21 tables rondes publiques autour de la citoyenneté

Depuis quelques mois et jusqu’au printemps, 21 tables rondes publiques sont organisées dans les lycées et CFA de Rhône-Alpes autour d’enjeux de la citoyenneté

Read More « 21 tables rondes publiques autour de la citoyenneté »

On a visité la mosquée Mohammed VI de Saint-Etienne

Samedi 9 et dimanche 10 janvier, la mosquée Mohammed VI à Saint-Etienne a ouvert ses portes.

Read More « On a visité la mosquée Mohammed VI de Saint-Etienne »

L’adapei42, artisan du vivre ensemble

L’adapei42 (Association départementale des amis et parents de personnes déficientes intellectuelles)  a adopté en Assemblée Générale le 15 juin dernier au Chambon-Feugerolles,son projet associatif pour la période de 2015 à 2020. Rolland Cortot, directeur général  et Valérie Benotti, présidente de l’association ont présenté à la presse les nouvelles orientations de l’adapei42. L’adapei42 a  répondu à un appel d’offres pour être structure pilote dans une plate-forme d’aide aux aidants.

Read More « L’adapei42, artisan du vivre ensemble »

L’économie sociale et solidaire recrute

650 offres d’emplois étaient proposées samedi 7 novembre 2015 à l’Hôtel de Région de Lyon, dans le cadre du Forum de l’économie sociale et solidaire.

Read More « L’économie sociale et solidaire recrute »

Caca collage company : une autre histoire stéphanoise

Une tranche de l’histoire insolente et créatrice de Saint-Etienne avec un retour sur le collectif stéphanois « caca collage company » dont fait partie Ladamenrouge

Read More « Caca collage company : une autre histoire stéphanoise »

Une pédagogie de ruches

Alors que l’Éducation Nationale met en œuvre la réforme du collège, la jeune start-up française Alveus apporte avec succès une réponse au manque de motivation des collégiens et lycéens. Le pari : miser sur l’apprentissage collaboratif pour favoriser la réussite scolaire des élèves.

Read More « Une pédagogie de ruches »

Passerelle Handicap, une voie d’accès privilégiée à l’enseignement superieur

L’Association Passerelle, convaincue que « la différence n’est pas un handicap »Elle revient sur le dispositif Handicap.

Read More « Passerelle Handicap, une voie d’accès privilégiée à l’enseignement superieur »

« Que la Force soit avec nous » (Melies)

Comme d’autres salles classées Art & Essai en France, le Méliès de Saint-Etienne est actuellement en « guerre » contre Disney. Read More « « Que la Force soit avec nous » (Melies) »

Boualem Sansal, libre et sans concession

« C’est l’état de guerre qui m’a poussé à écrire ce roman » nous expliquait doucement Boualem Sansal, auteur de 2084, la fin du monde, lors de cette 30e Fête du Livre, où il a reçu le grand prix de la Ville de Saint-Étienne, récompensant une œuvre douée de créativité et d’originalité.

Read More « Boualem Sansal, libre et sans concession »

Sainté rock city night

Qui a dit que le rock stéphanois ne se portait pas comme un charme ? Personne ? Encore heureux. La preuve avec une soirée riche en décibels…. Read More « Sainté rock city night »

Didier Wampas n’a pas inventé le rock

Didier Wampas n’a pas inventé le rock’n roll mais Didier Wampas est quand même rock’n roll : oui à Pourparlers on aime aussi les titres à rallonge… Read More « Didier Wampas n’a pas inventé le rock »

CONDAMNÉ A MORT SUR LA BASE D’AVEUX OBTENUS SOUS LA TORTURE

Alors que l’Arabie saoudite vient de prendre ses fonctions au sein du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, la justice du royaume vient de confirmer la condamnation à mort d’Ali Mohammed Baqir al Nimr militant chiite.

Read More « CONDAMNÉ A MORT SUR LA BASE D’AVEUX OBTENUS SOUS LA TORTURE »

L’autre Palestine

Lauréat de l’appel à propositions DevReporter Network, le projet de reportage « Itinérance en terre palestinienne » rassemble l’association Tetraktys et trois journalistes aux horizons divers. Read More « L’autre Palestine »

Café médias au Nouveau Théâtre de Beaulieu, vendredi 25 septembre (17h)

Trop d’infos tue l’info. Nous sommes tous bombardés d’infos. Comment faire le tri ? Peut-être en développant son esprit critique. Et en chaussant de bonnes lunettes.

Les Cafés médias sont animés par des journalistes professionnels désireux d’une conversation citoyenne. Au menu : Revue de presse. Analyses critiques de sujets. Partages d’expériences. Ressources pédagogiques. Rencontres de journalistes. Décryptage de la fabrique de l’info. Jeux de rôles.  Histoire de faire une cure d’infos saines, rejoignez le régime café média.

RDV le vendredi 25 septembre (17h) au Nouveau Théâtre de Beaulieuaffiche café média

Déontologie des experts comptables

Jeudi 3 septembre 2015 à l’Etrat, le Conseil Régional de l’Ordre des Experts-Comptables Rhône-Alpes a réuni près d’une cinquantaine d’experts-comptables du département de la Loire, sur la thématique suivante « La mise en pratique des évolutions de l’Ordonnance de 1945 : communication, démarchage, publicité… ».

En présence de Jacques MAUREAU,  Président du Conseil Régional de l’Ordre des Experts-Comptables Rhône-Alpes, de Didier BERGER  et de Marc JOLIVET , Délégués Départementaux de la Loire, cette session d’information était animée par Jean-Marc MOREL , Président de la Commission Déontologie, Litiges et Contrôles Article 31 et Virginie MEUNIER-REGALDO , Directeur Juridique.

L’objectif était de faire le point sur les règles de la profession notamment en matière de communication et de démarchage, afin de favoriser les bonnes pratiques et d’identifier les comportements non conformes à la réglementation. Cette dernière décennie a été marquée par de profondes modifications de l’environnement socio-économique, notamment l’extension de l’espace marchand, la libéralisation des marchés, des échanges et du démarchage… La réglementation des professionnels de l’expertise comptable a évolué ainsi que ses conditions d’exercice.  Membre d’une profession libérale réglementée, l’expert-comptable a l’obligation de respecter une déontologie rigoureuse et évolutive. C’est la raison pour laquelle il doit, sans cesse, mettre à jour ses connaissances en la matière. C’est dans ce but que le Conseil Régional de l’Ordre des Experts-Comptables Rhône-Alpes poursuit son tour des départements.

 

Saint-Etienne change le monde par des pratiques collaboratives

Transport, consommation, travail, projets urbains, NTIC… Read More « Saint-Etienne change le monde par des pratiques collaboratives »

Saint-Etienne en 1ere division cinéma

[:fr]

En cette rentrée, Canal +  a programme deux films -« Les lendemains qui chantent » et « Bodybuilder » – ayant Saint-Etienne comme décor de cinémas et âme de l’histoire.

Read More « Saint-Etienne en 1ere division cinéma »

L’ENTREPRISE LAITIERE DE SAUVAIN (ELS) S’ADOSSE AU GROUPE CASINO ET CONTRACTUALISE AVEC SES ELEVEURS LAITIERS[:]

[:fr]L’Entreprise Laitière  de Sauvain (ELS), qui élabore notamment la fourme AOP de Montbrison sous la marque TARIT, s’adosse au groupe Casino pour poursuive son développement et la commercialisation nationale de ses produits.

Read More « L’ENTREPRISE LAITIERE DE SAUVAIN (ELS) S’ADOSSE AU GROUPE CASINO ET CONTRACTUALISE AVEC SES ELEVEURS LAITIERS[:] »

65 % des salariés favorables au télétravai

[:fr]Depuis le 22 mars 2012, la loi Warsmann précise les droits et obligations des télétravailleurs, et de leurs employeurs. Pour le secteur public, une loi similaire a été adoptée à l’unanimité le 8 février 2012.  Petit regard sur cette révolution impossible.

Depuis plus de trois années, le télétravail est entré dans le Code du Travail. Un télétravailleur est un salarié qui a les mêmes droits que les autres.  Porte ouverte sur la pratique.

 Expériences
Rural, urbain, communautés : autant de visages du télétravail

L’Atelier des Médias et le Comptoir Etic. existent à Lyon pour rompre l’isolement. Quid des TIC à Saint-Etienne ?

Le Comptoir Etic a été créé pour soutenir les acteurs du développement durable. La location se fait sur différentes périodes, mais surtout le Comptoir Etic cherche à créer des liens avec d’autres  espaces du même genre (en France mais aussi en Europe). L’Atelier des Médias est une association qui existe grâce au soutien de la Macif. Il propose beaucoup d’espaces ouverts et s’adresse à tous les télétravailleurs, quel que soit leur métier. Chacun paye un loyer et les bénéfices générés sont ré-injectés pour améliorer le lieu (aspects logistiques notamment).

Le PILAT

A  Saint-Etienne, à quelques centaines de mètres, dans la quartier créatif de Carnot,Le Zen It et le Comptoir numérique.   affirment deux business models différents. « Le télécentre Zen It a été pensé pour accueillir des travailleurs salariés, explique Nathanael. Alors que le comptoir numérique a pris naissance au contact d’indépendants et d’entrepreneurs et du co-working. »

Analyse

Le Télétravail, une révolution transition impossible

Flexibilité et productivité accrue, limitation des risques psychosociaux, attractivité et fidélisation des employés, gain de temps et économies d’espaces : le télétravail est un véritable atout pour les entreprises. La France est stigmatisée comme frileuse en ce domaine : retard à l’allumage en équipements, problème de culture du management, administration frileuse. Pourparlers ouvre le débat avec un match comparatif Lyon/Saint-Etienne.

Col’inn à Grenoble, le comptoir Etic à Vaux en Velin, la Cordée à Perrache, l’Atelier des médias sur les quais du Rhône près des Terreaux… La France est-elle sur le point de se réveiller ? La loi sur le télétravail a plus d’un an. Pour autant, et dans le concret, la mise en application patine. Les collectivités peinent. Le télétravail est une zone grise, car 66% des personnes qui le pratiquent, le font en dehors de tous cadres.

Les militants du télétravail

«Le télétravail est une réalité qui correspond à un vrai besoin social. On doit repenser le travail  et l’inscrire dans un contexte plus large, dans un vrai mouvement » explique Lionel Thomasson avocat du droit du travail. De fait, le télétravail peut être une solution à quelques questions sociétales  : temps libre et aménagement de son temps entre vie privée et travail, développement durable, rapports hiérarchiques plus horizontaux….

Cette révolution est attendue comme le montre le sondage d’Opinion Way :  76% des salariés d’Ile de France (sondage Opinion Way) souhaiteraient télétravailler, chiffres qui atteignent les 98% pour les diplômés.

Un business public/privé juteux

Le télétravail est aussi un enjeu de modèle. Une carte mentale s’impose : espace public numérique numérique (EPN), business lounge, cafés Wi-Fi, espace de co-working, télécentre, centre d’affaires. L’option est dans l’esprit du lieu, et dans l’existence d’une communauté de travail. « Le télétravail ne doit pas être un business, mais une révolution sociale partagée » explique Yoan Duriaux de Zoomacom. Le gâteau est rond pour les entreprises, mais est-il partageable pour la société ? Quels sont les clefs du développement de cette innovation sociale ? Les fées sont au-dessus du gâteau du télétravail. Une nouvelle ligne budgétaire de la Région est écrite. Où iront les fonds ? 11 millions d’euros ont d’ores et déjà été alloués par   la DIACT (Délégation Interministérielle à l’Aménagement et à la Compétitivité du Territoire) pour aider les collectivités à vivre cette transition vers le télétravail. Numélink, cluster d’entreprise du numérique est « l’opérateur de confiance » et l’expert de référence dans cette mutation. Numélink a reçu une subvention de 120 000€ du Conseil général de la Loire pour orchestrer la transition. Résultat des courses ? Une réalisation immobilière : le Zen It ! Cet espace de télétravail, situé dans le bâtiment des Nouvelles technologies, est une mise à disposition de 3 places sont occupées par intermittence, bradées à des travailleurs indépendants en mal de bureaux équipés, et de cité d’affaire pratique. Était-ce nécessaire de le faire financer par des subventions ?

Groupama expérimente

Groupama Rhône-Alpes (2000 collaborateurs) a démarré en 2009 un projet de télétravail sous la responsabilité de Blaise Barbance, RH Groupama Rhône-Alpes.  Pendant un an, l’expérimentation a été menée avec 8 volontaires (des profils « informatique » ou «  comptabilité»). Une fois l’année écoulée, il a été décidé de poursuivre et d’étendre l’expérience en diversifiant, cette fois, les profils (gestionnaires, conseillers en assurances…) mais toujours sur le principe du volontariat et d’une démarche gagnant-gagnant, une des clés du succès. De 8 personnes, ils sont passés à 15.“Les clients ne se doutent même pas que certains conseillers Groupama sont chez eux quand ils les appellent”, déclare Blaise Barbance.  Un accord syndical a donc été signé pour trois ans. Aujourd’hui, le groupe compte 35 employés en télétravail et leur nombre grandit chaque année : 20 nouvelles personnes par an rejoignent le dispositif.

Merci à Xavier de Mazenod, Ze Village, site de référence du télétravail ; Openscop, coopérative stéphanoise spécialisée dans les usages des TIC et création d’espaces de travail alternatif. BMG Worlklab, société de conseil en télétravail et en Tiers lieux qui édite le site Néo Nomade qui liste tous les tiers lieux en France.

 

 

[:]

Sans papier et client à la FNAC

Sans papiers et client de la FNAC. Récit.

Read More « Sans papier et client à la FNAC »

« What Surf radio »

L’équipe de Pourparlers, Moan Besson et Capitaine Pourparlers ont posé leurs guêtres au Lycée Honoré d’Urfé (42) avec la classe de 2nde5.  Read More « « What Surf radio » »

Un conducteur novice a 4 fois plus de risques d’être impliqué dans un accident mortel.

En France, il est interdit de conduire avec une alcoolémie supérieure à 0,5 g d’alcool par litre de sang (0,2 g/l pour les permis probatoires).

Read More « Un conducteur novice a 4 fois plus de risques d’être impliqué dans un accident mortel. »

Devenez maitre des gazouillis

Le catalogue des formations de Pourparlers bientôt en ligne. Read More « Devenez maitre des gazouillis »

« Il ne s’agit pas de faire de la Cosm’éthique »

Jean-Luc Gambiez, ancien cadre dirigeant d’entreprise,  membre des EDC (1), est aujourd’hui impliqué dans Habitat et Humanisme. Il explique sa vision de l’éthique en entreprise.

