué la proposition de loi portée par EELV qui prévoyait la création d’une Haute autorité de l’expertise scientifique et de l’alerte. Rencontre avec Jacques Testard, président de la Fondation sciences citoyennes.

La Fondation a fait un proposition de loi sur la défense des donneurs d’ alerte et sur la déontologie de l’expertise. Pourquoi cette démarche ?
La Fondation a travaillé 5 années sur ce projet de loi. Dans les questions d’éthiques liées aux choix technologiques, l’opinion publique est manipulée par les médias. Le référendum et le micro trottoir sont fabriqués par les médias. Les Etats généraux pour la révision des lois de bioéthique et le Grenelle de l’environnement ont été des leurres démocratiques. Certes, la procédure légale est le débat public. Il y a une Commission nationale du débat public. http://www.debatpublic.fr/, mais le débat ne permet pas de connaître la position des populations, mais d’entendre tous les porteurs d’intérêt, les lobbys, les militants, les industriels, les chercheurs. Et surtout les experts….
Derrière c’est la question de l’expertise qui est remise en cause ?
Il n’y a pas de réglementation sérieuse de l’expertise en France. L’expertise, c’est une tautologie : c’est ce que la parole des experts. Or,  il y a une idéologie de l’expertise et des conflits intérêts. Il est difficile pour eux de casser la branche sur laquelle ils sont assis . La fondation propose une nouvelle déontologie de l’expertise, qui associe des experts classiques, mais aussi des gens du milieu associatif et des citoyens initiés et éclairés grâce à d’autres connaissances, venant des sciences humaines et sociales.
Que sont les conventions de citoyens ?
La Fondation propose des conventions de citoyens. Elles  existent depuis 20 ans ans au Danemark. Elles seraient composées d’ un échantillon de population représentatif de la population française. Ces citoyens recevraient une formation sérieuse. Ils seraient initiés mais préservés des pressions des lobbies.Le problème technique n’est pas seulement un technique mais un problème de société Ils entendraient des psychologues, des historiens des anthropologues qui donneraient un point de vue sur l’utilité sociale et les conséquences. Ils pourront ensuite donner un avis, consultatif ou obligatoire qui oriente ensuite la fabrication de la loi .Les conventions de citoyens pourraient être généralisées aux autres domaines de la vie en société.
Quelle serait la mission d’une Haute autorité de l’expertise ?
La mission de la Haute autorité de l’expertise et de l’alerte ne serait pas de faire des expertises mais de définir les règles de déontologie. Ce serait une espèce de comité d’éthique de l’expertise. Elle veillerait ensuite au respect des règles. Dans le même temps, cette commission protégerait les lanceurs d’alerte.
Christian velot, lanceur d’alerte sur les OGM

Dans le proposition de loi qui a été retoquée par la commision du sénat, il y a la définition et la protection des « lanceurs d’alerte ». Quelle seraient leurs missions ? Et pourquoi les protéger ?

Les lanceurs d’alerte sont des vigies. Ils sont informés avant tout le monde, d’un risque sanitaire ou environnementale. Ils peuvent être chercheurs, techniciens de l’industrie, journalistes comme Zola. Parmi les lanceurs d’alerte, il y a Christian Velot ou André Cicocella qui est le chimiste qui s’est battu contre les éthers de glycol et autres saloperies de l’alimentation. En révélant le risque, ils se trouvent exposé à la vindicte de ceux que celà gêne (labo pharmaceutique, patrons, collègues qui craignent pour la réputation trouvent que dans une période de compétitivité à outrance c’est pas le moment de dire du mal de la boîte.Le « lanceur d’alertes » devient un militant obstiné mais en oppositions. Il est seul devant ses collégues. Il est mis dans un placard comme Seralini. Le projet vise à protéger les lanceurs mais surtout leur alerte. Car il faut qu’elle soit ensuite expertisée.
Propos recueillis par Jean-Pierre Jusselme

 

 

«Un jeune sur 10 en Rhône-alpes ne fait rien» Philippe Merieu

Philippe Mérieux (EELV) est vice Président du Conseil Régional, en charge de la formation professionnelle des demandeurs d’emploi. Devant cette « une responsabilité peu visibille mais d’une grande stratégie » ce « Pédagogue dans la Cité » (DDB éditions ) livre ses propositions pour sortir d’une spirale négative pour la jeunesse rhonalpine.

