Le jour où j’ai « patché » la crise avec Jean-Marc Ayrault

D’une bourde du Premier ministre Jean-Marc Ayrault parlant de patches au lieu de pitches si on faisait une analyse de la politique rose pâle. Un gonzo report avec beaucoup de citrons amers dedans.

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L’empathie de la « non vie » par le collectif Manuela Rodriguez

Le design, c’est cool, c’est sympa, n’est-ce pas ? C’est Trendy diront certains pour être dans le coup. Ça rime avec le beau, l’innovation, le progrès. Parfois il y a un petit côté fascinant, magique dirons-nous. Si ça va trop loin alors c’est de la science-fiction, « mais c’est avant tout pour poser des questions » répondront les naïfs la bouche en cœur. Un concept fourre-tout : design environnemental, design commercial, design social, design numérique, design humanitaire… Bref, rien de bien méchant dans ce « quelque chose perdu entre l’art et l’industrie » que nul ne sait trop définir avec précision.

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Les 5 bonnes raisons de lire Les vies liées de Lavilliers

Commencer 2013, en relisant un livre paru en 2010. Est-ce bien être dans le move de l’actu ? Oui ! Pourparlers assume et aime « Les vies liées de Lavilliers » (Flammarion) Parce qu’aujourd’hui plus que jamais on a besoin d’enquête cousue main. Parce que le savoir faire manufacturier d’un artisan journaliste ligérien est précieux. Pourparlers décerne le « Made in Loire » à cette bio qui poursuit ses chemins de traverses sur le blog de MK . Et vous met en ligne quelques inédits de BL.

 

Michel Kemper est un journaliste old school

Michel Kemper est un journaliste old school style. Lunette serrées, débit heurté, il n’a jamais emprunté les voies faciles du métier, jamais cédé aux complaisances du métier de journaliste cultureux. Et s’il savoure quelques places VIP dans les festivals « pour mieux faire mon métier » s’excuse t-il, il sait aussi se faire des ennemis dans le métier, ce qui est un gage de crédibilité. Sur son blog dédié à la chanson française, MK a trouvé une terre d’asile et devient juge des élégances de la chanson français. Pourquoi lire les Vies liées de Lavilliers et s’abonner au site http://nosenchanteurs.eu/ La réponse en 5 raisons majeures.

1ere raison Une bio en forme de bataille. Ma bio, mon combat. Michel Kemper a payé le prix pour cette bio. Cet ancien du défunt magazine Chorus a mené de 2004 à 2010 une enquête serrée de 300 pages sur Bernard Lavilliers. Ce livre aurait du s’écrire à deux voix. Sans doute aurait-elle été autre. Bernard Lavilliers était censé dévider dans l’oreille complice de son ami journaliste ses secrets intimes pour la collection Chorus/Fayard. En octobre 2006, Lavilliers signifiait qu’il se retirait du projet. MK ne veut pas lacher l’affaire, son travail d’enquête le prend aux tripes. En janvier 2009, le livre est signé par le PDG de Fayard, Claude Durand. Fin novembre 2009, le contrat est dénoncé par Olivier Nora, son successeur. Les éditeurs ne se bousculent pas au portillon. La faute à des menaces non dissimulées de procès ? Lavilliers fait-il peur ? Est-ce le poids dans l’empire Barclay-Universal ( 600 000 albums vendus en moyenne) ou des supposés gros muscles de boxeur de Nanar ? Que peut peser le travail d’un obscur journaleux de province face à Lavilliers ? Les éditeurs lui proposent alors des contrats léonins, laissant à la charge de l’auteur les frais d’éventuels procès. CQFD. « Je ne voulais pas transiger. Certains éditeurs ont eu peur du procès, et m’ont abandonné. » explique Michel Kemper. La bio sera finalement prise chez Flammarion.

Les vies liées de lavilliers by Pourparlers on Mixcloud

Les vies liées de Lavilliers

2eme raison. Une bio qui résiste au système médias…Les vies liées est le miroir tendu au système médiatique. La bio non autorisée sortait en novembre 2010 en même temps que Causes perdues et musiques tropicales Devinez si les journalistes et les médias ont préféré le mythe à la réalité ? Bien évidement Le Monde, L’Humanité, Le Nouvel Obs, Le Grand journal de Canal+, Le Fou du roi, Libération, Serge, France 2, France-Inter France 3, France 5, RTL, Europe 1 ont préféré le mythe fait homme ! Lors des interviews précédant le retour à Saint-Etienne de Lavilliers, alors parrain de Paroles et musiques, les consignes du manager aux journalistes étaient claires : ne lui parlez pas du livre de MK, sinon pas d’ITW. Cette omerta est confirmée par les attachés de presse de Flammarion. « Le sérail des journalistes parisiens a boycotté ce livre » déplore Michel Kemper. Lavilliers depuis ses débuts en 1965 a su apprivoiser la presse. « Lavilliers a vite compris comment se servir d’une presse qui ne vérifie pas ses sources. Comme il est un bon client, les journalistes l’aiment bien. Mais en trois ou quatre feuillets on ne risque pas d’aller fouiner dans le passé ou de vérifier des infos. On s’en tient seulement à ce que Lavilliers dit, sans distance aucune, ni sans aller explorer les doutes existants et les incohérences du parcours. » Le blog épingle L’air du temps (diffusée en décembre sur France5), véritable panégyrique de Lavilliers. Cette émission, produite par P6 productions, reconnaît avoir « été supervisé par Lavilliers, rectifié et validé par Frédéric Vinet, le manager et bras droit de Lavilliers ». Les gardien de temple veillent !