L’éthique a-t-elle sa place dans la vie de l’entreprise ?

Jean-Luc Gambiez" Mener la guerre des prix à ses fournisseurs, en les mettant sous stress est déstructurant. "
Jean-Luc Gambiez Mener la guerre des prix à ses fournisseurs, en les mettant sous stress est déstructurant.

L’entreprise est une association a but lucratif. Elle soit dégager des profits pour les actionnaires, donner un digne et juste salaire aux salariés. Toutefois, c’est la « dimension humaine » qui est la plus riche va donner 40 ans de sa vie et 8heures par jour : s’il ne trouve pas un accomplissement de sa personnalité profonde , c’est un vrai martyr ! L’éthique a une place primordiale dans la vie de l’entreprise, communauté humaine de travail. L’entreprise est à la fois le lieu de construction de l’homme  (acquisition, par le travail, de compétences, de considération, du sentiment d’utilité sociale, de dignité). Le travail structure la société (innovations, rencontres, partages). Le salaire que nous y gagnons nous donne des ressources pour vivre. Nous apportons dans le travail une dimension morale et spirituelle ; pour les chrétiens, le travail participe à l’œuvre créatrice. Mais en même temps, sous la force de nouveaux paradigmes, l’entreprise peut être aussi un « lieu où l’homme est mis en cause » (individualisme, rapports de force, obsession de l’argent, violences dans le travail avec corruption, fraude, travail au noir, harcèlement, travail en miettes, attitudes guerrières…) Derrière tout cela que sera une authentique éthique pour la vie en entreprise et au travail ?

Est-ce que l’éthique n’est pas aujourd’hui dans le langage du management comme le « green washing », une mode pour se donner bonne conscience et gagner des parts de marché en repeignant tout en vert ou en rose ?

Quand on parle de chartes éthiques, s’agit-il de belles paroles  -de la  cosm’éthique-  ou des convictions traduites en actes ? Il y a aujourd’hui un foisonnement de déclinaisons de l’éthique en entreprise  (chartes éthiques, fonctions de déontologues, rapports de développement durable, agences de notation éthique, …etc.) Mais, attention, il s’agit de ne pas se laisser prendre au piège : par exemple le courtier en énergie ENRON affichait avant sa faillite l’une des chartes d’éthique les mieux « bétonnées » des USA, et pourtant… !!! Une charte ne remplace jamais le vécu concret dans les relations au sein de l’entreprise. Les EDC estiment néanmoins qu’afficher une déontologie peut être positif, notamment si son processus d’adoption et de réalisation associe tout le monde de l’entreprise et pas seulement quelques managers…

Précisément, vous estimez qu’une telle charte doit concerner tous les partenaires y compris les relations avec les fournisseurs…

L’éthique en entreprise doit concerner toutes les « parties prenantes » de l’entreprise : les clients, les managers, les salariés et les institutions représentatives, les actionnaires (shareholders pour les anglo-saxons). Mais aussi le 2ème cercle (stakeholders ) avec les fournisseurs, les assureurs (dont la CRAM), les administrations exerçant un contrôle (DRIRE, DDTEFP), les collectivités locales et territoriales, les voisins, les organismes de défense de l’environnement, les organismes d’aide à l’innovation et à la recherche, les banques et organismes financiers.

Propos recueillis par Jean-Pierre Jusselme

(1)Assez peu nombreux sur la Loire qui ne compte que trois équipes, les Entrepreneurs et Dirigeants chrétiens seraient 2000 en France, et 300 en Rhône-Alpes. Le livre de Michel Cool, journaliste du Pèlerin va peut-être les faire sortir du bois. Pas un lobby, pas un groupe d’intérêt, ni encore moins des originaux ou des marginaux dans un patronat français, caricaturé sans scrupule, ni mœurs. Les EDC essaient juste de vivre « des principes de la pensée sociale chrétienne découlant de la vertu de charité ». Les EDC et les patrons chrétiens ne se distinguent donc pas aisément des « patrons humanistes » si ce n’est même s’ils puisent leur « manière de vivre et de s’engager, non pas dans une doctrine, une morale ou des sentiments altruistes, mais dans l’amour de Dieu. »

 

Participez à une aventure éditoriale

fotolia_1909484_l_0Deux formules « 15€ » comme adhérent personnel et 65€ comme adhérent partenaire. Votre adhésion vous ouvrent des portes. Ceci n’est pas du Crowdfunding. Ceci est un acte de (re) Fondation. En devenant ADHERENT de Pourparlers , vous deviendrez tout simplement ACTIONNAIRE d’une belle aventure éditoriale et humaine. Actionnaire associé, vous deviendrez, si vous le souhaitez, partie prenante de la vie d’un média en ligne. Vous serez associés à un bouillonnement de projets et de créativité. Le tout dans une ambiance conviviale et de belles rencontres. Comme adhérent, vous rejoignez si vous les souhaitez le comité d’orientation : vous aurez votre mot à dire sur notre ligne éditoriale lors des Conseils d’orientation ou par des échanges réguliers avec nos équipes.

A la suite de l’adhésion, sur simple demande, envoi par mail de : reçu Fiscal, comptes de résultats, statuts, chartes rédactionnelles.


 J’adhère à l’association.  Chèque adressé à Pourparlers. 13 rue Alphonse Merrheim 42100 Saint-Etienne

Agnès Dury : la mort inexpliquée d’une humanitaire engagée

Agnès Dury est morte assassinée le 31 décembre 2007 au Burundi. Ce geste toujours inexpliquée par la justice française et burundaise obsède sa sœur qui cherche à connaître la vérité depuis sept ans. Retour sur des années de combat parsemées de mensonges et d’omerta.

C’est le soir du 31 décembre 2007. Agnès et ses collègues en mission au Burundi ont passé la soirée du réveillon à l’extérieur et rentrent à leur habitation, la nuit tombée. Dans le véhicule, trois françaises et deux burundaises. Aude, une amie très proche d’Agnès, est au volant. La rue qui mène à leur domicile n’est pas illuminée. Il fait nuit noire car il n’y a pas d’éclairage public dans cette rue. Seul la lumière des phares du véhicule illumine la route qu’elles empruntent. D’un coup, un tireur embusqué canarde deux rafales sur le côté. Une balle de kalachnikov tirée à bout portant vise le bras de la conductrice. Agnès est touchée au niveau du ventre et mourra quelques minutes plus tard des suites de ses blessures.

Désintérêt total
Voici le scénario de l’assassinat d’Agnès Dury, jeune femme originaire de Saône-et-Loire, entièrement dévouée dans la cause humanitaire. Depuis ce soir-là sa sœur, Séverine, mène probablement le combat de sa vie. « Depuis ce jour, j’essaie de connaître les raisons de ce meurtre mais au bout de sept je n’en sais toujours pas plus », explique-t-elle. Pourtant, elle n’a pas perdu de temps pour lancer une double procédure judiciaire. « J’ai porté plainte en France et au Burundi mais des deux côtés, il n’y a pas de réelle volonté de trouver le coupable », reprend-elle. Une information judiciaire pour assassinat a été ouverte au Tribunal de Grande Instance de Mâcon, ville d’où était originaire Agnès, mais pendant les deux premières années de l’enquête, il ne s’est presque rien passé. La juge d’instruction chargée du dossier, Mme Pascale Sappey-Guesdon, ne s’est jamais rendue sur place. « Elle a écrit des lignes et des lignes de conclusions. Certes, elle savait très bien écrire mais elle n’avait aucune démarche d’enquête vis-à-vis de ce dossier ». Alors, Séverine prend elle-même les devants sans perdre de temps. Trois fois, elle se rend sur place, toujours accompagnée d’Action contre la Faim, pour essayer de reconstituer l’assassinat de sa sœur et recueillir des témoignages. L’une de ces fois, la police française l’accompagne sur le lieu des faits. Et c’est à ce moment précis que Séverine Dury comprend que sa présence dérange au Burundi. « Les policiers en service ont échappé à trois lancées de grenades en leur direction. Après l’assassinat de ma sœur, nous avons été la cible d’un attentat », affirme-t-elle. Un épisode passé sous silence dont personne ne sera informé en France.

Une autre ONG visée ?
Mais qui était exactement visé le soir du 31 décembre 2007 ? Séverine et le véhicule d’ACF étaient vraiment la cible du tireur embusqué ? Au Burundi, Maggy présidente d’une ONG locale, nommée Maison de la paix, est convaincue d’avoir échappé à la mort. Le véhicule d’ACF aurait pu être confondu avec celui de son ONG qui se trouve exactement dans la même rue où Séverine et ses collègues d’ACF hébergeaient. « On demande à ce que la piste de l’erreur du véhicule soit étudié depuis le début mais elle ne l’a jamais été », regrette la sœur de la victime. Autre fait troublant de l’affaire : des policiers était en faction ce soir là à 150 mètres du lieu des tirs. « Cette piste là n’a jamais été étudiée par les autorités burundaises. On a fait en sorte de ne pas auditionner ces policiers et de ne pas inspecter leurs armes ». Parmi eux, un homme, à la réputation de tueur, aurait pu agir à la solde d’un commanditaire. Cet homme est aujourd’hui recherché par la police française comme suspect numéro un. Il a déserté la police et s’est enfui mais au Burundi personne ne s’en inquiète. Quant au Gouverneur de la Province, aujourd’hui devenu ministre, celui qui a fait emprisonner des innocents qui se trouvaient dans le véhicule au moment de l’accident, lui, il n’a jamais été auditionné par les magistrats. Face à ces constats accablants, Séverine Dury n’a jamais rien lâché. Accompagnée de son avocat français, Benoît Chaber, elle a tenté par tous les moyens de faire accélérer le dossier. « Je ne suis pas venue là pour faire du politiquement correct », avait-elle martelé à son avocat burundais lors de son premier déplacement. En vain. Impassible, celui-ci avait à peine hoché la tête.

ACF mobilisé
Le service plaidoyer d’Action contre la Faim s’est lui aussi mobilisé de toutes ses forces en faisant le lien du mieux possible avec l’ambassade française, le Quay d’Orsay et même avec le président de la République de l’époque, Nicolas Sarkozy qui leur a accordé un entretien privé à l’Elysée. Hélas, cela n’a pas servi non plus à faire avancer l’enquête. L’omerta règne sur le dossier d’Agnès Dury depuis les premiers instants de son assassinat. « Il faut faire en sorte que la pression ne retombe jamais, que le dossier reste toujours en haut de la pile mais nous le savons bien, cette affaire ne fait pas partie des priorités de l’Etat », affirme Pauline Chetcuti, référente Plaidoyer Humanitaire d’ACF France. Pourtant, Séverine est convaincue que le peuple burundais connaisse la vraie cause de l’assassinat de sa sœur. « On nous la cache depuis le début mais tout les monde est au courant au Burundi, j’en suis sûre ». Malgré tout, en France les choses semblent avancer doucement mais sûrement. La juge en charge de l’enquête a été dessaisie au profit d’un autre pôle judiciaire à Châlon-sur-Saône, composé de jeunes magistrats prêts à se rendre sur place. Une première pour la justice française depuis l’assassinat d’Agnès Dury. Au Burundi, la police locale empêche toujours l’enquête de voisinage et trouve régulièrement de nouveaux coupables pour clore, une fois pour toutes, le dossier. Même si entre la France et le Burundi il n’existe pas de conventions internationales d’entraide judiciaire, Séverine Dury continue d’espérer dans la coopération de terrain et dans la bonne volonté des autorités et de la justice des deux pays. « Ce n’est pas juste la fin d’une vie. Le nom de ma sœur ne sera pas associé à impunité. Oublier serait l’assassiner une deuxième fois ».
Alison Pelotier

Philippe est Jamet content

Philippe Jamet a été élu en 2014 à la tête de la Conférence des grandes écoles qui réunit 200 établissements. Read More « Philippe est Jamet content »

Brahim Ferradj : « Je suis revenu à mon meilleur niveau »

A 27 ans, Brahim Ferradj est en pleine force de l’âge pour un footballeur. Latéral polyvalent, pouvant jouer milieu défensif, l’ancien Brestois arrive à maturité physique et mentale. Interview sans tabou.  Read More « Brahim Ferradj : « Je suis revenu à mon meilleur niveau » »

Act urfé, la webradio d’Honoré d’Urfé

De janvier à mars, l’équipe de Pourparlers a coaché une vingtaine de jeunes du collège Honoré d’Urfé. Inséré dans le cadre du CaféCyber porté par le Conseil général de la Loire dans le cadre d’un dispositif européen, cette expérience immersive a révélé des dynamiques de groupe. Au final, un vrai travail des jeunes qui se sont glissés dans la peau d’une rédaction radio éphémère.

Read More « Act urfé, la webradio d’Honoré d’Urfé »

Renaud Denis nous donne les clefs du crowdfunding

Besoin d’argent pour vos projets? by Pourparlers on Mixcloud

Crowdfunding rime t-il avec citoyenneté ?
Pourquoi croire dans le crowdfunding. Le cas stéphanois décortiqué
En mars, l’autorité des marchés financiers (AMF) publiait conjointement avec l’Autorité de contrôle prudentiel de la Banque de France un guide prudentiel à destination des plate-formes et des porteurs de projets. Un tacle ? Non ! Une Bonne nouvelle pour les associations et porteurs de projets, ce guide laisse une large marge de manoeuvre pour lever de l’argent en crowdfunding. Sur la Loire, un groupe accompagné par Zoomacom est en phase de tests avec une amorce de rencontre avec les banques. Rencontre avec Renaud Denis, salarié de Zoomacom et initiateur du groupe crowdfunding à Saint-Etienne

Besoin d’argent pour vos projets? by Pourparlers on Mixcloud

 

Renaud Denis

Besoin d’argent pour vos projets ? Envie de construire une serre. Désir de créer un vêtement « Go for it ».  Monter une fête de quartiers alors que les subventions publiques baissent et que les tombolas classiques ne déchainent plus les passions. Monter un projet étudiant, histoire de se faire la main entre la fin de ses études et le monde pro. Nécessité de mettre en place un recyclage urbain de légumes et fruits. Depuis décembre 2012, des projets sont sur le zinc du Comptoir numérique. Il y en a pour tous les goûts, mais surtout pour toutes les bourses. Lancé en novembre 2012 comme  un  événement Face Boook  « Besoin d’argent pour vos projets ? », le groupe a pris la vague de la déferlante crowdfunding, une lame de fonds qui a levé en deux années plusieurs milliards d’euros. A Saint-Etienne, « Rafi » a remporté un succès d’estime pour le financement d’un film « Le lit ». Cela  a ouvert l’intérêt et la curiosité et aiguisé les appétits. Faut-il rester sur la grève?

