Illuminer l’Afrique

 Un partenariat rhônalpin innovant pour créer des emplois en Afrique et illuminer des milliers de familles sans électricité Read More « Illuminer l’Afrique »

Les 5 chiffres à connaître de la cybersécurité

Les évolutions récentes, du cloud au périphérique personnel utilisé en entreprise en passant par la mobilité, ont fait évoluer la question de la cybersécurité. Les spams et sites d’hameçonnage sont toujours présents et de nouvelles menaces ont fait leur apparition. Quelle que soit sa taille ou son secteur d’activité, les entreprises et leurs dirigeants doivent prendre en compte ce nouvel enjeu. Read More « Les 5 chiffres à connaître de la cybersécurité »

Réforme des règles de protection des données personnelles : qui y gagne vraiment ?

Réforme des règles de protection des données personnelles: qui y gagne vraiment ?

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Nom de code : « InCube »

Dans le cadre de la French Tech, Saint-Etienne lance son process d’accompagnement des startups et projets innovants : In³ (InCube).

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La fessée en débat

L’Observatoire de la violence éducative ordinaire (OVEO), StopVEO-Enfance sans violences et la Fondation pour l’enfance, sont déçus de la censure par le Conseil constitutionnel, ce 26 janvier 2017,  de l’article 222 de la Loi Egalité et Citoyenneté votée le 22 décembre 2016. La censure ne s’établit pas sur le principe même d’interdire la violence éducative ordinaire mais  sur une question de forme : l’article 222 n’étant pas considéré par le C.C. comme ayant un lien direct avec les objectifs initiaux de la loi.

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J’ai été victime d’une vente forcée d’Amazon

La combine fumeuse appelée « Abonnement Amazon Premium » est présentée comme gratuite, et dont il n’est dit nulle part que cette validation donnera lieu plus tard à un prélèvement par CB de 49 Euros, sans votre accord, bien sûr.

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Alep (Syrie) Lettre ouverte de Pierre le Corf à François Hollande

Pierre Le Corf est un Humanitaire Français expatrié à Alep, Syrie. Il est fondateur de l’Association We Are Superheroes.

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Le Pélican déchainé

Le jansénisme n’est pas mort. Il vit à Unieux et dans une centaine d’autres lieux en France. Toujours adossé à des écoles, ils rassemblent des familles cultivant la nostalgie d’une France réactionnaire et identitaire.

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Sans beurre et sans reproches : Light to me pour Nöel

Le Lyonnais Julien Hugues cuisine « Sans beurre et sans reproches ». Elles disent toutes merci à son site « Light to me ». Pour Noël, mettons Light to me au défi de conjuguer saveurs et diététique.

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Job dating à l’UJM

L’insertion professionnelle de ses étudiants est au cœur des missions de l’Université Jean Monnet.  Dans ce sens, la Fondation de l’Université organise son 5ème Job dating mardi 15 novembre 2016 au Siège du Groupe Casino.

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THD42 : que la Fibre soit avec vous !

283 millions d'Euros

Avec THD42, le SIEL mobilise 283 millions d’euros (Etat, Région, Territoires, SIEL) afin de créer 10 500 km de fibre et de permettre le raccordement de 172 000 prises. Que la Fibre soit avec vous !

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Le meilleur du design mondial à Saint-Etienne

Le meilleur du design international est présenté à la Cité du design dans sa prochaine exposition : La valeur du design. Les produits français et internationaux primés par Red Dot design award

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Sainté Street, sportif, civique, ludique et gratuit

Sous le parrainage de Jérome Elbrycht, médaillé d’or aux derniers X-Games, Sainté Street lance la troisième édition de son festival les 17 et 18 septembre 2016, à Saint-Etienne.

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J’ai adopté Chronoscenes pour mes sorties culturelles à Lyon

Lancé depuis quelques mois sur Lyon et la Métropole, Chronoscenes propose, via un site internet et une application, la possibilité d’acquérir des places de spectacle au dernier moment, c’est-à-dire le jour même.

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1001PACT, la fourmi prêteuse

1001PACT est la première plateforme de crowdinvesting entièrement dédiée au développement durable

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50€ d’économies sur l’eau chaude grâce au compteur intelligent

Depuis 5 années Loire Habitat, propriétaire et gestionnaire d’un patrimoine de 11 500 logements familiaux répartis dans 140 communes, a retenu la solution Ista et mis en activité 7000 compteurs intelligents pour les relèves d’eau et d’énergie consommée.   Impact et bilans de la démarche. Read More « 50€ d’économies sur l’eau chaude grâce au compteur intelligent »

Mi-temps à la Cité du Design

Après l’exposition Design & foot de 2011, la Cité du Design de Saint-Etienne s’associe à la dynamique de l’UEFA EUR0 2016 et présente l’exposition Mi-temps du 10 juin au 18 septembre 2016. Mi-temps révèle l’univers du foot, son histoire et son avenir, à travers ses éléments fondamentaux : le ballon (objet principal), le terrain (lieu), les mythes créés autour des joueurs et la clameur des supporters (acteurs), qui donnent au football sa force et sa puissance.

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« Saint-Etienne a une vraie richesse musicale » Juliette de « Sound of Sainté »

Juliette Trincard, étudiante en Master à l’IRAM a créé « Sound Of Sainté » webzine d’actualité musicale. A pourparlers, on like.

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Quand l’Espagne défend le droit à l’information

Vous les sentez venir les jours heureux qui s’annoncent. Il y a un peu plus d’un an, Michael Dias, chroniqueur à Pourparlers, publiait un article sur la liberté d’informer en Espagne. Un sujet d’actualité avec les récents événements de Rennes et les déconvenues survenues au journaliste et confrère David Perrotin

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Moovizy, pas encore du stationnement intelligent

L’application Moovizy est en service depuis la fin du mois de mai 2016. Fruit  de la collaboration entre Saint-Etienne Métropole, la STAS (Société des transports Stéphanois), filiale du groupe Transdev (CA : 2,5mds d’€) et CityWay l’application pour smartphone offre un outil pour gérer les trajets du quotidien. Petit test.

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La démocratie mérite mieux : rejoignez la CivicTech

Dans un contexte démocratique « en crise » où les décideurs politiques sont remis en causes par des citoyens en quête de « plus de démocratie » et de « politique autrement », un reboot du système étatique et démocratique une Civic Tech est possible notamment grâce aux outils numériques. Aux claviers citoyens.

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On a passé « City Crunch » à notre testeur

 Les branchés lyonnais de City Crunch déboulent dans cinq grandes villes françaises et canadiennes. Unité de maquette, méthodes éprouvées de marketing, City Crunch, ringardise Petit Futé et autres paumés.  Et comme à City Crunch « rien n’est gratuit » Pourparlers pousse les portes du Back office. Une redoutable entreprise de business disruptif se cache t-elle derrière la façade des bons plans ?

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« Les utopies d’aujourd’hui sont les réalités de demain » Victor Hugo.

 « Les utopies d’aujourd’hui sont les réalités de demain », disait Victor Hugo. Elles le sont parfois déjà. C’est par exemple le cas des monnaies locales complémentaires, ces alternatives aux monnaies officielles. Retour sur une soirée  « Les Utopies concrètes » au Remue-Méninges.

P2145904 e1392756772234 Les utopies concrètes : acte 1

Jeunes ou moins jeunes, « spécialistes » ou néophytes, ils sont quelques dizaines à débarquer au Remue-Méninges ce vendredi soir. Beaucoup sont venus avec quelque chose à manger, un plat fait maison à partager. Amna et Justine, les deux organisatrices de la soirée, réalisent actuellement leur service civique. Dans le cadre de leur projet citoyen intitulé « Les Utopies concrètes », elles ont décidé de consacrer leur premier Café Transition aux monnaies locales complémentaires. Pour l’occasion, elles ont invité l’association MLCC42 (Monnaie locale complémentaire et citoyenne Loire Sud), qui planche depuis deux ans sur la création d’une monnaie locale, « le lien », qui devrait voir le jour au cours de l’année 2014.

Une monnaie locale, c’est quoi ?

Les monnaies locales complémentaires représentent une alternative aux échanges monétaires « traditionnels », qu’ils se fassent en euros, en dollars ou dans toute autre monnaie officielle que ce soit. Elles s’inscrivent dans une démarche citoyenne qui privilégie la consommation locale et les circuits courts, en replaçant l’homme et l’environnement au centre. Enfin, et surtout, elles permettent l’échange de produits et de services sans alimenter le marché financier, et par conséquent la spéculation et les transactions financières opaques et « basées sur du vent » qui constituent 98 % des échanges monétaires dans le monde. Quoi de plus sensé en ces temps de crise qui se nourrit d’elle-même ?

Le quiz sur les monnaies locales

P21458911 Les utopies concrètes : acte 1

Comme son nom l’indique, une monnaie locale complémentaire ne remplace pas une monnaie officielle mais la complète. Une unité équivaut à un euro. Les utilisateurs « achètent » des unités de monnaie avec lesquelles ils pourront acheter des produits et services auprès de prestataires agréés par l’association émettrice, c’est-à-dire qui adhèrent à la charte et en respectent les principes. Les euros récoltés sont placés sur le compte d’une banque coopérative (le Crédit Coopératif ou la NEF, par exemple), sur laquelle les clients, qui sont actionnaires, ont un droit de regard. Cet argent ne peut être utilisé que pour des projets approuvés lors des assemblées générales et n’alimente en aucun cas les circuits bancaires habituels, sur lesquels les citoyens n’ont aucun contrôle.

Les monnaies locales en France :

S’inspirant de ce qui se fait ailleurs, en France ou au-delà, l’association MLCC42 fonctionne sur la base du consensus. Lorsqu’une personne a une objection à une proposition, on discute jusqu’à ce qu’elle n’ait plus d’argument à opposer. « On n’adopte le vote qu’en cas d’extrême limite. » Les travaux portent actuellement sur l’amélioration des documents de travail tels que la charte et la recherche de prestataires. Il en faut une cinquantaine ou une soixantaine avant de pouvoir lancer la monnaie. Si la charte pose évidemment des principes éthiques auxquels ces prestataires doivent adhérer, il convient également de ne pas les « effrayer » avec des règles trop strictes qui pourraient les dissuader de s’engager dans l’aventure. Ce sera notamment l’objet de la prochaine réunion de l’association qui aura lieu le 24 février à 19 heures à la salle Gagarine, à La Ricamarie.« Les Utopies concrètes »

Amna et Justine ont posé leurs bagages au Remue-Méninges où elles ont installé leur coin des « utopies concrètes ». Les murs sont ornés de diverses citations sur l’économie, dont celle fameuse de l’industriel américain Henry Ford : « Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire, car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin ».

Discussions autour du quiz

P2145894 Les utopies concrètes : acte 1

Cette première soirée se déroule en plusieurs temps. Après avoir présenté leur projet, elles font un bref descriptif des alternatives aux échanges marchands : les monnaies locales, les SEL (systèmes d’échange locaux) ou encore le bitcoin. S’ensuit une projection d’un extrait d’un documentaire sur le sol violette, la monnaie locale complémentaire toulousaine, qui ne fait d’ailleurs pas l’unanimité. Ainsi, ce représentant de La Commune, la monnaie locale de Roanne, voit d’un mauvais œil le fait que la Ville de Toulouse ait investi dans le sol violette ou que l’on puisse « aller chez Jules acheter des vêtements fabriqués au Bangladesh avec une monnaie dite ‘citoyenne’. Les mots ont un sens ».  