Un 1er inédit de Lavilliers ( enregistré à l’époque mais jamais gravé sur galette)

3eme raison. Des révélations sur les plagiats…….Et la mythomanie de Lavilliers.

Lavilliers dans les années 60
Lavilliers dans les années 60

Les plagieurs de Gainsboug à Trenet sont légions dans la chanson. Lavilliers est sans doute leur maitre à tous. MK a relevé pas moins de 25 chansons douteuses.Et de citer des emprunts à Saignée piquée à Joyce Mansour, ou Au Petit matin à Claude Roy Contrefaçons ? Plagiats ? Emprunts ? Ressemblances caractérisées comme le signale la Sacem ?  « Mais son travail d’écriture est avant tout un exercice de réappropriation de textes et poésies, qu’il arrange à sa légende » explique MK.

Deux chapitres examinent les bobards de Bernard Lavilliers. Lavilliers n’a pas été au Brésil dans les années 1960. Il n’a jamais fait de prison ni été en maison de correction. Il n’a jamais été boxeur professionnel. Il n’a jamais eu de bateau nommé Corto Maltese. Lavilliers a été précurseur en s’inventant sa vie. Les Vies liées décrypte ce storytelling, invention de Michel Martig, son manager au début des années 1970. « Lavilliers porte nos fantasmes face à nos vies médiocres : se casser de l’usine, faire l’amour avec femmes brésiliennes et un bras d’honneur a une vie médiocre..» commente Michel Kemper.

Un antidote certain, la chanson cultissime des Fatal Picards où le grand Nanar met de l’humour dans sa légende en apparaissant en invité guest star :

Indulgent avec l’artiste. MK tacle les médias complices. « Toujours lui faire vivre cette vie, jamais le contredire. C’est à peine le chanteur qui s’en vient mais le frère de lait d’Indiana Jones, le manuel de survie de MacGyver, le Cendrars bien Loti, le coup de crayon de Pratt…, on reçoit une icône, la projection de nos fantasmes, la matérialisation de nos envies. Lavilliers échappe à son humaine condition : il est largement ailleurs, en constante représentation, rivé à ses vies rêvées. » Les vies de « Corto lavilliers » ou « Bernard maltese » s’imbriquent jusqu’au plus ridicule. Jusqu’à provoquer l’emphase pathétique chez les journalistes « Tout jeune, il a quitté Saint-Étienne, il a quitté la zone. Il est parti pour le Brésil riche de ses seuls rêves. Né trop tard pour être flibustier, il est devenu auteur-compositeur-interprète-voyageur-aventurier-chasseur de tigres… » (A/R-mag, magazine de voyages ). Le blog ancré dans les réactions des gens du métier et de ceux qui ont croisé Lavilliers est un fabuleux contre-poison à cette logorhhée pathétique : http://nosenchanteurs.eu/index.php/tag/les-vies-liees-de-lavilliers/

un second inédit, en mode Ferré/Brassens

4eme raison. Une biographie chorus qui donne vie au saint-etienne culturel des années 60. Les vies liées de Lavilliers traite principalement de la genèse de l’artiste et de son mythe, jusque dans les années 1980 et les succès commerciaux. Les Vies liées de Lavilliers est une bio chorus. Elle grouille comme toute bio sérieuse de la vie « antichambre » de l’artiste. Saint-Etienne des années 60 est le second personnage. Michel Kemper est allé chercher le Lavilliers qui prend forme, corps et voix dans le quartier de Chavanelle et de la Manu.

5eme raison Une bio assortie d’inédits. Avec son acolyte, le chanteur Éric Guilleton, Kemper a déniché des chansons inédites de Bernard Lavilliers (Jeannette, Sur les bords de l’Allier, L’homme en bleu, Whisky-Club, Ça en fait des croix…), chansons tirées de son époque stéphanoise (1965-1966) jamais gravées dans la cire. Et à lire l’extrait de la bio qui traite du mystère d’Edgar de Lyon.

Jean-Pierre Jusselme

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Pourparlers et Open sources prédisent zéro déchets à Saint-Etienne

Cet ancien étudiant du post-diplôme de la Cité du design s’est spécialisé dans le réemploi. On peut retrouver certaines de ses créations sur la revue de recherche en design « Azimuts ». Prospective et entretien avec Baptiste menu (www.echo-system.fr).

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Design de réemploi : la révolution venue de Cuba atterrit à Saint-Étienne

Pourparlers s’invite à la révolution du Design de réemploi. Une jolie bouture de cette révolution écologique et humaniste prend racine à Saint-Étienne dans la canopée design. Pourparlers effeuille les étages de cette fusée.

Design symbiotique, biocénose alimentaire, villages de villes sont des alternatives écologiques et économiques au schéma classique production/usage/élimination. La révolution du Design de « réemploi » peut toucher tous les domaines, de la vie courante, de l’intime du foyer jusqu’aux espaces publics de la Cité et de l’Urbanisme. Explorations de l’echo-system d’Open sources.

 Design et déchets un oxymore ?