Business training : « C’est pas magique » Renaud Denis
Les projets sont donc entre les mains du groupe « oui share » et de l’Asso camp de Zoomacom. Tous les mardis soirs, ce petit groupe de convaincus, certains membres du mouvements « Oui share » viennent exposer leur projet, travailler ensemble sur la communication, le budget prévisionnel, les partenariats.  C’est du business training. « Ce n’est  pas une méthode magique »met en garde Renaud Denis. Des projets n’ont pas abouti, faute sans doute d’un cadrage suffisant.« Pour autant, les cercles de confiance s’élargissent », précise Renaud, qui les coache, et donne le « La » à la manœuvre. Le groupe, la petite « cellule managériale » a phosphoré et documenté une base  d’intelligence collective sur le wiki de la Cyberloire, vade-mecum opérationnel d’un processus de crowdfunding. Désormais le groupe fait office de « business angel » et de « conseiller financier ».  Et de community manager, car là plus qu’ailleurs la fracture numérique est le juge des élégances.« Les associations ou porteurs de projets ne sont pas forcément initiés aux codes et arcanes de la communication numérique et des réseaux sociaux, second poumon du crowdfunding »

Un processus encouragé par les pouvoirs publics, porté par des militants et suivi par des citoyens
Le groupe est financé dans le cadre des Assocamp, comme un projet de la CyberLoire encouragé par le Conseil général et abondé par des participations de Saint-Etienne Métropole et de la Ville. Autant dire que derrière la démarche, se joue aussi un processus de Bien public et d’intelligence collective ( Movilab » dans le jargon) « Les consignes pour entrer dans la levée de fonds du financement participatif sont mises en ligne en toute transparence sur le site de la RDAC » explique Renaud qui pointe les dimensions de service public et d’intelligence collective de la démarche. Depuis huit mois,  le groupe fonctionnant sur de la veille a « balisé » le projet. C’est à dire rempli les fiches, identifié les plate-formes, mis en place une volonté. Les sommes visées sont volontairement modestes, histoire de faire un tour de chauffe. Une commission est envisagée à Zoomacom en cas de succès. « on demande aux porteurs de projet une contribution volontaire à hauteur de 2 a 3% »pour autofinancer . Rien d’obligatoire, mais un peu comme une obole à la fin de la messe.

Logique de Dons contre dons dans une « économie de la confiance »

Renaud Denis met son grain de SEL

Les convaincus, les militants sont aussi membres des « Oui-share », une tribu qui vient d’avoir ce printemps son grand rassemblement et porte les valeurs du « slowtourism », du « couchsurfing » et les projets de la consommation collaborative. Une tribu qui pèse comme une Nation avec ses 500 plate-forme et plus de 5 milliards d’euros levés en 2 ans. « C’est du circuit court et une réduction des intermédiaires.  Les plate-formes sont nés avec les réseaux sociaux. Si une plate-forme venait à truander ou ne pas respecter les usages, elle serait fusillée dans la minute même par les réseaux sociaux et la rumeur sur le Net. Sans la confiance, pas de financements de son projet » postule renaud Denis  qui voit là la clef du levier du succès. L’autre moteur sans doute est l’inculturation de la culture du don et contre-don avec des jeux de « contreparties » équilibrées. Sont-ils pour autant dans la ligne du viseur de la réglementation française ? Ils pratiquent la logique du « don/contre/don » une des trois facettes du crowdfunding et sans doute la moins sujette à caution du point de vue de la réglementation bancaire française.

La jungle des plate-formes, le guide juge de paix

Financement participatif : la jungle des plate-forme

A ce jour 500 plateformes existeraient, selon Renaud Denis. Dans cette jungle, trois tribus sociologiques et d’intention se détachent :

1/La tribu Octopousse centrée sur les porteurs de projets, avec un fort taux d’encadrement et donc un mode slow motion : un peu des Cigales migrantes sur le Net.

2/Le clan Goteo (plate forme Open source). Venue d’Espagne, elle fait la part belle à la communauté geek.

3/Les leader du business avec kiss kiss bank, prestataire et leader du business ou « Prets d’union » qui peut aller à des prêts de  50 000 €

Sur un modèle plus juridique et réglementaire, le guide distingue communément 3 types de plates-formes :

« – Les plates-formes de crowdfunding permettant de récolter des dons ou des contributions pouvant donner lieu à des contreparties diverses ;

– Les plates-formes de crowdfunding permettant le financement de projet via des prêts ;

– Les plates-formes de crowdfunding permettant le financement d’un projet entrepreneurial via la souscription de titres. »

La note rappelle les exigences de la réglementation bancaire et financière en termes de capital, d’agrément ou d’immatriculation ou encore des règles d’organisation et de bonne conduite. Une précision du guide règle  beaucoup de questions, en calant le modèle sur le système des tombolas et autres lotos traditionnels : « Par contre, les prêts consentis à titre gratuit ne relèvent pas du monopole bancaire et ne nécessitent pas d’agrément ou d’autorisation spéciale pour être pratiqués ; à cet égard, sous réserve de l’appréciation souveraine des tribunaux, les prêts qui offrent une perspective d’avantages en nature de faible valeur destinés à promouvoir le projet ou son initiateur, par exemple sous forme de CD, DVD, places de concert, invitations au lancement d’un produit, paraissent pouvoir être assimilés à des prêts à titre gratuit. »

Fin de la bisbille avec les banques

« Ce n’est d’ailleurs pas anodin si la Banque Postale s’est alliée avec « Kiss Kiss Bank » pour apporter des compléments financiers à  des projets » remarque Renaud qui de son côté a posé des jalons avec le Crédit agricole pour avoir « une approche plus proche des porteurs de projets que des plate-forme ».  De là à imaginer des compléments de prêts, des prêts avec une procédure allégée et des taux réduits qui seraient apportés par la Banque coopérative avec une équation simple :  la garantie et le cautionnement sont apportés par les internautes donc la banque peut mettre en place un prêt avec une procédure allégée et un taux réduit. Un peu comme des clubs Cigales qui auraient migré sur le web 3.00. Euréka ?

J’ai pas compris la Biennale Design (42 Loire)

La Biennale Design de Saint-Etienne pour les Nuls. Le teaser. Avec Pauline Mioque, désigner culinaire.

Z3bra Trio donne le tempo !

Allez on se lance à Pourparlers. Là voilà enfin cette première interview rock ! On démarre avec un groupe pop rock world music qui recele bien d ‘autres facettes. Ils ont eu la gentillesse de nous accueillir chez eux, dans leur studio à Firminy

Alternative reality game (ARG) made in Iram (Loire)

Hello world ! C’est à écouter, à lire et à commenter. Pourparlers lance sa 1ere émission « webradio ». Un format de 25 minutes ! Un générique écrit par des étudiants du Conservatoire. Une régie technique soft et mobile. Une journaliste néophyte : Aurélie Berland. Et un vrai sujet contemporain : un reality game . Merci à notre partenaire IRAM. Read More « Alternative reality game (ARG) made in Iram (Loire) »

Gérard Riffard garde le cap dans l’Anticyclone

Le 11 juin dernier, le père Gérard Riffard comparaissait devant le Tribunal de Police de Saint-Étienne pour non-respect d’un arrêté municipal interdisant l’hébergement de réfugiés à l’église Sainte Claire. Le parquet a requis 50 € d’amende par jour d’infraction, soit près de 12 000 €. Le jugement a été mis en délibéré au 10 septembre prochain. Read More « Gérard Riffard garde le cap dans l’Anticyclone »

La personne handicapée vieillissante

Selon l’Unapei, environ 30 000 personnes handicapées vieillissantes sont aujourd’hui sans véritable solution d’accueil. Une situation dramatique pour les familles qui n’arrivent plus à faire face.

Comment faire face au vieillissement des personnes en situation de handicap ?

Patrick Gohet a présidé le Conseil national consultatif des personnes handicapées de 2009 à 2012, Il a remis un rapport à Michèle Delaunay et Marie-Arlette Carlotti, ministres chargées respectivement des personnes âgées et handicapées.. « On espère que ce document permettra de mettre fin à l’immobilisme des pouvoirs publics face aux situations dramatiques que vivent de très nombreuses familles », explique Christel Prado, la très dynamique présidente de l’Union nationale des associations de parents de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei). « Cela fait plus de dix ans que nous alertons sur une situation devenue intenable. Aujourd’hui, on estime que 30 000 personnes handicapées mentales vieillissantes se retrouvent sans solution d’accueil, ni d’accompagnement », ajoute-t-elle.

Les effets du vieillissement chez les personnes handicapées

Les effets du vieillissement peuvent se traduire chez les personnes handicapées par la survenue de handicaps ajoutés, de maladies dégénératives, de déficiences sensorielles et d’incapacités fonctionnelles impactant leur autonomie. Ils peuvent également se traduire par l’accroissement des difficultés antérieures.

De plus, le processus de vieillissement peut s’avérer plus complexe ou plus précoce pour certaines personnes handicapées , avec des situations très différentes selon le type de handicap, les pathologies associées et le parcours de vie.

Deux principales aides financières peuvent aider les personnes handicapées vieillissantes à financer des interventions d’aide à domicile :

  • La PCH (prestation de compensation du handicap) destinée aux personnes qui ont besoin d’une aide dans la réalisation des actes de la vie quotidienne du fait d’un handicap. Pour pouvoir en bénéficier, il faut soit :
    • être âgé  de moins de 60 ans lors de la première demande ;
    • être âgé de moins de 75 ans et avoir rempli les conditions d’accès à la PCH avant 60 ans ;
    • être encore en activité professionnelle, même au-delà de l’âge légal de départ à la retraite.
  • L’APA (allocation personnalisée d’autonomie) destinée aux personnes âgées de 60 ans et plus et en perte d’autonomie.

Dans les forêts de Sibérie

Dans les forêts de Sibérie est un récit autobiographique de Sylvain Tesson publié le 1er septembre 2011 et ayant reçu le prix Médicis essai la même année.

Read More « Dans les forêts de Sibérie »

L’Aide à Domicile en Milieu Rural (ADMR), 70 années au service de la personnes

Ce mouvement, issu de la solidarité rurale à la sortie de la guerre pour venir en aide aux familles est devenu aujourd’hui un acteur incontournable du secteur des services à la personne en France.

Afficher l'image d'origineEn Isère, 154 associations locales quadrillent l’ensemble du département pour permettre aux familles et aux personnes de bien vivre chez elle, de la naissance à la fin de vie et offrent des services à domicile fiables et de qualité à des publics très divers : pour un peu plus de confort, pour retrouver un équilibre familial ou pour continuer à bien vivre chez soi.
Un joli palmarès pour l’ADMR qui a su rester fidèle à ses valeurs :
« Solidarité, proximité, écoute ». Celles-ci contribuent à l’essor du lien social auprès de la population locale.
Créer des emplois non délocalisés – souvent premier employeur dans les communes – et les pérenniser font aussi partie des objectifs du réseau. Ce sont 1745 salariés qui interviennent auprès de 22 300 clients, explique Chantal BADIN, bénévole et Présidente départementale.
L’ADMR tire sa force de ses 1313 bénévoles dans le département de l’Isère. Par leur engagement et leur nombre, ils sont la clé de voûte du modèle ADMR qui fait référence dans l’économie sociale et solidaire.

Read More « L’Aide à Domicile en Milieu Rural (ADMR), 70 années au service de la personnes »

Panda en colère contre le barrage des plats

La colère du panda, symbole du WWF est réelle. Le barrage des Plats est une ineptie au 21 eme siècle comme le démontrait notre enquête. Read More « Panda en colère contre le barrage des plats »

Sim city, c’est pour maintenant !

Pour cette 10e édition anniversaire du forum, les Interconnectés avaient invités  les élus et dirigeants des collectivités françaises les 2 et 3 décembre 2013 à Lyon. 800 visiteurs représentant 600 collectivités ont été pointés aux Interconnectés 2013, un événement soutenu par le Grand Lyon depuis 2004.

interconnectes Sim city, cest pour maintenant !

Lyon, en tête du palmarès des villes françaises « intelligentes » sur www.zdnet.fr. et siège des Interconnectés accueillait ce Forum. Céline Colucci et Lise Pinard sortent de leur tour de France fatiguées mais optimistes. Depuis 2004, elles ont étoffé leur carnet d’adresse et leur expertise/veille sur ces territoires qui s’emparent du numérique pour en faire un outil de développement. L’enjeu ? Partager les expériences, stratégies et visions pour penser l’avenir de l’homme dans sa collectivité. Pendant 2 jours des échanges, des conférences et des ateliers pratiques sont organisés à destination des collectivités locales pour s’approprier les nouvelles technologies et développer les usages numériques efficaces pour leur territoire.Les labels donnent une visibilité à une multitude d’initiatives et une belle photographie des innovations numériques appliquées aux territoires et aux politiques publiques. Ouvert aux élus, aux décideurs, aux agents des collectivités et aux entreprises expertes, le forum offre un scénario complet pour découvrir et comprendre les technologies qui préfigurent la collectivité de demain ! La carte ci-dessous offre cet inventaire à la Prévert.


Les territoires labelisés 2009-2010-2011-2012

 

Le Petit Prince de Sim City

Dans Sim city, notre guide geek, c’est Christophe Batier. Le Petit prince geek a posé ses valises sur la Planète des Territoires innovants du 10ème Forum des Interconnectés le temps d’un break stratosphérique.  Il a installé une web TV et a enchainé plus de 35 ITW sur le Forum. Notre sujet du jour : la participation et la gouvernance à l’heur du web 3.00.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

La plate-forme de diffusion sur smart data offre des données sous licences ouvertes, et d’autres plus destinées aux professionnels permettant de développer des services innovants. En vue de la ville intelligente de demain !

Zoom sur
smart data grand lyon 300x150 Sim city, cest pour maintenant !

