« What Surf radio »

L’équipe de Pourparlers, Moan Besson et Capitaine Pourparlers ont posé leurs guêtres au Lycée Honoré d’Urfé (42) avec la classe de 2nde5.  Read More « « What Surf radio » »

Participez à une aventure éditoriale

fotolia_1909484_l_0Deux formules « 15€ » comme adhérent personnel et 65€ comme adhérent partenaire. Votre adhésion vous ouvrent des portes. Ceci n’est pas du Crowdfunding. Ceci est un acte de (re) Fondation. En devenant ADHERENT de Pourparlers , vous deviendrez tout simplement ACTIONNAIRE d’une belle aventure éditoriale et humaine. Actionnaire associé, vous deviendrez, si vous le souhaitez, partie prenante de la vie d’un média en ligne. Vous serez associés à un bouillonnement de projets et de créativité. Le tout dans une ambiance conviviale et de belles rencontres. Comme adhérent, vous rejoignez si vous les souhaitez le comité d’orientation : vous aurez votre mot à dire sur notre ligne éditoriale lors des Conseils d’orientation ou par des échanges réguliers avec nos équipes.

A la suite de l’adhésion, sur simple demande, envoi par mail de : reçu Fiscal, comptes de résultats, statuts, chartes rédactionnelles.


 J’adhère à l’association.  Chèque adressé à Pourparlers. 13 rue Alphonse Merrheim 42100 Saint-Etienne

Philippe est Jamet content

Philippe Jamet a été élu en 2014 à la tête de la Conférence des grandes écoles qui réunit 200 établissements. Read More « Philippe est Jamet content »

La face cachée de la prostitution lyonnaise

La prostitution lyonnaise se fait de plus en plus discrète. Eloignée du centre ville depuis quelques années, elle garde cependant ses lieux et ses habitudes et semble connaître un nouvel essor du proxénétisme. Reportage  par Alison Pelotier. Read More « La face cachée de la prostitution lyonnaise »

Madame Petiot fait trembler François Perol, patron de la BPCE

Madame Petiot fait trembler les banques françaises. Depuis son perchoir de Saint-Just-Malmont, la passionaria altiligérienne harangue les banques. Et celà marche ! Notre « Cantonna » malmontaise inquiète. Analyse.

Cliente toute ordinaire de la Caisse d’épargne, Madame Petiot est très préoccupée de morale bancaire. Elle refuse que son épargne soit placée dans les « paradis fiscaux. » Alors, Madame Petiot trouve tout naturel de leur demander des comptes. Où est placé mon argent? La banque peut-elle garantir de ne pas avoir des placements dans des paradis fiscaux? Pour muscler son questionnement, la passionaria s’arme de l’outil http://www.taxjustice.net qui est l’outil majeur pour décrypter l’opacité des banques. Mais Madame Petiot n’est pas une va-t-en-guerre. Elle suit scrupuleusement la voie hiérarchique. Sa requête remonte par étapes de la caisse locale à la caisse régionale puis enfin à François Pérol, big Boss du 2ème groupe bancaire français. Cette catho de gauche est à bonne école. Elle est membre du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement/Terre solidaire ( CCFD) qui est la première ONG de solidarité française très en pointe sur les questions des plaidoyers contre l’opacité bancaire et les paradis fiscaux! On peut imaginer que cette implication lui ouvre les oreilles des financiers à défaut de la transparence de leurs écrans. Les résultats de son compte de campagne tombent positivement. Pied à pied, l’opacité recule.

Interroger l’économe diocésain

Avec une responsabilité élargie aux marchés publics et aux traitements de leurs employés, la vaguelette pourrait devenir un raz de marée sur les côtes ligériennes et altiligériennes.Et comme, il n’est d’action efficace sans relais collectif, un groupe CCFD fait la tournée des popotes municipales avec une question. Pouvez vous nous dire où vous mettez notre argent ? Le groupe demande un écrit sur l’honneur. L’opération ne s’arrête pas là. « Dix sept régions sur 22 sont engagés dans cette dynamique » note madame Petiot. Les économes des diocèses sont aussi passés à la question par cette vague « bottom-up ». Au final, l’écrémage passé, trois banques sortent de la nasse : la banque postale, le crédit coopératif et la Nef

Jean-Pierre Jusselme

 

 

Rencontres journalisme et humanitaire

Un reporter, présent sur le terrain fait face à une misère et un paysage désolants. Parvient-il à garder son objectivité et son calme ? C’était l’un des points centraux de discussions lors de la conférence « Journalisme et Humanitaire » organisée par l’Université Lumière de Lyon 2.