La formation tout au long de la vie c’est un concept ou une réalité ?

Ce concept est apparu en 1971. Il a été soufflé par Jacques Delors à Chaban-Delmas. Malheureusement c’est un concept qui est resté à l’état théorique. La France est le pays où ceux qui profitent de la formation continue sont ceux qui ont déjà profité de la formation initiale. La formation « tout au long de la vie » est un enjeu pour l’ascenseur social, la démocratie et pour redonner de l’espoir à des millions de personnes.

Quels sont les leviers d’action ?

La Région est l’interlocuteur de la formation professionnelle continue pour des publics fragiles (chômeurs, femmes en reprise d’emploi, jeunes qui n’ont jamais travaillé, personnes sans qualifications). La Région est responsable de l’apprentissage, et pilote aussi une série de dispositifs comme la Validation des Acquis de l’Expérience C’est presque un quart du budget de la Région et un gros effort au quotidien avec Pôle emploi, avec les missions locales pour les jeunes avec le centre des droits des femmes, avec les centres de bilan de compétences pour se mettre au service de ceux et de celles qui veulent se former et rebondir sur le plan professionnel

Sentez-vous les effets de la crise ?

Tous les jours il y a 900 demandes de formation supplémentaire. Nous ne pouvons en satisfaire qu’une sur quatre aujourd’hui. On était à une sur deux il y a 5 ans. On sent le désarroi. On essaie aussi de travailler sur les obstacles à la reprise comme les transports ou les gardes d’enfant etc.

Et sur les jeunes ?

Il y a en Rhône-Alpes 950 000 jeunes de 16 à 25 ans. 97 000 sont sans formation ni emploi. Ils ne sont ni ycéens, ni apprentis, ni salariés. Un jeune sur 10 en Rhône-alpes ne fait rien. En moyenne pendant laquelle trois ans. On a le temps de perdre de bonnes habitude du travail, de se lever matin. On peut faire des mauvaises rencontres. C’est trois ans perdus dans une vie, sans revenus en vivotant avec des petites activités au noir. Les jeunes décrocheur du système sont en apesanteur pendant de longs mois sans trouver une formation.

Est-ce que cela peut être une cause et une explication de la violence ?

Oui. La violence est le signe d’une sorte de désespérance. Ces jeunes sont des desperados. Ils tiennent les murs comme on dit dans les cités. L’inaction, la stimulation des jeux vidéo, la violence dans les médias, le modèle du brigand généreux, l’argent facile

Vous proposez une indemnité de formation unique pour tous ces jeunes en « apesanteur ».

Il faudrait mettre à plat l’ensemble des propositions de formation. Le RSA est difficile à toucher et il ne connecte pas sur le monde du travail. Je suis partisan de développer l’apprentissage, qui est une bonne formule avec une vraie acclimatation avec le monde du travail. Et je milite pour une indemnité de formation unique pour les les jeunes.

 

Propos receuillis par Jean-Pierre Jusselme

 

« Spartacus est un film gay friendly » (Didier-Roth-Bethoni)

Parcourir le cinéma depuis ses débuts et sur tous les continents, avec Didier Roth-Bettoni auteur d’une d’une somme « L’homosexualité au cinéma » (La Musardine) est un franc dépaysement. Apéritif offert par Pourparlers avant le festival « Face à face » en novembre à Saint-Etienne. Read More « « Spartacus est un film gay friendly » (Didier-Roth-Bethoni) »

L’Express fait le Point à Saint-Etienne

Le 26 septembre, l'Express titre dans une édition spéciale de 12 pages « Maurice Vincent tient-il ses promesses ». Le Point, partenaire historique de la Fête du Livre, sort dans son édition du 13 octobre « Les vrais lieux de pouvoir ». La caravane passe, les questions restent. Au delà du scoop, Pourparlers s'interroge sur la méthode. Christophe Barbier, patron de l'Express copie t-il Franz Olivier Giesbert, patron du Point ?