Dans notre pèlerinage, il nous a été donné de voir une démo de  la table développée par Dassault System et Veolia associés à des starts-ups et spin off. Il s’agit d’une table connectée en temps réel à des banques de données ( notaires sur les prix de l’immobilier, stations de Vélos, etc ) et des objets connectés (immeubles intelligents envoyant leurs flux de consommation,  ce qui donne en temps réel une vision des flux d’énergie et d’échanges de l’écosystème, …). « C’est un bel outil permettant d’objectiver les outils de prospectives et de décisions publiques » plaident t-ils. Elle permet notamment de modéliser les flux de trafics au sein de la Ville. Avec un zoom très performant, on peut ainsi entrevoir ce qui se passe à l’échelle d’un ilot ou d’un quartier. Comment se la procurer ? Une estimation faite sur un coin de table : 60 000 euros pour établir les couches et la modélisation de la Ville ou de l’agglomération ensuite souscrire à une licence d’utlisateur pour la collectivité. A ce jour Singapour, Shangai et le Grand Lyon ont fait cette démarche auprès des industriels.

 Les questions de la démocratie minute

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Patrice Carré est le directeur scientifique d’ une association « Décider ensemble » autour de la concertation et des principes généraux de la démocratie participative. Ce think tank vient de publier plusieurs études en lignes. « Les élus sont à la recherche de connaissances, mais aussi ils apprennent à utiliser le numérique autour de l’utilisation du numérique appliqué aux rapports avec les citoyens ». Ce sont les questions de la démocratie minute !

Revue de presse : 5e Assises de la coopération solidaire en Rhône-Alpes

Pourparlers est membre du réseau Devreporter Network. Les 5e Assises de la coopération solidaire en Rhône-Alpes ont eu lieu les 27 et 28 juin 2014 (voir notre article à ce sujet). Retour sur l’événement grâce à la revue de presse made in RESACOOP DevReporter Network.

Read More « Revue de presse : 5e Assises de la coopération solidaire en Rhône-Alpes »

Game au Thrones dans la Silicone Vallée rhône-alpes

A 19h32, dans la boite mail de la ministre de l’économie numérique, le mail de Gal Perdriau maire de Saint Etienne et Président de saint etienne métropole, est tombé. Spam ou pas ? Et une belle histoire racontée….

Read More « Game au Thrones dans la Silicone Vallée rhône-alpes »

A trip with Ira : un tour d’Europe du bénévolat

​​Nous en parlions il y a quelques jours. Juan, Mariana et leur chienne Ira ont fait escale à Saint-Étienne la semaine dernière dans le cadre de leur projet « A trip with Ira ». Partis de Madrid au début du mois de juillet, ils sont déjà passés par la Galice, la Bretagne, Lille, le Luxembourg et la Suisse et ont parcouru près de 6 000 kilomètres.

Read More « A trip with Ira : un tour d’Europe du bénévolat »

Muséomix, les geeks inventent le MIA

Pour sa troisième édition, le Muséomix, manifeste voulu par un groupe d’amis lyonnais pour un Musée « read and write », a ouvert son modèle et essaimé.

Read More « Muséomix, les geeks inventent le MIA »

Agnès Dury : la mort inexpliquée d’une humanitaire engagée

Agnès Dury est morte assassinée le 31 décembre 2007 au Burundi. Ce geste toujours inexpliquée par la justice française et burundaise obsède sa sœur qui cherche à connaître la vérité depuis sept ans. Retour sur des années de combat parsemées de mensonges et d’omerta.

Read More « Agnès Dury : la mort inexpliquée d’une humanitaire engagée »

Saint-Etienne en tête des villes où déménager.

Saint-Etienne a depuis une trentaine d’années une démographie négative. Le classement de « changer de ville » casse cette image d’Epinal. Saint-Etienne arrive en tête des villes de moins de 200 000 habitants auprès de la communauté de ceux qui souhaiteraient changer de ville et de vie. Entretien à propos de ce gap avec Cyril Esnos gérant de « Changer de ville ».

Read More « Saint-Etienne en tête des villes où déménager. »

« Il faut inscrire les traboules de Saint-Etienne au Plan local d’urbanisme » Muriel Decitre-Demirtjis

Avec Muriel Decitre-Demirtjis, on dépoussière les ruelles obscures et les arrières cours privatisées, témoins d’un passé glorieux. Et on pousse un coup de sirène pour leur protection.

Publié aux éditions Actes Graphiques, l’ouvrage de Muriel fait la part belle aux photographies de Patrice Barrier et aux sténopés de Jacques Prud’homme pour dévoiler un patrimoine architectural caché. Cette professeur de droit et d’architecture à l’école Condé de Lyon révèle notamment le déficit de communication autour de ce patrimoine. A travers une déambulation dans des cours et arrière cours, elle vous dévoile les chefs d’œuvre architecturaux méconnus :  cours alchimiques, rubanière, traboules liées au travail de la soie, périodes sombres de la Résistance…, escaliers du XVIe au XXe siècles.

 

St etienne insolite 1 Il faut inscrire les traboules de Saint Etienne au Plan local durbanisme Muriel Decitre Demirtjis

La préface est signée Jacques Stribick, ancien conseiller en charge de la valorisation de l’image de la Ville comme un plaidoyer pour une gestion raisonnée de ce patrimoine unique. « On ne peut classer les traboules, mais préserver un cheminement en les inscrivant au plan local d’urbanisme pour éviter qu’elles soient détruites par des immeubles modernes. » explique Muriel, qui insiste également pour étendre aux cours intérieures  » la zone de protection architecturale à la la zone sud ».  Muriel Decitre-Demirtjis, souhaite transmettre le fruit de ses découvertes historiques et architecturales à tous les amoureux de leur ville. L’auteure nous emmène à la découverte des traboules.

St etienne insolite 1 300x168 Il faut inscrire les traboules de Saint Etienne au Plan local durbanisme Muriel Decitre Demirtjis

Les traboules, notre réseau

Une parmi d’autres, la traboule qui fait le passage de la rue Léon Nautin à la rue José Frappa héberge aujourd’hui l’entreprise « Un centième », atelier de Designer pluridisciplinaires et d’architectes. L’équipe de  a rénové l’atelier BALP, spécialiste d’armes blanches, resté longtemps une friche. Il abrite aujourd’hui sur deux étages les activités de ce collectif talentueux.


Les cours : Notre grotte de Lascaux !

Au 25 rue de la Ville, avec façade 19eme, une cour renaissance. Galeries, escalier en vis et des descentes d’eau : Notre grotte de Lascaux !

Les escaliers, prouesse d’architecte

Situé 5 place du Peuple, l’hotel particulier (17eme siècle) avec jour central de la famille de Rochetaillée

J’ai acheté du « chocolat » chez Lidl

J’ai acheté du ‘chocolat’ chez Lidl. Ok ! Action banale ?

En rentrant du boulot, j’étais un peu déprimé. J’ai donc décidé d’aller chez Lidl acheter de quoi grignoter. Je pensais que ça ferait un peu de bien à mon porte-monnaie de me faire du bien à peu de frais. Arrivé au rayon chocolat, je l’ai trouvé vraiment pas cher. Et pourtant… j’ai regardé au moins trois fois chaque chocolat pour vérifier que je prenais le moins cher des chocolats qu’ils proposent. Lidl, c’est un magasin incroyable : c’est déjà pas cher, et tu trouves le moyen de perdre ton temps à chercher les offres les moins chères ! Là, ça tombait bien. C’était quasiment donné, et un joli petit logo me donnait bonne conscience en indiquant : ‘En route vers demain : L’engagement crée des liens. En route vers demain, Lidl s’engage avec Fin Carré, sa marque de chocolats la plus vendue, pour des cultures de cacao durables et responsables. Ce produit est exclusivement élaboré à partir de cacao de plantation certifiée. En outre, des fonds supplémentaires seront reversés pour la création d’écoles en Côte d’Ivoire.’, ce qui ne veut absolument rien dire (tout le monde peut écrire la même chose et s’engager à donner 1 centime par an à un projet à l’autre bout du monde, non ?)

Lidl1 150x150 Jai acheté du chocolat chez Lidl

Je continue mon voyage dans le magasin et j’arrive à la caisse. Une cliente n’était pas d’accord sur le prix facturé, et la caissière, au bord des larmes, était prise en sandwich entre cette cliente qui essayait de gagner 3 centimes sur son paquet de 300 couches, la patronne qui lui disait d’aller plus vite, et les clients qui râlaient (c’est vrai, quoi… j’ai bien attendu 3 minutes à la caisse… c’est inadmissible…!)

Ca y est, c’est mon tour. Machinalement, le regard vide, la caissière accomplit sa mission dans la plus robotique froideur. J’essaie de lui sourire… rien ! Il faut faire vite, les clients attendent, la patronne surveille… Je demande : ‘Vous avez le droit d’accepter les pourboires ?’ Le temps s’arrête… Une lumière de vie s’allume dans son regard, quelqu’un lui a parlé. Les quelques centimes que je lui laisse mettent l’esclave en joie et finalement, même si j’avais acheté 5 tablettes en laissant le même pourboire, ça me faisait toujours moins cher qu’une seule tablette de chocolat équitable.

Lidl1 Jai acheté du chocolat chez Lidl

Je sors enfin pour goûter ce que je viens d’acheter… ça n’a le goût de rien, et ça fait mal au dents. Je regarde plus précisément les ingrédients : 30 % de cacao ! Je regarde attentivement l’emballage : malgré les gros carreaux de chocolats de la photo, il n’y a pas écrit ‘chocolat’. Malgré la fleur de la photo, il n’y a pas écrit ‘bio’. Malgré le logo pour soulager les consciences, il n’y a pas écrit ‘équitable’.

Je réfléchis quelques instants : j’ai acheté un produit mauvais en goût, mauvais pour ma santé, mauvais pour l’environnement, qui favorise l’esclavagisme des producteurs de chocolat en Côte d’Ivoire et celui de la caissière qui vit au coin de ma rue.

Alors j’ai tout compris : payer la nourriture à sa vraie valeur, ça n’a pas de prix ! Et tant pis si mon budget alimentation représente 75 % de mon RSA : je n’irai plus chez Lidl.

Enregistrer

Biennale Design

L’enquête citoyenne design 2017 est lancée.

Read More « Biennale Design »

Saint-etienne la solidaire, mythe ou réalité ?

Saint-Etienne a une histoire. La solidarité au présent. Et au futur. Une histoire. Un état des lieux. Une projection. Une enquête citoyenne Pourparlers. Read More « Saint-etienne la solidaire, mythe ou réalité ? »

Le GPS des médias. Programme des cafés médias

Et si on passait à la moulinette les médias locaux ?  Leur indépendance ? Leur éthique et leurs réalités ? Leur modèle économique ? Une plongée citoyenne dans le décor de ceux qui font l’info et l’opinion publique. Une enquête citoyenne Pourparlers Read More « Le GPS des médias. Programme des cafés médias »

Red is dead essore la Biennale du Design

Le design à Saint-Etienne c’est la Cité du Design et avant tout la Biennale. Autopsie du teaser de la Biennale 2013. En 24 images secondes, il va falloir sortir les scalpels en 3D bientôt !

D’abord je suis un vieux designer qui fait encore des paniers à salades ! – J’ai un intérieur Ikea et une Peugeot même pas hybride ! le suspense est entier ! et la chute du teaser c’est qu’entre 2 biennales c’est le grand vide à Saint-Etienne, regardez la cité du design est une grande boite vide, désaffectée ! Ici on est en pleine crise économique, et le design est le premier à avoir ramassé apparemment ! Plus rien, plus personne à par une employée municipale à qui Jean Dasté n’a pas laissé un souvenir impérissable, parce que même exploser de rire c’est pas facile !


Et si on prenait le film jusqu’à l’arrivé du vieux designer à la cité du design :

– première fin possible : un vélo au centre de la pièce, et le slogan,  » prends ton vélo t’auras l’air moins con ! », Š. le design c’est améliorer le quotidien de l’homme mais à Saint-Etienne où il y a les velib’ et bien notre designer arrive sans utiliser les transports en commun, ni les vélos, il prend sa bagnoleŠ et son vélo , il s’y assoie dessus ! Le symbole du passé industriel de Saint-Etienne sans qui la cité du design n’existerait pas !

– Deuxième fin possible : Je pensais que le vieux designer aurait pu arriver dans une salle plein de jeunes étudiants, parce que la cité du design c’est avant tout des étudiants , une école . . . Ces étudiants pourraient travailler sur le voyage dans le temps de la biennale de Novembre à Mars, . . . tiens, la téléportation c’était le thème de la dernière biennale! ( et là on est dans une approche du design qui est bien au-delà du panier à salade !). Tiens panier à salade, faut-il y voir panier à salade ou panier à salade. Hortefeux ou Vals ?

– Deuxième-Bis fin possible : le vieux designer arrive, pousse les portes et dit : – je suis bien au musée de la mine, . . . mais ils sont où les pendus ? et la femme rigole aussi , . . . avec les dents noires de charbon !

– Troisième fin possible : et si notre vieux designer poussait les portes et (avec toute la symbolique freudienne du passage des portes) il se retrouve dans un saut spatio-temporel qui l’emmène au printemps 2013, pas celui de Pinault, mais dans un univers plutôt à la Kenzo, un peu bucolique, féérique , un printemps plein de gaité, de couleurs, de fête, d’euphorie, comme un shoot planant à la « Enter the Void » ( Long métrage de Gaspar Noé) qui donne envie d’aller à cette biennale !

– Quatrième fin : le designer arrive et c’est la file indienne, une queue de 100 mètres, tous avec un panier à salade en plastique ! dans cette queue il y a Stark, Villemotte, Jourdan, Rudi Baur, Neville Brody avec des tickets de rationnement, Š et le slogan serait  » le biennale, la grande soupe du Design », et en base-line ,  » il faut s’adapter à son époque ! »

– Cinquième fin, enfin non, un film différent ! une références à KissCool ! C’est 2 bêtes étranges en hommage à l’affiche de la biennale 2013, l’un dit à l’autre :

-ben, pourquoi t’as rasé tes poils ?

– ben c’est normal, la biennale c’est plus en novembre, c’est en mars

– toi tu connais pas Saint-Etienne !

Voilà pour la fin de cette petite autopsie de teaser ! un vieux designer qui va retrouver sa femme qui bosse à la mairie et qui ne lui a pas préparé, ni essoré la salade, je comprends qu’elle puisse se foutre de sa gueule !

Pourparlers et Open sources prédisent zéro déchets à Saint-Etienne

Cet ancien étudiant du post-diplôme de la Cité du design s’est spécialisé dans le réemploi. On peut retrouver certaines de ses créations sur la revue de recherche en design « Azimuts ». Prospective et entretien avec Baptiste menu (www.echo-system.fr).