Un reporter reste un être humain, doté de sentiments et de compassion. Réussit-il, malgré un contexte difficile, à fournir des écrits qui reflètent vraiment la réalité de la situation ? Ou alors se laisse-t-il influencer par ce qu’il voit et entend ? Ethiquement, un journaliste a un devoir d’objectivité et doit normalement rapporter des informations basées sur ce qu’il voit et non sur son propre ressenti. Il est tout aussi juste de s’interroger sur l’emploi de journalistes par des ONG. Ceux-ci, soucieux de donner des rapports et photos chocs, privilégient maintenant l’envoi d’anciens grands reporters et photojournalistes sur le terrain. Des personnes d’expérience, plus à même d’amener la phrase ou la photo choc. Courrier International précise d’ailleurs que les unes des grands journaux viennent de plus en plus d’ONG. Comment remplir ses fonctions de journalistes aujourd’hui ? Peut – on faire objectivement son travail dans une zone et un contexte difficiles ?

Pierre Micheletti évoque quant à lui la sacro-sainte domination des journaux occidentaux. Pourquoi serait-ce eux les plus lus et les plus écoutés, souvent cités comme référents ? Slate Afrique constate que la plupart des grandes agences de presse internationales ont un représentant pour 10 ou 15 pays d’Afrique. Constat regrettable si on considère la diversité présente dans les pays africains que ce soit au niveau ethnique, linguistique ou économique. L’école journalistique occidentale est-elle donc la meilleure  et la plus fiable ? Pourquoi ne pas privilégier aujourd’hui l’emploi de correspondants locaux qui seraient plus à même de couvrir des évènements et d’avoir des informations utiles? Ne devrait-on pas plus être à l’écoute des journalistes locaux, potentiellement plus aptes à comprendre et analyser une situation qu’ils connaissent mieux ? Des journalistes qui ont passé leur vie dans ce pays et non pas 5 jours n’auront –ils pas des propos plus nuancés et plus approfondis ?

 

Des correspondants locaux peuvent-il être des humanitaires ? Peuvent-ils dans leur position aborder de façon ajustée la situation qu’ils côtoient quotidiennement ? Est-ce que un humanitaire peut être à la fois acteur et rapporteur d’informations ? Un journaliste de formation ne serait –il pas plus à même de faire ce travail ? Philippe Ryfman regrette  le croisement de ces deux fonctions. Les « plaidoyers » de ces ONG pour chercher du financement en Europe peuvent-ils être rédigés par des journalistes et surtout publiés dans des médias ? Où est la limite entre ces gens qui sont un coup journalistes, un coup humanitaires ? Quand certains pays expulsent certaines ONG les soupçonnant de divulguer des informations à la presse, que faire ? Quelle est la priorité ? Prendre le risque que les humanitaires soient évacués de pays qui ont grand besoin de leur aide ? Ou alors renseigner la communauté internationale sur la situation du dit pays ?

Olivier François

Pourparlers s’invite à la caisse

Suite et fin du feuilleton sur l’euro vs la monnaie locale complémentaire. Parce que Pourparlers aime informer, questionner mais aussi réfléchir et prendre position, Pourparlers vous livre son analyse. A charge d’en débattre…

La création d’une monnaie locale complémentaire est une affaire sérieuse, pleine de bons présages, mais qui peut aussi faire pschitt.

Il y a deux gros avantages à utiliser une monnaie compémentaire locale (MCL) : le premier est de relocaliser les transactions financières. Chaque unité de monnaie locale est échangée contre un euro qui est alors placé dans des projets éthiques (lutte contre l’exclusion ou projets ayant recours au microcrédit). Ainsi, pendant que la monnaie locale circule, l’euro remplacé se rend utile. C’est le double effet kiss-cool. A noter

Le second réside dans la logique du réseau. La monnaie locale a plus de valeur que ce qu’elle affiche, elle tisse le lien social. Acheter ses légumes ou payer le coiffeur avec des monnaies locales, crée la communication autour de la monnaie et de ce qu’elle véhicule. Cela engage une boucle vertueuse de responsabilité sociale et d’ implication éthique.

L’initiative a besoin d’air. Pour que l’initiative soit viable il est nécessaire en effet d’avoir rapidement des boucles économiques. En gros que les artisans, producteurs locaux, administration et commerçants jouent le jeu et passent une partie de leur activité et donc de leur comptabilité en monnaie locale. Jusqu’aux impôts et aux services publiques qui pourraient entrer dans la danse. En d’autres termes, il faut une boucle, et cela doit se planifier.

Au delà de ces deux pré-requis, deux questions fondamentales restent donc. Quelle est la taille critique qui permettra à une monnaie de passer de l’état de “gadget bobo” à celui de vecteur économique réel ? Quelle est la place dans, et le mode d’accès des populations dites défavorisées, à ces nouveaux circuits locaux ?