Vient ensuite le quiz préparé par Amna et Justine. Plusieurs dizaines de questions sur les monnaies locales auxquelles il faut répondre par vrai ou faux. Chacun a écrit au feutre « V » sur une main et « F » sur l’autre. Pour répondre, on pose l’une ou l’autre sur la table. Ou, plus exactement, on tape de bon cœur. Le jeu génère des discussions, des questions et des réflexions qui sont inscrites sur des post-it collés sur un panneau.

Après une petite heure de jeu, il est temps de faire une pause pour manger et boire un coup. Les panneaux sont posés près du bar et serviront de base à la dernière partie de la soirée, les questions et les réponses sur la mise en place et le fonctionnement d’une monnaie locale.

Beaucoup de questions

P21459251 Les utopies concrètes : acte 1

Le quiz a suscité beaucoup d’interrogations auxquelles les membres de MLCC42 tentent d’apporter des

réponses. « Et les cinq millions de chômeurs ? Qu’est-ce que ça change pour eux ? » demande une personne. « La question, c’est plus les pauvres que les chômeurs. L’emploi salarié est aussi un outil du capitalisme, comme l’argent », répond une autre. On apporte des exemples concrets, comme le sol violette qui a permis la création indirecte de 300 emplois. Si une monnaie locale ne peut être à elle seule une solution au problème du chômage, elle peut en revanche servir de levier, par exemple en relançant des productions locales.

On évoque l’article 123 du Traité de Lisbonne qui oblige les États à emprunter auprès de banques privées, alimentant ainsi une dette exponentielle dont tout le monde se demande si on en viendra un jour à bout. Le monnaie locale, elle, permet de retrouver une forme d’autonomie. Elle est « un grain de sable qui permet de sortir de la spéculation à son échelle ».

Quelqu’un demande si, en tant que salarié, il peut être payé en liens. « Si vous êtes d’accord, oui. » Il s’agit d’une négociation entre employeur et employé. Si les deux parties souhaitent procéder ainsi, il n’y a aucune impossibilité à cela. Toutefois, il n’est actuellement pas possible de régler l’intégralité du salaire en monnaie locale. En effet, il sera toujours nécessaire de posséder des euros pour régler un certain nombre de produits et services : EDF, impôts, achats divers, etc.

Une charte

P2145901 Les utopies concrètes : acte 1

Puis on aborde le thème de la charte, sur laquelle beaucoup s’interrogent. « La liste est longue et exigeante, reconnaît un animateur du lien, et les prestataires risquent de ne pas être très nombreux. » Il est donc proposé de rédiger une charte plus pédagogique. En revanche il est clair que la nature même de leurs produits empêche certains commerçants de devenir prestataires, comme ce fleuriste dont les fleurs viennent du Kenya en transitant par Amsterdam. Une exigence non négociable qui fait partie des « critères barrières », comme le fait qu’une entreprise soit cotée en Bourse. « Dans ce cas-là, on ne pourra pas acheter de chocolat ? » plaisante quelqu’un.

D’autres s’interrogent sur un risque éventuel de communautarisme, voire de sectarisme. « C’est un choix personnel, pas du sectarisme. Il y a une charte standard mais elle est aussi personnelle. C’est une manière de ne plus être de simples consommateurs, mais des ‘consommacteurs’. »

Le mot de la fin revient à Philippe, de MLCC42, qui en profite pour remercier Amna et Justine. « Nous avons tous un V et un F sur les mains. Alors j’ai envie de dire : ‘Vive les filles’ ». Celles-ci animeront leur prochain café transition le 7 mars prochain, sur le thème de la récupération. Tous ceux qui ont envie d’apprendre à fabriquer une guitare à partir d’une vieille poêle ou de participer à une « Disco soupe » sont les bienvenus.

 

Meludia au service de la population maltaise

La plateforme musicale Meludia sera totalement gratuite à partir du 2 mai 2016 pour les 425.000 habitants de la République de Malte, avec pour but de créer une culture musicale concrète, de démocratiser l’apprentissage musical et que chaque classe de la population puisse avoir accès à la musique. Read More « Meludia au service de la population maltaise »

La PUMA va t-elle manger la CMU ?

Thomas Fatome, Directeur de la Sécurité sociale, en déplacement à l’Ecole nationale supérieure de Sécurité sociale (EN3S) a présenté le nouveau dispositif de Protection Universelle maladie (PUMa), une réforme qui prétend « conférer une protection maladie universelle à toute personne résidant ou travaillant sur le territoire, quelle que soit sa situation et sans démarche particulière à accomplir ».

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Petits réseaux font grands emplois

 L’Adie, Initiative Loire, Loire Active et réseaux Entreprendre Loire effectuent un rapprochement de leurs « 4 réseaux complémentaires pour accompagner et financer tous les créateurs et repreneurs d’entreprise ».

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Armeville : une découverte sonore du passé industriel de Saint-Etienne

En résidence à Saint-Etienne, le Collectif MU a développé une véritable « symphonie des ateliers » présentée sur application mobile. Consacrée à la ville « de l’arme, du cycle et du ruban » reconnue pour le savoir-faire d’exception de ses artisans, l’application présente une déambulation sonore géolocalisée pour en découvrir l’histoire et le patrimoine industriel.

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Le sacre du consomm’acteur

La cité ligérienne a inventé le catalogue Manufrance. Elle héberge aujourd’hui Nov In,  plate-forme d’innovation participative. Rencontre avec son créateur Ismael Meïté et analyse du modèle Nov in par Jean-Pierre Jusselme. Read More « Le sacre du consomm’acteur »

Saint-Etienne par 360°

Le territoire stéphanois change, avance et se transforme.Découvrez de façon originale, innovante et ludique sa mutation urbaine, économique, architecturale… ! L’épatante société Avant gout studios a développé pour les Ambassadeurs  Saint-Etienne 360°

Read More « Saint-Etienne par 360° »

Des costards pour Bernard Arnault

Une heure trente pour faire entendre la petite musique de la France d’en bas.  Le film de François Ruffin « Merci patron » fait du bruit. Séance réjouissante au Mélies Saint-François à Saint-Etienne. Read More « Des costards pour Bernard Arnault »

Le pisé : matériau d’avenir

Le pisé, connu depuis l’Antiquité se développe à partir du XIIIème siècle. Théorisé par l’architecte François Cointereaux, le pisé traditionnel atteint une certaine perfection technique au XIXe siècle, avant d’être abandonné après 1950. Les pisés modernes (après 1980) s’en inspirent, mais avec des méthodes de construction mécanisées.

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Les femmes tunisiennes heroïnes de la révolution de Jasmin

Quel a été le rôle des femmes tunisiennes dans la révolution ? Ont-elles vues leur sort amélioré après la révolution ? Immergé  plusieurs mois en Tunisie, Alison Pelotier, journaliste indépendante a rencontré des membres actives d’ennahad, analyse le code personnel de la femme en Tunisie,  raconte le parcours de sanah gehmina, chef d’entreprise, le quotidien des arracheuses d’alfa à Kasserine. Reportage à retrouver en intégralité en bas de page.

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Caca collage company : une autre histoire stéphanoise

Une tranche de l’histoire insolente et créatrice de Saint-Etienne avec un retour sur le collectif stéphanois « caca collage company » dont fait partie Ladamenrouge

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Une pédagogie de ruches

Alors que l’Éducation Nationale met en œuvre la réforme du collège, la jeune start-up française Alveus apporte avec succès une réponse au manque de motivation des collégiens et lycéens. Le pari : miser sur l’apprentissage collaboratif pour favoriser la réussite scolaire des élèves.

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Saint-Etienne change le monde par des pratiques collaboratives

Transport, consommation, travail, projets urbains, NTIC… Read More « Saint-Etienne change le monde par des pratiques collaboratives »

65 % des salariés favorables au télétravai

[:fr]Depuis le 22 mars 2012, la loi Warsmann précise les droits et obligations des télétravailleurs, et de leurs employeurs. Pour le secteur public, une loi similaire a été adoptée à l’unanimité le 8 février 2012.  Petit regard sur cette révolution impossible.

Depuis plus de trois années, le télétravail est entré dans le Code du Travail. Un télétravailleur est un salarié qui a les mêmes droits que les autres.  Porte ouverte sur la pratique.

 Expériences
Rural, urbain, communautés : autant de visages du télétravail

L’Atelier des Médias et le Comptoir Etic. existent à Lyon pour rompre l’isolement. Quid des TIC à Saint-Etienne ?

Le Comptoir Etic a été créé pour soutenir les acteurs du développement durable. La location se fait sur différentes périodes, mais surtout le Comptoir Etic cherche à créer des liens avec d’autres  espaces du même genre (en France mais aussi en Europe). L’Atelier des Médias est une association qui existe grâce au soutien de la Macif. Il propose beaucoup d’espaces ouverts et s’adresse à tous les télétravailleurs, quel que soit leur métier. Chacun paye un loyer et les bénéfices générés sont ré-injectés pour améliorer le lieu (aspects logistiques notamment).

Le PILAT

A  Saint-Etienne, à quelques centaines de mètres, dans la quartier créatif de Carnot,Le Zen It et le Comptoir numérique.   affirment deux business models différents. « Le télécentre Zen It a été pensé pour accueillir des travailleurs salariés, explique Nathanael. Alors que le comptoir numérique a pris naissance au contact d’indépendants et d’entrepreneurs et du co-working. »

Analyse

Le Télétravail, une révolution transition impossible

Flexibilité et productivité accrue, limitation des risques psychosociaux, attractivité et fidélisation des employés, gain de temps et économies d’espaces : le télétravail est un véritable atout pour les entreprises. La France est stigmatisée comme frileuse en ce domaine : retard à l’allumage en équipements, problème de culture du management, administration frileuse. Pourparlers ouvre le débat avec un match comparatif Lyon/Saint-Etienne.

Col’inn à Grenoble, le comptoir Etic à Vaux en Velin, la Cordée à Perrache, l’Atelier des médias sur les quais du Rhône près des Terreaux… La France est-elle sur le point de se réveiller ? La loi sur le télétravail a plus d’un an. Pour autant, et dans le concret, la mise en application patine. Les collectivités peinent. Le télétravail est une zone grise, car 66% des personnes qui le pratiquent, le font en dehors de tous cadres.

Les militants du télétravail

«Le télétravail est une réalité qui correspond à un vrai besoin social. On doit repenser le travail  et l’inscrire dans un contexte plus large, dans un vrai mouvement » explique Lionel Thomasson avocat du droit du travail. De fait, le télétravail peut être une solution à quelques questions sociétales  : temps libre et aménagement de son temps entre vie privée et travail, développement durable, rapports hiérarchiques plus horizontaux….

Cette révolution est attendue comme le montre le sondage d’Opinion Way :  76% des salariés d’Ile de France (sondage Opinion Way) souhaiteraient télétravailler, chiffres qui atteignent les 98% pour les diplômés.

Un business public/privé juteux

Le télétravail est aussi un enjeu de modèle. Une carte mentale s’impose : espace public numérique numérique (EPN), business lounge, cafés Wi-Fi, espace de co-working, télécentre, centre d’affaires. L’option est dans l’esprit du lieu, et dans l’existence d’une communauté de travail. « Le télétravail ne doit pas être un business, mais une révolution sociale partagée » explique Yoan Duriaux de Zoomacom. Le gâteau est rond pour les entreprises, mais est-il partageable pour la société ? Quels sont les clefs du développement de cette innovation sociale ? Les fées sont au-dessus du gâteau du télétravail. Une nouvelle ligne budgétaire de la Région est écrite. Où iront les fonds ? 11 millions d’euros ont d’ores et déjà été alloués par   la DIACT (Délégation Interministérielle à l’Aménagement et à la Compétitivité du Territoire) pour aider les collectivités à vivre cette transition vers le télétravail. Numélink, cluster d’entreprise du numérique est « l’opérateur de confiance » et l’expert de référence dans cette mutation. Numélink a reçu une subvention de 120 000€ du Conseil général de la Loire pour orchestrer la transition. Résultat des courses ? Une réalisation immobilière : le Zen It ! Cet espace de télétravail, situé dans le bâtiment des Nouvelles technologies, est une mise à disposition de 3 places sont occupées par intermittence, bradées à des travailleurs indépendants en mal de bureaux équipés, et de cité d’affaire pratique. Était-ce nécessaire de le faire financer par des subventions ?