Design et déchets, un oxymore ? Pas certain. Avec les crises, ce design de réemploi pourrait prendre la vague, et devenir le « hype » absolu. Equation simple : le design classique est lié à l’obsolescence programmée. Il alimente une surabondance d’objets et de produits pour « faire tourner la machine ». Produisez, marketez et vous aurez l’abondance ! Le Design classique est l’ultime avatar de l’urbanisme de la révolution industrielle. Le Design de réemploi rebat les cartes. Le réemploi n’est pas le recyclage. Il donne une seconde vie aux objets mais « en les respectant dans leur identité, leur mémoire, et surtout, la forme des matériaux ». La Révolution est venue de Cuba. Face à l’embargo et à une pénurie de matériaux, les designers locaux (la population) ont inventés ou réinterprétés les matériaux à portée de main. Ernesto Oroza attire notre attention sur l’émergence de l’industrie vernaculaire à Cuba et la notion de désobéissance technologique. Leur révolution du « petit arrangement avec l’objet » a connu l’intérêt jusqu’à devenir des modèles pour les designers de la planète.

 Une bouture à Saint-Étienne

Cette bouture iconoclaste est en phase incubatoire à Saint-Étienne. Open sources est un collectif de designers, architectes, menuisiers, hébergé et accompagné par le Comité d’animation pour tous sur le parc de Montaud (CAPM). Le collectif œuvre dans des locaux prêtés par la ville de Saint-Étienne. Les membres se prêtent en contrepartie à des séances d’animation vers les enfants à l’éco-conception, à la sensibilisation aux déchets et au réemploi. La ville fait ainsi coup triple : investir le champ du design de réemploi, accompagner souplement de jeunes pousses, mener des actions de sensibilisation au développement durable dans le champ de l’économie sociale et solidaire.

Le travail d’Open Sources commence à trouver place publique. Open sources et Baptiste Menu ont ainsi scénarisés l’espace du dernier salon Tatou juste lui donnant cohérence et profondeur de champs, qualités qui faisaient sans doute défaut aux précédentes éditions. Et un rendez-vous est programmé pour la Biennale du Design.

Monter une filière Design de réemploi.

L’atelier de Montaud fonctionne à l’échelle de l’artisanat et du prototype. L’atelier de Montaud est donc comme un laboratoire local pour « Jouer et travailler avec la complexité du réemploi ». L’enjeu dépasse l’artisanat. L’ambition est d’entrer dans un processus de design pour valoriser les déchets et passer à l’échelle d’une filière « Nous sommes là pour interroger la vocation industrielle du réemploi. » La seconde étape est donc la création d’une filière maitrisée des déchets comme celle d’Envie pour la niche des déchets informatiques et électroménagers. Le modèle économique reste à trouver. Courent-ils après une chimère ? Mission impossible ? La greffe « post mortem » d’objets morts à leur 1ere vie d’usage peut-elle prendre au niveau du corps industriel ?

 Une troisième révolution industrielle ?

Le Design, dernier avatar du capitalisme consumériste et comme son aile avancée, va t-il disparaître avec la fin des ressources abondantes ? En clair, la crise écologique sonne-t-elle l’arrêt du design marketing pour un design du réemploi ? Il reste à trouver le modèle économique, industriel – peut être dans un mix idéal public/privé – derrière l’innovation sociale. Le défi n’est ni artistique (bien sûr on pense à Marcel Duchamp et à la révolution dada), ni même artisanale. Le cap de Bonne espérance aussi bien pour « Open sources » est le process industriel. A l’échelle du monde, quelques réalisations d’ingénieurs venus d’une autre planète trouvent déjà souche comme la ville danoise en totale symbiose industrielle de Kalundborg. Pourquoi ne pas profiter des synergies permises à Saint-Étienne autour du CIRIDD et accompagner localement cette transition?

Pourparlers s’interroge donc avec Open sources sur la vie de nos objets « marketés », condamnés à une vie éphémère car programmés pour l’obsolescence. Et pourparlers donne une petite tape amicale à ce projet concentré d’énergie grises, de valeurs écologiques et humanistes. Un programme ? Non un défi !

 Jean-Pierre Jusselme

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Madame Petiot fait trembler François Perol, patron de la BPCE

Madame Petiot fait trembler les banques françaises. Depuis son perchoir de Saint-Just-Malmont, la passionaria altiligérienne harangue les banques. Et celà marche ! Notre « Cantonna » malmontaise inquiète. Analyse.

Cliente toute ordinaire de la Caisse d’épargne, Madame Petiot est très préoccupée de morale bancaire. Elle refuse que son épargne soit placée dans les « paradis fiscaux. » Alors, Madame Petiot trouve tout naturel de leur demander des comptes. Où est placé mon argent? La banque peut-elle garantir de ne pas avoir des placements dans des paradis fiscaux? Pour muscler son questionnement, la passionaria s’arme de l’outil http://www.taxjustice.net qui est l’outil majeur pour décrypter l’opacité des banques. Mais Madame Petiot n’est pas une va-t-en-guerre. Elle suit scrupuleusement la voie hiérarchique. Sa requête remonte par étapes de la caisse locale à la caisse régionale puis enfin à François Pérol, big Boss du 2ème groupe bancaire français. Cette catho de gauche est à bonne école. Elle est membre du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement/Terre solidaire ( CCFD) qui est la première ONG de solidarité française très en pointe sur les questions des plaidoyers contre l’opacité bancaire et les paradis fiscaux! On peut imaginer que cette implication lui ouvre les oreilles des financiers à défaut de la transparence de leurs écrans. Les résultats de son compte de campagne tombent positivement. Pied à pied, l’opacité recule.

