Panda en colère contre le barrage des plats

La colère du panda, symbole du WWF est réelle. Le barrage des Plats est une ineptie au 21 eme siècle comme le démontrait notre enquête. Read More « Panda en colère contre le barrage des plats »

Il manque un business plan.

Où est le business plan du futur ouvrage ? Pourparlers a posé la question à Marc Petit et à l’Etat. Les réponses ont été soit négatives soit évasives. Alors Pourparlers partage ses interrogations sur le coût de fonctionnement du futur ouvrage, avec l’intention de faire avancer la transparence et le débat public. Décryptages sur fond de crise des finances publiques locales. En attente d’être contredit….

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Remous à Fraisses, eaux plates ailleurs

Dans le dossier du barrage, la démocratie locale a parlé. Les différentes communautés – conseil municipal, syndicats, conseils généraux – se sont exprimés. Pourparlers fait l’appel des maires « pour » et des maires « contre », et pose quelques questions.
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Les « Vu » sur l’autorisation préfectorale donnent les coalitions en présence. Brêve revue des troupes. Un franc « oui » sur Saint Genest Malifaux. La commune -pour mémoire intégrée au territoire du Parc régional du Pilat donc à priori soucieuse d’écologie- est sensible aux dimensions « mémorielles et touristiques de l’ouvrage ». Elle enmène dans sa trace un avis très favorable de Jonzieux, soucieuse de bénéficier d’une « réserve incendie ». On n’est pas étonné de trouver également un « Oui » également très favorable de Jean Gibert, maire de Marlhes et proche de collègue du conseiller général Marc Petit. A noter que Jean Gibert est le conseiller général en charge des questions de développement durable. Il a arraché du Conseil général de la Loire une subvention d’investissement de 300 000 €. Pourparlers pose deux questions : au nom de quelle compétence et de quelle rationalité ? Au nom de quel intérêt général écologique autoproclamé ?

Les communes du Pilat, membres du syndicat des eaux de la Semène, se rangent en bon soldats derrière les chefs de file. Claude Maritan, maire de Saint-Romain-les-Atheux a obtenu le vote de son conseil avec un argumentaire classique et légitime.
« Ce barrage constitue pour le territoire des Monts du Pilat un réservoir d’eau potable indispensable pour la sécurité sanitaire des populations. C’est également une ressource pour la réserve incendie. Enfin, l’attrait touristique lié à l’eau peut aussi être un atout pour le développement du territoire. Par ailleurs, ce barrage remis en eau aura un faible impact environnemental sur le milieu. »
La Chapelle d’Aurec vote derrière son maire François Berger « la réhabilitation du barrage est la plus sûre ». Dixit les études d’impact sanitaire sur l’environnement ainsi que les risques. Fermeture du ban. A Saint-Victor Malescours, Jo Champavert, le maire, argumente  rassurant les élus sur les impacts et les coûts.

A Fraisses, démission de Bernadette Grando

 

Christophe Faverjon opposé au projet
Christophe Faverjon opposé au projet

A Fraisses, en revanche les débats ont été plus corsés. Ce projet a provoqué la démission de la conseillère Bernadette Grando (présidente d’O2). Joseph Sotton, maire de Fraisses, a obtenu un vote majoritaire, soutenant contre son voisin unieutaire « que l’augmentation du prix ne serait que de l’ordre de 8 à 9 centimes le m3 acheté par la commune »
Il se range à l’argumentaire de « l’indépendance contre la privatisation du service de l’eau. » Le vote a été acquis à bulletin secret avec une majorité de15 votes «pour» sur 21 votants, quelques voix s’élevant pour regretter de ne pas « avoir pu étudier plus sérieusement les solutions alternatives ». Christophe Faverjon est le chef de file des élus « tous les élus ne sont pas d’accord avec le projet. » Il peut compter sur le soutien du dernier des maire de Pont-Salomon, Michel Reymond, opposé à la réhabilitation. Ils proposent le puisage de l’eau au Pertuiset pour les communes du syndicat des barrages des Plats et la vente du barrage pour un euro au Syndicat de la Semène (43) Avec un argument : le syndicat des eaux de la semène sera au fond le principal bénéficiaire de la réhabilitation.

Jean-Pierre Jusselme

le lion et le moucheron

Isabelle autissier "le barrage c'est du passé".
Isabelle autissier « le barrage c’est du passé ».