Groupama expérimente

Groupama Rhône-Alpes (2000 collaborateurs) a démarré en 2009 un projet de télétravail sous la responsabilité de Blaise Barbance, RH Groupama Rhône-Alpes.  Pendant un an, l’expérimentation a été menée avec 8 volontaires (des profils « informatique » ou «  comptabilité»). Une fois l’année écoulée, il a été décidé de poursuivre et d’étendre l’expérience en diversifiant, cette fois, les profils (gestionnaires, conseillers en assurances…) mais toujours sur le principe du volontariat et d’une démarche gagnant-gagnant, une des clés du succès. De 8 personnes, ils sont passés à 15.“Les clients ne se doutent même pas que certains conseillers Groupama sont chez eux quand ils les appellent”, déclare Blaise Barbance.  Un accord syndical a donc été signé pour trois ans. Aujourd’hui, le groupe compte 35 employés en télétravail et leur nombre grandit chaque année : 20 nouvelles personnes par an rejoignent le dispositif.

Merci à Xavier de Mazenod, Ze Village, site de référence du télétravail ; Openscop, coopérative stéphanoise spécialisée dans les usages des TIC et création d’espaces de travail alternatif. BMG Worlklab, société de conseil en télétravail et en Tiers lieux qui édite le site Néo Nomade qui liste tous les tiers lieux en France.

 

 

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Sans papier et client à la FNAC

Sans papiers et client de la FNAC. Récit.

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« What Surf radio »

L’équipe de Pourparlers, Moan Besson et Capitaine Pourparlers ont posé leurs guêtres au Lycée Honoré d’Urfé (42) avec la classe de 2nde5.  Read More « « What Surf radio » »

Devenez maitre des gazouillis

Le catalogue des formations de Pourparlers bientôt en ligne. Read More « Devenez maitre des gazouillis »

Le Design, la houille grise de Saint-Etienne

Avec un parti pris de montrer tous « les Designs », du plus appliqué aux objets du quotidien jusqu’aux utopies les plus ouvertes, mais avec le souci d’en faire un événement populaire, la Biennale Design est THE EVENT à Saint-Etienne. Read More « Le Design, la houille grise de Saint-Etienne »

« Il ne s’agit pas de faire de la Cosm’éthique »

Jean-Luc Gambiez, ancien cadre dirigeant d’entreprise,  membre des EDC (1), est aujourd’hui impliqué dans Habitat et Humanisme. Il explique sa vision de l’éthique en entreprise.

L’éthique a-t-elle sa place dans la vie de l’entreprise ?

Jean-Luc Gambiez" Mener la guerre des prix à ses fournisseurs, en les mettant sous stress est déstructurant. "
Jean-Luc Gambiez Mener la guerre des prix à ses fournisseurs, en les mettant sous stress est déstructurant.

L’entreprise est une association a but lucratif. Elle soit dégager des profits pour les actionnaires, donner un digne et juste salaire aux salariés. Toutefois, c’est la « dimension humaine » qui est la plus riche va donner 40 ans de sa vie et 8heures par jour : s’il ne trouve pas un accomplissement de sa personnalité profonde , c’est un vrai martyr ! L’éthique a une place primordiale dans la vie de l’entreprise, communauté humaine de travail. L’entreprise est à la fois le lieu de construction de l’homme  (acquisition, par le travail, de compétences, de considération, du sentiment d’utilité sociale, de dignité). Le travail structure la société (innovations, rencontres, partages). Le salaire que nous y gagnons nous donne des ressources pour vivre. Nous apportons dans le travail une dimension morale et spirituelle ; pour les chrétiens, le travail participe à l’œuvre créatrice. Mais en même temps, sous la force de nouveaux paradigmes, l’entreprise peut être aussi un « lieu où l’homme est mis en cause » (individualisme, rapports de force, obsession de l’argent, violences dans le travail avec corruption, fraude, travail au noir, harcèlement, travail en miettes, attitudes guerrières…) Derrière tout cela que sera une authentique éthique pour la vie en entreprise et au travail ?

Est-ce que l’éthique n’est pas aujourd’hui dans le langage du management comme le « green washing », une mode pour se donner bonne conscience et gagner des parts de marché en repeignant tout en vert ou en rose ?

Quand on parle de chartes éthiques, s’agit-il de belles paroles  -de la  cosm’éthique-  ou des convictions traduites en actes ? Il y a aujourd’hui un foisonnement de déclinaisons de l’éthique en entreprise  (chartes éthiques, fonctions de déontologues, rapports de développement durable, agences de notation éthique, …etc.) Mais, attention, il s’agit de ne pas se laisser prendre au piège : par exemple le courtier en énergie ENRON affichait avant sa faillite l’une des chartes d’éthique les mieux « bétonnées » des USA, et pourtant… !!! Une charte ne remplace jamais le vécu concret dans les relations au sein de l’entreprise. Les EDC estiment néanmoins qu’afficher une déontologie peut être positif, notamment si son processus d’adoption et de réalisation associe tout le monde de l’entreprise et pas seulement quelques managers…

Précisément, vous estimez qu’une telle charte doit concerner tous les partenaires y compris les relations avec les fournisseurs…

L’éthique en entreprise doit concerner toutes les « parties prenantes » de l’entreprise : les clients, les managers, les salariés et les institutions représentatives, les actionnaires (shareholders pour les anglo-saxons). Mais aussi le 2ème cercle (stakeholders ) avec les fournisseurs, les assureurs (dont la CRAM), les administrations exerçant un contrôle (DRIRE, DDTEFP), les collectivités locales et territoriales, les voisins, les organismes de défense de l’environnement, les organismes d’aide à l’innovation et à la recherche, les banques et organismes financiers.

Propos recueillis par Jean-Pierre Jusselme

(1)Assez peu nombreux sur la Loire qui ne compte que trois équipes, les Entrepreneurs et Dirigeants chrétiens seraient 2000 en France, et 300 en Rhône-Alpes. Le livre de Michel Cool, journaliste du Pèlerin va peut-être les faire sortir du bois. Pas un lobby, pas un groupe d’intérêt, ni encore moins des originaux ou des marginaux dans un patronat français, caricaturé sans scrupule, ni mœurs. Les EDC essaient juste de vivre « des principes de la pensée sociale chrétienne découlant de la vertu de charité ». Les EDC et les patrons chrétiens ne se distinguent donc pas aisément des « patrons humanistes » si ce n’est même s’ils puisent leur « manière de vivre et de s’engager, non pas dans une doctrine, une morale ou des sentiments altruistes, mais dans l’amour de Dieu. »

 

Agnès Dury : la mort inexpliquée d’une humanitaire engagée

Agnès Dury est morte assassinée le 31 décembre 2007 au Burundi. Ce geste toujours inexpliquée par la justice française et burundaise obsède sa sœur qui cherche à connaître la vérité depuis sept ans. Retour sur des années de combat parsemées de mensonges et d’omerta.

C’est le soir du 31 décembre 2007. Agnès et ses collègues en mission au Burundi ont passé la soirée du réveillon à l’extérieur et rentrent à leur habitation, la nuit tombée. Dans le véhicule, trois françaises et deux burundaises. Aude, une amie très proche d’Agnès, est au volant. La rue qui mène à leur domicile n’est pas illuminée. Il fait nuit noire car il n’y a pas d’éclairage public dans cette rue. Seul la lumière des phares du véhicule illumine la route qu’elles empruntent. D’un coup, un tireur embusqué canarde deux rafales sur le côté. Une balle de kalachnikov tirée à bout portant vise le bras de la conductrice. Agnès est touchée au niveau du ventre et mourra quelques minutes plus tard des suites de ses blessures.

Désintérêt total
Voici le scénario de l’assassinat d’Agnès Dury, jeune femme originaire de Saône-et-Loire, entièrement dévouée dans la cause humanitaire. Depuis ce soir-là sa sœur, Séverine, mène probablement le combat de sa vie. « Depuis ce jour, j’essaie de connaître les raisons de ce meurtre mais au bout de sept je n’en sais toujours pas plus », explique-t-elle. Pourtant, elle n’a pas perdu de temps pour lancer une double procédure judiciaire. « J’ai porté plainte en France et au Burundi mais des deux côtés, il n’y a pas de réelle volonté de trouver le coupable », reprend-elle. Une information judiciaire pour assassinat a été ouverte au Tribunal de Grande Instance de Mâcon, ville d’où était originaire Agnès, mais pendant les deux premières années de l’enquête, il ne s’est presque rien passé. La juge d’instruction chargée du dossier, Mme Pascale Sappey-Guesdon, ne s’est jamais rendue sur place. « Elle a écrit des lignes et des lignes de conclusions. Certes, elle savait très bien écrire mais elle n’avait aucune démarche d’enquête vis-à-vis de ce dossier ». Alors, Séverine prend elle-même les devants sans perdre de temps. Trois fois, elle se rend sur place, toujours accompagnée d’Action contre la Faim, pour essayer de reconstituer l’assassinat de sa sœur et recueillir des témoignages. L’une de ces fois, la police française l’accompagne sur le lieu des faits. Et c’est à ce moment précis que Séverine Dury comprend que sa présence dérange au Burundi. « Les policiers en service ont échappé à trois lancées de grenades en leur direction. Après l’assassinat de ma sœur, nous avons été la cible d’un attentat », affirme-t-elle. Un épisode passé sous silence dont personne ne sera informé en France.

Une autre ONG visée ?
Mais qui était exactement visé le soir du 31 décembre 2007 ? Séverine et le véhicule d’ACF étaient vraiment la cible du tireur embusqué ? Au Burundi, Maggy présidente d’une ONG locale, nommée Maison de la paix, est convaincue d’avoir échappé à la mort. Le véhicule d’ACF aurait pu être confondu avec celui de son ONG qui se trouve exactement dans la même rue où Séverine et ses collègues d’ACF hébergeaient. « On demande à ce que la piste de l’erreur du véhicule soit étudié depuis le début mais elle ne l’a jamais été », regrette la sœur de la victime. Autre fait troublant de l’affaire : des policiers était en faction ce soir là à 150 mètres du lieu des tirs. « Cette piste là n’a jamais été étudiée par les autorités burundaises. On a fait en sorte de ne pas auditionner ces policiers et de ne pas inspecter leurs armes ». Parmi eux, un homme, à la réputation de tueur, aurait pu agir à la solde d’un commanditaire. Cet homme est aujourd’hui recherché par la police française comme suspect numéro un. Il a déserté la police et s’est enfui mais au Burundi personne ne s’en inquiète. Quant au Gouverneur de la Province, aujourd’hui devenu ministre, celui qui a fait emprisonner des innocents qui se trouvaient dans le véhicule au moment de l’accident, lui, il n’a jamais été auditionné par les magistrats. Face à ces constats accablants, Séverine Dury n’a jamais rien lâché. Accompagnée de son avocat français, Benoît Chaber, elle a tenté par tous les moyens de faire accélérer le dossier. « Je ne suis pas venue là pour faire du politiquement correct », avait-elle martelé à son avocat burundais lors de son premier déplacement. En vain. Impassible, celui-ci avait à peine hoché la tête.