Interroger l’économe diocésain

Avec une responsabilité élargie aux marchés publics et aux traitements de leurs employés, la vaguelette pourrait devenir un raz de marée sur les côtes ligériennes et altiligériennes.Et comme, il n’est d’action efficace sans relais collectif, un groupe CCFD fait la tournée des popotes municipales avec une question. Pouvez vous nous dire où vous mettez notre argent ? Le groupe demande un écrit sur l’honneur. L’opération ne s’arrête pas là. « Dix sept régions sur 22 sont engagés dans cette dynamique » note madame Petiot. Les économes des diocèses sont aussi passés à la question par cette vague « bottom-up ». Au final, l’écrémage passé, trois banques sortent de la nasse : la banque postale, le crédit coopératif et la Nef

Jean-Pierre Jusselme

 

 

Pourparlers prédit la fin d’un monde

Quelques centimes de plus à la pompe sur les carburants et l’alerte est déjà à son comble. Le blocage des carburants n’y feraient rien, car la vaguelette des prix à la pompe cache mal le tsunami énergétique prêt à déferler sur nos économies. Le pic pétrolier est devant. il nous oblige à une transition raisonnable et raisonnée soit une « résilience ». Les gaz de schiste rebattront-ils les cartes ?

Loire en transition from Pourparlers on Vimeo.

Pourparlers prédit la fin d’un monde ! Celui définitif et programmé du pétrole abondant. L’or noir, moteur et soutier énergétique de la croissance, est en passe de devenir le plomb de nos économies. Nous voici dans l’univers du Monde fini, et comme le prônait déjà ATTAC dans les années 80, Pourparlers invite à « Penser global et agir local » ».

Les énergies renouvelables ne feront pas la soudure

Si la transition a son ministère et sa ministre, avec sa feuille de route et ses cinq thèmes  n’est-elle pas autant celle du « bottom-up » au plus près des réalités locales ? L’initiative de Loire en Transition s’inscrit dans cette démarche. Né à la suite d’une prise de conscience de Rob Hopkins, le mouvement se revendique de la permaculture. Le mouvement des territoires en transition cultive une certitude : le temps de l’énergie pétrolière abondante est derrière nous. «  Le pic pétrolier conventionnel a débuté en 2008. Avec le ballon des autres pétroles dont les gaz de schiste, on atteindra un épuisement des ressources en s2015/2020″, explique Joel Marty. Les énergies renouvelables ne feront pas la soudure. »

Logique Bottom up

Cette prise de conscience a essaimé partout dans le monde. Il y aurait ainsi « 2000 initiatives de transition dans le monde et entre 100 et 150 en France » selon Joel Marty. Ce cadre d’entreprise n’est pas dupe.  » Loire en Transition s’inscrit dans la logique du bottom-up, donc de la mobilisation des citoyens. Mais nous ne pouvons rien faire sans les entreprises, ni les autorités locales. » Les acteurs du mouvement ne méconnaissent pas le scénario Mégawatt (logique des trois tiers) mais invitent dans une logique « bottom-up »  les citoyens à l’action locale.

 

Des viaducs et des ponts

La démarche de « Loire en transition » est donc de préparer les esprits à ce choc, et de poser les bases d’alternatives multiformes. Laboratoire de réflexion et d’information locale,  Loire en transition est en mode projet. Les groupes locaux souhaitent poser des « ponts » entre des citoyens avides de sobriété et le monde des décideurs locaux… » Nous essayons d’être des constructeurs de ponts entre les amaps, les sels, le covoiturage, les ressourceries. Et au delà des ponts, on essaie de construire des viaducs, vers des univers du numérique qui a des clefs du futur, l’univers des entreprises et des instituitonnels. » Reste à écrire la partition locale de cette musique (1). Tout un vade-meccum de la mobilisation est disponible sur http://loireentransition.com/quelques-outils/

 

Jean-Pierre Jusselme

Entretien

« L’exploitation des gaz de schiste est absurde »

 

 Entretien avec Joel Marty, membre d’un groupe local de Loire en transition

Loire en transition Pourparlers Jean pierre jusselme by Pourparlers on Mixcloud

Loire en transition est un laboratoire de réflexion et/ou d’expérimentation?

Nous sommes dans une démarche citoyenne dite du « bottom-up ». La réflexion des groupes « territoires en transition » est largement partagée  par d’autres associations ou mouvements comme Le Pacte civique, le mouvement Roosevelt 2012, l’institut Momentom, la Frapna, le mouvement des colibris. On procède selon la méthode « Learning by doing  » et « doing by learning ». Nous sommes prêts à informer les élus locaux, avec le souci de partager de son futur et de celui des générations futures.

Quel est le modèle de sortie de crise?

Loire en transition parle de résilience locale. La résilience est une notion bien connue pour les ingénieurs des matériaux et au niveau psychologique avec Boris Cyrulinik. C’est la capacité d’un territoire à absorber une crise en restant fidèle à lui-même.

Si on se projette sur le territoire de la Loire, cela passe t-il par des schémas de mobilité différents?

La démarche « territoires en transition » se conçoit au niveau et à l’échelle d’un village et d’une petite ville, voir d’un quartier de ville.

Le rapport Gallois laisse la porte ouverte aux recherches sur les gaz. Peut il être ballon d’oxygène pour l’économie?