Va-t-en, chétif Insecte, excrément de la terre. C’est en ces mots que le Lion Parlait un jour au moucheron ….

La fable de la Fontaine illustre notre démonstration.
Récit et morale de la Fable. Avec en prime en écoute la prise de position d’Isabelle Autissier.
Que pèsent les mouches du coche face aux poids lourds de la politique locale ?
Au printemps dernier, à quelques jours d’intervalle, un quarteron d’élus de l’Ondaine et du Pilat auront fait le pied de grue au ministère de la rue de Grenelle.
Cet instant est crucial, car le dossier doit être plaidé en Coderst de la Loire le 7 mai et l’imprimatur ministérielle est gage de viatique et de bon poids devant les techniciens. Christophe Faverjon écrit à NKM, ministre de l’écologie pour lui demander l’arrêt du projet de réhabilitation du barrage des Plats.
Dino Cinieri, député de la 4e circonscription, contre-attaque et organise une réunion le 20 juillet au ministère de l’Ecologie. Il monte au front avec le ban et l’arrière-ban de la classe politique concernée. On voit ainsi une curieuse sainte alliance autour du député qui au détour d’une rodomontade adoube pour l’occasion son adversaire aux municipales affichant une « totale confiance en les élus du syndicat des barrages et du syndicat des eaux de la Semène, réunis autour des présidents Marc Petit et Yves Serrano, maire de Saint-Ferreol-d’Auroure. »
Cette opération « coup de poing » largement relayée par la presse montre une image toute irénique d’une union sacrée autour du Barrage. Les opposants sont moins sous les feux énamourachés des « opérations de com » en direction de la presse locale. Christophe Faverjon a pu dialoguer en catimini avec une représentante de la ministre.
L’intervention « en force » à Paris, cet été, des élus (maires, sénateurs et députés Loire/Haute-Loire) auprès de la ministre de l’Écologie et du Développement durable, Nathalie Kosciusko-Morizet, portera ses fruits : l’Etat assure le Syndicat des barrages de son accord et de sa participation financière via l’Agence de l’eau. L’escarmouche pourrait prêter à sourire, ou inquiéter. La bataille de l’eau des Plats est politique. Comme celle des lignes à très hautes tensions ou des tracés de TGV.

Couts Marc Petit from Pourparlers on Vimeo.

Si on n’était dans le Pilat et dans l’Ondaine, on se croirait en Palestine ou en Jordanie: contrôlez l’eau et vous aurez le pouvoir !

Jean-Pierre Jusselme

L’IVG du Grenelle

barrage des Plats Situé sur la commune de Saint-Genest-Malifaux, le barrage est en cours de réhabilitation à l’emplacement de l’ancien barrage-voûte des Plats, édifié en 1958. Il est destiné à sécuriser la ressource en eau des communes du barrage des Plats et alimenter la dizaine de communes du Syndicat des Eaux de la Semène. Pourparlers ouvre le 1er acte avec le feuilleton de la gouvernance. Read More « L’IVG du Grenelle »

Barrage des Plats. Les travaux vont débuter en novembre

Alors qu’en un deus ex machina, l’Etat a tranché, Pourparlers verse une pièce au dossier avec la prise de position d’Alain Chabrolle, vice-président du Conseil régional en charge de l’environnement et de la santé.

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Barrage des Plats. Un argument raisonnable : la sécurisation en eau