Read More « Pourparlers et Open sources prédisent zéro déchets à Saint-Etienne »

Design de réemploi : la révolution venue de Cuba atterrit à Saint-Étienne

Pourparlers s’invite à la révolution du Design de réemploi. Une jolie bouture de cette révolution écologique et humaniste prend racine à Saint-Étienne dans la canopée design. Pourparlers effeuille les étages de cette fusée.

Design symbiotique, biocénose alimentaire, villages de villes sont des alternatives écologiques et économiques au schéma classique production/usage/élimination. La révolution du Design de « réemploi » peut toucher tous les domaines, de la vie courante, de l’intime du foyer jusqu’aux espaces publics de la Cité et de l’Urbanisme. Explorations de l’echo-system d’Open sources.

 Design et déchets un oxymore ?

Design et déchets, un oxymore ? Pas certain. Avec les crises, ce design de réemploi pourrait prendre la vague, et devenir le « hype » absolu. Equation simple : le design classique est lié à l’obsolescence programmée. Il alimente une surabondance d’objets et de produits pour « faire tourner la machine ». Produisez, marketez et vous aurez l’abondance ! Le Design classique est l’ultime avatar de l’urbanisme de la révolution industrielle. Le Design de réemploi rebat les cartes. Le réemploi n’est pas le recyclage. Il donne une seconde vie aux objets mais « en les respectant dans leur identité, leur mémoire, et surtout, la forme des matériaux ». La Révolution est venue de Cuba. Face à l’embargo et à une pénurie de matériaux, les designers locaux (la population) ont inventés ou réinterprétés les matériaux à portée de main. Ernesto Oroza attire notre attention sur l’émergence de l’industrie vernaculaire à Cuba et la notion de désobéissance technologique. Leur révolution du « petit arrangement avec l’objet » a connu l’intérêt jusqu’à devenir des modèles pour les designers de la planète.

 Une bouture à Saint-Étienne

Cette bouture iconoclaste est en phase incubatoire à Saint-Étienne. Open sources est un collectif de designers, architectes, menuisiers, hébergé et accompagné par le Comité d’animation pour tous sur le parc de Montaud (CAPM). Le collectif œuvre dans des locaux prêtés par la ville de Saint-Étienne. Les membres se prêtent en contrepartie à des séances d’animation vers les enfants à l’éco-conception, à la sensibilisation aux déchets et au réemploi. La ville fait ainsi coup triple : investir le champ du design de réemploi, accompagner souplement de jeunes pousses, mener des actions de sensibilisation au développement durable dans le champ de l’économie sociale et solidaire.

Le travail d’Open Sources commence à trouver place publique. Open sources et Baptiste Menu ont ainsi scénarisés l’espace du dernier salon Tatou juste lui donnant cohérence et profondeur de champs, qualités qui faisaient sans doute défaut aux précédentes éditions. Et un rendez-vous est programmé pour la Biennale du Design.

Monter une filière Design de réemploi.

L’atelier de Montaud fonctionne à l’échelle de l’artisanat et du prototype. L’atelier de Montaud est donc comme un laboratoire local pour « Jouer et travailler avec la complexité du réemploi ». L’enjeu dépasse l’artisanat. L’ambition est d’entrer dans un processus de design pour valoriser les déchets et passer à l’échelle d’une filière « Nous sommes là pour interroger la vocation industrielle du réemploi. » La seconde étape est donc la création d’une filière maitrisée des déchets comme celle d’Envie pour la niche des déchets informatiques et électroménagers. Le modèle économique reste à trouver. Courent-ils après une chimère ? Mission impossible ? La greffe « post mortem » d’objets morts à leur 1ere vie d’usage peut-elle prendre au niveau du corps industriel ?

 Une troisième révolution industrielle ?

Le Design, dernier avatar du capitalisme consumériste et comme son aile avancée, va t-il disparaître avec la fin des ressources abondantes ? En clair, la crise écologique sonne-t-elle l’arrêt du design marketing pour un design du réemploi ? Il reste à trouver le modèle économique, industriel – peut être dans un mix idéal public/privé – derrière l’innovation sociale. Le défi n’est ni artistique (bien sûr on pense à Marcel Duchamp et à la révolution dada), ni même artisanale. Le cap de Bonne espérance aussi bien pour « Open sources » est le process industriel. A l’échelle du monde, quelques réalisations d’ingénieurs venus d’une autre planète trouvent déjà souche comme la ville danoise en totale symbiose industrielle de Kalundborg. Pourquoi ne pas profiter des synergies permises à Saint-Étienne autour du CIRIDD et accompagner localement cette transition?

Pourparlers s’interroge donc avec Open sources sur la vie de nos objets « marketés », condamnés à une vie éphémère car programmés pour l’obsolescence. Et pourparlers donne une petite tape amicale à ce projet concentré d’énergie grises, de valeurs écologiques et humanistes. Un programme ? Non un défi !

 Jean-Pierre Jusselme

Enregistrer

Madame Petiot fait trembler François Perol, patron de la BPCE

Madame Petiot fait trembler les banques françaises. Depuis son perchoir de Saint-Just-Malmont, la passionaria altiligérienne harangue les banques. Et celà marche ! Notre « Cantonna » malmontaise inquiète. Analyse.

Cliente toute ordinaire de la Caisse d’épargne, Madame Petiot est très préoccupée de morale bancaire. Elle refuse que son épargne soit placée dans les « paradis fiscaux. » Alors, Madame Petiot trouve tout naturel de leur demander des comptes. Où est placé mon argent? La banque peut-elle garantir de ne pas avoir des placements dans des paradis fiscaux? Pour muscler son questionnement, la passionaria s’arme de l’outil http://www.taxjustice.net qui est l’outil majeur pour décrypter l’opacité des banques. Mais Madame Petiot n’est pas une va-t-en-guerre. Elle suit scrupuleusement la voie hiérarchique. Sa requête remonte par étapes de la caisse locale à la caisse régionale puis enfin à François Pérol, big Boss du 2ème groupe bancaire français. Cette catho de gauche est à bonne école. Elle est membre du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement/Terre solidaire ( CCFD) qui est la première ONG de solidarité française très en pointe sur les questions des plaidoyers contre l’opacité bancaire et les paradis fiscaux! On peut imaginer que cette implication lui ouvre les oreilles des financiers à défaut de la transparence de leurs écrans. Les résultats de son compte de campagne tombent positivement. Pied à pied, l’opacité recule.

Interroger l’économe diocésain

Avec une responsabilité élargie aux marchés publics et aux traitements de leurs employés, la vaguelette pourrait devenir un raz de marée sur les côtes ligériennes et altiligériennes.Et comme, il n’est d’action efficace sans relais collectif, un groupe CCFD fait la tournée des popotes municipales avec une question. Pouvez vous nous dire où vous mettez notre argent ? Le groupe demande un écrit sur l’honneur. L’opération ne s’arrête pas là. « Dix sept régions sur 22 sont engagés dans cette dynamique » note madame Petiot. Les économes des diocèses sont aussi passés à la question par cette vague « bottom-up ». Au final, l’écrémage passé, trois banques sortent de la nasse : la banque postale, le crédit coopératif et la Nef

Jean-Pierre Jusselme

 

 

Pourparlers prédit la fin d’un monde

Quelques centimes de plus à la pompe sur les carburants et l’alerte est déjà à son comble. Le blocage des carburants n’y feraient rien, car la vaguelette des prix à la pompe cache mal le tsunami énergétique prêt à déferler sur nos économies. Le pic pétrolier est devant. il nous oblige à une transition raisonnable et raisonnée soit une « résilience ». Les gaz de schiste rebattront-ils les cartes ?

Loire en transition from Pourparlers on Vimeo.

Pourparlers prédit la fin d’un monde ! Celui définitif et programmé du pétrole abondant. L’or noir, moteur et soutier énergétique de la croissance, est en passe de devenir le plomb de nos économies. Nous voici dans l’univers du Monde fini, et comme le prônait déjà ATTAC dans les années 80, Pourparlers invite à « Penser global et agir local » ».

Les énergies renouvelables ne feront pas la soudure

Si la transition a son ministère et sa ministre, avec sa feuille de route et ses cinq thèmes  n’est-elle pas autant celle du « bottom-up » au plus près des réalités locales ? L’initiative de Loire en Transition s’inscrit dans cette démarche. Né à la suite d’une prise de conscience de Rob Hopkins, le mouvement se revendique de la permaculture. Le mouvement des territoires en transition cultive une certitude : le temps de l’énergie pétrolière abondante est derrière nous. «  Le pic pétrolier conventionnel a débuté en 2008. Avec le ballon des autres pétroles dont les gaz de schiste, on atteindra un épuisement des ressources en s2015/2020″, explique Joel Marty. Les énergies renouvelables ne feront pas la soudure. »

Logique Bottom up

Cette prise de conscience a essaimé partout dans le monde. Il y aurait ainsi « 2000 initiatives de transition dans le monde et entre 100 et 150 en France » selon Joel Marty. Ce cadre d’entreprise n’est pas dupe.  » Loire en Transition s’inscrit dans la logique du bottom-up, donc de la mobilisation des citoyens. Mais nous ne pouvons rien faire sans les entreprises, ni les autorités locales. » Les acteurs du mouvement ne méconnaissent pas le scénario Mégawatt (logique des trois tiers) mais invitent dans une logique « bottom-up »  les citoyens à l’action locale.

 

Des viaducs et des ponts

La démarche de « Loire en transition » est donc de préparer les esprits à ce choc, et de poser les bases d’alternatives multiformes. Laboratoire de réflexion et d’information locale,  Loire en transition est en mode projet. Les groupes locaux souhaitent poser des « ponts » entre des citoyens avides de sobriété et le monde des décideurs locaux… » Nous essayons d’être des constructeurs de ponts entre les amaps, les sels, le covoiturage, les ressourceries. Et au delà des ponts, on essaie de construire des viaducs, vers des univers du numérique qui a des clefs du futur, l’univers des entreprises et des instituitonnels. » Reste à écrire la partition locale de cette musique (1). Tout un vade-meccum de la mobilisation est disponible sur http://loireentransition.com/quelques-outils/

 

Jean-Pierre Jusselme

Entretien

« L’exploitation des gaz de schiste est absurde »

 

 Entretien avec Joel Marty, membre d’un groupe local de Loire en transition

Loire en transition Pourparlers Jean pierre jusselme by Pourparlers on Mixcloud

Loire en transition est un laboratoire de réflexion et/ou d’expérimentation?

Nous sommes dans une démarche citoyenne dite du « bottom-up ». La réflexion des groupes « territoires en transition » est largement partagée  par d’autres associations ou mouvements comme Le Pacte civique, le mouvement Roosevelt 2012, l’institut Momentom, la Frapna, le mouvement des colibris. On procède selon la méthode « Learning by doing  » et « doing by learning ». Nous sommes prêts à informer les élus locaux, avec le souci de partager de son futur et de celui des générations futures.

Quel est le modèle de sortie de crise?

Loire en transition parle de résilience locale. La résilience est une notion bien connue pour les ingénieurs des matériaux et au niveau psychologique avec Boris Cyrulinik. C’est la capacité d’un territoire à absorber une crise en restant fidèle à lui-même.

Si on se projette sur le territoire de la Loire, cela passe t-il par des schémas de mobilité différents?

La démarche « territoires en transition » se conçoit au niveau et à l’échelle d’un village et d’une petite ville, voir d’un quartier de ville.

Le rapport Gallois laisse la porte ouverte aux recherches sur les gaz. Peut il être ballon d’oxygène pour l’économie?

Les Etats-Unis ont commencé les forages depuis une 10 d’années. Ils se rendent compte que c’est une absurdité. Un forage apporte 2 ans de production. Il faut donc multiplier les forages, et cela ne retarderait le problème de l’énergie au mieux que d’une vingtaine d’années. Son impact écologique est démesuré. Il suffit de voir les vidéos d’avions survolant le dakota du Nord, et il n’y a plus du tout de nature. Nous n’avons pas d’autres alternatives.

 Propos recueillis par Jean-Pierre Jusselme

 

Futurible

Le Crêt de Roch un quartier en transition?

Le quartier du Cret de roch par l’énergie de matière grise qui s’y concentre et le modèle d’économie sociale et solidaire est sans doute le « prototype » d’un territoire urbain en transition.


En septembre 2012 à l’occasion de la quinzaine thématique Territoires en Transition, l’association Zoomacom, la société coopérative Openscop et leurs partenaires ont souhaité faire découvrir aux acteurs associatifs, élus, collectivités, citoyens, des manières et des outils innovants pour agir localement.

Liberté j’apprends tes codes

Qui peut se targuer d’avoir tes taux de croissance de 20 et 30%? Le secteur des logiciels libres ! (Rapports Pierre Audoin Consu). Parce que ce continent en expansion est à la portée  du 1er mohican venu, Pourparlers dialogue avec Alolise et vous livre le vade-mecum de la migration. Alolise partage  une seconde  question ( à faire tourner ! via vos réseaux sociaux ou non) : quels sont les freins au passage dans les entreprises ?

 

Quels freins dans les entreprises pour passer aux logiciels libres from Pourparlers on Vimeo.

Echanges autour de la pratique du logiciel « open source »

Quelle est la porte d’entrée pour le néophyte ? Passer sous Linux? Aller voir avec son moteur de recherche : logiciels libres?

Il existe sous Mac os ou Windows  des logiciels libres en applications. Les développeurs font en sorte que cela puisse tourner lors de la compilation sous tous les systèmes d’exploitation. L’équivalent « libre » de Photoshop est Gimp et il tourne aussi sous Windows. On peut faire retouche photos, éditions sans changer son système d’exploitation. Ceci dit, l’installation de Linux est plus facile que celle de Windows car il n’y a pas l’étape d’activation de la clef. Après on change d’environnement donc il faut s’adapter.

Vous êtes basé à Saint Priest en Jarez. Est-ce que localement la révolution se fait aussi près de chez nous ?

À Tatou Juste, les personnes sont sensibles à cela. La confusion vient entre logiciel gratuit et logiciel libre. On essaie de mettre en avant le partage de la connaissance, avant la gratuité. Au niveau de l’association, on parle d’art libre, de videos et même d’électronique libre

Est-ce qu’il y a des bugs dans les « logiciels libres »?

C’est commun à tous les univers informatiques y compris les logiciels privatifs. Il y a des mises à jour constantes sur les systèmes d’exploitation. On découvre des failles de sécurité. On installe des anti-virus.

On connait tous Google map et google earth. Le monde du logiciel libre développe Openstreet map. Est-ce que vous n’affrontez pas directement avec ce projet les instituts de cartographie français et le monstre Google ?