Les Etats-Unis ont commencé les forages depuis une 10 d’années. Ils se rendent compte que c’est une absurdité. Un forage apporte 2 ans de production. Il faut donc multiplier les forages, et cela ne retarderait le problème de l’énergie au mieux que d’une vingtaine d’années. Son impact écologique est démesuré. Il suffit de voir les vidéos d’avions survolant le dakota du Nord, et il n’y a plus du tout de nature. Nous n’avons pas d’autres alternatives.

 Propos recueillis par Jean-Pierre Jusselme

 

Futurible

Le Crêt de Roch un quartier en transition?

Le quartier du Cret de roch par l’énergie de matière grise qui s’y concentre et le modèle d’économie sociale et solidaire est sans doute le « prototype » d’un territoire urbain en transition.


En septembre 2012 à l’occasion de la quinzaine thématique Territoires en Transition, l’association Zoomacom, la société coopérative Openscop et leurs partenaires ont souhaité faire découvrir aux acteurs associatifs, élus, collectivités, citoyens, des manières et des outils innovants pour agir localement.

Liberté j’apprends tes codes

Qui peut se targuer d’avoir tes taux de croissance de 20 et 30%? Le secteur des logiciels libres ! (Rapports Pierre Audoin Consu). Parce que ce continent en expansion est à la portée  du 1er mohican venu, Pourparlers dialogue avec Alolise et vous livre le vade-mecum de la migration. Alolise partage  une seconde  question ( à faire tourner ! via vos réseaux sociaux ou non) : quels sont les freins au passage dans les entreprises ?

 

Quels freins dans les entreprises pour passer aux logiciels libres from Pourparlers on Vimeo.

Echanges autour de la pratique du logiciel « open source »

Quelle est la porte d’entrée pour le néophyte ? Passer sous Linux? Aller voir avec son moteur de recherche : logiciels libres?

Il existe sous Mac os ou Windows  des logiciels libres en applications. Les développeurs font en sorte que cela puisse tourner lors de la compilation sous tous les systèmes d’exploitation. L’équivalent « libre » de Photoshop est Gimp et il tourne aussi sous Windows. On peut faire retouche photos, éditions sans changer son système d’exploitation. Ceci dit, l’installation de Linux est plus facile que celle de Windows car il n’y a pas l’étape d’activation de la clef. Après on change d’environnement donc il faut s’adapter.

Vous êtes basé à Saint Priest en Jarez. Est-ce que localement la révolution se fait aussi près de chez nous ?

À Tatou Juste, les personnes sont sensibles à cela. La confusion vient entre logiciel gratuit et logiciel libre. On essaie de mettre en avant le partage de la connaissance, avant la gratuité. Au niveau de l’association, on parle d’art libre, de videos et même d’électronique libre

Est-ce qu’il y a des bugs dans les « logiciels libres »?

C’est commun à tous les univers informatiques y compris les logiciels privatifs. Il y a des mises à jour constantes sur les systèmes d’exploitation. On découvre des failles de sécurité. On installe des anti-virus.

On connait tous Google map et google earth. Le monde du logiciel libre développe Openstreet map. Est-ce que vous n’affrontez pas directement avec ce projet les instituts de cartographie français et le monstre Google ?

La problématique est la donnée cartographique. Les instituts détiennent la donnée et la revende donc le particulier ne peut en faire usage. Avec google map, vous ne pouvez pas  librement imprimer la carte et la passer à quelqu’un d’autre. Vous devriez demander cette autorisation à Google

L’idée est de prendre des données libres d’utilisation comme le cadastre et de rajouter de l’information possédée par les utilisateurs. On rajoute des couches d’informations aux cartes. Les citoyens vont préciser les données du quartier via les outils de géolocalisation.   Ils rajoutent l’emplacement des boîtes postales, les dépôts de verre. Des sociétés étudient la migration de leurs outils vers open street map. Cela dépend de la mobilisation des gens, et des communautés.  On s’est promené autour de la gare SNCF de Chateaucreux, et on a commencé la cartographie.

Quels sont les freins à la progression de ce monde de la transparence?

Les entreprises vous démarchent. Le libre c’est une démarche de curiosité !

Propos recueillis par Jean-Pierre Jusselme

Liberté j’écris ton code

Les « alolise » ne sont pas une secte secrète, ni une tribu de joyeux geeks anonymes. Ni d’ailleurs un club fermé d’acolytes dithyrambiques. Informaticiens, ils sont les promoteurs du logiciel « open source », et défrichent les contours d’un continent en expansion.

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Cassoulet made in ailleurs

Le plat français par excellence : le cassoulet. Quoi de plus terroir qu’un plat comme celui ci ? Read More « Cassoulet made in ailleurs »

Pourparlers vire ses euros

François Baroin a essuyé la tempête. Ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’État en mars 2010, puis en juin 2011,  ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, durant la tourmente des monnaies de la zone euro, le député-maire de Troyes le serine à longueur d’entretiens : le « Black swan » est encore à deux pas de nos Bourses, et de nos marchés financiers. L’aile noire d’un crack financier plane encore sur notre zone euro. Alors, l’arrivée d’une monnaie locale complémentaire n’est-elle pas un heureux présage ? Pourparlers ouvre le porte monnaie de la réflexion.

Sera-t’il possible de payer sa piscine en monnaie locale from Pourparlers on Vimeo.

Au salon Tatou Juste, Ginette serre ses € dans sa poche. Elle vient de rencontrer les penseurs du CAC 8, et coure vite vers son bas de laine. « Imaginez, ils veulent abolir l’€ » glisse t-elle effrayée. Alors, direction ces effrayeurs de veille dame. Avec l’idée de bien défendre les valeurs de l’€, et les privilèges de l’Etat régalien.