Jean-Pierre Jusselme

Geb-Nout pique du blé à Monsanto

Rencontre avec Geb-Nout, et leur coin d’Eden près de la Chaise Dieu. Pourparlers a découvert là des « révolutionnaires en mode soft ». Pas des partisans du grand soir, mais des expérimentateurs essayant de développer d’autres modes culturales.Et parce que Pourparlers est le site du débat, réagissez aux  questions videos  d’Antoine au monde agricole et aux boulangers.

Read More « Geb-Nout pique du blé à Monsanto »

General Elektriks foudroie Pourparlers

Aux termes d’ une tournée de trois années qui les a mené de la Chine au Brésil, GE a posé ses cables au Fil. Lettre ouverte à Hervé Salters, leader de GE. Read More « General Elektriks foudroie Pourparlers »

Il manque un business plan.

Où est le business plan du futur ouvrage ? Pourparlers a posé la question à Marc Petit et à l’Etat. Les réponses ont été soit négatives soit évasives. Alors Pourparlers partage ses interrogations sur le coût de fonctionnement du futur ouvrage, avec l’intention de faire avancer la transparence et le débat public. Décryptages sur fond de crise des finances publiques locales. En attente d’être contredit….

Read More « Il manque un business plan. »

Remous à Fraisses, eaux plates ailleurs

Dans le dossier du barrage, la démocratie locale a parlé. Les différentes communautés – conseil municipal, syndicats, conseils généraux – se sont exprimés. Pourparlers fait l’appel des maires « pour » et des maires « contre », et pose quelques questions.
[issuu viewMode=singlePage width=620 height=340 embedBackground=%23000000 backgroundColor=%23222222 documentId=121009114207-59895de1c33445c280fc33f1aea1f49f name=document_stephanoise_des_eaux_cycles_eaux username=pourparlers tag=ecology unit=px v=2]

Les « Vu » sur l’autorisation préfectorale donnent les coalitions en présence. Brêve revue des troupes. Un franc « oui » sur Saint Genest Malifaux. La commune -pour mémoire intégrée au territoire du Parc régional du Pilat donc à priori soucieuse d’écologie- est sensible aux dimensions « mémorielles et touristiques de l’ouvrage ». Elle enmène dans sa trace un avis très favorable de Jonzieux, soucieuse de bénéficier d’une « réserve incendie ». On n’est pas étonné de trouver également un « Oui » également très favorable de Jean Gibert, maire de Marlhes et proche de collègue du conseiller général Marc Petit. A noter que Jean Gibert est le conseiller général en charge des questions de développement durable. Il a arraché du Conseil général de la Loire une subvention d’investissement de 300 000 €. Pourparlers pose deux questions : au nom de quelle compétence et de quelle rationalité ? Au nom de quel intérêt général écologique autoproclamé ?

Les communes du Pilat, membres du syndicat des eaux de la Semène, se rangent en bon soldats derrière les chefs de file. Claude Maritan, maire de Saint-Romain-les-Atheux a obtenu le vote de son conseil avec un argumentaire classique et légitime.
« Ce barrage constitue pour le territoire des Monts du Pilat un réservoir d’eau potable indispensable pour la sécurité sanitaire des populations. C’est également une ressource pour la réserve incendie. Enfin, l’attrait touristique lié à l’eau peut aussi être un atout pour le développement du territoire. Par ailleurs, ce barrage remis en eau aura un faible impact environnemental sur le milieu. »
La Chapelle d’Aurec vote derrière son maire François Berger « la réhabilitation du barrage est la plus sûre ». Dixit les études d’impact sanitaire sur l’environnement ainsi que les risques. Fermeture du ban. A Saint-Victor Malescours, Jo Champavert, le maire, argumente  rassurant les élus sur les impacts et les coûts.

A Fraisses, démission de Bernadette Grando

 

Christophe Faverjon opposé au projet
Christophe Faverjon opposé au projet

A Fraisses, en revanche les débats ont été plus corsés. Ce projet a provoqué la démission de la conseillère Bernadette Grando (présidente d’O2). Joseph Sotton, maire de Fraisses, a obtenu un vote majoritaire, soutenant contre son voisin unieutaire « que l’augmentation du prix ne serait que de l’ordre de 8 à 9 centimes le m3 acheté par la commune »
Il se range à l’argumentaire de « l’indépendance contre la privatisation du service de l’eau. » Le vote a été acquis à bulletin secret avec une majorité de15 votes «pour» sur 21 votants, quelques voix s’élevant pour regretter de ne pas « avoir pu étudier plus sérieusement les solutions alternatives ». Christophe Faverjon est le chef de file des élus « tous les élus ne sont pas d’accord avec le projet. » Il peut compter sur le soutien du dernier des maire de Pont-Salomon, Michel Reymond, opposé à la réhabilitation. Ils proposent le puisage de l’eau au Pertuiset pour les communes du syndicat des barrages des Plats et la vente du barrage pour un euro au Syndicat de la Semène (43) Avec un argument : le syndicat des eaux de la semène sera au fond le principal bénéficiaire de la réhabilitation.