le barrage de l'echapre a ete construit en 1890L’argument principal en faveur de la reconstruction du barrage des Plats réside dans la sécurisation de l’alimentation en eau à la fois pour les communes adhérentes au Syndicat des barrages (créé en 2008 et qui regroupe Fraisses, Unieux, Firminy et Saint Paul en cornillon) et pour celles des Eaux de la Semène qui regroupe 9 communes du Pilat et de Haute Loire. Elles ne dépendent que d’une source d’eau potable alors que la loi préconise deux sources d’alimentation en eau potable notamment pour parer aux épisodes de sécheresses ou aux risques de pollutions.Les communes du Syndicat des barrages sont propriétaires de deux barrages : les Plats et l’Echapre. Le barrage de l’Échapre, avec une retenue, d’un volume de 880 000 m3 est situé à la sortie de Firminy. L’installation a été réalisée dans les années 1890. « Pendant des années, le barrage de l’Echapre suffisait, explique Marc Petit, maire de Firminy. Avec les nouvelles normes de restitution de l’eau à la rivière, on va mécaniquement voir notre capacité de pompage d’eau potable diminuer. Depuis la mise en transparence du barrage des Plats, il a fallu trois reprises en 2006, 2010 et 2011 acheter pour 500 000 mètres cubes d’eau» La question est donc cruciale, et implique des solutions pérennes. Depuis septembre 2005, le fournisseur en eau potable pour le Syndicat des eaux de la semène est le Lignon. Le Syndicat des eaux de la Semène amène l’eau brute du Lignon par une conduite de la Michalière (Chambon-Feugerolles) à la station de traitement de Lherbret (Saint-Just-Malmont). Le coût en électricité de ce pompage atteint 100 000 euros par an. « La réhabilitation du barrage éviterait ces frais, car l’eau arrive par effet de gravitation. Le barrage des Plats tel qu’il serait réhabilité lui offrirait une capacité en réserve d’eau de 1 550 000 m³, garantissant l’approvisionnement en eau de 50 000 personnes » expliquent en choeur les partisans du barrage. Autant dire une manne d’eau potable et une belle réserve d’argent liquide pour qui l’exploitera.

Jean-Pierre Jusselme

Marc petit, Nasser du Pilat

Le maire de Firminy refuse la main tendue par Saint-Etienne Métropole d’un partage de la ressource très abondante tirée de Lavalette. Ombre d’explication ?

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Barrage des Plats et les poissons

Au fond, c’est sans doute une trame des oppositions et deux visions opposées de la même question. Les pieds dans l’eau et les lunettes chaussées, Antoine Lardon observe la rivière Semène. Assis à son bureau de Firminy, Marc Petit observe la carte des quartiers de la Ville et répète à l’envie «  je préfère les hommes aux poissons. » Il ne veut plus vivre l’épisode de la sécheresse de 2003, pendant lequel trois quartiers de la cité ont manqué d’eau potable. En cette fin d’été, deux visions s’affrontent, mais aussi deux conceptions de l’intérêt général.

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Le logiciel mental des barrages : un barrage c’est du développement !

Les travaux sur le Barrage des Plats vont donc débuter en novembre. Vox populi. Vox dei. Sondages, émissions, articles, la température de l’opinion publique était plutôt chaude pour le barrage. sans avoir lu ni les les travaux arides du commissaire-enquêteur, ni les fiches projets du bureau Stucky, instinctivement, viscéralement, la masse des ligériens a voté « Oui » au barrage.

Les ligériens filent une édile avec leurs barrages. Pourquoi?

Les maîtres du soupçon ( Freud, Marx, Nietchze) nous l’ont appris : parfois le refoulé peut remonter à la surface. Ainsi Daniel Mandon, grand sociologue et historien des mentalités, auteur d’une magnifique oeuvre arpentant l’histoire sociale et ouvrière du département, est le porte-flingue UMP des opositions écologistes. Le maire de Saint Genest Malifaux, fustige les atermoiements dans ce dossier comme un chien défendrait sa niche fiscale. Mais il est aussi en l’espèce aussi un peu le porte parole de la mémoire des ligériens attachés providentiellement à leurs barrages. Barrage du Gouffre d’enfer, barrage de l’Echapre, barrage de l’Ondenon, barrage de Grangent : les barrages font partie de leurs paysages et de leurs cartes mentales. Le département de la Loire est celui qui a le plus artificialisé ses rivières avec 20 barrages, tous dédiés et enchevêtrés avec l’activité économique des mines, de la sidérurgie, de la métallurgie mais aussi de la chimie. C’est la mémoire de150 années où la Loire était le 1er département industriel et vivait en osmose avec ses barrages.

Dans un climat de sinistrose économique, refaire un barrage, c’est comme voir l’hirondelle qui annonce le printemps, et poser un présage de richesses. A contrario préserver la rivière est un changement radical de mentalités. C’est rebooter la carte mentale, de logiciel d’un système heuristique qui mettra sans doute plus d’une génération à se produire. Et quand Antoine Lardon, contempteur de solutions alternatives au barrage, se fait historien de cette présence au fil de l’eau de la Semène d’une petite industrie de métal, il ne faut pas se tromper de personnage de combat. Aujourd’hui, il veut reconvertir cette houille blanche en « tourisme durable »… au fil de l’eau.

Jean-Pierre Jusselme

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