Wikipédions et scoopons le concept

Un petit coup de smartphone, avant de débouler dans les travées et on découvre que l’affaire est sérieuse. Quand on « scoop it », on découvre une floraison inouïe de monnaie locales en France et dans le monde. Ginette pourrait avoir dans sa poche des sols, des abeilles, des cigalons. Autant de monnaies aux noms poétiques et aux vertus fichtrement éthiques. En fait, 5000 monnaies locales s’échangent dans le monde. La Suisse, patrie de l’argent roi et du chocolat, héberge depuis 1934 « dans un réseau d’entreprise » une masse monétaire de 1M500 en équivalents francs suisses en monnaie locale. Tiens, tiens. La France -Etat régalien s’il en fut- biberonne une cinquantaine de ces projets locaux. Depuis plusieurs mois, Toulouse, avec un réseau de 800 membres autour de sa monnaie locale complémentaire, arrive en tête des capitales régionales de la révolution. Plusieurs initiatives sont en phase de lancement, telle la monnaie Heol sur le Pays de Brest, l’Epi pour l’agglomération du Havre ou encore “Les 2 lions” pour l’agglomération de Rouen. Une autre est à l’étude à Boulogne-sur-Mer. La Région Rhône-Alpes fait les yeux de Chimène à cette initiative, qui était inscrite dans les programmes d’EELV. Huit projets seraient en couveuse. Les TPG sont à la manœuvre, (re) calant les créations de monnaie locales complémentaires sur le modèle et l’exception des « chèques restos ». Soit ! Allons donc au contact du CAC 8.

Le CAC 8 se réunit dans l’Ondaine

On retrouve donc sur notre stand Patricia et Catherine, toutes deux membres du CAC 8, conseil d’administration collégial. Les deux apprenties financières alpagent les chalands sur la même travée que les SELS et que l’Hebdo « Alternatives économiques » ou le périodique « L’âge de Faire ». Tiens, tiens, on est dans le produire locale et autrement du salon Tatoo Juste. Nos deux matamores n’ont pas des faces de « gnomes de Berlin ». Encore moins d’anarchistes libertaires. Mais qui sont-elles ? Catherine et Patricia, nos guides, sont deux gentilles « pédagos ». Patricia et Brigitte nous montre leur feuille de route précise, avec des étapes, et des acteurs à convaincre. Sur leur table, un appel à créativité pour donner une effigie et un nom à cette future monnaie locale. Patricia et Catherine sont soucieuses d’emploi local et de proximité. Loin des critères de Bâle ou du Traité de Francfort ou de Lisbonne, elles ont une feuille de route, bien modeste et pragmatique ( ce qui n’exclut pas les valeurs, bien au contraire!). Les membres du CAC 8 planchent sur la monnaie locale. Ici, on parle de monnaie locale complémentaire. On ne rigole pas avec l’argent !La monnaie locale complémentaire est portée par un collectifs de citoyens et d’associations actives. On trouve Coop en Liens, Coop les Artisons, Secours Catholique, Villes en transition, SEL de l’Ondaine, Colibris, Oxygène pour l’Ondaine, ATTAC, SEL des 7 Collines, Réseaux citoyens de Saint-Etienne, Artisans du monde. On note l’absence de mutuelles ou de banques coopératives au tour de table. On coche également l’absence de collectivités, acteurs majeures de la réussite de projets de MLC. ( voir analyse) « On a encore du travail pour convaincre » expliquent d’autres acteurs du projet. Voir questions sur le droit d’entrée de la piscine.

 

Levier de l’économie locale

La tribu partage une philosophie de relocalisation de l’économie, de développement durable, de “vertu” sociale et économique (tels le bio et le développent durable), de rejet de la spéculation, de construction identitaire.

Alors Pourparlers est bien revenu de ses a-prioris. La monnaie complémentaire locale n’est pas une monnaie scoute. Elle a sa logique et ses raisons. Cette révolution à pas de velours n’est pas non plus un jeu de Monopoly. L’argent est hyper-sécurisé circulant dans un réseau avec une contrepartie éthique. On est aussi loin des Facebook credits, tentative avortée d’une démarche enfermante de la communauté des facebookiens. On est loin des « pétro-dollars ». La MLC est comme un vermifuge contre la spéculation. Ici un sou est un sou, tracé et pisté à la ligne prêt, dans un réseau de gens certifiés éthiques, garanties au centimes prêts. La monnaie locale, bien arrimée sur l’économie locale, peut être un levier. C’est décidé, Pourparlers vire donc ses euros et fait entrer dans son fonds de capital la monnaie locale de l’Ondaine.

Jean-Pierre Jusselme

Geb-Nout pique du blé à Monsanto

Rencontre avec Geb-Nout, et leur coin d’Eden près de la Chaise Dieu. Pourparlers a découvert là des « révolutionnaires en mode soft ». Pas des partisans du grand soir, mais des expérimentateurs essayant de développer d’autres modes culturales.Et parce que Pourparlers est le site du débat, réagissez aux  questions videos  d’Antoine au monde agricole et aux boulangers.