ACF mobilisé
Le service plaidoyer d’Action contre la Faim s’est lui aussi mobilisé de toutes ses forces en faisant le lien du mieux possible avec l’ambassade française, le Quay d’Orsay et même avec le président de la République de l’époque, Nicolas Sarkozy qui leur a accordé un entretien privé à l’Elysée. Hélas, cela n’a pas servi non plus à faire avancer l’enquête. L’omerta règne sur le dossier d’Agnès Dury depuis les premiers instants de son assassinat. « Il faut faire en sorte que la pression ne retombe jamais, que le dossier reste toujours en haut de la pile mais nous le savons bien, cette affaire ne fait pas partie des priorités de l’Etat », affirme Pauline Chetcuti, référente Plaidoyer Humanitaire d’ACF France. Pourtant, Séverine est convaincue que le peuple burundais connaisse la vraie cause de l’assassinat de sa sœur. « On nous la cache depuis le début mais tout les monde est au courant au Burundi, j’en suis sûre ». Malgré tout, en France les choses semblent avancer doucement mais sûrement. La juge en charge de l’enquête a été dessaisie au profit d’un autre pôle judiciaire à Châlon-sur-Saône, composé de jeunes magistrats prêts à se rendre sur place. Une première pour la justice française depuis l’assassinat d’Agnès Dury. Au Burundi, la police locale empêche toujours l’enquête de voisinage et trouve régulièrement de nouveaux coupables pour clore, une fois pour toutes, le dossier. Même si entre la France et le Burundi il n’existe pas de conventions internationales d’entraide judiciaire, Séverine Dury continue d’espérer dans la coopération de terrain et dans la bonne volonté des autorités et de la justice des deux pays. « Ce n’est pas juste la fin d’une vie. Le nom de ma sœur ne sera pas associé à impunité. Oublier serait l’assassiner une deuxième fois ».
Alison Pelotier

Le chien Pilou est un déchet de catégorie 2 pour Incinéris

Enquête sur  la filière d’incinération des dépouilles d’animaux de compagnie et la société Incineris. Read More « Le chien Pilou est un déchet de catégorie 2 pour Incinéris »

Le combat pour la vérité sur Incinéris

Céline Brisset mène un combat judiciaire et médiatique contre le système Incineris. Le cas d’école de l’incinération est un cas de conscience. Nos amis à quatre pattes ne méritent-t-ils pas à minima des rites funéraires ? Read More « Le combat pour la vérité sur Incinéris »

Renaud Denis nous donne les clefs du crowdfunding

Besoin d’argent pour vos projets? by Pourparlers on Mixcloud

Crowdfunding rime t-il avec citoyenneté ?
Pourquoi croire dans le crowdfunding. Le cas stéphanois décortiqué
En mars, l’autorité des marchés financiers (AMF) publiait conjointement avec l’Autorité de contrôle prudentiel de la Banque de France un guide prudentiel à destination des plate-formes et des porteurs de projets. Un tacle ? Non ! Une Bonne nouvelle pour les associations et porteurs de projets, ce guide laisse une large marge de manoeuvre pour lever de l’argent en crowdfunding. Sur la Loire, un groupe accompagné par Zoomacom est en phase de tests avec une amorce de rencontre avec les banques. Rencontre avec Renaud Denis, salarié de Zoomacom et initiateur du groupe crowdfunding à Saint-Etienne

Besoin d’argent pour vos projets? by Pourparlers on Mixcloud

 

Renaud Denis

Besoin d’argent pour vos projets ? Envie de construire une serre. Désir de créer un vêtement « Go for it ».  Monter une fête de quartiers alors que les subventions publiques baissent et que les tombolas classiques ne déchainent plus les passions. Monter un projet étudiant, histoire de se faire la main entre la fin de ses études et le monde pro. Nécessité de mettre en place un recyclage urbain de légumes et fruits. Depuis décembre 2012, des projets sont sur le zinc du Comptoir numérique. Il y en a pour tous les goûts, mais surtout pour toutes les bourses. Lancé en novembre 2012 comme  un  événement Face Boook  « Besoin d’argent pour vos projets ? », le groupe a pris la vague de la déferlante crowdfunding, une lame de fonds qui a levé en deux années plusieurs milliards d’euros. A Saint-Etienne, « Rafi » a remporté un succès d’estime pour le financement d’un film « Le lit ». Cela  a ouvert l’intérêt et la curiosité et aiguisé les appétits. Faut-il rester sur la grève?

Business training : « C’est pas magique » Renaud Denis
Les projets sont donc entre les mains du groupe « oui share » et de l’Asso camp de Zoomacom. Tous les mardis soirs, ce petit groupe de convaincus, certains membres du mouvements « Oui share » viennent exposer leur projet, travailler ensemble sur la communication, le budget prévisionnel, les partenariats.  C’est du business training. « Ce n’est  pas une méthode magique »met en garde Renaud Denis. Des projets n’ont pas abouti, faute sans doute d’un cadrage suffisant.« Pour autant, les cercles de confiance s’élargissent », précise Renaud, qui les coache, et donne le « La » à la manœuvre. Le groupe, la petite « cellule managériale » a phosphoré et documenté une base  d’intelligence collective sur le wiki de la Cyberloire, vade-mecum opérationnel d’un processus de crowdfunding. Désormais le groupe fait office de « business angel » et de « conseiller financier ».  Et de community manager, car là plus qu’ailleurs la fracture numérique est le juge des élégances.« Les associations ou porteurs de projets ne sont pas forcément initiés aux codes et arcanes de la communication numérique et des réseaux sociaux, second poumon du crowdfunding »

Un processus encouragé par les pouvoirs publics, porté par des militants et suivi par des citoyens
Le groupe est financé dans le cadre des Assocamp, comme un projet de la CyberLoire encouragé par le Conseil général et abondé par des participations de Saint-Etienne Métropole et de la Ville. Autant dire que derrière la démarche, se joue aussi un processus de Bien public et d’intelligence collective ( Movilab » dans le jargon) « Les consignes pour entrer dans la levée de fonds du financement participatif sont mises en ligne en toute transparence sur le site de la RDAC » explique Renaud qui pointe les dimensions de service public et d’intelligence collective de la démarche. Depuis huit mois,  le groupe fonctionnant sur de la veille a « balisé » le projet. C’est à dire rempli les fiches, identifié les plate-formes, mis en place une volonté. Les sommes visées sont volontairement modestes, histoire de faire un tour de chauffe. Une commission est envisagée à Zoomacom en cas de succès. « on demande aux porteurs de projet une contribution volontaire à hauteur de 2 a 3% »pour autofinancer . Rien d’obligatoire, mais un peu comme une obole à la fin de la messe.

Logique de Dons contre dons dans une « économie de la confiance »

Renaud Denis met son grain de SEL

Les convaincus, les militants sont aussi membres des « Oui-share », une tribu qui vient d’avoir ce printemps son grand rassemblement et porte les valeurs du « slowtourism », du « couchsurfing » et les projets de la consommation collaborative. Une tribu qui pèse comme une Nation avec ses 500 plate-forme et plus de 5 milliards d’euros levés en 2 ans. « C’est du circuit court et une réduction des intermédiaires.  Les plate-formes sont nés avec les réseaux sociaux. Si une plate-forme venait à truander ou ne pas respecter les usages, elle serait fusillée dans la minute même par les réseaux sociaux et la rumeur sur le Net. Sans la confiance, pas de financements de son projet » postule renaud Denis  qui voit là la clef du levier du succès. L’autre moteur sans doute est l’inculturation de la culture du don et contre-don avec des jeux de « contreparties » équilibrées. Sont-ils pour autant dans la ligne du viseur de la réglementation française ? Ils pratiquent la logique du « don/contre/don » une des trois facettes du crowdfunding et sans doute la moins sujette à caution du point de vue de la réglementation bancaire française.

La jungle des plate-formes, le guide juge de paix

Financement participatif : la jungle des plate-forme

A ce jour 500 plateformes existeraient, selon Renaud Denis. Dans cette jungle, trois tribus sociologiques et d’intention se détachent :

1/La tribu Octopousse centrée sur les porteurs de projets, avec un fort taux d’encadrement et donc un mode slow motion : un peu des Cigales migrantes sur le Net.

2/Le clan Goteo (plate forme Open source). Venue d’Espagne, elle fait la part belle à la communauté geek.

3/Les leader du business avec kiss kiss bank, prestataire et leader du business ou « Prets d’union » qui peut aller à des prêts de  50 000 €

Sur un modèle plus juridique et réglementaire, le guide distingue communément 3 types de plates-formes :

« – Les plates-formes de crowdfunding permettant de récolter des dons ou des contributions pouvant donner lieu à des contreparties diverses ;

– Les plates-formes de crowdfunding permettant le financement de projet via des prêts ;

– Les plates-formes de crowdfunding permettant le financement d’un projet entrepreneurial via la souscription de titres. »

La note rappelle les exigences de la réglementation bancaire et financière en termes de capital, d’agrément ou d’immatriculation ou encore des règles d’organisation et de bonne conduite. Une précision du guide règle  beaucoup de questions, en calant le modèle sur le système des tombolas et autres lotos traditionnels : « Par contre, les prêts consentis à titre gratuit ne relèvent pas du monopole bancaire et ne nécessitent pas d’agrément ou d’autorisation spéciale pour être pratiqués ; à cet égard, sous réserve de l’appréciation souveraine des tribunaux, les prêts qui offrent une perspective d’avantages en nature de faible valeur destinés à promouvoir le projet ou son initiateur, par exemple sous forme de CD, DVD, places de concert, invitations au lancement d’un produit, paraissent pouvoir être assimilés à des prêts à titre gratuit. »

Fin de la bisbille avec les banques

« Ce n’est d’ailleurs pas anodin si la Banque Postale s’est alliée avec « Kiss Kiss Bank » pour apporter des compléments financiers à  des projets » remarque Renaud qui de son côté a posé des jalons avec le Crédit agricole pour avoir « une approche plus proche des porteurs de projets que des plate-forme ».  De là à imaginer des compléments de prêts, des prêts avec une procédure allégée et des taux réduits qui seraient apportés par la Banque coopérative avec une équation simple :  la garantie et le cautionnement sont apportés par les internautes donc la banque peut mettre en place un prêt avec une procédure allégée et un taux réduit. Un peu comme des clubs Cigales qui auraient migré sur le web 3.00. Euréka ?

Sim city, c’est pour maintenant !

Pour cette 10e édition anniversaire du forum, les Interconnectés avaient invités  les élus et dirigeants des collectivités françaises les 2 et 3 décembre 2013 à Lyon. 800 visiteurs représentant 600 collectivités ont été pointés aux Interconnectés 2013, un événement soutenu par le Grand Lyon depuis 2004.

interconnectes Sim city, cest pour maintenant !