Giesbert avait inventé la méthode. Barbier l'a copié. Sans citer le copyright. C'est un système apparu dans les années 2000. La méthode promotionnelle est devenu pour les deux canards une recette gagnante.. Les équipes du Point s'ont à peine parties que celles de l'Express débaroulent. Depuis les années 2000, FOG, grand patron de presse a inventé cette manière de doper ses ventes, et de faire du terrain d'hyperproximité à l'échelle parisienne. Les deux hebdos historiques se montent le bourrichon dans une course folle de benchmarking ville à ville.Une semaine Saint Etienne est passée à l'audit de ses réseaux, le lendemain c'est Lyon. Les années précédentes, c'était l'écumoir des projets d'avenir, les personnalités qui font la Ville, les grands moments de l'Histoire. http://www.lepoint.fr/dossiers/villes/saint-etienne/

Christine Rigolet du Point nous livre quelques clefs de ces lieux de pouvoir stéphanois. Les loges de l'ASSE ont détroné celles du Grand Orient. Et le Grand cercle redevient un « lieu de pouvoir ». C'est deux des leçons de l'enquête du Point réalisée par Christine Rigolet à écouter ci-dessus. Reste la question centrale de la récupération politique.  Sur son blog et dans des communiqués de presse,  Maurice Vincent ne se prive pas de reprendre les analyses plutôt à charge des journalistes de l'Express.  L'équipe d'opposition d'Ensemble pour Saint-Etienne et Gael Perdriau dénonce un publireportage? http://ensemblepoursaintetienne.wordpress.com/2012/09/21/lettre-ouverte-a-monsieur-le-maire/

Barrage des Plats. Les travaux vont débuter en novembre

Alors qu’en un deus ex machina, l’Etat a tranché, Pourparlers verse une pièce au dossier avec la prise de position d’Alain Chabrolle, vice-président du Conseil régional en charge de l’environnement et de la santé.

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Barrage des Plats. Un argument raisonnable : la sécurisation en eau

le barrage de l'echapre a ete construit en 1890L’argument principal en faveur de la reconstruction du barrage des Plats réside dans la sécurisation de l’alimentation en eau à la fois pour les communes adhérentes au Syndicat des barrages (créé en 2008 et qui regroupe Fraisses, Unieux, Firminy et Saint Paul en cornillon) et pour celles des Eaux de la Semène qui regroupe 9 communes du Pilat et de Haute Loire. Elles ne dépendent que d’une source d’eau potable alors que la loi préconise deux sources d’alimentation en eau potable notamment pour parer aux épisodes de sécheresses ou aux risques de pollutions.Les communes du Syndicat des barrages sont propriétaires de deux barrages : les Plats et l’Echapre. Le barrage de l’Échapre, avec une retenue, d’un volume de 880 000 m3 est situé à la sortie de Firminy. L’installation a été réalisée dans les années 1890. « Pendant des années, le barrage de l’Echapre suffisait, explique Marc Petit, maire de Firminy. Avec les nouvelles normes de restitution de l’eau à la rivière, on va mécaniquement voir notre capacité de pompage d’eau potable diminuer. Depuis la mise en transparence du barrage des Plats, il a fallu trois reprises en 2006, 2010 et 2011 acheter pour 500 000 mètres cubes d’eau» La question est donc cruciale, et implique des solutions pérennes. Depuis septembre 2005, le fournisseur en eau potable pour le Syndicat des eaux de la semène est le Lignon. Le Syndicat des eaux de la Semène amène l’eau brute du Lignon par une conduite de la Michalière (Chambon-Feugerolles) à la station de traitement de Lherbret (Saint-Just-Malmont). Le coût en électricité de ce pompage atteint 100 000 euros par an. « La réhabilitation du barrage éviterait ces frais, car l’eau arrive par effet de gravitation. Le barrage des Plats tel qu’il serait réhabilité lui offrirait une capacité en réserve d’eau de 1 550 000 m³, garantissant l’approvisionnement en eau de 50 000 personnes » expliquent en choeur les partisans du barrage. Autant dire une manne d’eau potable et une belle réserve d’argent liquide pour qui l’exploitera.