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General Elektriks foudroie Pourparlers

Aux termes d’ une tournée de trois années qui les a mené de la Chine au Brésil, GE a posé ses cables au Fil. Lettre ouverte à Hervé Salters, leader de GE. Read More « General Elektriks foudroie Pourparlers »

L’IVG du Grenelle

barrage des Plats Situé sur la commune de Saint-Genest-Malifaux, le barrage est en cours de réhabilitation à l’emplacement de l’ancien barrage-voûte des Plats, édifié en 1958. Il est destiné à sécuriser la ressource en eau des communes du barrage des Plats et alimenter la dizaine de communes du Syndicat des Eaux de la Semène. Pourparlers ouvre le 1er acte avec le feuilleton de la gouvernance. Read More « L’IVG du Grenelle »

Autopsie de campagne. Festival d’Ambronay

Ccomme d’habitude, je sors le scalpel pour l’autopsie de la semaine. Aujourd’hui le patient est mort, déjà, mais pas pour les mêmes raisons que les victimes précédentes ; parce que la date est passée , tout simplement, pas la Date Limite de Consommation (DLC), mais la date du festival . http://www.ambronay.org/Festivals/

Red is Dead

Superbe ! Graphique et plastique, finement fait et tout en élégance. Du beau travail en un mot.  Le « light painting » en superbe ou en majesté, parce que l’affiche que vais passer au crible est un véritable icône moderne.
Le light Painting : Peindre avec la lumière, c’est Soulage mais là c’est lumineux ! On peut faire la même chose que les autres mais en mieux et en les occultant tellement la réussite est là. ( Et oui tout le monde fait du light painting aujourd’hui, mais là c’est beau et développé). Je suis sûr que vous vous souvenez de Juliette Binoche en star de l’affiche du Festival de cannes avec ses lampes de poche écrivant « Cannes » ! Basique, même pas Instinct !

Ici dans l’affiche du Festival d’Ambronay cette technique devient de l’Art appliqué et qui fait référence à l’art contemporain et à la danse. On image bien une Pina Bausch ou un Baryshnikov dessinant sous l’ordre de Stella ou de Sonia et Robert Delaunay. Du grand art, réussir à associer en une affiche la danse, la peinture, la photographie et les arts appliqués, belle performance.

Je parle de performance car sur une telle affiche le visuel est l’aboutissement d’une démarche, d’une chorégraphie, d’une préparation de l’outil pour obtenir non pas du light painting mais un visuel fait à partir d’une matière : la lumière.
Bien sûr il y a les différents niveaux de lecture et d’interprétations, ou de double perceptions du visuel. On peut lire les vitraux de l’abbaye, la lumière divine, le mouvement, et le tout dans une composition plastique sublime. Un sujet placé avec des belles marges autour de lui, comme pour le mettre en valeur, un personnage qui est petit dans le visuel mais central et lumineux. Une affiche qui respire avec des grands blancs . . . qui sont gris. Ca, il fallait que je la fasse !

Ensuite si on parlait de typographie. Aux futurs commanditaires de travaux de communication, regardez cette affiche ou le bloc texte date + Festival d’Ambronay fonctionne comme un logotype, comme un « bloc marque » pour les marketeux ! La date est en hyper ligot et le « Métamorphoses » vient juste se glisser comme votre maîtresse sous les draps, tout doucement, sans bruit ! c’est pas génial ça ? En tout cas ça fait plaisir !

A nos agences stéphanoises (http://www.pagesjaunes.fr/annuaire/saint-etienne-42/agences-et-conseils-en-publicite) qui font toujours ce que leur demande leurs clients, aux administrations, mairie, agglomération de commune ou chambre consulaire imprégnez vous de Beau, d’Esthétisme, parce que le concept peutaussi être un concept basé sur l’esthétisme, le beau. Mettre l’art et le beau au coeur de la vie des gens, pour ceux qui regardent les visuels, ceux qui n’ont rien d’autres que le coca de TF1, . . . vous décideurs ou autres Dirk kum,( ça fait mieux comme ça, un peu porno mais c’est rigolo, parce que Directeur de la communication ça fait tout de suite trop Directeur de rien et ça monte souvent plus vite à la tête qu’un extra et pour en descendre).
Enfin élus de tout bord et débords ou déboires, faites- vous une culture de publicité, une culture de communication visuelle, une culture de design graphique puisque vous décidez pour les autres. Votre responsabilité est grande. Pourquoi n’a-t-on pas de visuels aussi beaux pour annoncer tous les mois l’agenda de la Mairie, le vol pour Porto à l’aéroport de Saint-Etienne ou la Semaine bleue !

Et moi, je suis devant Juliette Binoche avec ses pinceaux qui dit à l’avion de Porto de revenir parce qu’elle a les pinceaux à l’air !

Bande annonce du Film de Wenders Pina

 

 

 

Etre sans papiers et faire ses achats à la FNAC

3 ans.  « Joseph » y pense chaque jour. 3 ans qu’il ne possède plus de titre de séjour et donc le droit légal de résider en France. 3 ans qu’il ne peut donc ni repartir chez lui, ni prendre l’avion. Il ne touche plus la CAF, ce qui a considérablement augmenté ses dépenses. Pourtant, l’interview finie,  un doute subsiste, me retournant sans cesse l’esprit. Ce garçon est-il malheureux ?  Le récit de ces trois années laisse à penser que non.

Joseph a connu un parcours un peu chaotique au niveau de ses études : parcours  qu’il attribue à un manque de motivation mais aussi aux nombreuses grèves universitaires qu’il a connues. Il affirme ne pas avoir eu cours pendant plusieurs mois. Le jeune homme s’est depuis, repris en main.  Un regain de vitalité qui a paradoxalement coïncidé avec le début d’un statut de sans-papiers.  Pourtant, sa vie n’a pas vraiment changé. Il s’est retrouvé plusieurs fois à l’hôpital, et a pu recevoir sans problème des soins. Son titre de séjour ne lui a jamais été demandé.