Lyon, en tête du palmarès des villes françaises « intelligentes » sur www.zdnet.fr. et siège des Interconnectés accueillait ce Forum. Céline Colucci et Lise Pinard sortent de leur tour de France fatiguées mais optimistes. Depuis 2004, elles ont étoffé leur carnet d’adresse et leur expertise/veille sur ces territoires qui s’emparent du numérique pour en faire un outil de développement. L’enjeu ? Partager les expériences, stratégies et visions pour penser l’avenir de l’homme dans sa collectivité. Pendant 2 jours des échanges, des conférences et des ateliers pratiques sont organisés à destination des collectivités locales pour s’approprier les nouvelles technologies et développer les usages numériques efficaces pour leur territoire.Les labels donnent une visibilité à une multitude d’initiatives et une belle photographie des innovations numériques appliquées aux territoires et aux politiques publiques. Ouvert aux élus, aux décideurs, aux agents des collectivités et aux entreprises expertes, le forum offre un scénario complet pour découvrir et comprendre les technologies qui préfigurent la collectivité de demain ! La carte ci-dessous offre cet inventaire à la Prévert.


Les territoires labelisés 2009-2010-2011-2012

 

Le Petit Prince de Sim City

Dans Sim city, notre guide geek, c’est Christophe Batier. Le Petit prince geek a posé ses valises sur la Planète des Territoires innovants du 10ème Forum des Interconnectés le temps d’un break stratosphérique.  Il a installé une web TV et a enchainé plus de 35 ITW sur le Forum. Notre sujet du jour : la participation et la gouvernance à l’heur du web 3.00.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

La plate-forme de diffusion sur smart data offre des données sous licences ouvertes, et d’autres plus destinées aux professionnels permettant de développer des services innovants. En vue de la ville intelligente de demain !

Zoom sur
smart data grand lyon 300x150 Sim city, cest pour maintenant !

Dans notre pèlerinage, il nous a été donné de voir une démo de  la table développée par Dassault System et Veolia associés à des starts-ups et spin off. Il s’agit d’une table connectée en temps réel à des banques de données ( notaires sur les prix de l’immobilier, stations de Vélos, etc ) et des objets connectés (immeubles intelligents envoyant leurs flux de consommation,  ce qui donne en temps réel une vision des flux d’énergie et d’échanges de l’écosystème, …). « C’est un bel outil permettant d’objectiver les outils de prospectives et de décisions publiques » plaident t-ils. Elle permet notamment de modéliser les flux de trafics au sein de la Ville. Avec un zoom très performant, on peut ainsi entrevoir ce qui se passe à l’échelle d’un ilot ou d’un quartier. Comment se la procurer ? Une estimation faite sur un coin de table : 60 000 euros pour établir les couches et la modélisation de la Ville ou de l’agglomération ensuite souscrire à une licence d’utlisateur pour la collectivité. A ce jour Singapour, Shangai et le Grand Lyon ont fait cette démarche auprès des industriels.

 Les questions de la démocratie minute

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Patrice Carré est le directeur scientifique d’ une association « Décider ensemble » autour de la concertation et des principes généraux de la démocratie participative. Ce think tank vient de publier plusieurs études en lignes. « Les élus sont à la recherche de connaissances, mais aussi ils apprennent à utiliser le numérique autour de l’utilisation du numérique appliqué aux rapports avec les citoyens ». Ce sont les questions de la démocratie minute !

Agnès Dury : la mort inexpliquée d’une humanitaire engagée

Agnès Dury est morte assassinée le 31 décembre 2007 au Burundi. Ce geste toujours inexpliquée par la justice française et burundaise obsède sa sœur qui cherche à connaître la vérité depuis sept ans. Retour sur des années de combat parsemées de mensonges et d’omerta.

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Biennale Design

L’enquête citoyenne design 2017 est lancée.

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Le GPS des médias. Programme des cafés médias

Et si on passait à la moulinette les médias locaux ?  Leur indépendance ? Leur éthique et leurs réalités ? Leur modèle économique ? Une plongée citoyenne dans le décor de ceux qui font l’info et l’opinion publique. Une enquête citoyenne Pourparlers Read More « Le GPS des médias. Programme des cafés médias »

Red is dead essore la Biennale du Design

Le design à Saint-Etienne c’est la Cité du Design et avant tout la Biennale. Autopsie du teaser de la Biennale 2013. En 24 images secondes, il va falloir sortir les scalpels en 3D bientôt !

D’abord je suis un vieux designer qui fait encore des paniers à salades ! – J’ai un intérieur Ikea et une Peugeot même pas hybride ! le suspense est entier ! et la chute du teaser c’est qu’entre 2 biennales c’est le grand vide à Saint-Etienne, regardez la cité du design est une grande boite vide, désaffectée ! Ici on est en pleine crise économique, et le design est le premier à avoir ramassé apparemment ! Plus rien, plus personne à par une employée municipale à qui Jean Dasté n’a pas laissé un souvenir impérissable, parce que même exploser de rire c’est pas facile !


Et si on prenait le film jusqu’à l’arrivé du vieux designer à la cité du design :

– première fin possible : un vélo au centre de la pièce, et le slogan,  » prends ton vélo t’auras l’air moins con ! », Š. le design c’est améliorer le quotidien de l’homme mais à Saint-Etienne où il y a les velib’ et bien notre designer arrive sans utiliser les transports en commun, ni les vélos, il prend sa bagnoleŠ et son vélo , il s’y assoie dessus ! Le symbole du passé industriel de Saint-Etienne sans qui la cité du design n’existerait pas !

– Deuxième fin possible : Je pensais que le vieux designer aurait pu arriver dans une salle plein de jeunes étudiants, parce que la cité du design c’est avant tout des étudiants , une école . . . Ces étudiants pourraient travailler sur le voyage dans le temps de la biennale de Novembre à Mars, . . . tiens, la téléportation c’était le thème de la dernière biennale! ( et là on est dans une approche du design qui est bien au-delà du panier à salade !). Tiens panier à salade, faut-il y voir panier à salade ou panier à salade. Hortefeux ou Vals ?

– Deuxième-Bis fin possible : le vieux designer arrive, pousse les portes et dit : – je suis bien au musée de la mine, . . . mais ils sont où les pendus ? et la femme rigole aussi , . . . avec les dents noires de charbon !

– Troisième fin possible : et si notre vieux designer poussait les portes et (avec toute la symbolique freudienne du passage des portes) il se retrouve dans un saut spatio-temporel qui l’emmène au printemps 2013, pas celui de Pinault, mais dans un univers plutôt à la Kenzo, un peu bucolique, féérique , un printemps plein de gaité, de couleurs, de fête, d’euphorie, comme un shoot planant à la « Enter the Void » ( Long métrage de Gaspar Noé) qui donne envie d’aller à cette biennale !

– Quatrième fin : le designer arrive et c’est la file indienne, une queue de 100 mètres, tous avec un panier à salade en plastique ! dans cette queue il y a Stark, Villemotte, Jourdan, Rudi Baur, Neville Brody avec des tickets de rationnement, Š et le slogan serait  » le biennale, la grande soupe du Design », et en base-line ,  » il faut s’adapter à son époque ! »

– Cinquième fin, enfin non, un film différent ! une références à KissCool ! C’est 2 bêtes étranges en hommage à l’affiche de la biennale 2013, l’un dit à l’autre :

-ben, pourquoi t’as rasé tes poils ?

– ben c’est normal, la biennale c’est plus en novembre, c’est en mars

– toi tu connais pas Saint-Etienne !

Voilà pour la fin de cette petite autopsie de teaser ! un vieux designer qui va retrouver sa femme qui bosse à la mairie et qui ne lui a pas préparé, ni essoré la salade, je comprends qu’elle puisse se foutre de sa gueule !

« La seule solution est une démocratisation des choix scientifiques »

Pourparlers rencontre Jacques Testart. Auteur avec Catherine Bourgain et Agnès Sinaï de « Labo Planète« . Ou comment 2030 se prépare sans les citoyens. » (Fayard), le président de la Fondation science citoyenne revient sur les enjeux éthiques d’aujourd’hui.

Amandine fête ses 31ans en 2012. 20 000 couples font appel aujourd’hui à la procréation médicalement assistée sur 200 000 naissances. La FIV est entrée dans les mœurs et dans la pratique ?

Oui. Tout le monde connaît des couples ou des enfants concernés. De 2 à 3 % des enfants naissent aujourd’hui de procréation assistée. Les parents en général ne cachent pas aux enfants les circonstances de leur conception. Il y a eu des débats autour des réticences pour déconnecter la conception de l’acte sexuel. Ces débats sont derrière nous.

 

De nouveaux problèmes arrivent avec de nouvelles techniques….

Les problèmes éthiques ne sont pas forcément reliés aux techniques les plus sophistiquées. A mon avis, une vielle technique comme le recours au donneur pose un vrai problème éthique. Le lobby des banques de sperme (CECOS) a imposé la pratique de l’appariement du couple reproducteur. En résumé, c’est une enquête génétique sur papier demandant aux hommes qui « produisent » le sperme les pathologies dans leur famille. Les CECOS posent la même question à toutes les femmes demandeuse de sperme. Les CECOS s’arrangent ensuite pour ne pas mélanger les mêmes facteurs de risque. Cela dépasse les motivations explicites de la FIV. C’est une médicalisation eugénique dans la façon de faire des enfants.

Comment sortir du dilemme ?

Une technique très sophistiquée comme l’I.C.S.I peut être une solution éthique à ces techniques très frustes du don de sperme. L’I.C.S.I a été inventé par les Belges en 92. J »ai fait le 1er bébé en 1994. On peut réaliser l’insémination avec un seul spermatozoïde injecté dans l’ovule. Cela marche très bien, fait des enfants normaux, et évite les donneurs de sperme.

La loi néanmoins autorise ce tri notamment pour éviter des « maladies graves » et handicapantes. Plus loyaliste que le législateur ?

Oui c’est pour moi un problème d’éthique sociale. Qu’est-ce qu’une maladie grave ? Qu’est-ce que cette quête de la perfection sans arrêt ? Aujourd’hui, on élimine en France tous les enfants porteurs de Trisomie 21. En Angleterre, depuis 1990, on sélectionne grâce au Diagnoscti préimplantatoire ( DPI) les embryons porteurs d’un marqueur strabisme. Les parents ayant ce problème dans leur famille demandent l’accès à la fécondation in vitro, alors qu’ils ne sont pas stériles pour avoir un tri de leurs embryons et enlevés tout ceux qui porteraiten ce gêne.Trois équipes en France pratiquent le DPI. L’équipe de Strasbourg a innovés en mettant dans la catégorie des maladies particulièrement graves le risque de cancer. Or c’est un risque et pas une certitude ! Cette espèce de dérive autour de la notion de « maladie grave » me paraît vachement inquiétant. Si vous autorisez la recherche étendue de pathologies « particulièrement graves » avec des centaines de paramètres et si vous produisez des centaines embryons, vous faites un screening de la production embryonnaire, C’est une pratique librement consenti, mais grave.

 Alors que proposez-vous ?

J’ai propose de ne plus jouer sur la gravité -qui est subjective- mais sur le nombre de pathologies recherchées. La loi peut limiter la recherche lors du DPI sur une seule pathologie. Tous les couples ne feront pas la même demande. On évitera la dérive du « portrait-robot » et de l’eugénisme soft.

La venue d’Amandine a inauguré le débat sur l’éthique. Quel regard portez-vous 30 ans après ?

En 1971, l’éthique biomédicale se ramenait à avoir une attitude morale, propre, déontologique, à ne pas faire quelque chose qui soit contraire au bien public et d’avoir le consentement des patients ou des usagers. On ne réfléchissait pas aux conséquences sociales ni à l’emballement technologique. Le Comité d’éthique que Mitterrand a créé un an après la naissance d’Amandine était le début d’une prise en compte social. Hélas, il est aujourd’hui en perte de vitesse. Il a tendance à être remplacé par l’Agence de Biomédecine, qui est un outil aux mains de professionnels, alors que le comité d’éthique était pluriel. Je trouve assez redoutable de lui confier tous les pouvoirs, au point qu’il est prévu de ne plus revoir régulièrement les lois de bioéthique. Les politiques se défaussent sur l’Agence de biomédecine comme instance de régulation

Quels sont les acteurs de cet « eugénisme soft » ?