La problématique est la donnée cartographique. Les instituts détiennent la donnée et la revende donc le particulier ne peut en faire usage. Avec google map, vous ne pouvez pas  librement imprimer la carte et la passer à quelqu’un d’autre. Vous devriez demander cette autorisation à Google

L’idée est de prendre des données libres d’utilisation comme le cadastre et de rajouter de l’information possédée par les utilisateurs. On rajoute des couches d’informations aux cartes. Les citoyens vont préciser les données du quartier via les outils de géolocalisation.   Ils rajoutent l’emplacement des boîtes postales, les dépôts de verre. Des sociétés étudient la migration de leurs outils vers open street map. Cela dépend de la mobilisation des gens, et des communautés.  On s’est promené autour de la gare SNCF de Chateaucreux, et on a commencé la cartographie.

Quels sont les freins à la progression de ce monde de la transparence?

Les entreprises vous démarchent. Le libre c’est une démarche de curiosité !

Propos recueillis par Jean-Pierre Jusselme

Cassoulet made in ailleurs

Le plat français par excellence : le cassoulet. Quoi de plus terroir qu’un plat comme celui ci ? Read More « Cassoulet made in ailleurs »

Rencontres journalisme et humanitaire

Un reporter, présent sur le terrain fait face à une misère et un paysage désolants. Parvient-il à garder son objectivité et son calme ? C’était l’un des points centraux de discussions lors de la conférence « Journalisme et Humanitaire » organisée par l’Université Lumière de Lyon 2.

Un reporter reste un être humain, doté de sentiments et de compassion. Réussit-il, malgré un contexte difficile, à fournir des écrits qui reflètent vraiment la réalité de la situation ? Ou alors se laisse-t-il influencer par ce qu’il voit et entend ? Ethiquement, un journaliste a un devoir d’objectivité et doit normalement rapporter des informations basées sur ce qu’il voit et non sur son propre ressenti. Il est tout aussi juste de s’interroger sur l’emploi de journalistes par des ONG. Ceux-ci, soucieux de donner des rapports et photos chocs, privilégient maintenant l’envoi d’anciens grands reporters et photojournalistes sur le terrain. Des personnes d’expérience, plus à même d’amener la phrase ou la photo choc. Courrier International précise d’ailleurs que les unes des grands journaux viennent de plus en plus d’ONG. Comment remplir ses fonctions de journalistes aujourd’hui ? Peut – on faire objectivement son travail dans une zone et un contexte difficiles ?

Pierre Micheletti évoque quant à lui la sacro-sainte domination des journaux occidentaux. Pourquoi serait-ce eux les plus lus et les plus écoutés, souvent cités comme référents ? Slate Afrique constate que la plupart des grandes agences de presse internationales ont un représentant pour 10 ou 15 pays d’Afrique. Constat regrettable si on considère la diversité présente dans les pays africains que ce soit au niveau ethnique, linguistique ou économique. L’école journalistique occidentale est-elle donc la meilleure  et la plus fiable ? Pourquoi ne pas privilégier aujourd’hui l’emploi de correspondants locaux qui seraient plus à même de couvrir des évènements et d’avoir des informations utiles? Ne devrait-on pas plus être à l’écoute des journalistes locaux, potentiellement plus aptes à comprendre et analyser une situation qu’ils connaissent mieux ? Des journalistes qui ont passé leur vie dans ce pays et non pas 5 jours n’auront –ils pas des propos plus nuancés et plus approfondis ?

 

Des correspondants locaux peuvent-il être des humanitaires ? Peuvent-ils dans leur position aborder de façon ajustée la situation qu’ils côtoient quotidiennement ? Est-ce que un humanitaire peut être à la fois acteur et rapporteur d’informations ? Un journaliste de formation ne serait –il pas plus à même de faire ce travail ? Philippe Ryfman regrette  le croisement de ces deux fonctions. Les « plaidoyers » de ces ONG pour chercher du financement en Europe peuvent-ils être rédigés par des journalistes et surtout publiés dans des médias ? Où est la limite entre ces gens qui sont un coup journalistes, un coup humanitaires ? Quand certains pays expulsent certaines ONG les soupçonnant de divulguer des informations à la presse, que faire ? Quelle est la priorité ? Prendre le risque que les humanitaires soient évacués de pays qui ont grand besoin de leur aide ? Ou alors renseigner la communauté internationale sur la situation du dit pays ?

Olivier François

Pourparlers s’invite à la caisse

Suite et fin du feuilleton sur l’euro vs la monnaie locale complémentaire. Parce que Pourparlers aime informer, questionner mais aussi réfléchir et prendre position, Pourparlers vous livre son analyse. A charge d’en débattre…

La création d’une monnaie locale complémentaire est une affaire sérieuse, pleine de bons présages, mais qui peut aussi faire pschitt.

Il y a deux gros avantages à utiliser une monnaie compémentaire locale (MCL) : le premier est de relocaliser les transactions financières. Chaque unité de monnaie locale est échangée contre un euro qui est alors placé dans des projets éthiques (lutte contre l’exclusion ou projets ayant recours au microcrédit). Ainsi, pendant que la monnaie locale circule, l’euro remplacé se rend utile. C’est le double effet kiss-cool. A noter

Le second réside dans la logique du réseau. La monnaie locale a plus de valeur que ce qu’elle affiche, elle tisse le lien social. Acheter ses légumes ou payer le coiffeur avec des monnaies locales, crée la communication autour de la monnaie et de ce qu’elle véhicule. Cela engage une boucle vertueuse de responsabilité sociale et d’ implication éthique.

L’initiative a besoin d’air. Pour que l’initiative soit viable il est nécessaire en effet d’avoir rapidement des boucles économiques. En gros que les artisans, producteurs locaux, administration et commerçants jouent le jeu et passent une partie de leur activité et donc de leur comptabilité en monnaie locale. Jusqu’aux impôts et aux services publiques qui pourraient entrer dans la danse. En d’autres termes, il faut une boucle, et cela doit se planifier.

Au delà de ces deux pré-requis, deux questions fondamentales restent donc. Quelle est la taille critique qui permettra à une monnaie de passer de l’état de “gadget bobo” à celui de vecteur économique réel ? Quelle est la place dans, et le mode d’accès des populations dites défavorisées, à ces nouveaux circuits locaux ?

Jean-Pierre Jusselme

Pourparlers questionne son banquier

Pourparlers livre la seconde partie de son feuilleton sur l’euro. Entretien avec une tribu d’irréductibles qui met la main à la poche pour battre monnaie locale. Quels sont les ingrédients de cette potion magique de finance complémentaire en ébullition?

Etes vous prets à passer a une comptabilite en monnaie locale from Pourparlers on Vimeo.

Battre une monnaie locale, un projet réactionnaire ?

Non, c’est retrouver un sens. A l’origine, l’argent a permis de fluidifier les relations entre les personnes et d’accompagner les échanges et donc l’activité économique. Mais aujourdhui, 97% de la masse monétaire ne sert qu’à la spéculation et seulement 3% à faire tourner l’économie humaine. Cette situation est une catastrophe, un gâchis sur le dos des populations. La monnaie locale est un micro-pouvoir qui permettra de servir des artisans, etc….On veut qu’elle serve l’économie locale et les échanges locaux. On a besoin de partenaires et d’un large réseau de consomm’acteurs.

Vous allez battre monnaie en lieu et place de l’etat régalien ?

Il y a un vide juridique. Il existe des circulaires des Trésoriers payeurs notamment de Toulouse et les services fiscaux qui encadrent les projets de monnaies locales complémentaires, un peu sur le modèle des tickets restaurants. La monnaie locale a le droit de circuler car elle est dans un réseau fermé. On ne « bat » pas monnaie, mais on a une contrepartie à l’euro prête, ce que n’a pas l’euro qui n’est pas gagé. La monnaie en équivalence sera imprimée et circulera dans un réseau. Elle aura une contrepartie dans une banque éthique.

Encarter la monnaie dans un système fermé, n’est-ce pas revenir au troc ?

Le circuit de sa circulation sera défini par des valeurs communes. On va écrire une charte qui encadrera les entrées dans le réseau. Il y a des énergies autour nous. Des agriculteurs qui veulent s’installer. On aura toujours besoin des composants électroniques fabriqués à l’étranger. Sans occulter l’Europe ni le monde.

S’agira t-il simplement de payer quelques artisans militants ? Comment faire que la boucle ne soit pas fermée ?

Des mairies peuvent décider de payer 10% des salaires en monnaie locale si les salariés l’acceptent….Dans une région d’Autriche, on paie ses impôts locaux en monnaie locale.

Quelle est la position de Bercy ?

On attend des réponses de Bercy. Sur des monnaies électroniques, où ce serait moins contrôlable, l’Etat émet de solides réserves mais sur des monnaies circonscrites, cela semble possible.

Quel est le levier bureaucratique et la politique publique qui correspondent à ces initiatives ?

On est à côté de l’euro. C’est un projet dans la démocratie participative, dans l’économie sociale et solidaire. On ne veut pas écrouler l’euro et on a bien conscience des enjeux affectifs autour de la monnaie qui structure notre quotidien.

Est-ce que l’échiquier politique ne se recompose pas aussi autour de ces questions là ?

Nous on est pas dans le politique.

Est-ce que votre réflexion n’est pas au fond une réflexion au bord du gouffre. L’hypothèse du crack n’est pas absurde ?

7% de l’euro seulement est couvert. Si tout le monde venait retirer son argent, il fermerait les banques, les distributeurs, la monnaie électronique. Avec mes petits billets, je continue d’acheter mon pain et mon fromage. On retire une partie des euros d’un système qu’on considère comme toxique.La diversité des monnaies permet de résister plus facilement aux crises, comme dans un champs planté par une diversité de plantes. Cela nécessite un cul de sac pour ne pas être échangé contre des euros in fine.

Acheter demain à la FNAC avec ma MLC, est-ce possible ?

Il faudrait qu’elle entre dans l’association et cela dépendrait des garanties que pourrait nous donner la grande distribution sur ses circuits financiers ou ses relations avec ses salariés….

Comment allez vous combattre les faux monnayeurs ?

Ceux qui ont crée ces monnaies ne nous donnent pas leurs secrets. A Toulouse, ou à Romans, il y a un système à bulle, avec un lecteur qui analyse ces microbulles. C’est difficilement falsifiable. Quoi qu’il en soit un faux monnayeur ne le fera pas en monnaie locale

Et le contrôle de la masse monétaire ?

Tout l’argent qui circule est gagé, donc la masse monétaire est contrôlée !

Propos recueillis par jean-Pierre Jusselme

 

Pourparlers vire ses euros

François Baroin a essuyé la tempête. Ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’État en mars 2010, puis en juin 2011,  ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, durant la tourmente des monnaies de la zone euro, le député-maire de Troyes le serine à longueur d’entretiens : le « Black swan » est encore à deux pas de nos Bourses, et de nos marchés financiers. L’aile noire d’un crack financier plane encore sur notre zone euro. Alors, l’arrivée d’une monnaie locale complémentaire n’est-elle pas un heureux présage ? Pourparlers ouvre le porte monnaie de la réflexion.

Sera-t’il possible de payer sa piscine en monnaie locale from Pourparlers on Vimeo.

Au salon Tatou Juste, Ginette serre ses € dans sa poche. Elle vient de rencontrer les penseurs du CAC 8, et coure vite vers son bas de laine. « Imaginez, ils veulent abolir l’€ » glisse t-elle effrayée. Alors, direction ces effrayeurs de veille dame. Avec l’idée de bien défendre les valeurs de l’€, et les privilèges de l’Etat régalien.

Wikipédions et scoopons le concept

Un petit coup de smartphone, avant de débouler dans les travées et on découvre que l’affaire est sérieuse. Quand on « scoop it », on découvre une floraison inouïe de monnaie locales en France et dans le monde. Ginette pourrait avoir dans sa poche des sols, des abeilles, des cigalons. Autant de monnaies aux noms poétiques et aux vertus fichtrement éthiques. En fait, 5000 monnaies locales s’échangent dans le monde. La Suisse, patrie de l’argent roi et du chocolat, héberge depuis 1934 « dans un réseau d’entreprise » une masse monétaire de 1M500 en équivalents francs suisses en monnaie locale. Tiens, tiens. La France -Etat régalien s’il en fut- biberonne une cinquantaine de ces projets locaux. Depuis plusieurs mois, Toulouse, avec un réseau de 800 membres autour de sa monnaie locale complémentaire, arrive en tête des capitales régionales de la révolution. Plusieurs initiatives sont en phase de lancement, telle la monnaie Heol sur le Pays de Brest, l’Epi pour l’agglomération du Havre ou encore “Les 2 lions” pour l’agglomération de Rouen. Une autre est à l’étude à Boulogne-sur-Mer. La Région Rhône-Alpes fait les yeux de Chimène à cette initiative, qui était inscrite dans les programmes d’EELV. Huit projets seraient en couveuse. Les TPG sont à la manœuvre, (re) calant les créations de monnaie locales complémentaires sur le modèle et l’exception des « chèques restos ». Soit ! Allons donc au contact du CAC 8.

Le CAC 8 se réunit dans l’Ondaine

On retrouve donc sur notre stand Patricia et Catherine, toutes deux membres du CAC 8, conseil d’administration collégial. Les deux apprenties financières alpagent les chalands sur la même travée que les SELS et que l’Hebdo « Alternatives économiques » ou le périodique « L’âge de Faire ». Tiens, tiens, on est dans le produire locale et autrement du salon Tatoo Juste. Nos deux matamores n’ont pas des faces de « gnomes de Berlin ». Encore moins d’anarchistes libertaires. Mais qui sont-elles ? Catherine et Patricia, nos guides, sont deux gentilles « pédagos ». Patricia et Brigitte nous montre leur feuille de route précise, avec des étapes, et des acteurs à convaincre. Sur leur table, un appel à créativité pour donner une effigie et un nom à cette future monnaie locale. Patricia et Catherine sont soucieuses d’emploi local et de proximité. Loin des critères de Bâle ou du Traité de Francfort ou de Lisbonne, elles ont une feuille de route, bien modeste et pragmatique ( ce qui n’exclut pas les valeurs, bien au contraire!). Les membres du CAC 8 planchent sur la monnaie locale. Ici, on parle de monnaie locale complémentaire. On ne rigole pas avec l’argent !La monnaie locale complémentaire est portée par un collectifs de citoyens et d’associations actives. On trouve Coop en Liens, Coop les Artisons, Secours Catholique, Villes en transition, SEL de l’Ondaine, Colibris, Oxygène pour l’Ondaine, ATTAC, SEL des 7 Collines, Réseaux citoyens de Saint-Etienne, Artisans du monde. On note l’absence de mutuelles ou de banques coopératives au tour de table. On coche également l’absence de collectivités, acteurs majeures de la réussite de projets de MLC. ( voir analyse) « On a encore du travail pour convaincre » expliquent d’autres acteurs du projet. Voir questions sur le droit d’entrée de la piscine.