[pullquote align= »right »]« Etre orphelin de son titre de séjour aurait été problématique si je n’avais vraiment pas les moyens, mais je suis chanceux à ce niveau-là… »[/pullquote]
Son inscription à la fac et en école se sont aussi déroulées sans anicroches.  Là non plus, son titre de séjour ne lui pas été demandé. L’étudiant évoque aussi les achats en plusieurs fois faits sur internet et la téléphonie mobile. Les achats en plusieurs fois nécessitent une pièce d’identité. Joseph tente le coup avec son passeport. A sa grande surprise, l’achat est validé et il parvient donc à acheter à crédit. Son passeport devient ainsi son nouveau sésame. Il parvient ainsi à prendre une nouvelle ligne mobile et même, à ouvrir un nouveau compte bancaire. Au cours de l’ouverture de son nouveau compte bancaire, il précise que son titre est en attente de renouvellement et la banque accepte ainsi la pièce d’identité de son pays d’origine.

CC William Hammon

Joseph concède que travailler sera beaucoup plus difficile en étant sans papiers, mais que sa vie d’étudiant n’a en rien été altérée par ce nouveau statut. « Etre orphelin de son titre de séjour aurait été problématique si je n’avais vraiment pas les moyens, mais je suis chanceux à ce niveau-là… » avoue le jeune homme.  Il a une pensée pour les autres sans-papiers : ceux qui n’ont pas les moyens et qui mènent une vie difficile. Vivre agréablement sans titre de séjour est donc possible si on a les moyens. Joseph assure qu’ils sont plusieurs dans ce cas. Pas fiers d’être sans papiers, mais heureux de pouvoir mener une vie normale.

NDLR : « Joseph » est un nom d’emprunt

La fourme de Montbrison fait de la politique

Fond blanc, accroche publicitaire en noir, produit détouré sur ombre Photoshop ; ainsi pourrait se résumer cette affiche. Sobre, simple, pauvre et seule. Autopsie d’une affiche et d’une campagne !

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Néo-journalisme et technologie : menace ou richesse pour l’information ?

Les tweets, les posts sur Facebook, les blogs alimentés toutes les heures. L’information circule sur le net à une vitesse grandissante. Avec les moyens du XXIe siècle, toute sorte de contenu peut être diffusée sur les réseaux sociaux. Et ce à moindre coût et par n’importe qui. A l’intérieur de ce microcosme d’internautes, des milliers de personnes qui s’approprient le titre de néo-journaliste. « Maniac Geek », blog trotter sur la Toile, à l’origine de l’article « Le journaliste vaut-il mieux que le blogueur ? » , argumente son point de vue. « Le journaliste doit se remettre en question dans le sens où il a un concurrent en la personne du blogueur. Il doit tenir compte que les gens en ont marre des médias dominants dont la seule qualité est d’écrire le plus rapidement possible ».

S’il affirme suivre les mêmes étapes qu’un journaliste lambda, en réalisant des interviews, en se tenant au courant et en vérifiant ses informations, il est aussi convaincu de la valeur ajoutée du bloggeur, c’est-à-dire, son indépendance. Mais la volonté de ne pas reprendre les dépêches AFP et de se différencier des journalistes encadrés par les grandes entreprises de presse, n’appartient pas à toute la blogosphère. Certains se contentent bien souvent d’alimenter un flux d’information que se répète systématiquement. Résultat : l’uniformisation des contenus sur le net.

C’est pourquoi, l’ancienne génération de reporters, stylo et carnet à la main, redoute cette nouvelle forme de journalisme. Malgré tout, ils s’y intéressent et s’adaptent de plus en plus à cette réalité, soit pour des raisons économiques, soit par simple plaisir personnel. Il n’en reste pas moins que le net a entièrement bouleversé l’univers de la presse, ainsi que la façon de concevoir l’information, de s’en approprier et de la retransmettre. Pour le bloggeur Laurent Colin le néo-journaliste, n’est ni plus ni moins qu’un citoyen ordinaire, ayant sélectionné et vérifié ses sources. En quelques mots, pour lui, tout le monde peut être journaliste si éthique et déontologie sont respectées. Ce qui n’est pas toujours le cas sur Internet. Mais il ne faut pas oublier que plagiat et propos erronées proviennent aussi des journalistes professionnels sur les sites d’information en ligne. Certains internautes préfèrent alors aller chercher l’information sur les blogs ou parfois en créer eux-mêmes, entraînant rapidement un cercle vicieux.

Le relais de l’information est donc un exercice dont le journaliste ayant une formation ou s’étant construit sur le terrain n’a désormais plus l’exclusivité. L’avancée de la technologie vient brouiller davantage ce tableau tant hétérogène que chaotique. Sans aucune intervention humaine, le Statsheet, un site d’infos entièrement écrit par un robot, inventée par l’américain Robbie Allen, répertorie 10 000 articles par mois, des centaines de sites, de comptes tweeter, Facebook et applications iphone générés par un simple algorithme informatique. Pour l’instant cette machine est capable de générer uniquement des articles de sport sur la base de statistiques. Mais qu’en sera-t-il dans quelques années ?

Une certitude : le journaliste n’est plus le « maître des sources ». Lui reste-t-il encore peut-être la finesse de sa plume.

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