Jean-Pierre Jusselme

Et si les experts étaient expertisés?

L’enquete du professeur Seralini est sous les feux de l’actualité. Elle révèle un mouvement de fond porté par la Fondation Sciences Citoyennes, et une opposition farouche de la technoscience. La propostion de de loi sur la défense des donneurs d’ alerte et sur la déontologie de l’expertise vient d’être retoquée par le Sénat. Pourparlers ouvre le dossier. Avec Jacques Testard, président de la Fondation http://sciencescitoyennes.org

Le Sénat retoque l’expertise indépendante

En Rhône alpes, la Fondation s’était opposée à la fermeture du Registre des Malformations congénitales de Rhône-Alpes (REMERA). Sur un de ses combats de longue haleine,  la Fondation Sciences Citoyennes vient d’essuyer un revers sévère. Mardi 9 octobre, la commission du développement durable du Sénat a en effet retoqué la proposition de loi portée par EELV qui prévoyait la création d’une Haute autorité de l’expertise scientifique et de l’alerte. Rencontre avec Jacques Testard, président de la Fondation sciences citoyennes.

La Fondation a fait un proposition de loi sur la défense des donneurs d’ alerte et sur la déontologie de l’expertise. Pourquoi cette démarche ?
La Fondation a travaillé 5 années sur ce projet de loi. Dans les questions d’éthiques liées aux choix technologiques, l’opinion publique est manipulée par les médias. Le référendum et le micro trottoir sont fabriqués par les médias. Les Etats généraux pour la révision des lois de bioéthique et le Grenelle de l’environnement ont été des leurres démocratiques. Certes, la procédure légale est le débat public. Il y a une Commission nationale du débat public. http://www.debatpublic.fr/, mais le débat ne permet pas de connaître la position des populations, mais d’entendre tous les porteurs d’intérêt, les lobbys, les militants, les industriels, les chercheurs. Et surtout les experts….
Derrière c’est la question de l’expertise qui est remise en cause ?
Il n’y a pas de réglementation sérieuse de l’expertise en France. L’expertise, c’est une tautologie : c’est ce que la parole des experts. Or,  il y a une idéologie de l’expertise et des conflits intérêts. Il est difficile pour eux de casser la branche sur laquelle ils sont assis . La fondation propose une nouvelle déontologie de l’expertise, qui associe des experts classiques, mais aussi des gens du milieu associatif et des citoyens initiés et éclairés grâce à d’autres connaissances, venant des sciences humaines et sociales.
Que sont les conventions de citoyens ?
La Fondation propose des conventions de citoyens. Elles  existent depuis 20 ans ans au Danemark. Elles seraient composées d’ un échantillon de population représentatif de la population française. Ces citoyens recevraient une formation sérieuse. Ils seraient initiés mais préservés des pressions des lobbies.Le problème technique n’est pas seulement un technique mais un problème de société Ils entendraient des psychologues, des historiens des anthropologues qui donneraient un point de vue sur l’utilité sociale et les conséquences. Ils pourront ensuite donner un avis, consultatif ou obligatoire qui oriente ensuite la fabrication de la loi .Les conventions de citoyens pourraient être généralisées aux autres domaines de la vie en société.
Quelle serait la mission d’une Haute autorité de l’expertise ?
La mission de la Haute autorité de l’expertise et de l’alerte ne serait pas de faire des expertises mais de définir les règles de déontologie. Ce serait une espèce de comité d’éthique de l’expertise. Elle veillerait ensuite au respect des règles. Dans le même temps, cette commission protégerait les lanceurs d’alerte.
Christian velot, lanceur d’alerte sur les OGM

Dans le proposition de loi qui a été retoquée par la commision du sénat, il y a la définition et la protection des « lanceurs d’alerte ». Quelle seraient leurs missions ? Et pourquoi les protéger ?

Les lanceurs d’alerte sont des vigies. Ils sont informés avant tout le monde, d’un risque sanitaire ou environnementale. Ils peuvent être chercheurs, techniciens de l’industrie, journalistes comme Zola. Parmi les lanceurs d’alerte, il y a Christian Velot ou André Cicocella qui est le chimiste qui s’est battu contre les éthers de glycol et autres saloperies de l’alimentation. En révélant le risque, ils se trouvent exposé à la vindicte de ceux que celà gêne (labo pharmaceutique, patrons, collègues qui craignent pour la réputation trouvent que dans une période de compétitivité à outrance c’est pas le moment de dire du mal de la boîte.Le « lanceur d’alertes » devient un militant obstiné mais en oppositions. Il est seul devant ses collégues. Il est mis dans un placard comme Seralini. Le projet vise à protéger les lanceurs mais surtout leur alerte. Car il faut qu’elle soit ensuite expertisée.
Propos recueillis par Jean-Pierre Jusselme