Bien sûr, les assurances seraient intéressées d’avoir la carte génétique des enfants. Pour la sécurité sociale ce serait très économique de ne pas avoir de grosses pathologies, Il y a surtout l’idéologie d’un homme parfait. Il y a une grande mystification à partir de la découverte de l’ADN, qui dit que l’ADN c’est la vie, qui laisse croire qu’en contrôlant l’ADN on va donner des pronostics sur le devenir de chaque individu et éliminer les individus indésirables.

Est-ce qu’on peut être choqué des orientations de la recherche fondamentale plus orientée vers le business que les progrès de l’Humanité ?

La mystique génique est identique sur les OGM. On nous promet des plantes exemplaires, résistantes à toutes les maladies ou à la sécheresse, poussant dans les terrains salés….

Ca permet à des marchands de plantes de déposer un brevet et d’occuper de plus en plus de parts dans le marché de l’alimentation mondiale On impose des OGM, qui n’ont aucun intérêt pour les gens. Les produits sont toujours aussi cher à l’étalage et pas de meilleure qualité. Ce n’est pas l’intérêt public.

La seule solution est une véritable démocratisation des choix scientifiques, en amont de l’innovation pour définir les choix de recherches et les répartitions de crédit. La rationalité financière dicte notre façon de vivre. On voit déjà des dérives mercantiles à propos de femmes qui vendent leurs embryons ou louent leur ventre. C’est interdit en France, mais permis à 100 km à Bruxelles ou à mille kilomètres à Valence (Espagne) et avec la complicité de médecins français qui recommandant leurs patients à leurs collègues espagnols en contravention avec la loi française et ce qui à mon avis relève du Conseil de l’ordre. Tout arrive à passer parce que ce serait pour le bien des couples. C’est la misère qui impose les mère porteuses.

Propos recueillis par Jean-Pierre Jusselme

Liberté j’apprends tes codes

Qui peut se targuer d’avoir tes taux de croissance de 20 et 30%? Le secteur des logiciels libres ! (Rapports Pierre Audoin Consu). Parce que ce continent en expansion est à la portée  du 1er mohican venu, Pourparlers dialogue avec Alolise et vous livre le vade-mecum de la migration. Alolise partage  une seconde  question ( à faire tourner ! via vos réseaux sociaux ou non) : quels sont les freins au passage dans les entreprises ?

 

Quels freins dans les entreprises pour passer aux logiciels libres from Pourparlers on Vimeo.

Echanges autour de la pratique du logiciel « open source »

Quelle est la porte d’entrée pour le néophyte ? Passer sous Linux? Aller voir avec son moteur de recherche : logiciels libres?

Il existe sous Mac os ou Windows  des logiciels libres en applications. Les développeurs font en sorte que cela puisse tourner lors de la compilation sous tous les systèmes d’exploitation. L’équivalent « libre » de Photoshop est Gimp et il tourne aussi sous Windows. On peut faire retouche photos, éditions sans changer son système d’exploitation. Ceci dit, l’installation de Linux est plus facile que celle de Windows car il n’y a pas l’étape d’activation de la clef. Après on change d’environnement donc il faut s’adapter.

Vous êtes basé à Saint Priest en Jarez. Est-ce que localement la révolution se fait aussi près de chez nous ?

À Tatou Juste, les personnes sont sensibles à cela. La confusion vient entre logiciel gratuit et logiciel libre. On essaie de mettre en avant le partage de la connaissance, avant la gratuité. Au niveau de l’association, on parle d’art libre, de videos et même d’électronique libre

Est-ce qu’il y a des bugs dans les « logiciels libres »?

C’est commun à tous les univers informatiques y compris les logiciels privatifs. Il y a des mises à jour constantes sur les systèmes d’exploitation. On découvre des failles de sécurité. On installe des anti-virus.

On connait tous Google map et google earth. Le monde du logiciel libre développe Openstreet map. Est-ce que vous n’affrontez pas directement avec ce projet les instituts de cartographie français et le monstre Google ?

La problématique est la donnée cartographique. Les instituts détiennent la donnée et la revende donc le particulier ne peut en faire usage. Avec google map, vous ne pouvez pas  librement imprimer la carte et la passer à quelqu’un d’autre. Vous devriez demander cette autorisation à Google

L’idée est de prendre des données libres d’utilisation comme le cadastre et de rajouter de l’information possédée par les utilisateurs. On rajoute des couches d’informations aux cartes. Les citoyens vont préciser les données du quartier via les outils de géolocalisation.   Ils rajoutent l’emplacement des boîtes postales, les dépôts de verre. Des sociétés étudient la migration de leurs outils vers open street map. Cela dépend de la mobilisation des gens, et des communautés.  On s’est promené autour de la gare SNCF de Chateaucreux, et on a commencé la cartographie.

Quels sont les freins à la progression de ce monde de la transparence?

Les entreprises vous démarchent. Le libre c’est une démarche de curiosité !

Propos recueillis par Jean-Pierre Jusselme

Rencontres journalisme et humanitaire

Un reporter, présent sur le terrain fait face à une misère et un paysage désolants. Parvient-il à garder son objectivité et son calme ? C’était l’un des points centraux de discussions lors de la conférence « Journalisme et Humanitaire » organisée par l’Université Lumière de Lyon 2.

Un reporter reste un être humain, doté de sentiments et de compassion. Réussit-il, malgré un contexte difficile, à fournir des écrits qui reflètent vraiment la réalité de la situation ? Ou alors se laisse-t-il influencer par ce qu’il voit et entend ? Ethiquement, un journaliste a un devoir d’objectivité et doit normalement rapporter des informations basées sur ce qu’il voit et non sur son propre ressenti. Il est tout aussi juste de s’interroger sur l’emploi de journalistes par des ONG. Ceux-ci, soucieux de donner des rapports et photos chocs, privilégient maintenant l’envoi d’anciens grands reporters et photojournalistes sur le terrain. Des personnes d’expérience, plus à même d’amener la phrase ou la photo choc. Courrier International précise d’ailleurs que les unes des grands journaux viennent de plus en plus d’ONG. Comment remplir ses fonctions de journalistes aujourd’hui ? Peut – on faire objectivement son travail dans une zone et un contexte difficiles ?

Pierre Micheletti évoque quant à lui la sacro-sainte domination des journaux occidentaux. Pourquoi serait-ce eux les plus lus et les plus écoutés, souvent cités comme référents ? Slate Afrique constate que la plupart des grandes agences de presse internationales ont un représentant pour 10 ou 15 pays d’Afrique. Constat regrettable si on considère la diversité présente dans les pays africains que ce soit au niveau ethnique, linguistique ou économique. L’école journalistique occidentale est-elle donc la meilleure  et la plus fiable ? Pourquoi ne pas privilégier aujourd’hui l’emploi de correspondants locaux qui seraient plus à même de couvrir des évènements et d’avoir des informations utiles? Ne devrait-on pas plus être à l’écoute des journalistes locaux, potentiellement plus aptes à comprendre et analyser une situation qu’ils connaissent mieux ? Des journalistes qui ont passé leur vie dans ce pays et non pas 5 jours n’auront –ils pas des propos plus nuancés et plus approfondis ?

 

Des correspondants locaux peuvent-il être des humanitaires ? Peuvent-ils dans leur position aborder de façon ajustée la situation qu’ils côtoient quotidiennement ? Est-ce que un humanitaire peut être à la fois acteur et rapporteur d’informations ? Un journaliste de formation ne serait –il pas plus à même de faire ce travail ? Philippe Ryfman regrette  le croisement de ces deux fonctions. Les « plaidoyers » de ces ONG pour chercher du financement en Europe peuvent-ils être rédigés par des journalistes et surtout publiés dans des médias ? Où est la limite entre ces gens qui sont un coup journalistes, un coup humanitaires ? Quand certains pays expulsent certaines ONG les soupçonnant de divulguer des informations à la presse, que faire ? Quelle est la priorité ? Prendre le risque que les humanitaires soient évacués de pays qui ont grand besoin de leur aide ? Ou alors renseigner la communauté internationale sur la situation du dit pays ?

Olivier François

Pourparlers s’invite à la caisse

Suite et fin du feuilleton sur l’euro vs la monnaie locale complémentaire. Parce que Pourparlers aime informer, questionner mais aussi réfléchir et prendre position, Pourparlers vous livre son analyse. A charge d’en débattre…

La création d’une monnaie locale complémentaire est une affaire sérieuse, pleine de bons présages, mais qui peut aussi faire pschitt.

Il y a deux gros avantages à utiliser une monnaie compémentaire locale (MCL) : le premier est de relocaliser les transactions financières. Chaque unité de monnaie locale est échangée contre un euro qui est alors placé dans des projets éthiques (lutte contre l’exclusion ou projets ayant recours au microcrédit). Ainsi, pendant que la monnaie locale circule, l’euro remplacé se rend utile. C’est le double effet kiss-cool. A noter

Le second réside dans la logique du réseau. La monnaie locale a plus de valeur que ce qu’elle affiche, elle tisse le lien social. Acheter ses légumes ou payer le coiffeur avec des monnaies locales, crée la communication autour de la monnaie et de ce qu’elle véhicule. Cela engage une boucle vertueuse de responsabilité sociale et d’ implication éthique.

L’initiative a besoin d’air. Pour que l’initiative soit viable il est nécessaire en effet d’avoir rapidement des boucles économiques. En gros que les artisans, producteurs locaux, administration et commerçants jouent le jeu et passent une partie de leur activité et donc de leur comptabilité en monnaie locale. Jusqu’aux impôts et aux services publiques qui pourraient entrer dans la danse. En d’autres termes, il faut une boucle, et cela doit se planifier.

Au delà de ces deux pré-requis, deux questions fondamentales restent donc. Quelle est la taille critique qui permettra à une monnaie de passer de l’état de “gadget bobo” à celui de vecteur économique réel ? Quelle est la place dans, et le mode d’accès des populations dites défavorisées, à ces nouveaux circuits locaux ?

Jean-Pierre Jusselme

Il manque un business plan.

Où est le business plan du futur ouvrage ? Pourparlers a posé la question à Marc Petit et à l’Etat. Les réponses ont été soit négatives soit évasives. Alors Pourparlers partage ses interrogations sur le coût de fonctionnement du futur ouvrage, avec l’intention de faire avancer la transparence et le débat public. Décryptages sur fond de crise des finances publiques locales. En attente d’être contredit….

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Remous à Fraisses, eaux plates ailleurs

Dans le dossier du barrage, la démocratie locale a parlé. Les différentes communautés – conseil municipal, syndicats, conseils généraux – se sont exprimés. Pourparlers fait l’appel des maires « pour » et des maires « contre », et pose quelques questions.
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Les « Vu » sur l’autorisation préfectorale donnent les coalitions en présence. Brêve revue des troupes. Un franc « oui » sur Saint Genest Malifaux. La commune -pour mémoire intégrée au territoire du Parc régional du Pilat donc à priori soucieuse d’écologie- est sensible aux dimensions « mémorielles et touristiques de l’ouvrage ». Elle enmène dans sa trace un avis très favorable de Jonzieux, soucieuse de bénéficier d’une « réserve incendie ». On n’est pas étonné de trouver également un « Oui » également très favorable de Jean Gibert, maire de Marlhes et proche de collègue du conseiller général Marc Petit. A noter que Jean Gibert est le conseiller général en charge des questions de développement durable. Il a arraché du Conseil général de la Loire une subvention d’investissement de 300 000 €. Pourparlers pose deux questions : au nom de quelle compétence et de quelle rationalité ? Au nom de quel intérêt général écologique autoproclamé ?