 

Levier de l’économie locale

La tribu partage une philosophie de relocalisation de l’économie, de développement durable, de “vertu” sociale et économique (tels le bio et le développent durable), de rejet de la spéculation, de construction identitaire.

Alors Pourparlers est bien revenu de ses a-prioris. La monnaie complémentaire locale n’est pas une monnaie scoute. Elle a sa logique et ses raisons. Cette révolution à pas de velours n’est pas non plus un jeu de Monopoly. L’argent est hyper-sécurisé circulant dans un réseau avec une contrepartie éthique. On est aussi loin des Facebook credits, tentative avortée d’une démarche enfermante de la communauté des facebookiens. On est loin des « pétro-dollars ». La MLC est comme un vermifuge contre la spéculation. Ici un sou est un sou, tracé et pisté à la ligne prêt, dans un réseau de gens certifiés éthiques, garanties au centimes prêts. La monnaie locale, bien arrimée sur l’économie locale, peut être un levier. C’est décidé, Pourparlers vire donc ses euros et fait entrer dans son fonds de capital la monnaie locale de l’Ondaine.

Jean-Pierre Jusselme

Ville Design Unesco?

Moi aussi j’ai pris ma voiture,Š et j’ai vu, comme tous les gens qui prennent leur voiture au lieu de prendre le train, un nouveau panneau à l’entrée de la ville. Un panneau qui ne s’adresse qu’aux automobilistes, parce que les autres, et bien « il fallait prendre sa voiture ». Comme vous commencez à connaître la chanson la victime sera encore une superbe création graphique : un panneau marron qui vous annonce que Saint-Etienne est ville Design UNESCO, autopsie !

« Quelle belle image j’ai de Saint-Etienne, une ville dynamique, d’ailleurs quand je serais grand, j’aimerais beaucoup y faire mes études, y passer ma vie et y mourir, la vie est tellement douce à Saint-Etienne « . C’est sans doute ce que se disent la plupart des gens qui pense à notre belle ville, enfin, ceux qui comme moi on fait leurs études à Nevers, pour les autres. Saint-Etienne était la ville grise, maintenant la ville design marron. Je ne vais pas m’étendre sur le contenu Design de la ville que je cherche encore, à part quelques boutiques faites par des décorateurs, architectes, et tellement peu de designers, et revenons plutôt à notre panneau donc le cadavre est déjà bien froid!

Comme d’habitude je vais évoquer les codes graphiques ; et comme d’habitude, c’est là où ça fait mal ! (même si le patient est déjà mort !). Les codes graphiques c’est comme je l’ai déjà dit donner du sens, mais c’est aussi donner un appartenance, faire partie d’un groupe. C’est un peu comme un mode vestimentaire, un skinhead n’a pas les cheveux longs, mais les idées courtes!
Et bien encore une fois à Saint-Etienne on se plante royalement dans les sens des images que l’on montre au public. Ici on parle de Design, de l’UNESCO, c’est beau, c’est grand, et pour mettre en majesté ceci on utilise les codes graphiques de la DDE ; non pas le Design Developpement Exchange, mais celui de la Direction Departementale de l’Equipement. Le même marron qui vous annonce à Montelimar le Nougat ou les Andouilles à Charlieu ! ( il y a sûrement un panneau à Charlieu ).
Le Design et L’Unesco c’est l’audace, la créativité et là on vous l’annonce en deux couleurs. Ca fait rêver !

Ensuite le choix typographique est toujours discutable. Une police de caractères, on l’aime ou on la quitte, et la police ROTIS de la Ville de Saint-Etienne a été remplacé par une police ROMAN d’une banalité affligeante ! Peut-on encore aujourd’hui faire des panneaux vintages typés années 70 ? A Saint-Etienne, oui, on le peut ! J’imagine le graphiste qui a fait ce panneau et qui l’a fièrement dans son book ! Car oui c’est un graphiste qui l’a fait, c’est forcement un Designer graphique qui a fait ce joli panneau ; puisque la politique de la ville veut que le design entre au coeur de la vie, de l’économie, à moins que . . . non !

Le code graphique c’est aussi l’utilisation du all-over (le tout partout !) du logo de la cité du design. Vrai Croco ou faux Vuitton. Attention aux codes graphiques, du marron clair en all-over c’est la tentation de tous les graphistes, mais ne jamais mettre les doigts chez Vuitton ça fait malles.

Code graphique, c’est le mot magique pour savoir si on a fait une belle affiche ou un beau panneau, Mais aussi créativité. C’est bien ce que demande l’UNESCO, de la créativité, et là , le vide intersidéral, le néant. Mais où es-tu Neville Brody ! Pour moi un panneau fait par Neville Brody dans sa période Blur ( je parle de la police et pas de Damon Albarn ) aurait été d’un impact visuel du plus grand effet. Je ferais un petit essai « à la manière de » :
[uds-billboard name= »ville-design »]

Et finalement, si tout se résumait en quelques lignes?
Un panneau peut vous en dire plus sur vous que Madame Irma ! Lors de l’année de Saint-Etienne Ville UNESCO de Design il fut lancé un concours, comme le fait chaque ville Design Unesco. A Saint-Etienne les professionnels du secteur, je ne dirais pas du milieu, se sont opposés à ce que le concours soit ouvert à tout le monde. Malgré les bonnes volontés de la Cité du Design qui mettaient tout en
oeuvres pour avoir une affiche comme Montréal, Buenos Aires ou encore Sydney, Saint-Etienne s’est retrouvé sans visuel et n’a toujours pas son affiche Ville de Design UNESCO, mais a bien son gros panneau marron.

Geb-Nout pique du blé à Monsanto

Rencontre avec Geb-Nout, et leur coin d’Eden près de la Chaise Dieu. Pourparlers a découvert là des « révolutionnaires en mode soft ». Pas des partisans du grand soir, mais des expérimentateurs essayant de développer d’autres modes culturales.Et parce que Pourparlers est le site du débat, réagissez aux  questions videos  d’Antoine au monde agricole et aux boulangers.

Read More « Geb-Nout pique du blé à Monsanto »

Les secrets du Vatican

Vatileaks, Opus dei, secret de fatima, da vinci code Le Vatican a ses secrets, que la morale de la transparence réprouve. Cet « obscur objet du désir médiatique » est sous les feux de l’actualité avec le Vatileaks. Pourparlers revient sur ces clairs-obscurs avec Bernard Lecomte, ancien grand reporter à la La croix et à l’express, ancien rédacteur en chef du Figaro magazine et auteur de deux ouvrages sur « Les secrets du Vatican »( Perrin). Retrouvez Bernard Lecomte sur son blog http://lecomte-est-bon.blogspirit.com/

Read More « Les secrets du Vatican »

Il manque un business plan.

Où est le business plan du futur ouvrage ? Pourparlers a posé la question à Marc Petit et à l’Etat. Les réponses ont été soit négatives soit évasives. Alors Pourparlers partage ses interrogations sur le coût de fonctionnement du futur ouvrage, avec l’intention de faire avancer la transparence et le débat public. Décryptages sur fond de crise des finances publiques locales. En attente d’être contredit….

Read More « Il manque un business plan. »

Remous à Fraisses, eaux plates ailleurs

Dans le dossier du barrage, la démocratie locale a parlé. Les différentes communautés – conseil municipal, syndicats, conseils généraux – se sont exprimés. Pourparlers fait l’appel des maires « pour » et des maires « contre », et pose quelques questions.
[issuu viewMode=singlePage width=620 height=340 embedBackground=%23000000 backgroundColor=%23222222 documentId=121009114207-59895de1c33445c280fc33f1aea1f49f name=document_stephanoise_des_eaux_cycles_eaux username=pourparlers tag=ecology unit=px v=2]

Les « Vu » sur l’autorisation préfectorale donnent les coalitions en présence. Brêve revue des troupes. Un franc « oui » sur Saint Genest Malifaux. La commune -pour mémoire intégrée au territoire du Parc régional du Pilat donc à priori soucieuse d’écologie- est sensible aux dimensions « mémorielles et touristiques de l’ouvrage ». Elle enmène dans sa trace un avis très favorable de Jonzieux, soucieuse de bénéficier d’une « réserve incendie ». On n’est pas étonné de trouver également un « Oui » également très favorable de Jean Gibert, maire de Marlhes et proche de collègue du conseiller général Marc Petit. A noter que Jean Gibert est le conseiller général en charge des questions de développement durable. Il a arraché du Conseil général de la Loire une subvention d’investissement de 300 000 €. Pourparlers pose deux questions : au nom de quelle compétence et de quelle rationalité ? Au nom de quel intérêt général écologique autoproclamé ?

Les communes du Pilat, membres du syndicat des eaux de la Semène, se rangent en bon soldats derrière les chefs de file. Claude Maritan, maire de Saint-Romain-les-Atheux a obtenu le vote de son conseil avec un argumentaire classique et légitime.
« Ce barrage constitue pour le territoire des Monts du Pilat un réservoir d’eau potable indispensable pour la sécurité sanitaire des populations. C’est également une ressource pour la réserve incendie. Enfin, l’attrait touristique lié à l’eau peut aussi être un atout pour le développement du territoire. Par ailleurs, ce barrage remis en eau aura un faible impact environnemental sur le milieu. »
La Chapelle d’Aurec vote derrière son maire François Berger « la réhabilitation du barrage est la plus sûre ». Dixit les études d’impact sanitaire sur l’environnement ainsi que les risques. Fermeture du ban. A Saint-Victor Malescours, Jo Champavert, le maire, argumente  rassurant les élus sur les impacts et les coûts.

A Fraisses, démission de Bernadette Grando

 

Christophe Faverjon opposé au projet
Christophe Faverjon opposé au projet

A Fraisses, en revanche les débats ont été plus corsés. Ce projet a provoqué la démission de la conseillère Bernadette Grando (présidente d’O2). Joseph Sotton, maire de Fraisses, a obtenu un vote majoritaire, soutenant contre son voisin unieutaire « que l’augmentation du prix ne serait que de l’ordre de 8 à 9 centimes le m3 acheté par la commune »
Il se range à l’argumentaire de « l’indépendance contre la privatisation du service de l’eau. » Le vote a été acquis à bulletin secret avec une majorité de15 votes «pour» sur 21 votants, quelques voix s’élevant pour regretter de ne pas « avoir pu étudier plus sérieusement les solutions alternatives ». Christophe Faverjon est le chef de file des élus « tous les élus ne sont pas d’accord avec le projet. » Il peut compter sur le soutien du dernier des maire de Pont-Salomon, Michel Reymond, opposé à la réhabilitation. Ils proposent le puisage de l’eau au Pertuiset pour les communes du syndicat des barrages des Plats et la vente du barrage pour un euro au Syndicat de la Semène (43) Avec un argument : le syndicat des eaux de la semène sera au fond le principal bénéficiaire de la réhabilitation.

Jean-Pierre Jusselme

le lion et le moucheron

Isabelle autissier "le barrage c'est du passé".
Isabelle autissier « le barrage c’est du passé ».

Va-t-en, chétif Insecte, excrément de la terre. C’est en ces mots que le Lion Parlait un jour au moucheron ….

La fable de la Fontaine illustre notre démonstration.
Récit et morale de la Fable. Avec en prime en écoute la prise de position d’Isabelle Autissier.
Que pèsent les mouches du coche face aux poids lourds de la politique locale ?
Au printemps dernier, à quelques jours d’intervalle, un quarteron d’élus de l’Ondaine et du Pilat auront fait le pied de grue au ministère de la rue de Grenelle.
Cet instant est crucial, car le dossier doit être plaidé en Coderst de la Loire le 7 mai et l’imprimatur ministérielle est gage de viatique et de bon poids devant les techniciens. Christophe Faverjon écrit à NKM, ministre de l’écologie pour lui demander l’arrêt du projet de réhabilitation du barrage des Plats.
Dino Cinieri, député de la 4e circonscription, contre-attaque et organise une réunion le 20 juillet au ministère de l’Ecologie. Il monte au front avec le ban et l’arrière-ban de la classe politique concernée. On voit ainsi une curieuse sainte alliance autour du député qui au détour d’une rodomontade adoube pour l’occasion son adversaire aux municipales affichant une « totale confiance en les élus du syndicat des barrages et du syndicat des eaux de la Semène, réunis autour des présidents Marc Petit et Yves Serrano, maire de Saint-Ferreol-d’Auroure. »
Cette opération « coup de poing » largement relayée par la presse montre une image toute irénique d’une union sacrée autour du Barrage. Les opposants sont moins sous les feux énamourachés des « opérations de com » en direction de la presse locale. Christophe Faverjon a pu dialoguer en catimini avec une représentante de la ministre.
L’intervention « en force » à Paris, cet été, des élus (maires, sénateurs et députés Loire/Haute-Loire) auprès de la ministre de l’Écologie et du Développement durable, Nathalie Kosciusko-Morizet, portera ses fruits : l’Etat assure le Syndicat des barrages de son accord et de sa participation financière via l’Agence de l’eau. L’escarmouche pourrait prêter à sourire, ou inquiéter. La bataille de l’eau des Plats est politique. Comme celle des lignes à très hautes tensions ou des tracés de TGV.

Couts Marc Petit from Pourparlers on Vimeo.

Si on n’était dans le Pilat et dans l’Ondaine, on se croirait en Palestine ou en Jordanie: contrôlez l’eau et vous aurez le pouvoir !

Jean-Pierre Jusselme

L’IVG du Grenelle

barrage des Plats Situé sur la commune de Saint-Genest-Malifaux, le barrage est en cours de réhabilitation à l’emplacement de l’ancien barrage-voûte des Plats, édifié en 1958. Il est destiné à sécuriser la ressource en eau des communes du barrage des Plats et alimenter la dizaine de communes du Syndicat des Eaux de la Semène. Pourparlers ouvre le 1er acte avec le feuilleton de la gouvernance. Read More « L’IVG du Grenelle »

Et si les experts étaient expertisés?