 

 

Autopsie de campagne. Festival d’Ambronay

Ccomme d’habitude, je sors le scalpel pour l’autopsie de la semaine. Aujourd’hui le patient est mort, déjà, mais pas pour les mêmes raisons que les victimes précédentes ; parce que la date est passée , tout simplement, pas la Date Limite de Consommation (DLC), mais la date du festival . http://www.ambronay.org/Festivals/

Red is Dead

Superbe ! Graphique et plastique, finement fait et tout en élégance. Du beau travail en un mot.  Le « light painting » en superbe ou en majesté, parce que l’affiche que vais passer au crible est un véritable icône moderne.
Le light Painting : Peindre avec la lumière, c’est Soulage mais là c’est lumineux ! On peut faire la même chose que les autres mais en mieux et en les occultant tellement la réussite est là. ( Et oui tout le monde fait du light painting aujourd’hui, mais là c’est beau et développé). Je suis sûr que vous vous souvenez de Juliette Binoche en star de l’affiche du Festival de cannes avec ses lampes de poche écrivant « Cannes » ! Basique, même pas Instinct !

Ici dans l’affiche du Festival d’Ambronay cette technique devient de l’Art appliqué et qui fait référence à l’art contemporain et à la danse. On image bien une Pina Bausch ou un Baryshnikov dessinant sous l’ordre de Stella ou de Sonia et Robert Delaunay. Du grand art, réussir à associer en une affiche la danse, la peinture, la photographie et les arts appliqués, belle performance.

Je parle de performance car sur une telle affiche le visuel est l’aboutissement d’une démarche, d’une chorégraphie, d’une préparation de l’outil pour obtenir non pas du light painting mais un visuel fait à partir d’une matière : la lumière.
Bien sûr il y a les différents niveaux de lecture et d’interprétations, ou de double perceptions du visuel. On peut lire les vitraux de l’abbaye, la lumière divine, le mouvement, et le tout dans une composition plastique sublime. Un sujet placé avec des belles marges autour de lui, comme pour le mettre en valeur, un personnage qui est petit dans le visuel mais central et lumineux. Une affiche qui respire avec des grands blancs . . . qui sont gris. Ca, il fallait que je la fasse !

Ensuite si on parlait de typographie. Aux futurs commanditaires de travaux de communication, regardez cette affiche ou le bloc texte date + Festival d’Ambronay fonctionne comme un logotype, comme un « bloc marque » pour les marketeux ! La date est en hyper ligot et le « Métamorphoses » vient juste se glisser comme votre maîtresse sous les draps, tout doucement, sans bruit ! c’est pas génial ça ? En tout cas ça fait plaisir !

A nos agences stéphanoises (http://www.pagesjaunes.fr/annuaire/saint-etienne-42/agences-et-conseils-en-publicite) qui font toujours ce que leur demande leurs clients, aux administrations, mairie, agglomération de commune ou chambre consulaire imprégnez vous de Beau, d’Esthétisme, parce que le concept peutaussi être un concept basé sur l’esthétisme, le beau. Mettre l’art et le beau au coeur de la vie des gens, pour ceux qui regardent les visuels, ceux qui n’ont rien d’autres que le coca de TF1, . . . vous décideurs ou autres Dirk kum,( ça fait mieux comme ça, un peu porno mais c’est rigolo, parce que Directeur de la communication ça fait tout de suite trop Directeur de rien et ça monte souvent plus vite à la tête qu’un extra et pour en descendre).
Enfin élus de tout bord et débords ou déboires, faites- vous une culture de publicité, une culture de communication visuelle, une culture de design graphique puisque vous décidez pour les autres. Votre responsabilité est grande. Pourquoi n’a-t-on pas de visuels aussi beaux pour annoncer tous les mois l’agenda de la Mairie, le vol pour Porto à l’aéroport de Saint-Etienne ou la Semaine bleue !

Et moi, je suis devant Juliette Binoche avec ses pinceaux qui dit à l’avion de Porto de revenir parce qu’elle a les pinceaux à l’air !

Bande annonce du Film de Wenders Pina

 

 

 

Rencontre avec… Christian Tetedoie

Article paru initialement sur Dessous de table

Fin de service de midi, je retrouve Christian Tetedoie, à l’heure, souriant et disponible. Entretien avec le chef lyonnais sur les différents projets qui l’animent…

Vous avez comme projet de créer un marché des chefs, marchés réservé aux restaurateurs. Quel est l’objectif ?

Les chefs qui s’approvisionnent directement au marché doivent faire face à plusieurs problèmes : difficultés d’accès aux marchés, problèmes de stationnement, perte de temps… sans avoir la certitude de trouver l’ensemble des produits de qualité dont ils ont besoin. Là il seront certains de trouver des produits de qualités, en lien direct avec les producteurs.