Les communes du Pilat, membres du syndicat des eaux de la Semène, se rangent en bon soldats derrière les chefs de file. Claude Maritan, maire de Saint-Romain-les-Atheux a obtenu le vote de son conseil avec un argumentaire classique et légitime.
« Ce barrage constitue pour le territoire des Monts du Pilat un réservoir d’eau potable indispensable pour la sécurité sanitaire des populations. C’est également une ressource pour la réserve incendie. Enfin, l’attrait touristique lié à l’eau peut aussi être un atout pour le développement du territoire. Par ailleurs, ce barrage remis en eau aura un faible impact environnemental sur le milieu. »
La Chapelle d’Aurec vote derrière son maire François Berger « la réhabilitation du barrage est la plus sûre ». Dixit les études d’impact sanitaire sur l’environnement ainsi que les risques. Fermeture du ban. A Saint-Victor Malescours, Jo Champavert, le maire, argumente  rassurant les élus sur les impacts et les coûts.

A Fraisses, démission de Bernadette Grando

 

Christophe Faverjon opposé au projet
Christophe Faverjon opposé au projet

A Fraisses, en revanche les débats ont été plus corsés. Ce projet a provoqué la démission de la conseillère Bernadette Grando (présidente d’O2). Joseph Sotton, maire de Fraisses, a obtenu un vote majoritaire, soutenant contre son voisin unieutaire « que l’augmentation du prix ne serait que de l’ordre de 8 à 9 centimes le m3 acheté par la commune »
Il se range à l’argumentaire de « l’indépendance contre la privatisation du service de l’eau. » Le vote a été acquis à bulletin secret avec une majorité de15 votes «pour» sur 21 votants, quelques voix s’élevant pour regretter de ne pas « avoir pu étudier plus sérieusement les solutions alternatives ». Christophe Faverjon est le chef de file des élus « tous les élus ne sont pas d’accord avec le projet. » Il peut compter sur le soutien du dernier des maire de Pont-Salomon, Michel Reymond, opposé à la réhabilitation. Ils proposent le puisage de l’eau au Pertuiset pour les communes du syndicat des barrages des Plats et la vente du barrage pour un euro au Syndicat de la Semène (43) Avec un argument : le syndicat des eaux de la semène sera au fond le principal bénéficiaire de la réhabilitation.

Jean-Pierre Jusselme

le lion et le moucheron

Isabelle autissier "le barrage c'est du passé".
Isabelle autissier « le barrage c’est du passé ».

Va-t-en, chétif Insecte, excrément de la terre. C’est en ces mots que le Lion Parlait un jour au moucheron ….

La fable de la Fontaine illustre notre démonstration.
Récit et morale de la Fable. Avec en prime en écoute la prise de position d’Isabelle Autissier.
Que pèsent les mouches du coche face aux poids lourds de la politique locale ?
Au printemps dernier, à quelques jours d’intervalle, un quarteron d’élus de l’Ondaine et du Pilat auront fait le pied de grue au ministère de la rue de Grenelle.
Cet instant est crucial, car le dossier doit être plaidé en Coderst de la Loire le 7 mai et l’imprimatur ministérielle est gage de viatique et de bon poids devant les techniciens. Christophe Faverjon écrit à NKM, ministre de l’écologie pour lui demander l’arrêt du projet de réhabilitation du barrage des Plats.
Dino Cinieri, député de la 4e circonscription, contre-attaque et organise une réunion le 20 juillet au ministère de l’Ecologie. Il monte au front avec le ban et l’arrière-ban de la classe politique concernée. On voit ainsi une curieuse sainte alliance autour du député qui au détour d’une rodomontade adoube pour l’occasion son adversaire aux municipales affichant une « totale confiance en les élus du syndicat des barrages et du syndicat des eaux de la Semène, réunis autour des présidents Marc Petit et Yves Serrano, maire de Saint-Ferreol-d’Auroure. »
Cette opération « coup de poing » largement relayée par la presse montre une image toute irénique d’une union sacrée autour du Barrage. Les opposants sont moins sous les feux énamourachés des « opérations de com » en direction de la presse locale. Christophe Faverjon a pu dialoguer en catimini avec une représentante de la ministre.
L’intervention « en force » à Paris, cet été, des élus (maires, sénateurs et députés Loire/Haute-Loire) auprès de la ministre de l’Écologie et du Développement durable, Nathalie Kosciusko-Morizet, portera ses fruits : l’Etat assure le Syndicat des barrages de son accord et de sa participation financière via l’Agence de l’eau. L’escarmouche pourrait prêter à sourire, ou inquiéter. La bataille de l’eau des Plats est politique. Comme celle des lignes à très hautes tensions ou des tracés de TGV.

Couts Marc Petit from Pourparlers on Vimeo.

Si on n’était dans le Pilat et dans l’Ondaine, on se croirait en Palestine ou en Jordanie: contrôlez l’eau et vous aurez le pouvoir !

Jean-Pierre Jusselme

L’IVG du Grenelle

barrage des Plats Situé sur la commune de Saint-Genest-Malifaux, le barrage est en cours de réhabilitation à l’emplacement de l’ancien barrage-voûte des Plats, édifié en 1958. Il est destiné à sécuriser la ressource en eau des communes du barrage des Plats et alimenter la dizaine de communes du Syndicat des Eaux de la Semène. Pourparlers ouvre le 1er acte avec le feuilleton de la gouvernance. Read More « L’IVG du Grenelle »

Et si les experts étaient expertisés?

L’enquete du professeur Seralini est sous les feux de l’actualité. Elle révèle un mouvement de fond porté par la Fondation Sciences Citoyennes, et une opposition farouche de la technoscience. La propostion de de loi sur la défense des donneurs d’ alerte et sur la déontologie de l’expertise vient d’être retoquée par le Sénat. Pourparlers ouvre le dossier. Avec Jacques Testard, président de la Fondation http://sciencescitoyennes.org

Le Sénat retoque l’expertise indépendante

En Rhône alpes, la Fondation s’était opposée à la fermeture du Registre des Malformations congénitales de Rhône-Alpes (REMERA). Sur un de ses combats de longue haleine,  la Fondation Sciences Citoyennes vient d’essuyer un revers sévère. Mardi 9 octobre, la commission du développement durable du Sénat a en effet retoqué la proposition de loi portée par EELV qui prévoyait la création d’une Haute autorité de l’expertise scientifique et de l’alerte. Rencontre avec Jacques Testard, président de la Fondation sciences citoyennes.

La Fondation a fait un proposition de loi sur la défense des donneurs d’ alerte et sur la déontologie de l’expertise. Pourquoi cette démarche ?
La Fondation a travaillé 5 années sur ce projet de loi. Dans les questions d’éthiques liées aux choix technologiques, l’opinion publique est manipulée par les médias. Le référendum et le micro trottoir sont fabriqués par les médias. Les Etats généraux pour la révision des lois de bioéthique et le Grenelle de l’environnement ont été des leurres démocratiques. Certes, la procédure légale est le débat public. Il y a une Commission nationale du débat public. http://www.debatpublic.fr/, mais le débat ne permet pas de connaître la position des populations, mais d’entendre tous les porteurs d’intérêt, les lobbys, les militants, les industriels, les chercheurs. Et surtout les experts….
Derrière c’est la question de l’expertise qui est remise en cause ?
Il n’y a pas de réglementation sérieuse de l’expertise en France. L’expertise, c’est une tautologie : c’est ce que la parole des experts. Or,  il y a une idéologie de l’expertise et des conflits intérêts. Il est difficile pour eux de casser la branche sur laquelle ils sont assis . La fondation propose une nouvelle déontologie de l’expertise, qui associe des experts classiques, mais aussi des gens du milieu associatif et des citoyens initiés et éclairés grâce à d’autres connaissances, venant des sciences humaines et sociales.
Que sont les conventions de citoyens ?
La Fondation propose des conventions de citoyens. Elles  existent depuis 20 ans ans au Danemark. Elles seraient composées d’ un échantillon de population représentatif de la population française. Ces citoyens recevraient une formation sérieuse. Ils seraient initiés mais préservés des pressions des lobbies.Le problème technique n’est pas seulement un technique mais un problème de société Ils entendraient des psychologues, des historiens des anthropologues qui donneraient un point de vue sur l’utilité sociale et les conséquences. Ils pourront ensuite donner un avis, consultatif ou obligatoire qui oriente ensuite la fabrication de la loi .Les conventions de citoyens pourraient être généralisées aux autres domaines de la vie en société.
Quelle serait la mission d’une Haute autorité de l’expertise ?
La mission de la Haute autorité de l’expertise et de l’alerte ne serait pas de faire des expertises mais de définir les règles de déontologie. Ce serait une espèce de comité d’éthique de l’expertise. Elle veillerait ensuite au respect des règles. Dans le même temps, cette commission protégerait les lanceurs d’alerte.
Christian velot, lanceur d’alerte sur les OGM

Dans le proposition de loi qui a été retoquée par la commision du sénat, il y a la définition et la protection des « lanceurs d’alerte ». Quelle seraient leurs missions ? Et pourquoi les protéger ?

Les lanceurs d’alerte sont des vigies. Ils sont informés avant tout le monde, d’un risque sanitaire ou environnementale. Ils peuvent être chercheurs, techniciens de l’industrie, journalistes comme Zola. Parmi les lanceurs d’alerte, il y a Christian Velot ou André Cicocella qui est le chimiste qui s’est battu contre les éthers de glycol et autres saloperies de l’alimentation. En révélant le risque, ils se trouvent exposé à la vindicte de ceux que celà gêne (labo pharmaceutique, patrons, collègues qui craignent pour la réputation trouvent que dans une période de compétitivité à outrance c’est pas le moment de dire du mal de la boîte.Le « lanceur d’alertes » devient un militant obstiné mais en oppositions. Il est seul devant ses collégues. Il est mis dans un placard comme Seralini. Le projet vise à protéger les lanceurs mais surtout leur alerte. Car il faut qu’elle soit ensuite expertisée.
Propos recueillis par Jean-Pierre Jusselme

 

 

Barrage des Plats. Les travaux vont débuter en novembre

Alors qu’en un deus ex machina, l’Etat a tranché, Pourparlers verse une pièce au dossier avec la prise de position d’Alain Chabrolle, vice-président du Conseil régional en charge de l’environnement et de la santé.

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Autopsie de campagne. Festival d’Ambronay

Ccomme d’habitude, je sors le scalpel pour l’autopsie de la semaine. Aujourd’hui le patient est mort, déjà, mais pas pour les mêmes raisons que les victimes précédentes ; parce que la date est passée , tout simplement, pas la Date Limite de Consommation (DLC), mais la date du festival . http://www.ambronay.org/Festivals/

Red is Dead

Superbe ! Graphique et plastique, finement fait et tout en élégance. Du beau travail en un mot.  Le « light painting » en superbe ou en majesté, parce que l’affiche que vais passer au crible est un véritable icône moderne.
Le light Painting : Peindre avec la lumière, c’est Soulage mais là c’est lumineux ! On peut faire la même chose que les autres mais en mieux et en les occultant tellement la réussite est là. ( Et oui tout le monde fait du light painting aujourd’hui, mais là c’est beau et développé). Je suis sûr que vous vous souvenez de Juliette Binoche en star de l’affiche du Festival de cannes avec ses lampes de poche écrivant « Cannes » ! Basique, même pas Instinct !