L’enquete du professeur Seralini est sous les feux de l’actualité. Elle révèle un mouvement de fond porté par la Fondation Sciences Citoyennes, et une opposition farouche de la technoscience. La propostion de de loi sur la défense des donneurs d’ alerte et sur la déontologie de l’expertise vient d’être retoquée par le Sénat. Pourparlers ouvre le dossier. Avec Jacques Testard, président de la Fondation http://sciencescitoyennes.org

Le Sénat retoque l’expertise indépendante

En Rhône alpes, la Fondation s’était opposée à la fermeture du Registre des Malformations congénitales de Rhône-Alpes (REMERA). Sur un de ses combats de longue haleine,  la Fondation Sciences Citoyennes vient d’essuyer un revers sévère. Mardi 9 octobre, la commission du développement durable du Sénat a en effet retoqué la proposition de loi portée par EELV qui prévoyait la création d’une Haute autorité de l’expertise scientifique et de l’alerte. Rencontre avec Jacques Testard, président de la Fondation sciences citoyennes.

La Fondation a fait un proposition de loi sur la défense des donneurs d’ alerte et sur la déontologie de l’expertise. Pourquoi cette démarche ?
La Fondation a travaillé 5 années sur ce projet de loi. Dans les questions d’éthiques liées aux choix technologiques, l’opinion publique est manipulée par les médias. Le référendum et le micro trottoir sont fabriqués par les médias. Les Etats généraux pour la révision des lois de bioéthique et le Grenelle de l’environnement ont été des leurres démocratiques. Certes, la procédure légale est le débat public. Il y a une Commission nationale du débat public. http://www.debatpublic.fr/, mais le débat ne permet pas de connaître la position des populations, mais d’entendre tous les porteurs d’intérêt, les lobbys, les militants, les industriels, les chercheurs. Et surtout les experts….
Derrière c’est la question de l’expertise qui est remise en cause ?
Il n’y a pas de réglementation sérieuse de l’expertise en France. L’expertise, c’est une tautologie : c’est ce que la parole des experts. Or,  il y a une idéologie de l’expertise et des conflits intérêts. Il est difficile pour eux de casser la branche sur laquelle ils sont assis . La fondation propose une nouvelle déontologie de l’expertise, qui associe des experts classiques, mais aussi des gens du milieu associatif et des citoyens initiés et éclairés grâce à d’autres connaissances, venant des sciences humaines et sociales.
Que sont les conventions de citoyens ?
La Fondation propose des conventions de citoyens. Elles  existent depuis 20 ans ans au Danemark. Elles seraient composées d’ un échantillon de population représentatif de la population française. Ces citoyens recevraient une formation sérieuse. Ils seraient initiés mais préservés des pressions des lobbies.Le problème technique n’est pas seulement un technique mais un problème de société Ils entendraient des psychologues, des historiens des anthropologues qui donneraient un point de vue sur l’utilité sociale et les conséquences. Ils pourront ensuite donner un avis, consultatif ou obligatoire qui oriente ensuite la fabrication de la loi .Les conventions de citoyens pourraient être généralisées aux autres domaines de la vie en société.
Quelle serait la mission d’une Haute autorité de l’expertise ?
La mission de la Haute autorité de l’expertise et de l’alerte ne serait pas de faire des expertises mais de définir les règles de déontologie. Ce serait une espèce de comité d’éthique de l’expertise. Elle veillerait ensuite au respect des règles. Dans le même temps, cette commission protégerait les lanceurs d’alerte.
Christian velot, lanceur d’alerte sur les OGM

Dans le proposition de loi qui a été retoquée par la commision du sénat, il y a la définition et la protection des « lanceurs d’alerte ». Quelle seraient leurs missions ? Et pourquoi les protéger ?

Les lanceurs d’alerte sont des vigies. Ils sont informés avant tout le monde, d’un risque sanitaire ou environnementale. Ils peuvent être chercheurs, techniciens de l’industrie, journalistes comme Zola. Parmi les lanceurs d’alerte, il y a Christian Velot ou André Cicocella qui est le chimiste qui s’est battu contre les éthers de glycol et autres saloperies de l’alimentation. En révélant le risque, ils se trouvent exposé à la vindicte de ceux que celà gêne (labo pharmaceutique, patrons, collègues qui craignent pour la réputation trouvent que dans une période de compétitivité à outrance c’est pas le moment de dire du mal de la boîte.Le « lanceur d’alertes » devient un militant obstiné mais en oppositions. Il est seul devant ses collégues. Il est mis dans un placard comme Seralini. Le projet vise à protéger les lanceurs mais surtout leur alerte. Car il faut qu’elle soit ensuite expertisée.
Propos recueillis par Jean-Pierre Jusselme

 

 

«Un jeune sur 10 en Rhône-alpes ne fait rien» Philippe Merieu

Philippe Mérieux (EELV) est vice Président du Conseil Régional, en charge de la formation professionnelle des demandeurs d’emploi. Devant cette « une responsabilité peu visibille mais d’une grande stratégie » ce « Pédagogue dans la Cité » (DDB éditions ) livre ses propositions pour sortir d’une spirale négative pour la jeunesse rhonalpine.

La formation tout au long de la vie c’est un concept ou une réalité ?

Ce concept est apparu en 1971. Il a été soufflé par Jacques Delors à Chaban-Delmas. Malheureusement c’est un concept qui est resté à l’état théorique. La France est le pays où ceux qui profitent de la formation continue sont ceux qui ont déjà profité de la formation initiale. La formation « tout au long de la vie » est un enjeu pour l’ascenseur social, la démocratie et pour redonner de l’espoir à des millions de personnes.

Quels sont les leviers d’action ?

La Région est l’interlocuteur de la formation professionnelle continue pour des publics fragiles (chômeurs, femmes en reprise d’emploi, jeunes qui n’ont jamais travaillé, personnes sans qualifications). La Région est responsable de l’apprentissage, et pilote aussi une série de dispositifs comme la Validation des Acquis de l’Expérience C’est presque un quart du budget de la Région et un gros effort au quotidien avec Pôle emploi, avec les missions locales pour les jeunes avec le centre des droits des femmes, avec les centres de bilan de compétences pour se mettre au service de ceux et de celles qui veulent se former et rebondir sur le plan professionnel

Sentez-vous les effets de la crise ?

Tous les jours il y a 900 demandes de formation supplémentaire. Nous ne pouvons en satisfaire qu’une sur quatre aujourd’hui. On était à une sur deux il y a 5 ans. On sent le désarroi. On essaie aussi de travailler sur les obstacles à la reprise comme les transports ou les gardes d’enfant etc.

Et sur les jeunes ?

Il y a en Rhône-Alpes 950 000 jeunes de 16 à 25 ans. 97 000 sont sans formation ni emploi. Ils ne sont ni ycéens, ni apprentis, ni salariés. Un jeune sur 10 en Rhône-alpes ne fait rien. En moyenne pendant laquelle trois ans. On a le temps de perdre de bonnes habitude du travail, de se lever matin. On peut faire des mauvaises rencontres. C’est trois ans perdus dans une vie, sans revenus en vivotant avec des petites activités au noir. Les jeunes décrocheur du système sont en apesanteur pendant de longs mois sans trouver une formation.

Est-ce que cela peut être une cause et une explication de la violence ?

Oui. La violence est le signe d’une sorte de désespérance. Ces jeunes sont des desperados. Ils tiennent les murs comme on dit dans les cités. L’inaction, la stimulation des jeux vidéo, la violence dans les médias, le modèle du brigand généreux, l’argent facile

Vous proposez une indemnité de formation unique pour tous ces jeunes en « apesanteur ».

Il faudrait mettre à plat l’ensemble des propositions de formation. Le RSA est difficile à toucher et il ne connecte pas sur le monde du travail. Je suis partisan de développer l’apprentissage, qui est une bonne formule avec une vraie acclimatation avec le monde du travail. Et je milite pour une indemnité de formation unique pour les les jeunes.

 

Propos receuillis par Jean-Pierre Jusselme

 

« Spartacus est un film gay friendly » (Didier-Roth-Bethoni)

Parcourir le cinéma depuis ses débuts et sur tous les continents, avec Didier Roth-Bettoni auteur d’une d’une somme « L’homosexualité au cinéma » (La Musardine) est un franc dépaysement. Apéritif offert par Pourparlers avant le festival « Face à face » en novembre à Saint-Etienne. Read More « « Spartacus est un film gay friendly » (Didier-Roth-Bethoni) »

L’Express fait le Point à Saint-Etienne

Le 26 septembre, l'Express titre dans une édition spéciale de 12 pages « Maurice Vincent tient-il ses promesses ». Le Point, partenaire historique de la Fête du Livre, sort dans son édition du 13 octobre « Les vrais lieux de pouvoir ». La caravane passe, les questions restent. Au delà du scoop, Pourparlers s'interroge sur la méthode. Christophe Barbier, patron de l'Express copie t-il Franz Olivier Giesbert, patron du Point ?

Giesbert avait inventé la méthode. Barbier l'a copié. Sans citer le copyright. C'est un système apparu dans les années 2000. La méthode promotionnelle est devenu pour les deux canards une recette gagnante.. Les équipes du Point s'ont à peine parties que celles de l'Express débaroulent. Depuis les années 2000, FOG, grand patron de presse a inventé cette manière de doper ses ventes, et de faire du terrain d'hyperproximité à l'échelle parisienne. Les deux hebdos historiques se montent le bourrichon dans une course folle de benchmarking ville à ville.Une semaine Saint Etienne est passée à l'audit de ses réseaux, le lendemain c'est Lyon. Les années précédentes, c'était l'écumoir des projets d'avenir, les personnalités qui font la Ville, les grands moments de l'Histoire. http://www.lepoint.fr/dossiers/villes/saint-etienne/

Christine Rigolet du Point nous livre quelques clefs de ces lieux de pouvoir stéphanois. Les loges de l'ASSE ont détroné celles du Grand Orient. Et le Grand cercle redevient un « lieu de pouvoir ». C'est deux des leçons de l'enquête du Point réalisée par Christine Rigolet à écouter ci-dessus. Reste la question centrale de la récupération politique.  Sur son blog et dans des communiqués de presse,  Maurice Vincent ne se prive pas de reprendre les analyses plutôt à charge des journalistes de l'Express.  L'équipe d'opposition d'Ensemble pour Saint-Etienne et Gael Perdriau dénonce un publireportage? http://ensemblepoursaintetienne.wordpress.com/2012/09/21/lettre-ouverte-a-monsieur-le-maire/

Barrage des Plats. Les travaux vont débuter en novembre

Alors qu’en un deus ex machina, l’Etat a tranché, Pourparlers verse une pièce au dossier avec la prise de position d’Alain Chabrolle, vice-président du Conseil régional en charge de l’environnement et de la santé.

Read More « Barrage des Plats. Les travaux vont débuter en novembre »

Autopsie de campagne. Festival d’Ambronay

Ccomme d’habitude, je sors le scalpel pour l’autopsie de la semaine. Aujourd’hui le patient est mort, déjà, mais pas pour les mêmes raisons que les victimes précédentes ; parce que la date est passée , tout simplement, pas la Date Limite de Consommation (DLC), mais la date du festival . http://www.ambronay.org/Festivals/

Red is Dead

Superbe ! Graphique et plastique, finement fait et tout en élégance. Du beau travail en un mot.  Le « light painting » en superbe ou en majesté, parce que l’affiche que vais passer au crible est un véritable icône moderne.
Le light Painting : Peindre avec la lumière, c’est Soulage mais là c’est lumineux ! On peut faire la même chose que les autres mais en mieux et en les occultant tellement la réussite est là. ( Et oui tout le monde fait du light painting aujourd’hui, mais là c’est beau et développé). Je suis sûr que vous vous souvenez de Juliette Binoche en star de l’affiche du Festival de cannes avec ses lampes de poche écrivant « Cannes » ! Basique, même pas Instinct !

Ici dans l’affiche du Festival d’Ambronay cette technique devient de l’Art appliqué et qui fait référence à l’art contemporain et à la danse. On image bien une Pina Bausch ou un Baryshnikov dessinant sous l’ordre de Stella ou de Sonia et Robert Delaunay. Du grand art, réussir à associer en une affiche la danse, la peinture, la photographie et les arts appliqués, belle performance.

Je parle de performance car sur une telle affiche le visuel est l’aboutissement d’une démarche, d’une chorégraphie, d’une préparation de l’outil pour obtenir non pas du light painting mais un visuel fait à partir d’une matière : la lumière.
Bien sûr il y a les différents niveaux de lecture et d’interprétations, ou de double perceptions du visuel. On peut lire les vitraux de l’abbaye, la lumière divine, le mouvement, et le tout dans une composition plastique sublime. Un sujet placé avec des belles marges autour de lui, comme pour le mettre en valeur, un personnage qui est petit dans le visuel mais central et lumineux. Une affiche qui respire avec des grands blancs . . . qui sont gris. Ca, il fallait que je la fasse !

Ensuite si on parlait de typographie. Aux futurs commanditaires de travaux de communication, regardez cette affiche ou le bloc texte date + Festival d’Ambronay fonctionne comme un logotype, comme un « bloc marque » pour les marketeux ! La date est en hyper ligot et le « Métamorphoses » vient juste se glisser comme votre maîtresse sous les draps, tout doucement, sans bruit ! c’est pas génial ça ? En tout cas ça fait plaisir !

A nos agences stéphanoises (http://www.pagesjaunes.fr/annuaire/saint-etienne-42/agences-et-conseils-en-publicite) qui font toujours ce que leur demande leurs clients, aux administrations, mairie, agglomération de commune ou chambre consulaire imprégnez vous de Beau, d’Esthétisme, parce que le concept peutaussi être un concept basé sur l’esthétisme, le beau. Mettre l’art et le beau au coeur de la vie des gens, pour ceux qui regardent les visuels, ceux qui n’ont rien d’autres que le coca de TF1, . . . vous décideurs ou autres Dirk kum,( ça fait mieux comme ça, un peu porno mais c’est rigolo, parce que Directeur de la communication ça fait tout de suite trop Directeur de rien et ça monte souvent plus vite à la tête qu’un extra et pour en descendre).
Enfin élus de tout bord et débords ou déboires, faites- vous une culture de publicité, une culture de communication visuelle, une culture de design graphique puisque vous décidez pour les autres. Votre responsabilité est grande. Pourquoi n’a-t-on pas de visuels aussi beaux pour annoncer tous les mois l’agenda de la Mairie, le vol pour Porto à l’aéroport de Saint-Etienne ou la Semaine bleue !

Et moi, je suis devant Juliette Binoche avec ses pinceaux qui dit à l’avion de Porto de revenir parce qu’elle a les pinceaux à l’air !

Bande annonce du Film de Wenders Pina