L’objectif de ce marché, c’est également de créer un lieu d’échange entre les chefs, un lieu où pourront se croiser les cuisiniers.

En complément, un site internet sera mis en place permettant de réserver les produits. Ainsi les chefs seront sûrs de pouvoir accéder à ce qu’ils cherchent, les producteurs pourront ainsi mieux gérer leurs production. C’est aussi un moyen de les aider, au moment où les petits producteurs connaissent des difficultés, transmettent leur entreprise…

Déjà des producteurs intéressés ?

Oui, on a déjà une dizaine de producteurs intéressés. Le bouche à oreille commence à bien fonctionner. Ils ont vite compris l’intérêt qu’ils pouvaient avoir à s’inscrire dans une filière de vente qui met en valeur leurs produits, vendus aux prix les plus justes.

C’est prévu pour quand ?

La balle est dans le camp du Grand Lyon et de la municipalité de Vénissieux. Le projet devrait voir le jour au printemps 2013. Le lieu reste encore à déterminer, l’objectif étant également de ne pas déstabiliser l’équilibre des marchés alentours…

Vous avez repris en association avec Franck Sucillon, Frédéric Sartou et Stéphane Fioc l’ancienne Rue Le Bec. Le restaurant, à peine plus d’un mois après la reprise est déjà ouvert. Comment ça s’est passé ?

Mes associés m’ont contacté pendant que j’étais en vacances à l’étranger. Ils ont réussi à me convaincre pour qu’on reprenne le lieu ensemble. Dès mon retour on s’est mis au travail. 15 jours de travail non stop pour monter le dossier, et présenter une offre.

Le prix que vous avez proposé est bas, c’est une bonne affaire ?

Le prix est effectivement bas, cela peut sembler être une bonne affaire. Il faut savoir que l’investissement ne se limite pas uniquement au montant de la reprise. Il a fallut racheter du mobilier, refaire la décoration, reconstituer le stock de vin. Tout cela a un coût. Et surtout nous avons repris 39 salariés sur 50. Soit presque autant qu’ici. (le restaurant Tetedoie compte 53 salariés). Le loyers et autres frais fixes sont également en conséquence. La gestion d’un lieu comme les Salins nécessite beaucoup de rigueur…

Les villes candidates pour accueillir la Cité de la gastronomie vont soutenir leurs candidatures la semaine prochaine. Lyon a-t-elle une chance de l’emporter ?

Il faut savoir qu’à l’origine, l’idée d’organiser un lieu autour de la gastronomie est une idée lyonnaise assez ancienne (2001). A la suite du classement du repas gastronomique des Français au titre du patrimoine immatériel de l’Unesco, la Mission française du Patrimoine & des Cultures alimentaires a repris l’idée, en lançant un appel à candidature en vue d’attribuer la Cité de la gastronomie.

Lyon a un dossier sérieux, les personnes qui y on travaillé ont fait un gros travail. Lyon a toutes ses chances. Mais le choix sera également politique…

[google-map-v3 width= »620″ height= »350″ zoom= »14″ maptype= »roadmap » mapalign= »center » directionhint= »false » language= »default » poweredby= »false » maptypecontrol= »true » pancontrol= »true » zoomcontrol= »true » scalecontrol= »true » streetviewcontrol= »true » scrollwheelcontrol= »false » draggable= »true » tiltfourtyfive= »false » addmarkermashupbubble= »false » addmarkermashupbubble= »false » addmarkerlist= »Montée du Chemin Neuf, 69005 Lyon, France{}1-default.png{}Restaurant Tetedoie » bubbleautopan= »false » showbike= »false » showtraffic= »false » showpanoramio= »false »]

Fête du livre

[:fr]Le grand bazar, la foire du livre. Encore une fois cette année on nous sert la même soupe. Populaire d’accord, mais pourquoi, encore de la soupe? Je parle de l’affiche de la fête du livre. Autopsie ! Read More « Fête du livre »

Pourparlers en mode «Beta»

Quels gros bétas, ces Pourparlers ! Oui. Pourparlers est depuis ce trois Octobre en ligne, mais en mode beta, comme disent nos amis geek. Décodage : en mode démarrage soft, le temps d’une traversée. En mode beta, sur son frêle esquif, Pourparlers sort haut son mat de mitaine. Avec un seul pavillon affiché à l’enseigne amirale du site : l’arobase qui questionne, le crochet qui alpague, le drapeau de pirate flottant au vent de l’infini.