Jean-Pierre Jusselme

Marc petit, Nasser du Pilat

Le maire de Firminy refuse la main tendue par Saint-Etienne Métropole d’un partage de la ressource très abondante tirée de Lavalette. Ombre d’explication ?

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Barrage des Plats et les poissons

Au fond, c’est sans doute une trame des oppositions et deux visions opposées de la même question. Les pieds dans l’eau et les lunettes chaussées, Antoine Lardon observe la rivière Semène. Assis à son bureau de Firminy, Marc Petit observe la carte des quartiers de la Ville et répète à l’envie «  je préfère les hommes aux poissons. » Il ne veut plus vivre l’épisode de la sécheresse de 2003, pendant lequel trois quartiers de la cité ont manqué d’eau potable. En cette fin d’été, deux visions s’affrontent, mais aussi deux conceptions de l’intérêt général.

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Le logiciel mental des barrages : un barrage c’est du développement !

Les travaux sur le Barrage des Plats vont donc débuter en novembre. Vox populi. Vox dei. Sondages, émissions, articles, la température de l’opinion publique était plutôt chaude pour le barrage. sans avoir lu ni les les travaux arides du commissaire-enquêteur, ni les fiches projets du bureau Stucky, instinctivement, viscéralement, la masse des ligériens a voté « Oui » au barrage.

Les ligériens filent une édile avec leurs barrages. Pourquoi?

Les maîtres du soupçon ( Freud, Marx, Nietchze) nous l’ont appris : parfois le refoulé peut remonter à la surface. Ainsi Daniel Mandon, grand sociologue et historien des mentalités, auteur d’une magnifique oeuvre arpentant l’histoire sociale et ouvrière du département, est le porte-flingue UMP des opositions écologistes. Le maire de Saint Genest Malifaux, fustige les atermoiements dans ce dossier comme un chien défendrait sa niche fiscale. Mais il est aussi en l’espèce aussi un peu le porte parole de la mémoire des ligériens attachés providentiellement à leurs barrages. Barrage du Gouffre d’enfer, barrage de l’Echapre, barrage de l’Ondenon, barrage de Grangent : les barrages font partie de leurs paysages et de leurs cartes mentales. Le département de la Loire est celui qui a le plus artificialisé ses rivières avec 20 barrages, tous dédiés et enchevêtrés avec l’activité économique des mines, de la sidérurgie, de la métallurgie mais aussi de la chimie. C’est la mémoire de150 années où la Loire était le 1er département industriel et vivait en osmose avec ses barrages.

Dans un climat de sinistrose économique, refaire un barrage, c’est comme voir l’hirondelle qui annonce le printemps, et poser un présage de richesses. A contrario préserver la rivière est un changement radical de mentalités. C’est rebooter la carte mentale, de logiciel d’un système heuristique qui mettra sans doute plus d’une génération à se produire. Et quand Antoine Lardon, contempteur de solutions alternatives au barrage, se fait historien de cette présence au fil de l’eau de la Semène d’une petite industrie de métal, il ne faut pas se tromper de personnage de combat. Aujourd’hui, il veut reconvertir cette houille blanche en « tourisme durable »… au fil de l’eau.