Ici dans l’affiche du Festival d’Ambronay cette technique devient de l’Art appliqué et qui fait référence à l’art contemporain et à la danse. On image bien une Pina Bausch ou un Baryshnikov dessinant sous l’ordre de Stella ou de Sonia et Robert Delaunay. Du grand art, réussir à associer en une affiche la danse, la peinture, la photographie et les arts appliqués, belle performance.

Je parle de performance car sur une telle affiche le visuel est l’aboutissement d’une démarche, d’une chorégraphie, d’une préparation de l’outil pour obtenir non pas du light painting mais un visuel fait à partir d’une matière : la lumière.
Bien sûr il y a les différents niveaux de lecture et d’interprétations, ou de double perceptions du visuel. On peut lire les vitraux de l’abbaye, la lumière divine, le mouvement, et le tout dans une composition plastique sublime. Un sujet placé avec des belles marges autour de lui, comme pour le mettre en valeur, un personnage qui est petit dans le visuel mais central et lumineux. Une affiche qui respire avec des grands blancs . . . qui sont gris. Ca, il fallait que je la fasse !

Ensuite si on parlait de typographie. Aux futurs commanditaires de travaux de communication, regardez cette affiche ou le bloc texte date + Festival d’Ambronay fonctionne comme un logotype, comme un « bloc marque » pour les marketeux ! La date est en hyper ligot et le « Métamorphoses » vient juste se glisser comme votre maîtresse sous les draps, tout doucement, sans bruit ! c’est pas génial ça ? En tout cas ça fait plaisir !

A nos agences stéphanoises (http://www.pagesjaunes.fr/annuaire/saint-etienne-42/agences-et-conseils-en-publicite) qui font toujours ce que leur demande leurs clients, aux administrations, mairie, agglomération de commune ou chambre consulaire imprégnez vous de Beau, d’Esthétisme, parce que le concept peutaussi être un concept basé sur l’esthétisme, le beau. Mettre l’art et le beau au coeur de la vie des gens, pour ceux qui regardent les visuels, ceux qui n’ont rien d’autres que le coca de TF1, . . . vous décideurs ou autres Dirk kum,( ça fait mieux comme ça, un peu porno mais c’est rigolo, parce que Directeur de la communication ça fait tout de suite trop Directeur de rien et ça monte souvent plus vite à la tête qu’un extra et pour en descendre).
Enfin élus de tout bord et débords ou déboires, faites- vous une culture de publicité, une culture de communication visuelle, une culture de design graphique puisque vous décidez pour les autres. Votre responsabilité est grande. Pourquoi n’a-t-on pas de visuels aussi beaux pour annoncer tous les mois l’agenda de la Mairie, le vol pour Porto à l’aéroport de Saint-Etienne ou la Semaine bleue !

Et moi, je suis devant Juliette Binoche avec ses pinceaux qui dit à l’avion de Porto de revenir parce qu’elle a les pinceaux à l’air !

Bande annonce du Film de Wenders Pina

 

 

 

Barrage des Plats. Un argument raisonnable : la sécurisation en eau

le barrage de l'echapre a ete construit en 1890L’argument principal en faveur de la reconstruction du barrage des Plats réside dans la sécurisation de l’alimentation en eau à la fois pour les communes adhérentes au Syndicat des barrages (créé en 2008 et qui regroupe Fraisses, Unieux, Firminy et Saint Paul en cornillon) et pour celles des Eaux de la Semène qui regroupe 9 communes du Pilat et de Haute Loire. Elles ne dépendent que d’une source d’eau potable alors que la loi préconise deux sources d’alimentation en eau potable notamment pour parer aux épisodes de sécheresses ou aux risques de pollutions.Les communes du Syndicat des barrages sont propriétaires de deux barrages : les Plats et l’Echapre. Le barrage de l’Échapre, avec une retenue, d’un volume de 880 000 m3 est situé à la sortie de Firminy. L’installation a été réalisée dans les années 1890. « Pendant des années, le barrage de l’Echapre suffisait, explique Marc Petit, maire de Firminy. Avec les nouvelles normes de restitution de l’eau à la rivière, on va mécaniquement voir notre capacité de pompage d’eau potable diminuer. Depuis la mise en transparence du barrage des Plats, il a fallu trois reprises en 2006, 2010 et 2011 acheter pour 500 000 mètres cubes d’eau» La question est donc cruciale, et implique des solutions pérennes. Depuis septembre 2005, le fournisseur en eau potable pour le Syndicat des eaux de la semène est le Lignon. Le Syndicat des eaux de la Semène amène l’eau brute du Lignon par une conduite de la Michalière (Chambon-Feugerolles) à la station de traitement de Lherbret (Saint-Just-Malmont). Le coût en électricité de ce pompage atteint 100 000 euros par an. « La réhabilitation du barrage éviterait ces frais, car l’eau arrive par effet de gravitation. Le barrage des Plats tel qu’il serait réhabilité lui offrirait une capacité en réserve d’eau de 1 550 000 m³, garantissant l’approvisionnement en eau de 50 000 personnes » expliquent en choeur les partisans du barrage. Autant dire une manne d’eau potable et une belle réserve d’argent liquide pour qui l’exploitera.

Jean-Pierre Jusselme

Marc petit, Nasser du Pilat

Le maire de Firminy refuse la main tendue par Saint-Etienne Métropole d’un partage de la ressource très abondante tirée de Lavalette. Ombre d’explication ?

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Barrage des Plats et les poissons

Au fond, c’est sans doute une trame des oppositions et deux visions opposées de la même question. Les pieds dans l’eau et les lunettes chaussées, Antoine Lardon observe la rivière Semène. Assis à son bureau de Firminy, Marc Petit observe la carte des quartiers de la Ville et répète à l’envie «  je préfère les hommes aux poissons. » Il ne veut plus vivre l’épisode de la sécheresse de 2003, pendant lequel trois quartiers de la cité ont manqué d’eau potable. En cette fin d’été, deux visions s’affrontent, mais aussi deux conceptions de l’intérêt général.

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Le logiciel mental des barrages : un barrage c’est du développement !

Les travaux sur le Barrage des Plats vont donc débuter en novembre. Vox populi. Vox dei. Sondages, émissions, articles, la température de l’opinion publique était plutôt chaude pour le barrage. sans avoir lu ni les les travaux arides du commissaire-enquêteur, ni les fiches projets du bureau Stucky, instinctivement, viscéralement, la masse des ligériens a voté « Oui » au barrage.

Les ligériens filent une édile avec leurs barrages. Pourquoi?

Les maîtres du soupçon ( Freud, Marx, Nietchze) nous l’ont appris : parfois le refoulé peut remonter à la surface. Ainsi Daniel Mandon, grand sociologue et historien des mentalités, auteur d’une magnifique oeuvre arpentant l’histoire sociale et ouvrière du département, est le porte-flingue UMP des opositions écologistes. Le maire de Saint Genest Malifaux, fustige les atermoiements dans ce dossier comme un chien défendrait sa niche fiscale. Mais il est aussi en l’espèce aussi un peu le porte parole de la mémoire des ligériens attachés providentiellement à leurs barrages. Barrage du Gouffre d’enfer, barrage de l’Echapre, barrage de l’Ondenon, barrage de Grangent : les barrages font partie de leurs paysages et de leurs cartes mentales. Le département de la Loire est celui qui a le plus artificialisé ses rivières avec 20 barrages, tous dédiés et enchevêtrés avec l’activité économique des mines, de la sidérurgie, de la métallurgie mais aussi de la chimie. C’est la mémoire de150 années où la Loire était le 1er département industriel et vivait en osmose avec ses barrages.

Dans un climat de sinistrose économique, refaire un barrage, c’est comme voir l’hirondelle qui annonce le printemps, et poser un présage de richesses. A contrario préserver la rivière est un changement radical de mentalités. C’est rebooter la carte mentale, de logiciel d’un système heuristique qui mettra sans doute plus d’une génération à se produire. Et quand Antoine Lardon, contempteur de solutions alternatives au barrage, se fait historien de cette présence au fil de l’eau de la Semène d’une petite industrie de métal, il ne faut pas se tromper de personnage de combat. Aujourd’hui, il veut reconvertir cette houille blanche en « tourisme durable »… au fil de l’eau.

Jean-Pierre Jusselme

Néo-journalisme et technologie : menace ou richesse pour l’information ?

Les tweets, les posts sur Facebook, les blogs alimentés toutes les heures. L’information circule sur le net à une vitesse grandissante. Avec les moyens du XXIe siècle, toute sorte de contenu peut être diffusée sur les réseaux sociaux. Et ce à moindre coût et par n’importe qui. A l’intérieur de ce microcosme d’internautes, des milliers de personnes qui s’approprient le titre de néo-journaliste. « Maniac Geek », blog trotter sur la Toile, à l’origine de l’article « Le journaliste vaut-il mieux que le blogueur ? » , argumente son point de vue. « Le journaliste doit se remettre en question dans le sens où il a un concurrent en la personne du blogueur. Il doit tenir compte que les gens en ont marre des médias dominants dont la seule qualité est d’écrire le plus rapidement possible ».

S’il affirme suivre les mêmes étapes qu’un journaliste lambda, en réalisant des interviews, en se tenant au courant et en vérifiant ses informations, il est aussi convaincu de la valeur ajoutée du bloggeur, c’est-à-dire, son indépendance. Mais la volonté de ne pas reprendre les dépêches AFP et de se différencier des journalistes encadrés par les grandes entreprises de presse, n’appartient pas à toute la blogosphère. Certains se contentent bien souvent d’alimenter un flux d’information que se répète systématiquement. Résultat : l’uniformisation des contenus sur le net.

C’est pourquoi, l’ancienne génération de reporters, stylo et carnet à la main, redoute cette nouvelle forme de journalisme. Malgré tout, ils s’y intéressent et s’adaptent de plus en plus à cette réalité, soit pour des raisons économiques, soit par simple plaisir personnel. Il n’en reste pas moins que le net a entièrement bouleversé l’univers de la presse, ainsi que la façon de concevoir l’information, de s’en approprier et de la retransmettre. Pour le bloggeur Laurent Colin le néo-journaliste, n’est ni plus ni moins qu’un citoyen ordinaire, ayant sélectionné et vérifié ses sources. En quelques mots, pour lui, tout le monde peut être journaliste si éthique et déontologie sont respectées. Ce qui n’est pas toujours le cas sur Internet. Mais il ne faut pas oublier que plagiat et propos erronées proviennent aussi des journalistes professionnels sur les sites d’information en ligne. Certains internautes préfèrent alors aller chercher l’information sur les blogs ou parfois en créer eux-mêmes, entraînant rapidement un cercle vicieux.

Le relais de l’information est donc un exercice dont le journaliste ayant une formation ou s’étant construit sur le terrain n’a désormais plus l’exclusivité. L’avancée de la technologie vient brouiller davantage ce tableau tant hétérogène que chaotique. Sans aucune intervention humaine, le Statsheet, un site d’infos entièrement écrit par un robot, inventée par l’américain Robbie Allen, répertorie 10 000 articles par mois, des centaines de sites, de comptes tweeter, Facebook et applications iphone générés par un simple algorithme informatique. Pour l’instant cette machine est capable de générer uniquement des articles de sport sur la base de statistiques. Mais qu’en sera-t-il dans quelques années ?

Une certitude : le journaliste n’est plus le « maître des sources ». Lui reste-t-il encore peut-être la finesse de sa plume.

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