En mode beta ? Durant une année, pourparlers sera donc en mode beta. Voir la fidélité des mousses et moussaillons. Essuyer ensemble la mer des Sargasse, le désert des Bermudes et les tempêtes du Cap Horn. Eprouver nos serments d’honneur. Réciter ensemble comme un chapelet la Charte d’Athènes. Donner la cadence à la rame à nos amis graphistes et développeurs. Aiguiser le sens critique de nos amis journalistes. Tester le cap de nos capitaines et gouverneurs. Sans argent, ni mécène, à la gloire de la couronne de la presse libre et indépendante, Pourparlers est une association de bienfaisance. Avec une morale haute et forte : sans concession, sans répétition, mais sans félonies ! Jamais Pourparlers ne frappera dans le dos, car son viatique est « Ouvrons le parole ». Jamais donc de coup en traître.

Doucement, mais pas tièdement.  En ouverture de rideau, ce deux Octobre, les naufrageurs de Pourparlers, flibustiers sans loi ni roi, commencent dans l’invective critique et esthétique. Sidérés par la campagne pour la fourme de Montbrison (agence 32 Décembre), les pirates de Pourparlers dégainent quelques leçons d’esthétique (lire La Fourme fait de la politique). Les gérants de 32 Décembre n’ont pas souhaité répondre à cette 1ere bordée de canon. Ils essuient les plâtres, paix à leurs intérêts que nous ne méprisons pas. La chronique de « Red is Dead » sera régulière.

Puis il y a  ceux qu’on appelle et qu’on classe comme les sans-papiers, mais pas sans carte de crédit. Comme quoi le capitalisme est bien l’ultime frontière, aujourd’hui.  (lire Etre sans papier et faire ses achats à la Fnac). Là où une certaine morale publique nous pousserait à ne plus voir ces habitants sans titre dans nos villes, pourparlers leur donne visa, quitte à frôler la désobéissance civile. Notre journaliste va compléter sa tranche de vie par un entretien avec la Préfecture.

Il y a notre évêque Tintin reporter en Transnitrie (lire Un evêque au pays d’Ottokar). A quelques 2000 kilomètres de Saint-Etienne, un pays fantôme, muséum d’histoire politique où domine la statue imposante de Lénine comme dernier arpens d’un communisme fossilisé.

Pourparlers est autant casque bleu que pirate. C’est dans son étymologie, son ADN éditoriale. Dans cette 1ere traversée, Pourparlers propose une trêve, un moment d’accalmie doux et reposant. Car la guerre est déclarée, âpre et rugueuse, à mots découverts… entre journalistes. Il y a les frères de la côte, les journalistes qui ont choisi la force obscure du Net et les traditionnels, les appareillés au continent Papier et ondes. Notre journaliste leur donne le temps d’une trêve des Braves. Car ils servent le même pavillon : la liberté et la vérité.

Bientôt, Pourparlers proposera une enquête approfondie sur le projet de barrage des Plats,  à Saint-Genest Malifaux et des rendez-vous en live.

Jean-Pierre Jusselme

Etre sans papiers et faire ses achats à la FNAC

3 ans.  « Joseph » y pense chaque jour. 3 ans qu’il ne possède plus de titre de séjour et donc le droit légal de résider en France. 3 ans qu’il ne peut donc ni repartir chez lui, ni prendre l’avion. Il ne touche plus la CAF, ce qui a considérablement augmenté ses dépenses. Pourtant, l’interview finie,  un doute subsiste, me retournant sans cesse l’esprit. Ce garçon est-il malheureux ?  Le récit de ces trois années laisse à penser que non.

Joseph a connu un parcours un peu chaotique au niveau de ses études : parcours  qu’il attribue à un manque de motivation mais aussi aux nombreuses grèves universitaires qu’il a connues. Il affirme ne pas avoir eu cours pendant plusieurs mois. Le jeune homme s’est depuis, repris en main.  Un regain de vitalité qui a paradoxalement coïncidé avec le début d’un statut de sans-papiers.  Pourtant, sa vie n’a pas vraiment changé. Il s’est retrouvé plusieurs fois à l’hôpital, et a pu recevoir sans problème des soins. Son titre de séjour ne lui a jamais été demandé.

[pullquote align= »right »]« Etre orphelin de son titre de séjour aurait été problématique si je n’avais vraiment pas les moyens, mais je suis chanceux à ce niveau-là… »[/pullquote]
Son inscription à la fac et en école se sont aussi déroulées sans anicroches.  Là non plus, son titre de séjour ne lui pas été demandé. L’étudiant évoque aussi les achats en plusieurs fois faits sur internet et la téléphonie mobile. Les achats en plusieurs fois nécessitent une pièce d’identité. Joseph tente le coup avec son passeport. A sa grande surprise, l’achat est validé et il parvient donc à acheter à crédit. Son passeport devient ainsi son nouveau sésame. Il parvient ainsi à prendre une nouvelle ligne mobile et même, à ouvrir un nouveau compte bancaire. Au cours de l’ouverture de son nouveau compte bancaire, il précise que son titre est en attente de renouvellement et la banque accepte ainsi la pièce d’identité de son pays d’origine.