Jean-Pierre Jusselme

Pourparlers en mode «Beta»

Quels gros bétas, ces Pourparlers ! Oui. Pourparlers est depuis ce trois Octobre en ligne, mais en mode beta, comme disent nos amis geek. Décodage : en mode démarrage soft, le temps d’une traversée. En mode beta, sur son frêle esquif, Pourparlers sort haut son mat de mitaine. Avec un seul pavillon affiché à l’enseigne amirale du site : l’arobase qui questionne, le crochet qui alpague, le drapeau de pirate flottant au vent de l’infini.

En mode beta ? Durant une année, pourparlers sera donc en mode beta. Voir la fidélité des mousses et moussaillons. Essuyer ensemble la mer des Sargasse, le désert des Bermudes et les tempêtes du Cap Horn. Eprouver nos serments d’honneur. Réciter ensemble comme un chapelet la Charte d’Athènes. Donner la cadence à la rame à nos amis graphistes et développeurs. Aiguiser le sens critique de nos amis journalistes. Tester le cap de nos capitaines et gouverneurs. Sans argent, ni mécène, à la gloire de la couronne de la presse libre et indépendante, Pourparlers est une association de bienfaisance. Avec une morale haute et forte : sans concession, sans répétition, mais sans félonies ! Jamais Pourparlers ne frappera dans le dos, car son viatique est « Ouvrons le parole ». Jamais donc de coup en traître.

Doucement, mais pas tièdement.  En ouverture de rideau, ce deux Octobre, les naufrageurs de Pourparlers, flibustiers sans loi ni roi, commencent dans l’invective critique et esthétique. Sidérés par la campagne pour la fourme de Montbrison (agence 32 Décembre), les pirates de Pourparlers dégainent quelques leçons d’esthétique (lire La Fourme fait de la politique). Les gérants de 32 Décembre n’ont pas souhaité répondre à cette 1ere bordée de canon. Ils essuient les plâtres, paix à leurs intérêts que nous ne méprisons pas. La chronique de « Red is Dead » sera régulière.

Puis il y a  ceux qu’on appelle et qu’on classe comme les sans-papiers, mais pas sans carte de crédit. Comme quoi le capitalisme est bien l’ultime frontière, aujourd’hui.  (lire Etre sans papier et faire ses achats à la Fnac). Là où une certaine morale publique nous pousserait à ne plus voir ces habitants sans titre dans nos villes, pourparlers leur donne visa, quitte à frôler la désobéissance civile. Notre journaliste va compléter sa tranche de vie par un entretien avec la Préfecture.

Il y a notre évêque Tintin reporter en Transnitrie (lire Un evêque au pays d’Ottokar). A quelques 2000 kilomètres de Saint-Etienne, un pays fantôme, muséum d’histoire politique où domine la statue imposante de Lénine comme dernier arpens d’un communisme fossilisé.

Pourparlers est autant casque bleu que pirate. C’est dans son étymologie, son ADN éditoriale. Dans cette 1ere traversée, Pourparlers propose une trêve, un moment d’accalmie doux et reposant. Car la guerre est déclarée, âpre et rugueuse, à mots découverts… entre journalistes. Il y a les frères de la côte, les journalistes qui ont choisi la force obscure du Net et les traditionnels, les appareillés au continent Papier et ondes. Notre journaliste leur donne le temps d’une trêve des Braves. Car ils servent le même pavillon : la liberté et la vérité.

Bientôt, Pourparlers proposera une enquête approfondie sur le projet de barrage des Plats,  à Saint-Genest Malifaux et des rendez-vous en live.

Jean-Pierre Jusselme

Un évêque au pays d’Ottokar

La Transnitrie est une province sécessionniste de Moldavie. Brève incursion dans ce « no man’s land » gardé par la figure imposante de Lénine. Aux commandes, Mgr Dominique Lebrun, évêque de l’église catholique romaine.

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