CC William Hammon

Joseph concède que travailler sera beaucoup plus difficile en étant sans papiers, mais que sa vie d’étudiant n’a en rien été altérée par ce nouveau statut. « Etre orphelin de son titre de séjour aurait été problématique si je n’avais vraiment pas les moyens, mais je suis chanceux à ce niveau-là… » avoue le jeune homme.  Il a une pensée pour les autres sans-papiers : ceux qui n’ont pas les moyens et qui mènent une vie difficile. Vivre agréablement sans titre de séjour est donc possible si on a les moyens. Joseph assure qu’ils sont plusieurs dans ce cas. Pas fiers d’être sans papiers, mais heureux de pouvoir mener une vie normale.

NDLR : « Joseph » est un nom d’emprunt

La fourme de Montbrison fait de la politique

Fond blanc, accroche publicitaire en noir, produit détouré sur ombre Photoshop ; ainsi pourrait se résumer cette affiche. Sobre, simple, pauvre et seule. Autopsie d’une affiche et d’une campagne !

Read More « La fourme de Montbrison fait de la politique »

Néo-journalisme et technologie : menace ou richesse pour l’information ?

Les tweets, les posts sur Facebook, les blogs alimentés toutes les heures. L’information circule sur le net à une vitesse grandissante. Avec les moyens du XXIe siècle, toute sorte de contenu peut être diffusée sur les réseaux sociaux. Et ce à moindre coût et par n’importe qui. A l’intérieur de ce microcosme d’internautes, des milliers de personnes qui s’approprient le titre de néo-journaliste. « Maniac Geek », blog trotter sur la Toile, à l’origine de l’article « Le journaliste vaut-il mieux que le blogueur ? » , argumente son point de vue. « Le journaliste doit se remettre en question dans le sens où il a un concurrent en la personne du blogueur. Il doit tenir compte que les gens en ont marre des médias dominants dont la seule qualité est d’écrire le plus rapidement possible ».

S’il affirme suivre les mêmes étapes qu’un journaliste lambda, en réalisant des interviews, en se tenant au courant et en vérifiant ses informations, il est aussi convaincu de la valeur ajoutée du bloggeur, c’est-à-dire, son indépendance. Mais la volonté de ne pas reprendre les dépêches AFP et de se différencier des journalistes encadrés par les grandes entreprises de presse, n’appartient pas à toute la blogosphère. Certains se contentent bien souvent d’alimenter un flux d’information que se répète systématiquement. Résultat : l’uniformisation des contenus sur le net.

C’est pourquoi, l’ancienne génération de reporters, stylo et carnet à la main, redoute cette nouvelle forme de journalisme. Malgré tout, ils s’y intéressent et s’adaptent de plus en plus à cette réalité, soit pour des raisons économiques, soit par simple plaisir personnel. Il n’en reste pas moins que le net a entièrement bouleversé l’univers de la presse, ainsi que la façon de concevoir l’information, de s’en approprier et de la retransmettre. Pour le bloggeur Laurent Colin le néo-journaliste, n’est ni plus ni moins qu’un citoyen ordinaire, ayant sélectionné et vérifié ses sources. En quelques mots, pour lui, tout le monde peut être journaliste si éthique et déontologie sont respectées. Ce qui n’est pas toujours le cas sur Internet. Mais il ne faut pas oublier que plagiat et propos erronées proviennent aussi des journalistes professionnels sur les sites d’information en ligne. Certains internautes préfèrent alors aller chercher l’information sur les blogs ou parfois en créer eux-mêmes, entraînant rapidement un cercle vicieux.

Le relais de l’information est donc un exercice dont le journaliste ayant une formation ou s’étant construit sur le terrain n’a désormais plus l’exclusivité. L’avancée de la technologie vient brouiller davantage ce tableau tant hétérogène que chaotique. Sans aucune intervention humaine, le Statsheet, un site d’infos entièrement écrit par un robot, inventée par l’américain Robbie Allen, répertorie 10 000 articles par mois, des centaines de sites, de comptes tweeter, Facebook et applications iphone générés par un simple algorithme informatique. Pour l’instant cette machine est capable de générer uniquement des articles de sport sur la base de statistiques. Mais qu’en sera-t-il dans quelques années ?

Une certitude : le journaliste n’est plus le « maître des sources ». Lui reste-t-il encore peut-être la finesse de sa plume.

Un évêque au pays d’Ottokar

La Transnitrie est une province sécessionniste de Moldavie. Brève incursion dans ce « no man’s land » gardé par la figure imposante de Lénine. Aux commandes, Mgr Dominique Lebrun, évêque de l’église catholique romaine.

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com
X
%d blogueurs aiment cette page :